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La mémoire transgénérationnelle: Qu'est-ce-que c'est? Comment ça marche? A quoi ça sert? Quelles en sont les applications au quotidien? Quels en sont les dangers éventuels? A quoi faut-il s'attendre demain? Lever les méconnaissances souvent angoissantes, éclaircir les idées, utiliser des mots justes et tout s'avère plus simple qu'on ne le croit.
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Seitenzahl: 35
Veröffentlichungsjahr: 2020
Préambule
Chapitre 1 : Qu’est-ce que c’est ?
Chapitre 2 : Comment ça marche ?
Chapitre 3 : D’où ça vient ?
Chapitre 4 : À quoi ça sert ?
Chapitre 5 : Oui mais ?
Chapitre 6 : Et demain ?
Chapitre 7 : Conclusion
Chapitre 8 : En savoir plus ?
L’enfant qui naît entre en scène dans un décor déjà planté. Ce n’est pas la seule scène qu’il jouera, sauf si son existence s’avère très courte, mais c’est la première de sa vie extra-utérine.
Son corps est une enveloppe toute neuve, sculptée dans le respect des marques héréditaires de ses ancêtres. Son esprit est grand ouvert, mais personne ne le voit ni ne s’en doute même ! De plus, sa boîte à outils est vide, ou presque. Il n’a aucun mot pour s’exprimer et n’a pas la stature assez haute pour se faire entendre. Et pourtant !
Il continue le long des scènes suivantes à grandir, à apprendre, à échanger. Avec les autres personnes présentes, il respire, il partage, il rit, il pleure. Il imprègne l’air, le lieu et le temps d’une part de lui-même, comme le font tous les acteurs autour de lui.
Le décor et les êtres se transforment, de façon à peine perceptible le plus souvent, d’une scène à l’autre, d’un acte au suivant. Des histoires s’inventent, des liens se nouent.
La mise en scène ne doit pourtant rien au hasard, elle se profile au gré de la participation de chacun. Dans ce décor évolutif, des drames et des comédies se jouent, les évènements s’enchaînent, se répètent quelquefois à l’identique.
L’enfant qui grandit comprend peu à peu qu’il ne maîtrise pas toutes les étapes de son existence. Certaines, qu’il peut franchir en raisonnant, le rassurent. D’autres dépassent son entendement, elles semblent être programmées de longue date, à son insu ? Elles le poussent à agir ou à réagir dans des élans qu’il ne contrôle pas, alors même que ces derniers lui paraissent familiers voire inhérents à sa propre nature.
L’enfant réfléchit.
Tout en construisant sa vie il comprend qu’il doit assumer une autre responsabilité, parfois très lourde et toujours complexe.
Il pèse sur ses épaules un fardeau dont il doit se délester, au moins en partie, sous peine de condamner les générations suivantes à un travail plus pénible encore.
Avant la fin du dernier acte, l’enfant veut avoir accompli sa mission. Dans les différents décors de sa vie, dans l’air qu’il a respiré avec ses congénères, il a ouvert la boîte à Mémoire. Des bribes s’en sont échappées, des secrets ont été découverts, des non-dits clairement énoncés, des nœuds douloureux défaits.
L’enfant devenu vieillard a compris qu’il est mu par une mémoire bien plus vaste que la « sienne propre ». Ayant allégé le fardeau familial, il tire sa révérence. En souriant il salue le monde, théâtre gigantesque où une multitude de pièces se jouent dans un temps indéfini.
Sans la mémoire transgénérationnelle, la Vie serait, tout simplement, en pause.
Vous allez voir, ce n’est pas si compliqué !
On a coutume de dire qu’un individu est la somme des mémoires qui le composent.
Chaque situation vécue stimule une ou plusieurs mémoires qui, lorsqu’elles sont déclenchées, génèrent une réponse corporelle, émotionnelle et mentale.
La mémoire transgénérationnelle est l’une de ces mémoires.
Elle est si ancienne que les trésors qu’elle contient se sont maintenant enchevêtrés en une trame de fils inextricables. Des plus vieux ancêtres aux plus récents, il en est certains qui y ont ajouté leur empreinte. Nœud noir ou cordon d’argent, des souvenirs de l’un aux cauchemars d’un autre, la mémoire familiale a gagné en volume et en intensité.
Ainsi grossie au fil du temps, elle se transmet en insidieuses flammèches d’une génération à l’autre, réservant une bonne part à l’un des descendants tandis que son cousin n’en aura quasi rien.
Le mystère demeure quant aux lois de son attribution. Et nous en sommes seulement aux prémices de l’étude.
La mémoire transgénérationnelle ainsi donc déjà bien conséquente, s’enrichit encore de l’expérience propre de l’individu.
