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Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur la bataille de Marignan en moins d’une heure !
13 septembre 1515, aux environs de Milan. La date est restée dans l’histoire : durant deux jours, la bataille de Marignan voit s’opposer les confédérés suisses et le duché de Milan au royaume de France, aidé par Venise, dont le soutien s’avère décisif. L’enjeu ? Il n’est autre que la possession du duché de Milan, objet de toutes les convoitises.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
• Le contexte politique et social de l’époque
• Les acteurs majeurs du conflit
• Le déroulement de la bataille de Marignan et sa chronologie (carte à l’appui)
• Les raisons de la victoire franco-vénitienne
• Les répercussions de la bataille
Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES | Grandes Batailles », Émilie Toussaint nous plonge au cœur de ce conflit également connu sous le nom de bataille des Géants du fait de l’importance des protagonistes qui y ont pris part. Les répercussions en sont tout autant capitales puisqu’elle a ouvert les portes de la Renaissance à la France. » Stéphanie Dagrain
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles
La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire.
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Seitenzahl: 40
Veröffentlichungsjahr: 2013
La bataille de Marignan, aussi connue sous le nom de « bataille des Géants » en raison de l’importance des protagonistes, mais aussi des enjeux, se déroule lors des guerres d’Italie, débutées en 1494 par le roi de France Charles VIII (1470-1498) pour agrandir son royaume par des possessions italiennes. Le conflit oppose le roi de France, François Ier, auquel se sont alliés les Vénitiens, au duc de Milan, Hercule Maximilien Sforza, soutenu par des confédérés suisses et le pape Alexandre VI.
Dès la première année de son règne, François Ier affirme ses vues sur le Milanais, territoire dont il estime être le bénéficiaire par son arrière-grand-mère, Valentine Visconti (1370-1408), princesse italienne ayant épousé Louis Ier d’Orléans (1372-1407). Dès lors, il réunit les fonds nécessaires pour le combat et fait préparer les troupes. Arrivé à hauteur des Alpes, il est contraint de prendre un détour pour traverser la chaîne de montagnes, les Suisses occupant les passages habituels.
Fait rare pour l’époque, le conflit se déroule sur deux jours, les 13 et 14 septembre 1515. La bataille est extrêmement longue et pénible : la poussière, la fumée des canons et les corps jonchant le sol compliquent les opérations et entraînent des combats au sein d’un même camp. L’avantage revient finalement aux Français, grâce à leurs alliés vénitiens conduits par Barthélemy d’Alviano. Du côté des Suisses, la défaite est cuisante et les pertes humaines sont lourdes.
Aux XVe et XVIe siècles, l’Italie est encore partagée en de nombreux États ou villes-États :
le duché de Savoie ;le duché de Milan ;la République de Venise ;la République de Gênes ;la République de Florence ;les États pontificaux ;le royaume de Naples ;la Sicile et la Sardaigne, territoires faisant partie du royaume d’Aragon ;quelques petites principautés (telles que le marquisat de Mantoue ou le duché de Modène) se situant en Italie du Nord.Le duché de Milan, futur enjeu des guerres d’Italie, est aux mains des Sforza depuis que Francesco Sforza (1457-1466), condottière (chef d’armée de mercenaires), a évincé du pouvoir les Visconti (famille noble de Milan). La Sérénissime République de Venise, quant à elle, joue un rôle prépondérant en Italie. Considérée comme la plus puissante des républiques italiennes, elle occupe un territoire bien plus vaste que la lagune où la ville a été fondée : ses terres s’étendent de la plaine du Pô aux côtes de la mer Adriatique et atteignent même certaines îles ioniennes, dont la Crète et Chypre. La Toscane possède quant à elle une puissance économique sans précédent en la ville de Florence, alors sous la domination des Médicis (famille italienne très influente). Elle recouvre également les républiques de Lucques et de Sienne. Les États pontificaux s’étendent quant à eux de part et d’autre de l’Apennin. Enfin, la Sicile est sous le contrôle de l’Espagne, tout comme le royaume de Naples, qui recouvre approximativement la moitié sud de l’Italie actuelle.
À la même époque, la France forme un ensemble cohérent, uni et prospère comportant approximativement 450 000 km² et comptant entre 15 et 18 millions d’habitants. Il s’agit du pays le plus peuplé d’Europe qui dispose d’une position de force sur le continent. Désirant étendre encore plus son royaume et obtenir une plus grande renommée, la France convoite depuis longtemps les territoires italiens. En effet, au XIIIe siècle, à la demande du pape Urbain IV (1200-1264), Charles d’Anjou (1226-1285), frère du roi de France Louis IX (1214-1270), prend le contrôle du royaume de Naples. Grâce à ce lien de parenté, le roi de France obtient le droit de prétendre au trône de Naples en cas d’extinction de la branche familiale d’Anjou, ce qui se produit quelques années plus tard.
En 1442, Alphonse V d’Aragon (1396-1458), le roi d’Aragon et de Sicile, prend possession de Naples, que René Ier d’Anjou (1409-1480) ne parvient pas à reconquérir. Ce dernier décède en 1480 sans laisser d’héritier, mettant ainsi fin à la lignée. Quelques années plus tard, Alphonse V d’Aragon transmet Naples à son fils illégitime, Ferrante d’Aragon, dit Ferdinand Ier
