La vie revisitée - Laurent Grenier - E-Book

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Laurent Grenier

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Beschreibung

Découvrez comment l'exploration de l'auteur sur les grandes questions de la vie, s'appuyant sur la philosophie, la psychologie et les sciences naturelles, peut vous aider à relever les nombreux défis de notre époque avec une nouvelle clarté d'esprit profondément inspirée.

  • « Excellent travail qui articule avec succès une synthèse multidisciplinaire sensée, intelligible, cohérente et plausible, intégrant des perspectives multiples de nature tantôt philosophique, tantôt scientifique », déclare Santiago S. Borboa, docteur en philosophie.
  • Patrick Imbert, docteur en sémiotique, ajoute : « Livre très bien structuré et argumenté. C’est très clair. Il est tout en nuance et s’exprime dans un style facile à lire, même quand il aborde des sujets complexes. Il s’adresse à un public cultivé, intéressé par la science et la philosophie, notamment celles et ceux qui cherchent à s’y retrouver dans le déboussolant fouillis universel. Ce livre pourrait également servir de modèle aux étudiants en philosophie, puisqu’il se distingue par sa qualité d’essai réflexif et synthétique, nourri de lectures très diversifiées et méthodiquement prises en charge par une forte personnalité intellectuelle. J’ai eu du plaisir à le lire. »

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Veröffentlichungsjahr: 2024

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Couverture

Laurent GrenierOttawa, 2024

Bonne lecture !

Page de titre

LA VIE REVISITÉE

Une perspective multidisciplinaire sur le but de l’existence

Laurent Grenier

Essai philosophique

Soledit

Page sur le droit d’auteur

Couverture par Andy Magee (Reedsy)

© Laurent Grenier, 2024.La reproduction de cet essai, complète ou partielle, sous quelque forme que ce soit, sans le consentement de l’auteur, est formellement interdite.

https://[email protected] : 9798339099970Dépôt légal, Bibliothèque et Archives Canada, 2024

Du même auteur

A Reason for Living, autobiographical essayNardisPress, 2004

Pour l’amour de la vie : Florilège, morceaux choisisÉditions Philettres, 2006

Meditation Time :Know Yourself and the World Around YouPhilosophical essay, NardisPress, 2019

Dédicace

À mon neveu et à ma nièce,Arnaud et Juliette Grenier,avec toute mon affection

Remerciements

Je tiens à témoigner ma gratitude à mon frère Pierre et à ma tante Claire Lagacé, qui m’accompagnent dans mes réflexions depuis des années, ainsi qu’à mes amis et relations – classés en ordre alphabétique – Santiago S. Borboa, Anne-Julie Boucher, Pierre Bourque, Geneviève Cloutier, Ayoub Diab, Jacques Dufresne, Clovis Fauquembergue, Gabriel Fohom, Sylvie Hurtubise, Patrick Imbert, Matteo Locatelli, Alexandre Michaud, Pierre Nepveu, Abbad E. A. Othmane, Claude Soucie et Armel Tsague. Tous ont bien voulu lire mon manuscrit et me donner leur avis, riche de connaissances linguistiques, philosophiques et scientifiques étendues et diversifiées.

Table des matières

Introduction

oMa vision du monde…

oLe problème de signification du monde…

Les menaces existentielles

oLes dangers particuliers à notre époque…

Le corps et l’esprit humains

oLe tronc et les organes du corps…

oLa tête, les bras et les jambes…

oLa conscience et sa fonction adaptative…

oIllustrations…

La vie dans son principe

oLes parallèles entre le fonctionnement de la machine à vapeur et celui de l’organisme humain…

oLe système dissipatif…

oLes origines de la vie et son évolution…

oIllustration…

La nature universelle

oL’équilibre dynamique (néguentropie) par opposition à l’équilibre « statique » (maxentropie, ou entropie maximale)…

oL’unité de la nature humaine et de la nature universelle…

oLa nature universelle sous sa forme multiple, où le conflit comme l’harmonie peuvent prévaloir entre les choses…

oIllustration…

Le déterminisme souple

oLe problème de mesure et le fait de nature…

oLa flexibilité adaptative…

oLa souplesse fonctionnelle…

oL’illusion d’un déterminisme strict…

oLa mécanique quantique…

oIllustration…

Le panpsychisme

oLe rapport entre le savoir et le réel…

oLe rôle central de la subjectivité…

oL’esprit et la matière en tant que signifié et signifiant d’un logos…

oLa conscience dans une optique panpsychiste…

oLa communication entre les entités vivantes, d’un point de vue thermodynamique…

oIllustration…

Le régime de pleine conscience

oLes objectifs et les circonstances de nos vies…

oLa vie : une fin et un bien en soi…

oLa forme dissipative ou vivante et son fondement universel…

oIllustrations…

L’amour comme principe vital

oL’abandon du réductionnisme matérialiste et du réductionnisme idéaliste…

oLe problème de vérité…

oLa volonté instruite par le savoir…

oLe concept d’amour…

oLe pouvoir créateur immense et pourtant limité de la nature universelle…

oNotre rapport de filiation avec notre fondement créateur…

oNotre rapport d’interconnexion avec le reste du monde…

oLa société juste et le développement durable…

oIllustration…

Bibliographie

Introduction

« J’avance l’idée suivante, surtout que rien ne m’incite à penser l’inverse : la réalité (en sa qualité d’être qui s’impose à l’esprit à travers l’expérience) se suffit parfaitement à elle-même et alterne sans cesse, au cours de son déploiement, entre le mode latent et le mode manifeste. »

Je vous prie de considérer mon propos non pas comme un point d’arrivée, manière de dernier mot qui prétend faire autorité, mais comme un point de départ vers une réflexion personnelle et originale. À chacun son voyage et sa destination dans le vaste paysage des idées possibles.

Dans cet esprit, je vous propose huit chapitres où j’expose ma vision du monde. Libre à vous de déterminer si elle vous semble juste ou non, étant donné votre façon particulière de concevoir les choses.

Cette vision du monde possède un caractère multidisciplinaire et synthétique, au carrefour de la philosophie et de la science, que j’estime aussi opportun qu’il est périlleux. Pourquoi opportun ? Parce qu’à l’époque actuelle où la connaissance humaine est parvenue à un niveau élevé de spécialisation dans tous les domaines, on a tôt fait de se perdre dans les détails au point d’être privé de toute perspective d’ensemble, quand l’idéal serait de pouvoir rapporter l’image ramifiée et touffue de la réalité à une pensée instruite et unifiée, comme un tronc à partir duquel tout prend un sens.

On comprendra néanmoins que sous prétexte de ne retenir que l’essentiel, un tel effort de simplification soit périlleux, puisqu’il risque toujours de s’engager complaisamment dans des raccourcis simplistes qui ne mènent nulle part, si ce n’est un songe agréable mais creux, sans pertinence véritable. Je crois cependant avoir évité cet écueil, qui mènerait à un naufrage plutôt qu’à une découverte.

Notez que j’ai emprunté la voie philosophique alors que j’étais aux prises avec une crise existentielle qui bouleversait complètement le sens que je donnais à ma vie. Un accident de plongeon – accompagné d’une grave lésion médullaire – avait réduit l’athlète adolescent que j’étais en jeune quadriplégique, désormais inapte à réaliser ses rêves. Autrement dit, je suis un autodidacte pour qui la philosophie était au départ un remède contre le sentiment d’absurdité et son corollaire morbide : un désespoir potentiellement suicidaire. Cela contraste avec un universitaire diplômé, surtout motivé par une profonde curiosité intellectuelle.

Notez également que mon parcours informel, en marge des universités, compte près de 40 ans que j’ai consacrés avant tout à la méditation et à l’étude, sans parler de l’écriture. La bibliographie à la fin du présent essai rend hommage aux auteurs qui ont été mes sources principales d’information et d’inspiration. Ces auteurs constituent, en un mot, mon cadre culturel. J’invite quiconque désire situer ma pensée dans ce cadre à consulter ma bibliographie, d’autant plus que je n’use d’aucune citation au cours de mon exposé pour en alléger le style.

Cet exposé part du principe que tout problème de signification du monde implique un problème d’acquisition du savoir. Or, ne nous en déplaise, nos moyens cognitifs – qui fixent les possibilités et les limites de cette acquisition – sont faillibles, bien que suffisamment capables d’efficacité adaptative pour nous permettre de vivre. Dès lors, je donne volontiers au réel le bénéfice du doute lorsqu’il paraît déficient, parce que dans ce cas je soupçonne fortement la manière dont on le conçoit de mériter un bonnet d’âne.

De même, j’avance l’idée suivante, surtout que rien ne m’incite à penser l’inverse : la réalité (en sa qualité d’être qui s’impose à l’esprit à travers l’expérience) se suffit parfaitement à elle-même et alterne sans cesse, au cours de son déploiement, entre le mode latent et le mode manifeste. Le passé cède sa place au présent, qui cède sa place à l’avenir, mais ce premier comme ce dernier sont toujours des présents dont l’un n’est plus et l’autre pas encore. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que c’est comme ça, voilà tout. Explication circulaire, certes, qui révèle le mystère d’une évidence ontologique inexplicable, d’un devenir éternel dont l’existence est autant une interrogation qu’une affirmation.

Se chargerait-on d’augmenter ce semblant d’explication à force de lois méthodiquement vérifiées, celles-ci auraient toujours en dernière analyse une valeur plus descriptive qu’explicative, qu’on le veuille ou non.

Certains préféreront se réclamer d’une cause divine comme fondement de la causalité universelle, en croyant qu’elle est susceptible de satisfaire leur gourmandise intellectuelle. Ce type de raisonnement ne promet, selon moi, qu’une régression à l’infini parfaitement stérile ou une régression unique – qui interrompt le raisonnement après l’avoir amorcé – totalement arbitraire.

C’est dire que notre façon de répondre à une question dépend de notre façon de la poser. Nous pouvons subtiliser toujours davantage, mais il arrive un moment où cette subtilité revient à ergoter fastidieusement. J’ai d’ailleurs plus d’une fois senti ce dérapage à propos de la démarche analytique. Un cheveu coupé en quatre reste un cheveu.

En somme, j’ai beau retourner mon esprit dans tous les sens, je ne trouve nulle part de justification pour un supplément de réalité que d’aucuns appellent Dieu. Je n’ai pas l’arrogance de croire que je détiens la vérité sur cette question, au-delà de tout doute raisonnable, mais honnêtement, je ne vois pas pourquoi la réalité ne contiendrait pas en elle-même le pouvoir d’être ce qu’elle est, dans toute sa magnificence, qui à la fois nous émerveille et nous effraie.

Permettez-moi de recourir à une image : le philosophe qui édifie un système, pour rendre compte de ce qui existe, ressemble à un entrepreneur. On l’amène sur un terrain et on lui dit : « Bâtissez-moi une maison habitable qui tire parti de l’espace prévu à cet effet ». Et voilà que cet entrepreneur fait étrangement comme si cet espace n’avait que la moitié de sa superficie et bâtit une maison étroite à la base qui nécessite, pour être habitable, un niveau supplémentaire en plus du rez-de-chaussée et du sous-sol.

Ma réaction : « Les choses auraient pu être tellement plus simples en exploitant au maximum l’espace disponible, qui permettait à la maison de se borner à un sous-sol et un rez-de-chaussée. Mais non, vous avez trouvé le moyen de me compliquer inutilement la vie avec un escalier de trop ! »