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Les vaccins contre le coronavirus, affirme Bill Gates, ont sauvé l'humanité. Lors de la prochaine pandémie, ce que le penseur et activiste présente comme un fait, le processus de vaccination doit être raccourci : six mois après la découverte de l'épidémie, toute la population mondiale devrait être vaccinée. La proposition de Bill Gates s'appelle GERM : Global Epidemic Response and Mobilization (Réponse et Mobilisation Mondiale face aux Épidémies). Cela coûterait environ un milliard de dollars par an et il s'agirait d'une équipe composée d'environ trois mille spécialistes dans différents domaines : médecine et infectiologie, génétique, biologie, informatique, communication, logistique, experts en politiques publiques et experts en développement de produits. Selon Gates, le monde doit se préparer, mais la nouvelle pandémie est-elle vraiment un danger imminent?
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Seitenzahl: 42
Veröffentlichungsjahr: 2026
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Les prévisions de Bill Gates
Depuis le début de la pandémie de Covid-19, le nom de Bill Gates fait la une des journaux. L’ancien gourou du logiciel et de l’informatique, devenu milliardaire grâce à son entreprise Microsoft, s’est consacré ces dernières années à la philanthropie: ses principaux domaines d’intérêt sont les catastrophes climatiques et les énergies renouvelables, mais aussi les vaccins et les épidémies. Son nom, ses idées et ses actions sont loués par certains et détestés par d’autres. Là où certains voient un engagement sincère pour freiner la pandémie, d’autres ne voient qu’une affaire commerciale. Ce qui pour beaucoup était le seul salut possible – les vaccins – était pour d’autres un moyen de contrôler, de nuire, voire de réduire la population.
La vérité est que Gates, dans les années qui ont précédé la Covid-19, avait évoqué les dangers imminents d’un nouveau virus qui attaquerait l’humanité et se propagerait rapidement, nous plongeant dans une pandémie. Il avait averti que nous n’étions pas préparés et que nous devions commencer à nous y préparer sérieusement. Comme il l’explique dans son blog, “Le monde n’a pas donné la priorité à la santé mondiale avant qu’il ne soit trop tard, et le résultat a été catastrophique. Les pays ne se sont pas préparés aux pandémies, les pays riches ont réduit le financement de la recherche et du développement et la plupart des gouvernements n’ont pas renforcé leur système de santé”1.
À partir de 2022, Bill Gates double la mise: le monde doit être prêt à faire face à une éventuelle pandémie, et il doit le faire à l’avance, avec des ressources et une coordination mondiale. Il affirme que si les mesures nécessaires sont prises, la pandémie de Covid-19 pourrait être la dernière à frapper l’humanité. Dans son livre How to prevent the next Pandemic? (Comment prévenir la prochaine pandémie?), Gates décrit les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif.
Sera-t-il vraiment possible d’éviter une nouvelle pandémie? Sa proposition spécifique s’appelle GERM: Global Epidemic Response and Mobilization (Réponse et mobilisation mondiales face aux épidémies). Le coût serait d’environ 1 milliard de dollars par an (mais permettrait d’économiser des milliers de milliards de dollars en cas de pandémies éventuelles). Son analyse de la pandémie de Covid-19, les chiffres qu’il avance et le rôle “miraculeux” des vaccins lui permettent d’esquisser un scénario dans lequel il est possible d’éviter les pandémies. Ses détracteurs soulignent toutefois de nombreux points obscurs, mettent en évidence des chiffres biaisés et, surtout, soulignent les intentions cachées derrière ses plans et ses paroles.
GERM
Gates énumère trois choses que nous devons (et pouvons) faire immédiatement pour prévenir les pandémies. La première: nous doter de meilleurs outils. Il cite l’exemple de la technologie de l’ARN messager et explique comment celle-ci peut jeter les bases du développement rapide de nouveaux vaccins. Cela inclut des investissements dans les vaccins et les diagnostics. La deuxième: GERM, pour surveiller l’éventuelle apparition de nouvelles maladies. Enfin, renforcer les systèmes de santé, en particulier dans les pays en développement.
Mais qu’est-ce que GERM? Il s’agit d’un groupe de travail permanent appelé Global Epidemic Response and Mobilization (Réponse et mobilisation mondiales face aux épidémies). Actuellement, selon M. Gates, il existe certaines agences qui se consacrent à la détection des foyers ou à l’amélioration de la réponse aux épidémies, mais il s’agit d’initiatives disposant de peu de ressources, qui dépendent du volontariat et dont les actions ne se traduisent pas en actions globales et encore moins en politiques. L’une des organisations existantes est le GOARN (Global Outbreak Alert and Response Network, Réseau mondial d’alerte et de réponse aux épidémies).
Le GERM devrait disposer d’un budget d’un milliard de dollars par an. Il s’agira d’une équipe composée d’environ 3 000 spécialistes issus de différents secteurs: médecine et maladies infectieuses, génétique, biologie, technologies de l’information, communication, logistique, experts en politiques publiques et experts en développement de produits. Des spécialistes du monde entier basés dans certains pays et travaillant à temps plein. Cette équipe jouera un rôle essentiel dans la surveillance des épidémies et leur contrôle afin d’empêcher leur propagation.
Mais l’activité de l’équipe GERM ira également au-delà des épidémies, des pandémies ou des épidémies. D’une part, elle s’efforcera d’éradiquer d’autres maladies existantes, telles que la poliomyélite, le paludisme ou la rougeole.
Mais elle s’efforcera également d’améliorer les systèmes de santé, en particulier dans les pays les plus pauvres. En bref, selon M. Gates, elle contribuera à améliorer la santé mondiale et le monde. Une autre activité fondamentale consistera à organiser des exercices simulant l’apparition de nouvelles maladies. Cela permettra d’identifier les points faibles, les défaillances, etc. et donc de travailler à leur amélioration.
Le budget prévoit le paiement des salaires, la mobilisation, l’équipement et d’autres dépenses. Le GERM collaborera avec l’OMS, selon Gates “le seul groupe capable de lui conférer une crédibilité au niveau mondial”, et ses comptes devront être publics.
Gates affirme qu’il est possible d’éradiquer les virus respiratoires, y compris la grippe. Selon son plan, une épidémie pourrait être contrôlée efficacement dans les 100 premiers jours, qui constituent la période clé avant le déclenchement d’une pandémie. Il propose d’imaginer le scénario suivant:
