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Comment faire un bon usage de l’énergie créatrice de la colère sans qu’elle ne devienne la source d’une révolte destructrice ou désespérée?
Comment faire appel aux émotions sans qu’elles nous entraînent sur la voie dangereuse du couple excitation /dépression ou celle des « passions tristes?
Comment développer la capacité de nos collectifs humains à vivre ensemble et à savoir s’opposer sans se massacrer?
En d’autres mots, il s’agit de promouvoir une radicalité créatrice et non destructrice et ainsi créer les conditions d’une véritable intelligence sensible dont le moteur est la Joie de Vivre.
Dans ce livre, l’auteur expose et contextualise ses réflexions et propositions autour du rapport à la violence et la gestion des conflits. Il propose de nouvelles pratiques démocratiques permettant la construction de désaccords féconds pour que l’adversaire se substitue à l’ennemi, et que le pouvoir de domination se transforme en pouvoir de création. C’est à dire que le pouvoir «sur» devienne un pouvoir «de».
À PROPOS DE L'AUTEUR
Patrick Viveret est philosophe et essayiste, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes. Très actif dans les mouvements altermondialistes et à l’Internationale Convivialiste, Cofondateur des rencontres internationales « Dialogues en humanité », il est à l’origine de la monnaie complémentaire Sol. Il est l’auteur d’une dizaine de livres, dont
Reconsidérer la Richesse (Éditions de l'Aube, poche 2010) et
La Cause Humaine, du bon usage de la fin d'un monde, (Éditions Les Liens qui Libèrent, 2012).
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Seitenzahl: 140
Veröffentlichungsjahr: 2021
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Attention Illich, Éditions du Cerf, 1976.
Pour une nouvelle culture politique, avec Pierre Rosanvallon, Seuil, 1978.
Évaluer les politiques et les actions publiques, la Documentation Française, 1990, rééd.1998 et 2010, Éditions de l’Aube.
Démocratie, passions, frontières, Charles Léopold Mayer, 1995.
Pourquoi ça ne va pas plus mal?, Fayard, 2005.
Reconsidérer la Richesse (éditions de l’Aube), poche 2005.
Pour un nouvel imaginaire politique, ouvrage collectif (Edgar Morin, Christian Losson, Mireille Delmas-Marty, Patrick Viveret), Fayard, 2006.
PIB, la richesse est ailleurs, Patrick Viveret rédacteur en chef du numéro 74 de la revue Interdépendances, 2009.
Comment espérer en temps de crise? avec Edgar Morin, Bayard 2010.
De la convivialité. Dialogues sur la société conviviale à venir, ouvrage collectif (Alain Caillé, Marc Humbert, Serge Latouche, Patrick Viveret), La Découverte, janvier 2011.
La Cause Humaine, du bon usage de la fin d’un monde, Les Liens qui Libèrent, 2012.
Vivre à la bonne heure: Entretien avec Patrick Viveret, Paris, Les Presses d’Île-de-France, (réimpr. 2016) (1re éd. 2014).
Fraternité, j’écris ton nom, Les Liens qui Libèrent, 2015.
Le bonheur en marche, avec Mathieu Baudin, Guérin Éditions, 2015.
Collection Ruptures
Le vent se lève ; il faut tenter de vivre.
Paul Valery
On devrait chercher un vaccin contre
la rage spécifiquement humaine car nous sommes en pleine épidémie.
Edgar Morin
—
Les Éditions Utopia
61, boulevard Mortier – 75020 Paris
www.editions-utopia.org
www.mouvementutopia.org
Diffusion: CED
Distribution : DOD&Cie /Daudin
© Les Éditions Utopia, juin 2021
Prologue
Première Partie - De la colère
1. Vers la guerre civile ?
2. La montée de la colère
3. Écouter les colères
4. La question de la désobéissance civile
5. L’humanité en métamorphose
Deuxième partie - De la rage vers l’Amour, de la colère à la Joie
6. L’appel paradoxal
7. Amour de la vie ou pulsion mortifère ?
8. De la violence au conflit
9. Transformer des ennemis en adversaires
10. Rendre visible et consciente la violence : l’exemple du risque d’hiver nucléaire accidentel
11. De la rage à l’Amour
12. Vers la Joie
Conclusion
Annexes
Archipel ou fragmentation ?: deux visions très différentes d’un archipel
Charte de l’Archipel de l’écologie et des solidarités
Pour une démocratie convivialiste
Notes
Les Éditions Utopia
Le soir du lundi 2 novembre 2020, alors que des coups de feu retentissaient dans les rues de la capitale autrichienne, les musiciens de l’Orchestre philharmonique de Vienne, en concert, n’ont pas cessé de jouer. Selon le Huffington post1 les coups de feu ont été tirés aux abords d’une synagogue située non loin de l’Opéra de Vienne. Si bien que les spectateurs venus assister au concert ont reçu la consigne de rester confinés à l’intérieur, pour les garder en sécurité.
C’est à ce moment que les musiciens ont décidé de poursuivre leur spectacle, reprenant les instruments pour aider leur public à patienter sans céder à la panique. Si l’on en croit les images postées par une spectatrice sur Twitter, l’initiative a fonctionné. Pas de cris, pas de larmes : juste la musique.
Cette scène illustre bien l’enjeu au cœur de l’avenir de nos sociétés : à terme ce qui est en jeu c’est l’alternative entre logique de vie ou logique de mort, apprendre à nous entraider, ou nous préparer à nous entre-tuer. Mais, pour l’heure, nous sommes (encore) dans une phase intermédiaire où l’alternative se présente plutôt sous la forme : intelligence sensible ou « pandémie émotionnelle ». Nous pourrions même reprendre un terme de Wilhelm Reich réactualisé récemment par Cynthia Fleury, celui d’un risque de « peste émotionnelle »2. Reich a utilisé ce terme dans un texte sur l’analyse caractérielle et dans son livre « La psychologie de masse du fascisme »3 pour rendre compte d’un phénomène que ne comprenaient pas ses amis marxistes de l’époque : pourquoi des classes ou des catégories exploitées économiquement par le capitalisme se tournaient-elles vers le fascisme plutôt que vers le socialisme ou le communisme ? On pourrait aujourd’hui poser la même question à propos des ouvriers votant Trump aux États-Unis ou Marine Le Pen en France. Si l’on en reste à l’analyse purement rationnelle des intérêts, c’est incompréhensible. Il faut donc faire intervenir d’autres dimensions, dont celle des grandes émotions collectives. Mais la prise en compte de l’émotion a elle-même une double face : sous sa forme positive, c’est ce que l’on peut nommer « l’intelligence émotionnelle » ou « l’intelligence sensible », celle qui, comme le disait Pascal, n’oublie pas que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas » … Et qui donc prend en compte que nous sommes autant des êtres d’instinct et d’émotion que des êtres de raison. Mais ce dernier élément, la raison justement, qui nous permet le discernement, la délibération au-delà de logiques simplificatrices de l’émotion, reste fondamental. En revanche dans la face sombre, celle de la pandémie émotionnelle, c’est le cerveau limbique qui prend le dessus et réduit tout à une alternative binaire qui peut s’avérer irrationnelle. C’est ce que Carl Jung avait noté quand il écrivait : « En présence d’une situation donnée, la discussion basée sur des arguments de raison ne demeure possible et n’a de chances d’aboutir que tant que le potentiel émotionnel inhérent à la situation n’a pas dépassé un certain seuil critique. Dès que ce dernier est franchi par la température affective et l’émotivité, les possibilités et l’efficacité de la raison se trouvent anéanties ; s’y substituent des slogans et des désirs chimériques et fumeux ; c’est-à-dire que la raison fait place à une espèce d’état de possession collective qui se propage à la manière d’une épidémie psychique. »4
La différence entre notre pandémie actuelle et ce que pourrait être une véritable peste émotionnelle, c’est une gradation à la fois qualitative et quantitative dans la gravité de la maladie. Dans la peste, la contagion est maximale et la mort hautement probable. Dans une pandémie comme celle que nous connaissons avec la Covid -19, nous sommes encore au stade où les taux de contagion et de mortalité restent relativement faibles (comparativement à d’autres épidémies). C’est pourquoi notre premier enjeu est d’ouvrir le débat pour disposer du meilleur diagnostic possible puis des meilleurs remèdes. Et c’est ici que la métaphore de notre prologue joue à plein : il nous faut construire un espace de sérénité, comme le firent les musiciens de Vienne, afin de permettre aux spectateurs ne pas basculer dans la panique. Or, sous cet angle, la pandémie émotionnelle que nous vivons est déjà nettement plus grave que la pandémie sanitaire. Il suffit de voir les accusations mutuelles échangées sur deux sujets qui sont devenus particulièrement « chauds » en France5 ces derniers mois : celui de la pandémie sanitaire, son diagnostic et son traitement d’une part ; celui du débat sur la laïcité et les caricatures après l’assassinat de Samuel Paty d’autre part. Dans les deux cas, on a vu ces fractures se reproduire dans d’autres sociétés comme aux États-Unis, en Inde, en Afrique6. La montée de l’intolérance est telle que des personnes qui s’estimaient, partageaient des valeurs communes, conduisaient souvent des actions concertées, en viennent à choisir de ne plus se parler pour au moins éviter de s’insulter. Au sein du réseau des Convivialistes7, par exemple, le débat sur la laïcité a conduit son animateur principal, Alain Caillé, rédacteur en chef de la Revue du Mauss, à demander d’abord un « armistice », puis un « cessez-le-feu » entre les participants au débat, tant celui-ci semblait tourner au dialogue de sourds.
Certes, nombre d’entre nous n’ont pas encore forcément conscience de cet enjeu et vivent davantage des sentiments d’angoisse et d’impuissance que d’intolérance et de haine. Mais cette attitude, sans doute encore majoritaire, si elle reste passive, ne suffira pas à stopper la montée des intolérances, voire des haines. Celles-ci sont en train de préparer un terrain délétère si nous ne stoppons pas à temps la glissade vers le pire. Comment donc développer une capacité de nos collectifs humains, qu’ils soient nationaux, religieux, sociaux… à vivre ensemble et à « s’opposer sans se massacrer », pour reprendre la célèbre formule de Marcel Mauss8, face au basculement dans la violence et aux diverses formes de guerre, civile ou internationale, qui nous menacent désormais, ajoutant aux risques écologiques de destruction de nos écosystèmes vitaux celui de notre propre autodestruction. Oui, il nous faut être lucide sur le fait que le choix de s’entraider ou s’entretuer, cette alternative tragique évoquée par des Cassandre de l’effondrement de nos sociétés, tel Yves Cochet9, peut être demain la nôtre si nous n’agissons pas à temps. Il nous faut donc prendre ce risque au sérieux, y compris pour toutes celles et ceux, dont je suis, qui veulent l’empêcher d’advenir. Car ce qui est sûr et que ne voit pas d’ailleurs Yves Cochet dans son livre10, c’est que si l’on veut choisir le scénario de l’entraide, c’est sans attendre qu’il faut le préparer.
Mon rapport personnel à cet enjeu
J’écris ce livre sur « la Colère et la Joie » alors que de nouveaux attentats viennent, en France, de frapper des innocents : un professeur, Samuel Paty, pour avoir parlé des caricatures de Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression ; des catholiques attaqués à Nice dans une église. À ces occasions la colère est partout : du côté des familles des victimes, des enseignants et éducateurs ou croyants qui se sentent menacés et aussi, plus largement, de tous les membres de la société française horrifiés par ces actes barbares. Mais la haine provoquée par ces attentats n’est pas le propre de l’islamisme radical comme feint de la croire une partie de la classe politique française. Quand Marine Le Pen déclare : « nous sommes attaqués par une idéologie et il nous faut une législation de guerre », elle oublie que cette guerre peut être autant le fait de musulmans que de chrétiens, d’hindouistes, de juifs, dès lors qu’ils sont fanatisés. Il suffit d’analyser les causes d’attentats dans le monde pour s’en convaincre. Les morts dues aux suprémacistes blancs en témoignent. En Nouvelle-Zélande, ce sont 51 personnes qui ont été victimes d’un attentat perpétré contre deux mosquées. Aux États-Unis, le terrorisme d’extrême droite a lui aussi tué à maintes reprises et le racisme de certains policiers a conduit à la mort Georges Lloyd. Enfin, à ceux qui estimeraient que c’est le terreau de l’Islam ou des seules religions qui est à l’origine du fanatisme, il est bon de rappeler les morts du stalinisme soviétique, de la révolution culturelle chinoise ou de l’enfer rouge cambodgien. Alors oui, la colère est légitime, mais elle ne doit pas être à sens unique. Ce qui est vrai, c’est que nous sommes en présence d’un cycle mortifère où les haines de toutes natures viennent encore aggraver tant les risques sanitaires et les injustices sociales liées à la pandémie de coronavirus que ceux liés aux menaces écologiques.
Peut-on échapper à ce cycle qui porte en germe la mort sous toutes ses formes, la mort physique, mais aussi la mort culturelle et sociale du vivre ensemble et la mort politique à terme de la démocratie ? Peut-on utiliser l’énergie de la colère, mais au service de la vie ? C’est pour moi une question personnelle et vitale car je suis engagé depuis plusieurs années dans des mouvements sociaux, écologiques, citoyens, qui se radicalisent de plus en plus devant la surdité ou le cynisme des classes possédantes. Radicalisation qui, dans certains cas – mais ils sont de plus en plus nombreux – mène à la violence ou à ce qu’il est convenu d’appeler, d’un terme codé, « la diversité des formes de lutte11 ». D’ailleurs, dans les milieux alternatifs, c’est la critique de la non-violence qui est désormais tendance, avec des livres tels que ceux de Peter Gelderloos dont nous aurons l’occasion de reparler12. Or, j’ai le sentiment que cette voie est sans issue et qu’elle mènera non à ce que j’appelle « une radicalité créatrice », mais à des formes destructrices de révolte.
Comme je sens bien par ailleurs, y compris en moi, que la colère est aussi d’abord une alternative à l’impuissance et au désespoir, j’ai cherché, en menant cette enquête et en écrivant ce livre, si la colère ne pouvait être justement du côté de la Vie, si même elle pouvait se conjuguer avec deux émotions a priori antagonistes que sont la joie et l’amour. Et c’est à cette occasion que j’ai été intrigué par le fait que cette tentative est précisément au cœur d’une partie des mouvements alternatifs actuels. Ainsi, lors des journées d’été des écologistes, un dialogue s’est instauré entre de nouveaux maires élus aux municipales et des membres de mouvements sociaux et citoyens sur ce thème de la Colère et de la Joie. De même, je constate que l’un des principaux mouvements de jeunes en lutte contre le dérèglement climatique, Extinction Rébellion, qui prône une désobéissance civile radicale mais non violente, signe plusieurs de ses appels « avec rage et amour ». Que Penser de ces associations paradoxales ? Il nous faut tenter de répondre à cette question et chercher à voir comment, au cœur des bouleversements actuels, il est possible de faire appel aux émotions sans que celles-ci nous entraînent sur la voie dangereuse de la haine et de la violence. Bref, comment faire un bon usage de l’énergie créatrice de la colère, voire de la rage au sens de « rage de vivre », lorsqu’elle s’avère légitime, sans pour autant qu’elle devienne la source d’une révolte destructrice ou désespérée ? En d’autres termes, il s’agit de créer les conditions, face aux multiples régressions émotionnelles que provoquent les peurs, de l’émergence d’une véritable intelligence sensible dont le moteur est la joie de vivre. Telle est ma motivation en écrivant ce livre. Mais je ne peux oublier, dans cette démarche qui est mienne, que d’autres colères existent. Si je suis inscrit dans des mouvements qui prônent la désobéissance civile non violente, d’autres, en face, mais aussi à côté, ont d’autres visions et un autre rapport à la colère. C’est pourquoi si, dans ce livre mon propos est engagé, il cherche aussi à entrer en dialogue, au minimum en écoute, avec ces autres acteurs dont je ne partage pas la vision ou la pratique.
Quelques faits de plus en plus frappants rythment désormais nos relations sociales ces dernières années. Elles ont été renforcées par le spectacle inquiétant des États-Unis au bord de la guerre civile à l’occasion des dernières élections présidentielles. Mais on en trouve des équivalents un peu partout dans le monde. Que l’on pense par exemple aux militants d’extrême droite, soutiens de Jair Bolsonaro qu’ils ont élu à la présidence, et réclamant le rétablissement d’une dictature militaire au Brésil. Dans le monde entier, des attentats fanatiques sont perpétrés et des régimes de terreur tels celui des Philippines1 ont pu s’instaurer. Quant à la France, on a pu voir le spectacle terrifiant de policiers tabassant violemment un producteur de musique en ayant des propos racistes, on a entendu Éric Zemmour déclarer que les migrants mineurs sont « voleurs » « assassins » et « violeurs », au point que même Marine Le Pen a jugé ses propos « excessifs » …
Tous ces propos, tous ces actes, expriment, parmi bien d’autres, combien est forte la montée de l’intolérance, de la violence, voire de la haine, dans les milieux de droite et d’extrême droite un peu partout sur notre planète. Il est clair que plusieurs de ces groupes aspirent ouvertement à la guerre civile2. Ne serait-ce pas le moment, dès lors, pour que se lèvent face à cette haine les forces immenses de toutes celles et ceux qui ne veulent pas connaître à nouveau, comme les générations précédentes, la guerre meurtrière quelle que soit sa forme, civile ou internationale, voire civile et internationale ?
Le problème, c’est que ces forces qui se réclament de mots jugés désuets tels l’humanisme, la paix, les droits humains, sont aujourd’hui silencieuses, tétanisées à l’idée d’être traitées de « bisounours », et circonstance aggravante, de « bobos ». C’est ainsi que les voix qui s’élèvent avec le plus de force, face à l’antihumanisme guerrier des droites et extrêmes droites de plus en plus dures, ne sont pas celles de l’humanisme, de la responsabilité écologique, de la paix et de la démocratie, mais celles de l’autre haine, de l’autre violence, qui s’estime d’autant plus légitime qu’elle vient, la plupart du temps, des victimes du capitalisme, du patriarcat, de la domination occidentale. Ainsi entendons-nous, en face, le terrible « Suicidez-vous ! » lancé par certains lors de manifestations en France à l’adresse des policiers. Les best-sellers de ces dernières années sont des charges contre la non-violence, tel le livre de Peter Gelderloos. Le féminisme qui fait recette dans les médias n’est plus celui d’Anne Hidalgo, mais de son opposante écologiste Alice Coffin qui écrit dans « Le Génie lesbien » qu’elle veut « éliminer les hommes » certes non physiquement, mais culturellement ou, autre livre devenu best--seller
