La Fille de Vichy - Claude Schmittbuhl - E-Book

La Fille de Vichy E-Book

Claude Schmittbuhl

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Beschreibung

Sur un site de rencontre, deux êtres se trouvent et, rapidement, une histoire d’amour voit le jour. Au fil du temps, cette idylle virtuelle se transforme en une redoutable arnaque orchestrée par la femme. Guidé par un grand nombre d’indices, l’homme se lance dans une enquête qui le mènera en Afrique, en Lituanie et en France. Réussira-t-il à établir la culpabilité de cette sombre manipulatrice ? Quel avenir cette épreuve réserve-t-elle à leur relation ?


À PROPOS DE L'AUTEUR
Claude Schmittbuhl écrit cet ouvrage pour mettre en exergue le fonctionnement des sites de rencontre sur internet dans la société actuelle. Il dépeint ce fait social en y relevant les bons comme les mauvais points.

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Seitenzahl: 188

Veröffentlichungsjahr: 2023

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Claude Schmittbuhl

La Fille de Vichy

Roman

© Lys Bleu Éditions – Claude Schmittbuhl

ISBN :979-10-377-9529-8

Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Du même auteur

– Poèmes d'espoir, Nouvelle Pléiade, 1999 ;

– La trace poétique (2001) ;

– Nature, poésie, bonheur (2004) ;

– L'arbre aux poèmes (2007) ;

– Haute Pression, ID l’édition, 2011, ( roman) ;

– Envie de poésie, ID l’édition, 2018.

Introduction

Quelque part en France, dans deux villes, Metz et Vichy, se trouvant dans deux régions assez distantes l’une de l’autre, l’Est et le Centre, deux personnes, un homme et une femme, Denis et Coline, qui vivaient seuls, avaient décidé de rompre leur solitude et leur isolement.

Elles avaient envie de changer de vie, et avaient eu un parcours, un passé différent l’un de l’autre.

Après une vie faite de hauts et de bas, comme c’est le cas de toute vie en général, elles cherchaient à rebondir, à se replacer dans une trajectoire positive, à vivre une nouvelle vie.

Elles étaient prêtes à rencontrer l’autre.

De leur rencontre pouvait naître un couple et l’amour.

Ce livre est le récit de leur rencontre et de leur amour.

De leurs échanges journaliers par mail et Skype, de leurs moments de joies et de doutes, de leurs difficultés, problèmes et surprises rencontrés dans cette relation.

Première partie

L’amour

Elle et lui

Tout est mystère dans L’amour.

Jean de La Fontaine

Il n’y a pas d’amour ni d’amitié qui croise le chemin de notre destinée sans laisser de marque pour toujours.

François Mauriac

L’amour, c’est l’amitié avec une chose en plus : l’attirance.

Yves Michaud

Philosophe

Denis

Denis avait 68 ans. Il était retraité. Il était aussi veuf. Sa femme Christine était décédée il y a 4 ans environ d’un cancer du sein après plusieurs années de lutte contre la maladie : des années terribles, remplies de stress, de fatigue, de peur, d’innombrables rendez-vous chez les médecins, oncologues et autres, cardiologues, de prises de sang, de nombreux séjours en hôpital, d’absorption de médicaments multiples et variés… Elle n’avait plus envie de se battre, était de plus en plus fatiguée et considérait la mort comme une délivrance. Denis l’avait aidé de son mieux durant ces années terribles.

Il habitait un petit village dans la campagne lorraine non loin de Metz. Il avait une jolie maison entourée d’un beau jardin avec beaucoup de fleurs et d’arbres fruitiers ainsi qu’un grand tilleul sous lequel il aimait se reposer, méditer, écrire, peindre. C’était d’ailleurs le jardinage, la plantation des fleurs, la taille de ses rosiers, la cueillette des fruits qui lui faisaient le plus grand bien au niveau moral et lui permettait d’oublier un peu, non pas Christine, car c’était une chic fille inoubliable, mais ce qu’il avait enduré durant ces années de lutte, de souffrance et finalement de mort. Pour tondre l’herbe, il avait un tracteur, ce qui faisait que la tonte n’était pas une contrainte mais un plaisir.

Physiquement, il faisait plus jeune que son âge (ses copines le lui disaient), il était grand, pas gros, avait encore des cheveux, même s’ils commençaient à s’éclaircir. Il essayait de marcher une demi-heure par jour dans la campagne environnante, prés et champs, pour garder une forme moyenne, mais il se sentait constamment fatigué et n’avait pas encore récupéré de la mort de sa femme. Après sa mort il avait pris des antidépresseurs qui lui avaient fait du bien et les avait arrêtés progressivement quand il sentait que ça commençait à aller mieux.

C’était surtout le matin au réveil qu’il était mal, qu’il était très fatigué et qu’il avait le moral dans les chaussettes. Il n’avait pas trop envie de se lever, n’ayant pas beaucoup de choses à faire pour occuper sa journée, à part faire les courses, chercher le plat du jour chez le traiteur ou lire à l’ombre dans son jardin. Il se couchait tard, entre minuit et 1 heure, après avoir regardé la télévision ou un DVD de sa vidéothèque et lisait encore pendant 1 heure des romans policiers au lit. Il dormait plus ou moins bien, prenait de la mélatonine, mais parfois n’arrivait pas à se rendormir en étant réveillé vers 4 heures du matin.

Pour maintenir ses neurones et son cerveau en forme, il boursicotait, ce qui était son hobby depuis toujours. Il gérait un PEA (plan d’épargne en actions) et travaillait avec une banque en ligne où les frais de bourse n’étaient pas trop élevés. Donc il achetait et vendait des actions presque tous les jours en fonction des opportunités et des recommandations des journaux financiers auxquels il s’était abonné et qui lui envoyaient des mails trois fois par jour (à l’ouverture de la bourse 9 h 30, à 13 h 30, et à la fermeture à 17 h 30). Ceci l’obligeait aussi d’aller à l’ordinateur trois fois par jour et d’avoir une activité intellectuelle de réflexion et de décision à côté de ses activités physiques, jardin, tondre, marche…

Matériellement, il n’y avait pas de problèmes, il cherchait le plat du jour au restaurant du village, descendait à pied et passait de temps en temps au cimetière, saluer Christine et caresser son nom gravé dans le marbre. Il mangeait le repas le soir car à midi il n’avait pas faim, étant donné que, comme il se levait tard (ça pouvait aller de 9 heures 30 à 11 heures) il prenait le petit-déjeuner entre 10 h et 12 h. Il se disait : pourquoi me lever ? Car personne ne m’attend !

Il avait une femme de ménage qui venait toutes les semaines et qui travaillait 3 heures pour mettre un peu d’ordre dans la maison (lave-linge, lave-vaisselle, aspirateur, changer les draps, faire le lit, etc.). Elle était jeune et jolie et il était content de la voir car elle amenait le sourire et la gaîté dans sa maison. Donc globalement sa nouvelle vie de célibataire était bien organisée et il la gérait le mieux possible.

De même son environnement était très favorable, il avait beaucoup d’amis dans la rue où il habitait car il était originaire du village où ses parents avaient vécu, il discutait avec eux de la nature, du temps… Il avait un copain qui venait régulièrement voir les matchs de foot avec lui car, comme il aimait le sport, il s’était abonné à toutes les chaînes qui retransmettaient tous les types de sports (athlétisme, foot, hand, boxe, cyclisme…). Il y avait quelques femmes veuves dans la rue où il habitait, très gentilles, avec qui il parlait mais qui ne lui avaient pas tapé dans l’œil pour l’instant.

Il s’était inscrit à une association « Amitiés » qui lui proposait des rencontres, sorties, activités en tous genres (marche, pétanque, bowling, repas, restaurant, concerts, discussions…) et qui lui envoyait tous les jours le programme des sorties. De même il faisait partie du Club « Séniors » de sa commune qui organisait aussi un certain nombre de sorties dans l’année pour les habitants de son village. Donc il n’était pas du tout isolé mais parfois la lassitude et le manque de moral l’empêchaient de donner suite à toutes les propositions intéressantes.

Il aimait beaucoup la nature, les animaux, les voyages, tout le domaine sportif en particulier l’athlétisme et le foot, la poésie (il avait publié plusieurs recueils de poésie), le cinéma (il avait une vidéothèque de plus de 1000 films qu’il avait enregistrés et qu’il regardait sur son lecteur de DVD quand les programmes à la télévision ne lui convenaient pas).

Il avait un niveau de vie aisé, une bonne retraite, il avait travaillé comme cadre dans le commercial/marketing, le financier et l’immobilier.

Il avait affiché dans sa chambre un papier sur lequel il avait mentionné tous les points positifs de sa nouvelle vie : je peux encore marcher, manger, dormir, je n’ai pas de maladie grave, j’ai une belle maison et un beau jardin, une pension de retraire correcte, je suis bien entouré (famille, amis, médical), Christine est morte mais son âme veille sur moi, je sais que je m’en sortirai un jour…

Par s’en sortir, il entendait par là, être moins fatigué, avoir meilleur moral, et éventuellement trouver une nouvelle compagne car Christine était inoubliable mais pas irremplaçable. Elle le lui avait d’ailleurs dit peu de temps avant sa mort : « Si je ne suis plus là, tu te trouves quelqu’un et si possible je te conseille une femme plus jeune ».

Car malgré tout son environnement favorable et le fait qu’il avait bien organisé sa nouvelle vie, il se sentait quand même seul, il souffrait de la solitude et il estimait qu’il serait plus heureux s’il pouvait partager sa vie, ses loisirs et ses projets avec quelqu’un.

Pas en continu, il savait qu’il ne supporterait plus de vivre avec une femme en permanence à la maison, car il avait sa vitesse de croisière dans sa vie de célibataire qui fonctionnait bien, mais retrouver de temps en temps une copine et assez régulièrement si elle lui plaisait beaucoup, lui semblait être le bon plan, la formule qui lui conviendrait le mieux.

Coline

Denis recevait régulièrement sur son ordinateur les mails des sites de rencontres qui lui proposaient leur abonnement et lui promettaient monts et merveilles, qu’il allait rencontrer l’âme sœur, que sa vie serait transformée, que le bonheur était à portée de main. Il n’avait pas donné suite car dans ses sorties avec les clubs « Amitiés et Séniors » il avait rencontré quelques copines, toutes très gentilles et sympathiques, qu’il voyait de temps en temps, mais qui ne l’attiraient pas particulièrement, en tout cas pas suffisamment pour avoir envie de les voir plus souvent.

Il avait reçu début février du site « Demain c’est aujourd’hui » une proposition d’abonnement à tarif réduit : on lui proposait un abonnement à 4 €90 par mois au lieu du prix normal de 19 €90. Après réflexion il s’est dit : pourquoi pas essayer ! ce n’est même pas le prix d’un plat du jour ! Il avait accepté la proposition et une responsable du site l’avait aidé à établir son profil (âge, ville, mensurations, hobbies, profils féminins recherchés, e-mail) en lui demandant de rajouter une ou plusieurs photos.

Il recevait tous les matins sur son ordinateur les photos des profils féminins dans la tranche d’âge qu’il avait sélectionné et si une femme lui plaisait, il pouvait lui envoyer un message ou lui envoyer un « like », ce qui veut dire : tu me plais bien. Le site lui donnait aussi les photos des femmes qui avaient lu son profil et qui lui avaient envoyé leurs « likes ».

Mi-février il vit sur le site la photo d’une femme qui lui plaisait bien : elle s’appelait Coline, avait 57 ans, habitait Vichy, elle était jolie, blonde, avait les cheveux longs, un beau sourire, mesurait 1m65. Il lut le long texte accompagnant la photo :

« Ce que je cherche, c’est un compagnon gentil pour espérer une fin de vie heureuse, être bien ensemble, tout en gardant chacun sa liberté. Le respect est primordial dans un couple. Je cherche une relation fondée sur la confiance, la sincérité, la complicité, la considération avec ce brin de fantaisie, ingrédient nécessaire dans la vie. L’amour est un défi à relever et le bonheur se mérite, mais quelle aventure à tenter !

Je suis féminine, coquette, raffinée, chaleureuse, entière, de la personnalité, sentimentale, sensible, courageuse, cultivée. J’aime, sortir, marcher, l’athlétisme, la randonnée, la culture, le cinéma, les voyages, les amis, la famille, la lecture, la poésie, le théâtre, les beaux-arts, l’architecture, le footing. Si vous vous reconnaissez dans ma personnalité, contactez-moi. »

Il constata qu’il y avait plusieurs points communs entre Coline et lui : les voyages, le cinéma, la poésie, l’athlétisme… et décida de la contacter. D’autre part le fait qu’elle soit plus jeune que lui, lui plaisait bien et en ceci il était conforme et suivait la recommandation de sa femme. Il était curieux de voir sa réaction, car certains de ses messages précédents adressés à d’autres femmes étaient restés sans suite et certaines femmes n’osaient pas mettre leur photo par peur d’être reconnues.

Denis envoya alors le message suivant à Coline, un seul mot « Je me reconnais ».

La rencontre

Le 17/2

À la suite du : « je me reconnais » de Denis, Coline lui répondit sur le site le 17/02/2022 :

ELLE : Bonjour, comment allez-vous ? Vous êtes sur le site depuis longtemps ?

LUI : Salut Coline, on se tutoie, c’est plus sympa et plus direct, tu es jolie, tu me plais aussi parce que tu es jeune, moi je suis plus vieux, mais les filles disent que je ne suis encore pas trop mal pour mon âge, je suis sur le site depuis le 1er février avec la promo à 4.90/mois. Ce que je pense, c’est que sur un site on peut se parler pour faire connaissance mais il est inutile de parler longtemps et de raconter sa vie. La seule façon de voir si on est à l’aise avec quelqu’un, c’est de se rencontrer, donc si tu es OK, tu viens me voir à Metz. J’ai une grande maison où je peux t’héberger, à te lire. Denis.

Le 18/2

ELLE : Les rencontres rapides ont 70 % de chances de ne pas marcher, une vraie rencontre se fait avec la communication, il faut découvrir, apprécier et se rencontrer, je suis sur le site pour prendre mon temps ! Vous avez écrit depuis le 1/2, je me suis aussi inscrit avec la promo à 4.90/mois, Moi j’y suis depuis bientôt 1 semaine, ma recherche est très sérieuse et sincère, de même je n’aime pas tutoyer au début.

LUI : OK, Coline, pour le tutoiement, tu fais comme tu veux. Demande-moi ce que tu veux savoir de moi. Comme j’ai vu sur ton profil que tu aimes la poésie, donne-moi ton e-mail, je t’enverrai un poème car j’ai écrit beaucoup de poèmes et publié plusieurs recueils, mais je reste persuadé que ce n’est que dans la rencontre (elle n’a pas besoin d’être rapide) qu’on sent si on est à l’aise avec l’autre.

ELLE : Oui j’aime la poésie, je vous donne mon e-mail : [email protected], et vous depuis quelques semaines, rien trouvé ? Pas de rencontre ? Que faisiez-vous dans la vie ?

LUI : OK je vais t’envoyer un poème prochainement, j’étais dans le commercial/marketing, puis j’ai créé ma propre boîte, une agence immobilière, et toi ?

ELLE : Moi je suis dans l’architecture d’intérieur, pouvons-nous continuer par mail ?

LUI : Oui, à la prochaine. Comme il y a un rayon de soleil, je sors tailler les rosiers, si tu m’écris je te répondrai ce soir entre 6 et 7 après la fermeture de la bourse car je fais de la bourse, je te donne aussi mon adresse e-mail et mes numéros de téléphone fixe et mobile. Bises.

ELLE : OK, bien reçu, merci, si tu veux, on peut continuer par mail et SMS.

LUI : OK, donc ton nom c’est bien Coline Champi et tu habites Vichy

ELLE : Oui, alors nous pouvons mieux faire ample connaissance, je t’envoie quelques photos.

Coline envoya à Denis 4 photos, 2 où elle était en décontracté, en balade dans les prés avec des jeans troués aux genoux et 2 où elle était bien habillée, tout en noir et avec une verte jaune.

LUI : OK Coline, je viens de rentrer, il y a un vent dingue, merci pour les photos, tu es très jolie, je le savais et j’aime beaucoup que tu aies des cheveux longs. Pour le reste si t’as des trucs à me demander, vas-y, si je ne suis pas là tu laisses un message sur mon répondeur et je te rappelle. J’ai parlé de notre rencontre à mon fils Maxime. Grosses bises lorraines.

ELLE : Merci pour ta réponse, as-tu plutôt Skype ou Hangouts qui est encore bien mieux pour moi

LUI : Non je n’ai pas ça, tu sais je suis un mec cool mais classique, toi tu es une jeune femme dans le coup qui connaît et manie tout « ce truc » de la communication entre les réseaux sociaux, juste encore quelque chose à te demander, ça ne t’embête pas trop les 10 ans d’écart (malgré que les filles me disent que je fais plus jeune que mon âge) MDR ! (à mourir de rire).

ELLE : OK, OK compris, mais le fait de préciser avoir fait une rencontre sur le site « Demain c’est Aujourd’hui » n’est-ce pas un peu trop précipité pour le dire à ton fils ?

LUI : Non pas du tout, il est au courant pour le site, j’ai encore une question, dis-moi pourquoi tu m’aimes bien ?

Le 20/2

LUI : J’espère que tu vas bien, tu n’as pas répondu à ma question IMPORTANTE que je t’ai posée : pourquoi tu m’aimes bien ? À te lire. Bises.

ELLE : Je vais bien, Merci et toi ! je suis sur le site depuis peu, je recherche un homme sincère et franc avec qui créer un bonheur pour la vie ! j’apprécie ton profil et je désire en savoir plus sur toi.

Je suis très ravie que tu sois là que pour du sérieux, je dirai que je recherche pareil, mais c’est bien difficile de trouver des personnes sincères, sérieuses avec qui faire connaissance à travers ces sites de rencontres, on tombe pas mal sur des personnes malhonnêtes, pas sérieuses qui jouent avec les sentiments des autres. Je suis inscrite il n’y a pas longtemps, novice donc, et par conséquent je m’en méfie tout de même.

Le 21/2

LUI : OUI, Coline, tout ça c’est OK, ce sont des généralités, ça ne me satisfait pas, j’apprécie ton profil, c’est VAGUE, j’ai besoin d’une réponse CLAIRE avant de faire installer Skype et de discuter avec toi (en plus pour info ma femme m’a dit : après moi tu prends une jeune), mais je te répète ce n’est que dans la rencontre qu’on saura vraiment si on est bien avec l’autre, à te lire.

Précision Denis

21/2

LUI : je pense aussi par honnêteté qu’il est bon que je te dise la chose suivante TRÈS IMPORTANTE : admettons que tout colle entre nous, caractère, intellectuel, intime, ma femme est morte depuis 4 ans, j’ai ma vitesse de croisière de célibataire, je pense que je ne pourrai plus vivre avec une femme en continu, en non-stop. La voir régulièrement, le plus souvent possible OUI, habiter avec elle, ça me semble difficile, mais peut-être que je me trompe ? Je me suis inscrit sur le site pour sortir de la solitude.

ELLE : Je pense que je répondrai mieux au téléphone à ces questions. Je ne sais pas quoi dire car je ne te connais pas, tu m’as rien dit de toi, je ne peux imaginer ce que je ne sais pas.

Ce que je peux dire, j’ai eu une attraction qui m’a donné envie de mieux te découvrir pour entamer une rencontre, le reste se laissera apprécier chaque jour dans nos discussions.

Je suis seule depuis 4 ans, pour moi rien ne presse, je veux vraiment être heureuse et rendre mon homme heureux, je pense que tu es un homme bien et je pense que les choses pourraient bien se passer entre nous, alors à toi de voir.

LUI : Salut ma petite Coline, je vais bien, j’espère toi aussi, oui avec Skype on discutera de tout ça.

Je pense que tu as eu envers moi une attraction plutôt intellectuelle et moi envers toi une attraction plutôt physique car comme tu es jeune et jolie tu me plais beaucoup.

C’est vrai, rien ne presse, j’ai été très secoué par la mort de ma femme avec qui j’ai vécu près de 50 ans, mais je remonte bien la pente. Christine a été une femme formidable, inoubliable mais pas irremplaçable, ce qu’elle ne voudrait pas d’ailleurs.

Oui, je pense qu’on peut être heureux tous les 2, oui je crois être un mec bien et toi une fille bien et que l’âge et la distance ne seront pas des obstacles infranchissables.

Le 22/2

ELLE : Je suis dispo à 21 h pour Skype ce soir, dis à ton fils de m’ajouter au contact avec mon mail.

LUI : Non 21 h ça ne va pas il y a du foot, je te l’ai dit, il y a des potes qui viennent, je suis dispo à 20 ou 20.30 sinon on le fait demain soir, sur l’écran mon fils a rajouté ton mail, je verrai ta bobine.

Regarde mon profil sur le site, Maxime a rajouté 3 de mes œuvres, sculpture, peinture, livre. Donne-moi ton numéro de portable.

Le 23/2

Denis envoya à Coline quelques photos de lui, de sa maison et de son jardin.

ELLE : Magnifique ! nous avons de bons points communs et c’est une bonne chose, je viens de t’envoyer mon numéro par SMS, bisous.

Proposition

Le 24/2

LUI : Chère Coline, j’ai réfléchi, tu es une fille bien et tu me plais beaucoup.

Mais bien que l’écart d’âge ne soit pas trop rédhibitoire, à 70 on est plus fragile qu’à 60.

Il y a aussi l’éloignement entre Vichy et Metz.

Tu veux sans doute un homme qui vivra en permanence avec toi.

Moi je ne suis pas prêt à ça et mes racines sont ici dans mon village.

Toi tu es coup de foudre moi je suis amour PRATIQUE, rationnel.

DONC JE NE SUIS PAS L’HOMME QU’IL TE FAUT pour ta vie à venir.

Mais j’aimerais quand même te rencontrer quand il fera beau.

Je suppose que tu as une voiture.

On pourrait se voir un week-end comme copains.

À mi – distance entre Vichy et Metz dans le coin de Dijon par exemple.

À te lire. Bisous.