La Beauté en exil ? - Edith Franc - E-Book

La Beauté en exil ? E-Book

Edith Franc

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Beschreibung

La beauté serait-elle en exil aujourd'hui ? La logique de marchandisation, auquel le corps et la beauté humaine sont soumis à l'heure d'aujourd'hui, les transforment en produit de consommation courante. Cette prédation en se déployant, signifie à la beauté qu'elle n'est qu'un ornement superficiel n'ayant que peu d'intérêt, sauf celui de flatter l'ego. Ne laissons pas un système économique débridé attiser la frustration, les complexes et l'auto-dévalorisation de soi. En clair, ne laissons pas la beauté s'exiler, insiste Edith Franc. Comment faire ? En compagnie des plus grands auteurs, dans un style simple, des pistes nous sont ici proposées par cette professionnelle riche de plusieurs années d'expériences plus passionnantes les unes que les autres. Au service de la plus belle des créations : l'Homme. Souvent ici... la femme. Rien n'est figé, tout est possible. Remisons le miroir tyrannique à sa juste place... Considérons La Beauté comme une oeuvre d'art... en mouvement. Et nous en obtiendrons le plus beau de tous les chefs-d'oeuvre : le nôtre.

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Seitenzahl: 86

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Je dédie ce livre à ma petite fille, à mes clientes et clients parfois devenu(e)s des amis(es), à la beauté elle-même et à son importance.

Ainsi qu’à tous ceux qui savent combien de l’apparence peut surgir l’inattendu.

Enfin merci à Claudine, Michelle et Karinne pour leurs conseils éclairés.

À propos de l’auteur

Édith Franc, socio-esthéticienne Consultante en communication et relations humaines

Édith Franc a travaillé de très nombreuses années dans le monde de la beauté.

Elle a exercé ses fonctions de Socio-Esthéticienne diplômée, à l’Assistance publique de Paris en créant dès 1990 plusieurs cabines de soins esthétiques en alcoologie, psychiatrie et gériatrie.

Cette expérience l’a amené à considérer l’être humain dans sa globalité et à réfléchir à l’impact des « soins esthétiques » sur les patients.

Son objectif initial a toujours été d’associer dans ses activités « beauté et dignité ». Elle continue à ce jour et à travers cet écrit à promouvoir le respect, l’intégrité et la puissance du « Beau » pour un meilleur rapport avec soi-même et autrui.

AU FIL DES PAGES

AVANT-PROPOS

LA BEAUTÉ QU’EST-CE QUE LA « BEAUTÉ » ?

SOCIÉTÉ « HYPER MODERNE » ET DÉMESURE CORPORELLE

LE CORPS ET LE VISAGE COMME ŒUVRE D’ART

ALIÉNATION ET LIBÉRATION CORPORELLE

LAIDEUR ET BEAUTÉ

SOCIO ESTHÉTIQUE ET RELATIONS HUMAINES

CHAQUE EXPÉRIENCE NOUS ENRICHIT…

DES VALEURS NON NÉGOCIABLES

EMBELLIR LES RELATIONS HUMAINES

QU’EST DEVENU LE RAPPORT À NOTRE IMAGE

L’HUMANISME DIGITAL

PUISQU’IL FAUT BIEN CONCLURE…

BIBLIOGRAPHIE

AVANT-PROPOS

Après avoir exercé comme esthéticienne Hospitalière pendant de longues années, et peut-être, par souci de transmission, je me suis décidée à mettre en mots mon expérience professionnelle. Toutefois, évoquer la Beauté s’avère complexe…

En effet, la société où elle se révèle ne cesse de changer.

Une constante demeure cependant : derrière la mission d’embellir la personnalité humaine. C’est une forme de respect de la vie qui m’a toujours semblée importante. Et, c’est au nom de ce respect qu’aujourd’hui, je prends la parole.

Au fil du temps, j’ai constaté combien la façon de percevoir son corps et son visage s’était profondément modifiée. Au point que parfois, il devient très difficile à la Beauté de se révéler. Elle s’exile donc en nous laissant perplexes sur son « devenir ».

Finalement, comment rendre à la Beauté les titres de noblesse qu’elle a toujours connus depuis la nuit des temps ? Se posent alors plusieurs questions en vue d’éviter son exil :

Comment s’occuper de son corps et de son image avec tendresse et respect ?

Comment exprimer les valeurs sous-entendues par ces actions ?

Comment éviter de les réduire en les rendant superficiels et inutiles.

Et enfin, quel avenir pour les métiers de l’embellissement ?

La Beauté n’est pas une propriété intrinsèque ni des objets ni des êtres. Ils la reçoivent grâce à l’attitude que l’on prend à leur égard. À ce titre, la Beauté se confond donc avec la capacité d’aimer…

La Beauté sauvera le mondeTzvetan Todorov

LA BEAUTÉ QU’EST-CE QUE LA « BEAUTÉ » ?

Alors il n’y a pas de définition préconçue et de vérité absolue la concernant, car elle est le fruit d’une liberté totale. Nous le savons, la beauté n’est pas unique, mais multiple.

Lorsque je parle de La Beauté s’exilant sur la pointe des pieds, j’évoque une forme de désertion face à un système qui ne la facilite pas. En voici quelques exemples.

1. Aujourd’hui, la tyrannie de l’apparence engendre une police interne menant à une perpétuelle forme de désertion. Peuvent naître ainsi des images toxiques, capables de nuire, voire détruire, l’estime de soi des personnes. Au point d’annihiler toute tentative de restauration narcissique.

2. Tourner en dérision une particularité physique dont souffre déjà une personne, ne traduit que bêtise et manque de respect. Hélas, combien subissent cette attitude tous les jours ? Ne serait-ce que dans les cours d’école…

3. La mise en désuétude parfois jusqu’à l’élimination totale du mot pudeur nuit au respect de distance, réserve, délicatesse et dignité personnelle. D‘ailleurs qu’est devenue la notion de respect aujourd’hui ? En admettant qu’autrefois l’excès de pudeur ait pu nuire au sens profond du terme, il n’empêche que cette notion méritait d’être conservée et même revalorisée quand elle a commencé à s’éteindre.

À l’opposé, on aura exacerbé d’autres visions que l’on a transformées en valeurs… Alors qu’elles n’en sont pas. Exemples :

4. La mise en avant de la séduction érotisée par certains médias. Au point de produire une chimère selon laquelle les femmes seraient disponibles en permanence.

Pire, on les a conduites à rejeter leur féminité. Conséquences évidentes : soit elles renient leur authenticité, soit elles s’épuisent à se conformer aux impératifs.

Enfin, si l’apport excessif de prothèses, implants, et autres chirurgies transformatrices, sans autre but que de satisfaire l’ego sert le corps mécanique, il n’en détruit pas moins… une fois encore la beauté authentique.

N’existerait-il plus une autre beauté que celle du physique ? Dans ce cas, que restera-t-il demain de la beauté spontanée ? Et de la beauté de l’âme ?

La beauté dans tous ces états

La Beauté ne serait-elle qu’une histoire de codes ? N’est-elle pas aussi une histoire de mots, de manières, de regards, de ressentis, d’émotions ?

La Beauté, élément fondamental de la construction humaine, est tout sauf quelque chose de figé. Elle est ce qui nous étonne, nous ravit et nous subjugue. Elle est également le lieu de toutes les projections et de toutes les sublimations de chaque époque. Elle s’est construite progressivement par étapes en prenant le corps et le visage humain comme supports.

Selon les époques, elle s’est traduite de différentes manières. Elle s’incarne dans une structure donnée où les moyens d’embellissement vont sans cesse se modifier. Elle exprime aussi des repères et des indices venant de l’intérieur. Ce qu’on appelle souvent une Beauté habitée.

Au départ, cette incarnation n’est que la représentation d’un idéal divin symbolisant une morale. Laquelle devait servir de modèle pour produire l’harmonie assortie à une forme d’équilibre. Elle a donc été soumise à une hiérarchisation souvent contrôlée de l’extérieur. Et, ce, grâce aux canons et au nombre d’or lui conférant une allure quasi mystique, c’est à la femme que cette tâche a plus ou moins été déléguée.

Peu à peu, la Beauté a perdu progressivement son aspect « divin » ou « sacré » au fur et à mesure des siècles. Optant pour plus de naturel, elle a perdu de son aspect spirituel. Ce faisant, en voulant jouer la carte du naturel, elle n’a fait que développer l’artificiel.

En y regardant de plus près, force est d’admettre que la Beauté ne peut absolument pas être mesurée et que les principes établis (canons et nombre d’or) ne peuvent pas, à eux seuls, la définir. En conséquence, aucune définition préconçue ou vérité absolue ne peuvent la spécifier.

Au fur et à mesure du temps les noms la définissant n’ont pas cessé de se transformer (antique, helléniste, néoplatonicienne, médiévale, mathématique, classique, moderne, contemporaine et bientôt augmentée).

Après plusieurs explosions de laxisme, la Régence en 1715, le Directoire en 1795, les Années folles en 1920 et mai 1968, nous n’avons cessé de faire parler nos corps, véritables porte-parole de nos identités.

Ces événements ont bien sûr, entraîné une incidence : ils ont structuré la pensée corporelle. C’est-à-dire l’idée que l’on se fait de ce qu’est le corps et la beauté humaine dans une société donnée. Aujourd’hui encore et toujours, ces mutations persistent.

Parfois, ces essais ont généré des périodes de laxisme excessif comme énoncé plus haut. Chaque expérience était animée par une tentative de libération des carcans…

Les zones du corps sont à tour de rôle avilies ou anoblies selon les époques. Reste que derrière La Beauté se profile la condition féminine et l’image que l’on s’en fait dans toutes les sociétés.

De tous les temps, les processus réels de transformation au niveau corporel ont été très lents, mais constants. Toutefois, au cours des siècles, les intérêts concernant notre corps ont changé. Exemples :

Dès le XVI

e

siècle, c’est le triomphe du haut du corps, siège de la Beauté qui doit se voir, seuls visage, yeux, mains et buste appellent l’esthétique physique. Le bas du corps n’étant qu’un fondement. L’anatomie est donc orientée du plus noble au plus « vil ».

Au début du XXe siècle, des moyens plus radicaux pour s’embellir avec la cosmétique et la chirurgie esthétique se développent : rectifications et corrections s’imposent. Il faut éliminer ce que l’on juge disgracieux.

1900 : changement radical, toutes les parties du corps deviennent dignes d’intérêt. Elles peuvent enfin gagner leur véritable place.

Dès 1930, le corps se dénude, on s’épile, on bronze,

femme fatale, femme sensuelle

,

look glamour, bombe hyper sexy,

se succèdent, les femmes entrent dans des années de revendication importantes.

Peu à peu, la Beauté est devenue une affaire individuelle et même sociale à l’ère industrielle :

À partir de 1960, le secteur de la Beauté prend un nouvel essor avec le cinéma, et la presse

fashion

. Il évolue avec le prêt-à-porter : Beauté et sociabilité se conjuguent. Grâce à de nouvelles relations sociales, la Beauté acquiert une légitimité naturelle.

Le corps et le visage sont appréhendés dans leur intégralité et le support qu’ils constituent devient un important vecteur de communication. Va naître ainsi une harmonie apparente ou réelle, entre visible et caché, intérieur et extérieur.

Nous avons dit que la beauté s’artificialisait et en même temps l’exigence à l’égard de soi-même s’intensifie. Ainsi, l’art du paraître s’approfondit.

De 1970 à nos jours :

la mode

va imposer des codes. Suivront des normes de plus en plus stéréotypées où les beautés

différentes

peineront à se dégager.

Ces normes se manifesteront par la création de nouvelles mesures corporelles (taille, buste, hanches, IMC1).

Peu à peu, le corps humain est investi puis considéré comme « un matériau malléable » à souhait à partir duquel tout peut nous sembler possible. Cette situation constituera dans les années à venir un défi auquel nous devrons faire face.

Il s’agira de respecter concrètement nos propres canons (taille, poids, morphologie et particularités) tout en intégrant les données esthétiques du moment.

Aujourd’hui, l’heure est venue de nous interroger sur la manière dont nous appréhendons la beauté :

La logique permanente de marchandisation du « non-marchand », véritable œuvre de prédation, transformerait-elle le corps et la beauté humaine en produit de consommation ?

Le corps et la Beauté sont-ils consommables au même titre que n’importe quel produit ?

La Beauté ne serait-elle pas devenue un banal ornement et un emblème du moi servant plutôt l’ego ?