La Performance des PME - Emile-Paul Lemaire - E-Book

La Performance des PME E-Book

Emile-Paul Lemaire

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Beschreibung

Etre heureux au travail : utopie ou nécessité ?

Vous êtes entrepreneur dans l’âme ? Émile-Paul Lemaire aussi : « Je n’ai jamais imaginé travailler autrement que pour moi-même. » Et pourquoi ce livre ? « Pour aider les gens à éviter de perdre le temps que j’ai perdu. » Mission accomplie. Sa lecture offre sans prêchiprêcha des conseils pratiques et des principes universels applicables à la vie de toute entreprise dont celle si turbulente des PME.
Des principes qui pourraient surprendre à première vue. On y parle d’amour, de bonheur, de climat... Autant de concepts durs à chiffrer. Mais si cet expert-comptable retraité offre des solutions là où on l’attend, celles-ci s’accompagnent invariablement de propositions singulières - mais simples - dont la mise en œuvre profitera toujours à l’entrepreneur qui sait les appliquer avec courage. Et il en faut !
Car outre un bel esprit d’abnégation, diriger une PME réclame aussi une réelle confiance en ses collaborateurs, donc la capacité de les motiver en les responsabilisant. Leur épanouissement, et par conséquent leur bonheur, est à ce prix. Fortifiés par 50 ans d’expérience concentrés dans cet opus, les lecteurs sauront diriger leurs efforts vers le bien et le profit de toute l’entreprise, à tout niveau.

Découvrez un guide pratique basé sur l'expérience de l'auteur pour s'épanouir au sein des entreprises et particulièrement des PME !

EXTRAIT

La santé de l’entreprise dépend complètement des conditions dans lesquelles le travail se réalise. La manière d’organiser cette force considérable et l’ambiance dans laquelle elle s’exerce constituent des éléments déterminants pour atteindre la performance optimale. Nous parlerons de cette gestion et de l’atmosphère nécessaire à son épanouissement un peu plus loin.
La personne dont le travail s’avère vital pour l’entreprise est à l’évidence l’entrepreneur lui-même. Qu’il vienne à mal diriger sa force de travail et toute l’entreprise en pâtira. Or la gestion défaillante du temps de travail est hélas monnaie courante chez les chefs d’entreprise. Certes, nous ne sommes pas des dieux et la perfection n’est pas de ce monde. Mais si l’entrepreneur souhaite un minimum d’efficacité personnelle, il doit respecter certaines règles. Nous aborderons plus loin la question du temps de travail pour nous concentrer sur son mode opératoire.
L’énergie est limitée, elle s’épuise, se disperse. Il faut donc en optimiser l’usage. L’économie des forces reste la première loi économique. J’ai pu constater à maintes reprises le mésusage, parfois mortel, du temps de travail de l’entrepreneur. Je vous livre ci-dessous quelques expériences significatives.

À PROPOS DE L'AUTEUR

A l’heure du bilan de carrière, cet expert-comptable interpelle : « les chiffres n’ont jamais été mon principal souci. » Dieu sait pourtant que Émile-Paul Lemaire en a aidé des PME, projections et graphiques à l’appui, à éviter des écueils, à remonter la pente, à atteindre des sommets ! Comment ? Par les idées et le respect de l’autre. Oui, l’auteur aime les gens, pas les numéros ; car l’entreprise, c’est les gens !
Cet amour s’inscrit dans l’observation lucide (« les pieds sur terre ») et la réflexion constructive (« les yeux dans les yeux »). Bref, il chiffre et déchiffre... et il prescrit. En tant qu’expert-comptable, Émile-Paul Lemaire aura finalement exercé bien des métiers : stratège, facilitateur, psychologue, change manager dirait-on aujourd’hui. Le voilà désormais passeur pour votre plus grand bonheur... au travail et ailleurs.

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Veröffentlichungsjahr: 2018

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Couverture

Page de titre

À propos de l’auteur

Avant-propos de l’éditeur

À propos de l’ouvrage

Vous êtes entrepreneur dans l’âme ? Émile-Paul Lemaire aussi : « Je n’ai jamais imaginé travailler autrement que pour moi-même. » Et pourquoi ce livre ? « Pour aider les gens à éviter de perdre le temps que j’ai perdu. » Mission accomplie. Sa lecture offre sans prêchiprêcha des conseils pratiques et des principes universels applicables à la vie de toute entreprise dont celle si turbulente des PME.

Des principes qui pourraient surprendre à première vue. On y parle d’amour, de bonheur, de climat... Autant de concepts durs à chiffrer. Mais si cet expert-comptable retraité offre des solutions là où on l’attend, celles-ci s’accompagnent invariablement de propositions singulières- mais simples - dont la mise en œuvre profitera toujours à l’entrepreneur qui sait les appliquer avec courage. Et il en faut !

Car outre un bel esprit d’abnégation, diriger une PME réclame aussi une réelle confiance en ses collaborateurs, donc la capacité de les motiver en les responsabilisant. Leur épanouissement, et par conséquent leur bonheur, est à ce prix. Fortifiés par 50 ans d’expérience concentrés dans cet opus, les lecteurs sauront diriger leurs efforts vers le bien et le profit de toute l’entreprise, à tout niveau.

À propos de l’auteur

À l’heure du bilan de carrière, cet expert-comptable interpelle : « les chiffres n’ont jamais été mon principal souci. » Dieu sait pourtant qu’Emile-Paul Lemaire en a aidé des PME, projections et graphiques à l’appui, à éviter des écueils, à remonter la pente, à atteindre des sommets ! Comment ? Par les idées et le respect de l’autre. Oui, l’auteur aime les gens, pas les numéros ; car l’entreprise, c’est les gens !

Cet amour s’inscrit dans l’observation lucide (« les pieds sur terre ») et la réflexion constructive (« les yeux dans les yeux »). Bref, il chiffre et déchiffre… et il prescrit. En tant qu’expert-comptable, Emile-Paul Lemaire aura finalement exercé bien des métiers : stratège, facilitateur, psychologue, change manager dirait-on aujourd’hui… Le voilà désormais passeur pour votre plus grand bonheur... au travail et ailleurs.

Eric Bouancheaux Zuckermandl

Je dédie cet ouvrage à ma famille à qui ces idées pourraient servir :

Alexandre

Olivier

Laurie

Élisabeth

Arthur

Thomas

Marie-Hélène

Paul

Juliette

et bien sûr Béatrice mon épouse, à qui ces idées ont déjà servi.

Je remercie (par ordre alphabétique) :

Angélique

Béatrice

Isabelle

Marie-Joëlle.

Je partage avec vous ces quelques citations qui ont éclairé le chemin de ma vie :

« 

L’enfer, c’est de ne plus aimer.

 » Georges Bernanos

« 

Dieu mit l’amour au bout de toute chose, l’amour en qui tout vit, l’amour sur qui tout pose.

 » Victor Hugo

« 

La vérité se distingue par la simplicité.

 » Nicolas Copernic

« 

Choisissez convenablement celui ou celle qui doit réaliser telle ou telle chose et ensuite fichez-lui la paix.

 » Hubert Lyautey (Maréchal de France)

PRÉFACE

Outre ma famille et mes amis, ce livre s’adresse à toutes celles et ceux qui veulent sortir des ornières dans lesquelles nous nous enfonçons toujours plus, quel que soit le domaine. Bien que les grandes sociétés en tireront très certainement profit, ces pages se destinent avant tout aux patrons des Petites et Moyennes Entreprises (PME) que j’ai côtoyés pendant plus de quarante ans. Durant toute ma carrière, je me suis laissé guider par le souci permanent de comprendre pourquoi telle entreprise prospérait, tandis que telle autre claudiquait ou périclitait.

Pourquoi ? Mais pourquoi donc ? Voilà la question lancinante qui m’obsédait. La réponse viendrait plus tard. Elle serait simple et ferait la part belle à la liberté et à la responsabilité. Surtout, cette quête m’obligerait à « remonter le courant » vers ce que je crois être la source du comportement des êtres humains. Eux et eux seuls engendrent l’environnement économique dans lequel ils vivent ; et cela plus à cause de leur tempérament que grâce à leur intelligence.

Vous me direz : « Voilà la belle affaire. Comme si nous ne le savions pas ! » Eh bien… peut-être que non ! Certes, notre quotient intellectuel révèle notre capacité à créer, expliquer, comprendre… Mais pour vivre, notre tempérament domine très, très largement. L’intelligence nous sert surtout à poser des mots sur notre comportement, voire à le modifier quelque peu, à condition de le vouloir. Il lui faut cependant produire un énorme effort pour dominer et surtout corriger ce que notre caractère aurait d’excessif ou d’inadapté.

Tous, nous venons au monde avec une « carte mère » extrêmement difficile à changer. Tout au plus, nous pouvons la contrôler un peu mieux, moyennant des efforts constants et conséquents, selon la « force » de cette « carte mère ».

Œuvrer au contact de centaines d’entreprises ‒ et donc d’entrepreneurs ‒ m’a fourni de vastes matières à réflexion. Je peux affirmer que le rendement de 80 % des entreprises va de moyen (pour la plupart) à médiocre, voire nul. Existe-t-il un remède à cette « maladie » ou bien sommes-nous fatalement condamnés à une espèce de fléau lié à la nature même des choses ? Non ! Certainement pas ! En y prêtant davantage attention et en respectant certaines règles de base, nous pouvons nettement améliorer les résultats de notre activité économique. Nous verrons comment.

Il reste que les PME vivent dans un contexte politique donné : régional, national et international. Comprendre l’environnement dans lequel elles se meuvent demeure vital pour les chefs d’entreprises. Nous devons nécessairement aborder cet aspect contextuel ; ne serait-ce que pour prôner un peu plus de bon sens et de réalisme que ce qui semble prévaloir à ce jour.

L’Histoire, qu’elle soit nationale, européenne ou mondiale, nous a légué un héritage doux amer :

Les guerres récentes, désastreuses, ont détruit beaucoup de valeurs essentielles, dont l’autorité, l’honneur, le respect.

Depuis 1945, la crainte du feu nucléaire a préservé la paix mondiale ; mais qu’il tombe entre les mains d’un fou et toute la planète pourrait s’embraser : une éventualité que personne ne peut écarter.

La démocratie généralisée au monde entier constitue sans doute le seul véritable et imaginable bouclier. Tout doit être fait pour la promouvoir. Elle marquerait une avancée majeure de l’humanité. Toutefois, ce « moins mauvais des régimes » (dixit Winston Churchill) ne peut s’épanouir avec efficacité que s’il parvient à contenir, dans une certaine mesure du moins, la soif de pouvoir et de richesses, source d’oppositions, de rivalités et de guerres.

« Rien qu’en Chine, plus de 14 millions de véhicules viennent grossir chaque année le parc automobile ! »

Nous devons aussi atténuer, sinon contenir, la pollution que nous engendrons tout en satisfaisant nos besoins en énergie, eau et nourriture. Je ne doute pas que nous y arriverons. En témoignent les nouveaux et louables comportements responsables de tous ordres visant à réduire notre empreinte carbone. Mais suffiront-ils pour autant à relever les défis qui s’annoncent ? Par exemple, rien qu’en Chine, plus de 14 500 000 véhicules viennent grossir chaque année le parc automobile ! Clairement, le seul véritable espoir ne viendra que de la recherche fondamentale, prélude de changements technologiques systémiques.

Je pense que l’homme résoudra in fine les problèmes qu’il engendre ; mais il doit dès maintenant y consacrer le meilleur de lui-même, de son activité. Il y va de son bonheur. Sans tomber dans une approche « alchimiste médiévale », tant que la terre tourne, les éléments fondamentaux indispensables à la vie ‒ et qui remontent au mystère de nos origines ‒ sont l’eau, l’air, le soleil et par-dessus tout l’Amour, sans lequel rien ne tient.

Permettez-moi d’insister sensiblement, lorsque surgissent et s’étendent des lacunes structurelles, sur la nécessaire recherche de l’origine des causes profondes réelles, souvent simples, qui les génèrent.

À cet égard, laissez-moi brièvement vous raconter la « légende de la mer salée » :

Il y a fort longtemps, l’eau de mer était douce. Un jour, un bateau quitta son port avec à son bord un moulin à sel. Celui-ci ne se déclenchait que si le mousse chargé de s’en occuper oubliait d’accomplir régulièrement, à heure fixe, une manœuvre déterminée. Or, en cours de traversée, le bateau fut pris dans un terrible ouragan et sombra. Depuis ce jour, le moulin continue de fabriquer du sel, in-ter-mi-na-ble-ment.

Construisez autant d’usines de désalinisation que vous voulez, rien n’y fera. Pour dessaler la mer, un seul moyen : trouver ce moulin à sel et le neutraliser. Voilà par où commencer.

Quel est notre moulin à sel ? La fiscalité et tout le contexte social, légal et réglementaire, qui l’accompagne. Leur évolution depuis l’après-guerre produit de plus en plus de grains venant gripper la machine ; et avec eux, de moins en moins de tentatives de résolution. Quels en sont les symptômes les plus criants ?

L’augmentation

continuelle du chômage et de la dette publique des États ;

L’éloignement

du citoyen-contribuable des décisions politiques ;

L’inadéquation

du système fiscal et social ;

La

complexité

de nos sociétés…

Voilà les sources plus que probables de nos ennuis. Tant que personne ne réformera lourdement le « système », ceux-ci n’iront qu’en s’aggravant. Que faire ?

Rendons aux hommes leur liberté ‒ dont on nous prive un peu plus chaque jour ‒ et la responsabilité qui l’accompagne. Celle-ci n’ira pas sans rapprocher le citoyen du système politico-fiscal qui l’étouffe. Nous le verrons plus loin, la proximité est une condition sine qua non de la compréhension des êtres humains entre eux. Le bon entendement rend tout plus acceptable et plus réel. Quoi qu’on en dise, l’homme n’est pas un être rationnel. Voilà pourquoi des réalités souvent inattendues viennent bouleverser des prévisions économiques rarement réalisées.

« Les changements structurels s’opèrent moins par le QI que par le chaos. »

Il nous appartient de révolutionner notre désastreux système actuel, en termes de temps de travail, d’enseignement, d’organisation sociale, de fonctionnement des entreprises et de système financier. Oui, mais comment ? À nouveau, en accordant plus de liberté et de responsabilité.

Cela passe par une réelle volonté politique pleine de courage et d’abnégation… et durable. Car en politique, le long terme se calcule au mieux en plan quinquennal. De nombreuses voix autorisées alertent nos dirigeants depuis des décennies, en pure perte. Cette inertie s’avère préoccupante au regard de l’Histoire qui nous apprend que les changements structurels s’opèrent (hélas) bien moins par le QI que par le chaos.

L’espoir ne doit cependant jamais nous quitter. L’action des individus s’exerce au sein de l’État. Les nations européennes se sont construites sur des millénaires. La notion même de « Nation » puise son sens dans de très profondes racines. Imaginer un système sans ‒ ou pire, contre ‒ la Nation ne peut fonctionner.

L’Europe fédérale que nos gouvernants technocrates veulent produire ne verra jamais le jour. Si la course à l’élargissement a pu créer l’illusion d’un mouvement, en réalité elle a déjà abouti à une impasse, même si ce blocage semble relatif.

Il faudra emprunter un autre chemin pour parvenir à des résultats probants. Un chemin qui ne part pas du haut mais de la base, du socle des PME par exemple, le véritable tissu économique du pays et le vrai catalyseur de bonheur au travail, si elle s’en donne les moyens. Ce que propose cet ouvrage.

« Tandis qu’à leurs œuvres perverses les hommes courent haletants1. » Théophile Gautier

1 Cette citation constitue une mise en garde parce que, dans toutes ses activités, il est malheureusement rare que l’homme ne cède pas à sa frénésie, pour son propre détriment.

PARTIE A : Les principes d’A.C.O.R. de la performance

« Celui qui aime les hommes, les hommes l’aiment ; celui qui respecte les hommes, les hommes le respectent. » Proverbe chinois

Cette première partie propose une vision « micro » : elle zoome sur les PME et aborde de la manière la plus pratique qui soit les paramètres qui, selon le traitement que les directeurs réservent à leur affaire, soit tourneront leur entreprise en havre de paix florissant, soit l’entraîneront dans les profondeurs abyssales des dysfonctionnements et de la faillite.

Mais attendez, l’un ou l’autre scénario dépend-il vraiment du seul entrepreneur ? Oui, dans 90 % des cas ! Et c’est ce que vous allez découvrir dans ces pages : comment (pour) suivre les principes d’A.C.O.R. de la performance pour une société (une affaire) sereine et pérenne.

Principes directeurs

Les voies de la performance : comme celles du Seigneur !

Des centaines, peut-être des milliers, d’auteurs, éminents parfois, intéressants toujours, ont écrit et discouru dans le but d’augmenter la performance des entreprises. Les nommer prendrait plusieurs pages. Le plus souvent, ces experts abordent l’une ou l’autre facette relative à la nature de ces entités. Autant de thèmes pour autant de spécialités, comme celle des neurosciences, pour n’en citer qu’une.

J’ai lu beaucoup de ces ouvrages. J’ai assisté à beaucoup de ces conférences qui, pour la plupart, auraient mérité de longs approfondissements pour rendre leur contenu exploitable au quotidien. Le problème était là : comment se souvenir de tout, tout le temps ? Certes, mieux vaut lire et écouter que ne rien faire du tout. Nous ne pouvons pas nous substituer aux experts. Ce que l’on apprend pourra toujours s’avérer utile quand bien même certains sujets se révèlent volatils.

Nous ne pouvons pas non plus changer les hommes, ou si peu. Parfois ce « si peu » suffira. Il reste que les chefs d’entreprise en questionnement peuvent améliorer leur efficacité en appliquant des recettes simples. Mais ils doivent le vouloir : la difficulté réside dans le mot « appliquer », pas « recette » ! Ma grand-mère maternelle disait : « Si l’on vendait du tact, il n’y a que ceux qui en possèdent déjà qui en achèteraient. »

« Les PME sont, à titre humain, ce qu’il y a de mieux ! »

Dans l’exercice de mon métier, j’ai eu l’occasion de côtoyer beaucoup de chefs d’entreprises. Pour eux, je recherchais les voies de la performance. Mais, comme celles du Seigneur, elles sont souvent impénétrables. Ce que j’ai eu l’occasion et le bonheur de mettre en place m’a procuré de grandes satisfactions ainsi que de bons, voire d’extraordinaires, résultats au profit des entreprises concernées.

Il y a cependant un gros bémol. À peine 20 % des PME se sont montrées sensibles aux « voies de la performance ». Je ne peux pas achever ma carrière sans apporter, si modeste soit-elle, ma contribution à la recherche de meilleurs résultats dans les entreprises. Je connais bien les PME. Elles sont, à titre humain, ce qu’il y a de mieux. La proximité de chacun avec tous les rend, pour la plus grande majorité, naturellement équilibrées et socialement sereines.

Qui peut le moins peut-il le plus ?

J’ai moins côtoyé les grandes entreprises. Elles auraient cependant tout bénéfice à agir comme si elles constituaient un ensemble de PME. Des exemples existent. J’en connais un à HAGUENAU en Alsace.

En tant que président d’APM-Mons, j’ai visité SEW USOCOME, une entreprise de 1400 personnes. Son directeur général, M. Munzenhuter, en a fait un véritable bijou. Il a quadrillé son entreprise en un puzzle de petites unités relativement autonomes qui interagissent toutes entre elles. Il y règne un climat exceptionnel de respect, de responsabilité, de sécurité et de participation.

Si la perfection existe sur terre, cette usine s’en approche : j’y ai trouvé confirmation de tout ce que j’expose dans cet ouvrage.

Je ne peux évoquer la performance sans aussi attirer l’attention sur le contexte économique et politique dans lequel nous vivons, un environnement susceptible d’influencer nos décisions ‒ une approche, je le confesse, moins technique et plus personnelle qui n’engage que moi. Mais revenons à notre performance interne.

Les détails : un job du diable !

La performance est avant tout une succession de soins. Il faut être efficace en tout. Aucun détail ne saurait être négligé ; chacun sait que le diable s’y cache. Tout a son importance. Nous le redirons plusieurs fois, tout vient des dirigeants. Dans toute aventure humaine, le chef est la clef de tout. Pour tous ceux qui l’accompagnent, il est LA référence. Son attitude, sa discipline, son courage si besoin, le respect qu’il a de lui-même et des autres, forment son ADN.

Et malheur à ceux qui abusent de leur autorité. Car le chef (seul) induit le climat qui règne dans son entreprise. Il n’est pas responsable de tout par hasard. Cinq principes directeurs peuvent se dégager :

1.Il se soucie de ses collaborateurs. À cet égard, il se montre juste et se garde de toute préférence ostentatoire.

2.Il entretient avec eux un rapport simple et clair dans le respect de sa fonction. « Il n’y a pas d’autorité sans prestige ni de prestige sans éloignement », a écrit le général de Gaulle. Il en connaissait un bout dans ce domaine comme dans celui de l’organisation et de la délégation.

3.Il ne s’occupe pas de tout, aux antipodes du « responsable » qui croit pouvoir tout gérer, de préférence le Smartphone vissé à l’oreille.

4.Il veille à l’organisation bien huilée de son entreprise au moyen de procédures adéquates. Le contraire détruirait le climat si vital pour sa cohésion et sa réussite.

5.Par-dessus tout, il doit connaître son pire ennemi… lui-même !

Durant la guerre 39-45, l’armée américaine a observé l’émergence inattendue et souvent déterminante de chefs naturels non investis de pouvoir hiérarchique. Cherchant à en déterminer le profil, elle a chargé une commission d’enquête d’établir un rapport qui, espérait-elle, pourrait l’éclairer sur leurs points communs… sans jamais y parvenir. Faut-il incriminer les méthodes d’investigation de l’étude ou bien l’ascendant naturel de certains hommes sur d’autres semble-t-il ne correspondre à aucun critère prédéfini ?

L’école : un cas !

Enfin, je me dois d’aborder aussi les problèmes inhérents à l’éducation et à la formation. Étonnamment, les meilleurs chefs d’entreprises que j’ai côtoyés n’avaient pas fréquenté longtemps l’école. Tout aussi dérangeant, c’est avec les universitaires que j’ai rencontré le plus de difficultés. Pourquoi cette constance ?

J’ai finalement réalisé que l’école ne nous apprend dans la pratique que ce qui est mesurable, tangible. À l’inverse, elle n’offre que peu de solutions à ce qui ne se mesure pas. Or les réactions de l’individu, en fin de compte à la source de tout, relèvent de l’intangible. Quel apprentissage pour comprendre les gens ? Je vois là les raisons pour lesquelles les économistes ne s’en sortent pas (si) bien.

L’Activité

C’est notre seule vraie richesse

Sur le plan économique, tout commence par le travail, dans le sens d’œuvrer. C’est ancré dans notre inconscient collectif depuis des millénaires : rien ne s’obtient sans labeur. Sans lui, l’homme ne vivrait pas, il pourrait difficilement se nourrir. D’où le sens de l’expression « vie active ». Le travail constitue le seul véritable créateur de richesses.

Effectué dans des conditions idéales, il équilibre les individus et leur offre souvent reconnaissance et liberté. Voilà un élément vital pour l’être humain. L’activité des individus est la seule à pouvoir créer de l’emploi. Nous pouvons conclure sans nous tromper que beaucoup d’activité crée beaucoup d’emplois ; et inversement.

C’est pas du gâteau

Nous avons tous entendu dire qu’il « fallait partager le gâteau ». Mais… quel gâteau ? Existe-t-il un gâteau dont le partage résoudrait tous les maux ? Non. S’il existe un gâteau, c’est celui que tous nous devons préparer tous les jours. Il n’est pas préexistant. Cette formulation erronée, poussée à son paroxysme en France avec la règle des trente-cinq heures, a plongé le pays dans ce qui peut être considéré comme le début de la misère pour lui. Le travail est notre plus précieux actif.

« La propension des humains à tout vouloir légiférer, réglementer et normaliser, aboutit à la paralysie graduelle du système. »

Répétons-le, il n’est de gâteau que celui que l’on concocte tous les jours. Certes, il convient d’équilibrer les activités de travail et de loisirs. À cet égard, chacun devrait pouvoir décider de la répartition entre l’un et l’autre. La propension des humains à tout vouloir légiférer, réglementer et normaliser aboutit à la paralysie graduelle du système. Notons à quel point cette évolution réglementaire générale et permanente conduit un pays à l’asphyxie :

Le temps de travail commence à être réglementé au début du XX

e

 siècle.

La journée des 8 heures est instaurée en 1919 en France et en 1921 en Belgique.

Depuis, cette durée a évolué pour en arriver à un système absurde comme celui d’une journée de 7 heures et tant de minutes. À quand les secondes ?!

Ce carcan rigide, couplé d’ailleurs avec d’autres mesures du même acabit dans pratiquement tous les domaines, empêche les entreprises de s’adapter à un monde toujours plus versatile. La flexibilité ne peut se dissocier de l’efficacité. Difficile d’imaginer en quoi la souplesse serait nocive aux travailleurs, pour autant qu’elle fasse partie d’un ensemble équilibré de mesures négociées et contrôlées.

Pourquoi ne pas envisager un temps de travail de référence sur une base annuelle avec une répartition ou un étalement laissés, dans chaque entreprise, à l’appréciation des partenaires sociaux chargés de l’introduire et de la contrôler ? Nous pourrions ainsi non seulement tenir compte des spécificités de chaque organisation, mais aussi des situations de chacun des membres du personnel, tout en sachant que, pour la majorité des cas, la part commune serait la plus importante.

C’est la santé

La santé de l’entreprise dépend complètement des conditions dans lesquelles le travail se réalise. La manière d’organiser cette force considérable et l’ambiance dans laquelle elle s’exerce constituent des éléments déterminants pour atteindre la performance optimale. Nous parlerons de cette gestion et de l’atmosphère nécessaire à son épanouissement un peu plus loin.

La personne dont le travail s’avère vital pour l’entreprise est à l’évidence l’entrepreneur lui-même. Qu’il vienne à mal diriger sa force de travail et toute l’entreprise en pâtira. Or la gestion défaillante du temps de travail est hélas monnaie courante chez les chefs d’entreprise. Certes, nous ne sommes pas des dieux et la perfection n’est pas de ce monde. Mais si l’entrepreneur souhaite un minimum d’efficacité personnelle, il doit respecter certaines règles. Nous aborderons plus loin la question du temps de travail pour nous concentrer sur son mode opératoire.

L’énergie est limitée, elle s’épuise, se disperse. Il faut donc en optimiser l’usage. L’économie des forces reste la première loi économique. J’ai pu constater à maintes reprises le mésusage, parfois mortel, du temps de travail de l’entrepreneur. Je vous livre ci-dessous quelques expériences significatives.

C’est le devoir de l’entrepreneur

Premier cas d’une PME de vente et maintenance de matériel de bureau

Cette petite entreprise occupe quelque dix personnes en plus du patron. Un jour, un de mes collaborateurs avec qui je faisais le point m’apprend que, pour comprendre ses sérieuses déficiences de rentabilité, le client avait noué un contrat très onéreux avec une firme spécialisée en audit d’entreprise.