Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Alors que leurs chemins semblaient diverger complètement, Ellerie, une jeune fille solitaire, et Milo, un lycéen populaire, voient leur destin prendre un virage inattendu après leur rencontre fortuite. La fascination initiale cède progressivement la place à un amour profond qui les entraîne vers des sentiers que rares ont l’occasion d’explorer. En renonçant à sa vie calme et bien ordonnée, Ellerie découvre un nouveau sens à son existence, mais elle fait bientôt face à une réalité déchirante : l’élu de son cœur est atteint d’une maladie incurable et mortelle. Ensemble, ils devront apprendre à accepter l’inéluctable et à savourer chaque instant précieux qui leur reste, malgré tout.
À PROPOS DE L'AUTRICE
Eolianëa d’Orion est une passionnée des livres depuis l’âge de 6 ans et demi, ce qui lui a valu le surnom de « rat de bibliothèque ». Dès 8 ans, elle a commencé à écrire de la poésie, puis a progressivement transitionné vers l’écriture de romans. Pour elle, l’écriture est à la fois un moyen d’évasion et une manière intime de s’exprimer, lui permettant de se dévoiler aux autres.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 319
Veröffentlichungsjahr: 2023
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Eolianëa d’Orion
Larme de sang
pour une rose noire
Roman
© Lys Bleu Éditions – Eolianëa d’Orion
ISBN : 979-10-422-1214-8
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
« De mémoire de rose, il n’y a qu’un jardinier au monde pour la cueillir sans la blesser. Un seul être pour la panser et se faire le serviteur de mille épines. Mon cœur à moi est une rose du plus pur cristal… Au moindre mot, il vole en éclat, alors caresser ses pages du bout des doigts, car mon cœur y est prisonnier… Il y est enfermé. Saurez-vous l’en délivrer ? »
Oh ! Souvenir d’un temps, souvenir de tout temps… L’innocence connue lors de notre petite enfance et son éternelle insouciance ne fait alors que guider nos pas hésitants vers les chemins de la vie. Alors… tout peut être influencé, que ce soit le passé… le futur, mais aussi une promesse… Une promesse que jamais l’on n’oublie !
Oui, qui tel le sang, glisse sur ce bras-là… Ensanglanté au poignet, le bras pendant le long d’un corps… De mon corps qui voudrait reposer, pour ce que l’on pourrait nommer… L’éternité ! L’immensité bleue, se teintant alors doucement… voire plus que lentement sans doute, d’une somptueuse couleur carmin ! Non, plutôt rouge sombre en fait, oui c’est ça… Une couleur rouge sombre ou bien lie-de-vin, m’appartenant. Mon essence, ma vie du moins… c’est ce que je voulais croire alors… Ou devrais-je peut-être le dire autrement ? Car oui, pourquoi me le cacher… ce n’est pas à cause de toi que j’en suis arrivée là, non ! Loin de là, mais bien pour toi… uniquement pour toi et je ne peux le nier à présent, il est bien inutile de lutter plus longtemps à ce sujet… Je ne m’en défends même pas… En fait, je ne m’en défends même plus, à dire vrai. La raison vous demandez-vous ? La raison pourrait sembler surprenante, mais pourquoi donc m’en défendre, à quoi bon d’ailleurs… Alors encore une fois, une toute dernière fois pourquoi ne pourrais-je pas être tout pour toi ! Oui tout ton monde, toute ta vie ! Le temps file…
Les journées passent, mais elles ne se ressemblent pas, le temps lui, passe et repasse sans jamais faillir… Sans jamais ne serait-ce que faiblir, pas même pour un seul battement d’ailes… Le temps passe, mais ne s’arrête pas ! Il ne fait juste que courir… Il ne fait juste que fuir… Il ne se répète pas, alors encore une fois, je te veux auprès de moi, tout contre moi que cela soit pour un soir, pour une nuit… Ou bien pour toute une vie ! Je ne sais pas… Je ne sais plus, je suis perdue !
Pourquoi en est-on arrivé là ? Dis-le-moi ! Mais t’avoir dans mes bras, c’est la seule chose qui me tienne réellement à cœur, ou plutôt qui me tenait à cœur devrais-je dire et puis… Tu es parti… Tu as tout emporté avec toi., laissant un trou béant, un abysse… oui un abysse dans ma poitrine, un trou béant et surtout, ensanglanté… Tu m’as laissée et je ne l’ai pas supporté… Je ne peux juste pas oublier, alors laissez-moi vous le raconter ! Je ne veux surtout pas l’effacer… Alors oui, je vais vous le conter… À ma manière… Son histoire, mon histoire… enfin la nôtre si vous me suivez. Veuillez me pardonner et ce à juste titre, mais je vous mets en garde et ce dès à présent.
Que je m’explique. Le récit dont je vais vous faire part, eh bien… comment dire, c’est loin d’être un joli petit conte de fées, je dois bien l’avouer et pourtant… Cela avait si bien débuté et puis, très vite… Trop vite même, le rêve a fait place au cauchemar… Un cauchemar sans fin, qui commença par sa fin à lui… Lui me direz-vous ? Et à juste titre d’ailleurs. Eh bien, ce lui, c’est Milo… Mon Milo, mon univers et ma vie… du moins, il l’était avant tout ça… Alors, laissez-moi commencer mon récit, dès à présent et pendant que je retourne dans ces merveilleuses années, cette unique merveilleuse année même, je ne peux m’empêcher de me trouver, dans mon malheur, quelque peu chanceuse… Car oui, je le savais très bien moi-même, peu de gens connaissaient cela… Combien ont pu réellement connaître ce bonheur ? Trop peu sans doute… Ah ! Mais j’oubliais le plus important…
Enfin, le plus important, cela est vite dit, mais je ne me suis pas présentée à vous dans les formes. Alors, laissez-moi me rattraper séance tenante ! Et recommençons, depuis le début. Voulez-vous ? À la bonne heure ! Donc laissez-moi me présenter comme il se doit. Afin de corriger, disons cette outrancière maladresse que j’ai commise et puis surtout de faire les choses dans l’ordre cette fois-ci. Je me permets donc de faire les présentations. Alors voilà, je me prénomme Ellerie, dite Ellie pour mes amies même s’il y en a peu qui me nomme ainsi.
Ellerie Luinil de Rosan, née de Breuilles et j’ai, à l’heure où je reprends mon récit auprès de vous, tout juste atteint mes 16 printemps. Je suis certes encore très jeune, et vous devez vous demander sans doute ce qui a pu m’arriver de si terrible dans une si courte existence non ? Vous le saurez en temps voulu et croyez-le bien même si je suis très jeune, j’ai sans doute vécu bien plus que d’autres en toute une vie… Et c’est pourquoi je vais vous conter, dès à présent ce qui furent et resteront les plus belles années de ma jeune existence.
Oh oui ! Les plus belles, les plus merveilleuses, mais aussi et surtout les plus éphémères et magnifiques de toutes… Oui, tellement éphémères quand on y songe à présent lorsque l’on prend du recul… Si courte et pourtant si… merveilleuse ! On ne prend réellement conscience de la beauté de nos sentiments, de leur valeur réelle, que lorsqu’on les perd… Et ce à jamais ! Ils ont été si fugaces, mais non moins intenses… Oh oui tout simplement fugaces ! Car ce paradis terrestre… Que j’aie connu, oui ce paradis n’a duré que quelques saisons… Seulement une saison en fait… Oui, une seule petite saison et puis… Tout s’est terminé… comme si je n’avais fait que le rêver et pourtant c’était tout ce qu’il y avait de plus réel ! Une saison magique ! La belle saison, disait-il bien souvent, car nous nous sommes aimés… Oui, nous nous sommes aimés, le temps d’un magnifique été ! Si peu de temps, mais parfois, il me semble avoir été éternel !
C’est lors d’une telle saison que nous avons pu vivre notre petite histoire… Notre magnifique histoire ! J’avais 16 ans, presque 17, lorsque tout à finit par basculer…
Lorsque je l’ai rencontré ! C’est étrange, comme en une journée tout a pu, comment dire déjà, ah oui, basculer, c’est ça. Basculer dans un monde qui m’était alors totalement étranger… Un monde auquel je n’aurais bien évidemment jamais songé avant d’y être entraîné bien malgré moi… À cette époque, je dois bien l’avouer, je n’étais pas sociable pour un sou et personne n’osait m’approcher de peur d’attraper la rage sans doute, ou quelques autres maladies telles que la peste probablement… Sans doute, était-ce la conséquence logique de mon attitude vue de l’extérieur bien entendu.
Il faut dire que mes buts, mes souhaits, ou bien même mes aspirations pour mon avenir étaient alors, bien différents des leurs pour le dire franchement. Je n’étais pas ce que l’on pouvait qualifier d’agressive bien entendu, mais… leurs histoires, leurs vies en fait, m’étaient alors comme de bien entendu totalement indifférentes… Voire plus qu’insignifiantes même.... Elles ne m’importaient aucunement, pour être le plus honnête possible avec vous. J’étais inaccessible aux yeux des autres, un vrai glaçon en somme, et cela ne me faisait vraiment ni chaud ni froid… Oui, tout m’était étranger, je ne me sentais pas à ma place, pas dans mon siècle en tout cas…
Ne vous êtes-vous jamais sentis ne serait-ce qu’une seule fois dans un monde qui vous semblait ne pas être le vôtre ? Moi si… souvent, et puis il a fallu qu’il arrive dans mon existence pour que toutes mes certitudes volent en éclats, le temps d’un battement d’ailes et toute ma vie fut chamboulée ! Et vous devez bien vous douter, que ma vie amoureuse avait été quasiment, voire totalement nulle. Non, je n’avais eu jusqu’alors aucun acte d’amour quel qu’il soit. Aucune caresse, aucun mot tendre, et surtout aucun baiser d’amour bien sûr, rien de tout ce que l’on voyait à la télé ou dans les livres, non, vraiment aucun baiser de ce genre.
Sauf une fois, peut-être en primaire, mais c’était juste un pari stupide entre deux garçons pour savoir qui réussirait à embrasser « le glaçon » ou « la sauvageonne ». Là encore, des surnoms dont on m’affublait partout où j’allais. Surnoms qui me laissaient totalement de marbre même à l’époque, il faut bien le dire.
Bien évidemment, cela ne me faisait rien. Je n’avais alors, aucune raison de m’intéresser à ce que d’autres pouvaient bien penser de ma petite personne. Car après tout, je n’avais pas à changer pour eux non ? Seul l’avis de mes proches comptait un tant soit peu à mes yeux après tout, pas le leur… je n’avais donc naturellement pas à faire attention… Il était alors pour moi inutile de m’en faire pour de simples détails tels que des surnoms stupides… Pas même pour un empire, comme disait si bien le fameux proverbe, mais je m’égare, veuillez m’en excuser. Je disais donc que je n’avais pas à changer, pas même pour leur plaire ou me faire accepter d’eux… Comme si cela aurait pu m’importer un tant soit peu alors…
À vrai dire, j’étais beaucoup trop focalisée sur mes études, pour vivre réellement ma jeunesse de manière pleine et entière, comme toute autre jeune fille qui se respecte. Mon frère quant à lui, me poussait sans cesse jusqu’à mes extrêmes limites, m’en demandant toujours plus que j’en faisais… Que je ne le pouvais, devrais-je dire. Pour moi il voulait l’excellence ! Tout ce que je faisais ne lui suffisait jamais, il m’en demandait toujours plus. Je devais faire beaucoup plus, beaucoup mieux encore et toujours afin de me construire l’avenir qu’il rêvait de me voir obtenir un jour. Et moi, je ne m’en plaignais jamais. Loin de là… Mais ses desseins allaient se transformer comme le reste de mon univers à son contact et cela, ni lui ni moi à ce moment-là ne l’imaginions… Il ne voulait pas que je commette les mêmes erreurs que lui ou que notre pauvre mère comme il aimait me le rappeler si souvent et je l’acceptais sans broncher.
Il était alors, ma seule famille encore en vie et je n’aurais sans doute pas pu continuer sans lui à l’époque. Notre vie n’avait pas toujours été facile loin de là même. En fait, elle ne l’avait jamais été… Mais comparé à ce qui arriva par la suite, cela m’avait presque semblé des plus doux, et pourtant… Mon seul moment d’évasion… Ma seule échappatoire alors… Eh bien, c’étaient les livres tous simplement. Vous savez, ces petits objets bien souvent poussiéreux…
Très poussiéreux même pour certains, que peu de personnes consultaient, jugeant cela bien moins attrayant que de sortir s’amuser ! Mais qui pourtant contenait des pages importantes de connaissance ou de notre histoire en fait. Tant de choses pouvaient se passer au fil des pages de ses ouvrages que… Je ne saurais compter le nombre de fois où je me suis évadée avec leur aide ! Moi… Eh bien, je vivais à travers eux, je m’identifiais au personnage principal. À cette princesse que l’on venait sauver de sa tour de cristal, ou alors à cette jeune fille ivre de liberté qui parcourait les collines à cheval, les cheveux au vent. Je m’imaginais alors, à leur place et mon cœur s’allégeait un peu, du poids d’une vie que nulle jeune fille n’aurait dû connaître, sans doute pas si jeune du moins, mais la vie avait ceci de précieux qu’elle traçait chaque chemin de manière aléatoire sans distinction d’âge ou de sexe. Je n’avais pas pris conscience à ce moment-là, que je pouvais moi aussi, vivre les mêmes aventures que mes personnages de roman préférés, je ne le compris que bien plus tard en y repensant… ou plus exactement, il a fallu attendre que j’atteigne mes dix-sept printemps, pour qu’enfin, quelqu’un m’ouvre les yeux sur le monde et ses merveilles et me fasse connaître le véritable paradis !
Pour que je vive enfin, ce que mes livres adorés m’avaient fait vivre, au fil de leurs pages le temps d’une lecture, d’un souffle fugace… Qui comme le vent soufflait une brise de… Liberté… On n’oublie jamais, que la vie est bien trop courte, voire fugace, devrais-je dire…
Que le temps, lui, s’écoule et coule, inexorablement, lentement tout comme l’eau claire d’une cascade… Mais ce temps de bonheur absolu lui… fut bien trop court à mon goût et il me semble encore aujourd’hui qu’il n’a duré que le temps d’un battement d’ailes de papillon, ou comme je le disais étant enfant de pipaillon1, alors qu’en fait, il y a eu bien plus !
Même si je blesse ou que je suis blessée
C’est vraiment ce que je souhaite…
Alors ne me laisse jamais partir !
C’est ça que je souhaite, alors ne me laisses pas fuir…
Serre-moi contre toi et embrasse-moi !
Comme si c’était la première et dernière fois.
Oui ! Lui et moi, c’était… Comment le définir, ce que l’on pouvait nommer « un tout », oui, c’est cela dont il s’agissait. D’un tout… Une passion dévorante, aussi dévorante que le feu consumant inexorablement le bois dans l’âtre de la cheminée d’un chaud foyer les soirs d’hiver. Je sais, cela paraît sans doute très imagé, et même probablement fou, mais je ne parviens pas à vous le décrire autrement… En un mot, une belle et grande histoire d’amour, romantique à souhait et pleine de magie. Un conte de fées tout éveillé en somme, comme on en voit dans les films d’amour, ou même tient, les romans à l’eau de rose, vous voyez le genre j’en suis sûr. Un peu comme un Roméo et Juliette des temps modernes si l’on veut donner un équivalent. Seulement voilà… Notre histoire à nous ne s’est pas finie par le fameux « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », loin de là en fait. Nous étions conscients tous deux, que notre aventure s’achèverait un jour ou l’autre, qu’elle serait bien trop éphémère… Que l’on veuille ou non qu’elle dure toujours, nous savions que cela était voué à se terminer bien trop tôt… Parce que notre destin était tracé d’avance et que nous n’y pouvions rien changer… rien du tout, c’était tout simplement la fatalité ou bien juste la vie qui était ainsi je ne sais plus. Malgré cela, j’espérais, oui, j’espérais vraiment… qu’elle dure indéfiniment, juste éternellement en fait. Que nous pourrions partager une vie entière à s’aimer, à voyager, mais aussi à rêver, l’un par l’autre… Non ! L’un pour l’autre.
Que nous ne serions justes, jamais séparés ! Mais la réalité allait nous rattraper, quoi que l’on fasse… Nos désirs ne seraient pas réalisés, voilà tout… Ils allaient juste s’éteindre avec… La fin de l’été… Oui ! Mais voilà, il a bien fallu que je m’y résolve malgré tout, rien n’est éternel… Non, rien n’est immuable en ce monde… C’est une réalité qu’on l’accepte ou non d’ailleurs. Toute chose est éphémère et nous en avons fait la sombre expérience… Oui, la bien triste expérience en fait. Notre bonheur, notre enchantement d’être juste nous deux… Juste lui et moi, dans un monde bien à nous, un monde que nous avions créé à nous deux… Pour nous deux. Il fut éphémère et court… Bien trop court, mais au moins nous avons profité de chaque instant passé ensemble pleinement, avant… Oui avant qu’il ne parte, et qu’il n’emporte avec lui cette partie qui ne vivait que pour lui… Mon cœur ! Cette part de lui inscrit dans mes chairs telle l’encre d’un tatouage persistant sous ma peau d’ivoire… Maintenant, je peux bien vous l’avouer au moins à vous, chers lecteurs, je ne vis plus, je ne fais que survivre seulement… Je n’ai pas le choix, je le fais pour lui, car je le lui ai promis… Il voulait me voir vivre, même après sa disparition, et ce pour un long moment encore. Je devais lui survivre quoi qu’il arrive, quoi qu’il m’en coûte… Car oui, lui, il voulait me voir sourire, même après qu’il se soit éteint, ne serait-ce qu’en son doux souvenir.
Mais je ne regrette rien, parce qu’il m’a fait découvrir son univers, son monde et il m’a autorisé à entrer dans sa vie. Dans sa si précieuse vie, qui n’a que peu duré… 18 ans, c’était si jeune… Bien trop jeune pour voir sa vie s’achever ainsi. Et il a changé la mienne à tout jamais et pour toujours. Oh oui ! Il a changé tout mon univers, toute mon existence… Pour toujours et à jamais ! Je ne le remercierai jamais assez pour ce qu’il a fait pour moi, sans le savoir, au début certes, puis je me suis confié et il a compris jusqu’à quel point il avait compté. Je l’ai aimé tendrement… Oui tendrement et surtout avec passion et je sais que lui aussi m’a aimé, à sa façon, oui à sa manière si particulière qui n’appartenait qu’à… lui, en fait.
Je le sens tout au fond de mon cœur malheureux. Preuve de sa réalité… Preuve, que je ne l’ai pas seulement rêvé, comme tant d’autres choses… Je ne l’oublierais d’ailleurs, jamais… Lui ! Que dire sur lui, mon prince charmant bien qu’il ne fût pas à chevaucher sur un destrier blanc, il avait tout d’un prince de conte de fées, il fallait se l’avouer… mais un prince des temps modernes. Il était tout simplement le garçon de mes rêves, même si, je n’en avais pas encore pris conscience la première fois que je l’ai rencontré. Et je m’en souviens d’ailleurs…
Flash-back
Milo de Rosan, tel était son nom. Un nom qui avait de la noblesse, du prestige même ! Lui, c’était vraiment tout le contraire de ce que j’étais à l’époque, il faut le dire. Oh oui, tout le contraire de moi, croyez-moi sur parole ! J’en ai encore plus conscience maintenant qu’il est parti rejoindre la voûte céleste qu’il aimait tant à regarder le soir. Grand et beau, un brin ténébreux et surtout musclé, juste comme il le fallait sans excès. Milo était de ses garçons dont le physique rappelait furieusement les mannequins où les princes de conte de fées, jusqu’à cette odeur envoûtante… son parfum Eau Sauvage de Christian Dior, qui semblait conçu pour compléter le parfait tableau qu’il offrait. En bref, un garçon que l’on qualifierait de populaire et d’aussi riche que moi je pouvais être désargenté, si je voulais faire un contraire pour illustrer mes propos. Non pas que je fusse pauvre hein non, je faisais partie de ce que l’on pouvait appeler l’ancienne haute noblesse française. Que je m’explique, ma famille est une des plus anciennes de notre pays et nos ancêtres étaient des parents du dernier roi et si j’avais alors vécu à cette époque, le titre de princesse de sang m’aurait sans doute incombé et pourtant… Pourtant comparé à lui… À Milo, je n’étais pas ce que l’on pouvait qualifier de fortuné à mes yeux. En fait, comparé à lui, je n’étais tout simplement rien à mes propres yeux, car il représentait pour moi l’inaccessible, vous savez ses désirs que jamais vous ne touchez, mais que vous semblez effleurer fugacement du bout des doigts. En bref, comme la plupart des élèves de cette école prestigieuse, Milo faisait partie de ses familles nouvellement riches qui avaient fait fortune récemment d’ailleurs et qui constituaient plus de la moitié de l’école.
C’était, pour ça que j’étais venue ici moi-même, car elle était la meilleure école de tout notre si beau pays. Une école pour les plus riches, dirigée par les plus fortunés et moi ancienne toute jeune noble que j’étais face à eux, c’était grâce à une bourse et à mes excellentes notes que j’y étais entrée… Non pas car mon frère n’avait pas les moyens, mais je n’avais pas voulu être privilégiée tout simplement… J’avais fait le choix de ne pas faire jouer la fortune dont j’étais héritière et d’y arriver par moi-même. Certains jugeraient que j’ai agi de manière idiote, mais je me refusais à me servir de mon nom ainsi… Dans ce sanctuaire doré pourtant, cela était monnaie courante, mais moi, je ne pouvais pas et ne voulais pas ! C’est pourquoi mon frère avait cédé… Et c’est seul, que j’avais gagné ma place ici bien que j’aie pu y entrer sans soucis grâce à mon nom et ma fortune personnelle… Lui ! Il faisait partie d’un groupe de garçons « Tous dans le vent » comme le dirait si bien mon grand frère Ewan, composé donc de ce que l’on nomme plus communément, des séducteurs nés. Vous savez, il faisait partie de ses garçons sur d’eux, sachant qu’ils plaisaient et qui somme toutes, en jouaient bien volontiers auprès de la gent féminine de ses lieux. Autant ne pas se le cacher, le genre de jeune homme limite sans cervelle et pensant plus à leur apparence qu’à ce qu’ils avaient dans leur psyché. Popularité oblige, du moins c’est ce qu’ils laissaient tous paraître ainsi vêtus à la toute dernière mode… En somme, comme tout bons fils ou fille à papa qui se respectait sans aucun doute, je le crains fort, mais qu’importe après tout !
Ce n’était finalement que de la frime et à celui qui afficherait de la manière la plus ostentatoire possible sa fortune, qui se retrouverait au sommet de la chaîne. Non pas la chaîne alimentaire, bien entendu, quoiqu’en quelque sorte on en était pas loin d’un certain point du vu. Enfin cela n’a que peu d’importance dans mon histoire, nous pouvons bien laisser cette réflexion où elle en est pour l’heure.
On les remarquait évidemment dans toute l’école et ceux de très loin même ! C’est grâce à ça que je les ai tout de suite remarqués, enfin surtout Milo en fait. Oui, car dès le premier instant, le premier regard qui effleura sa silhouette, je ne pouvais guère le louper, alors forcément je l’ai remarqué, dès le premier regard, et de ce fait j’étais à jamais captivée ! Bien malgré moi j’avais été victime de ce que l’on qualifierait de… coup de foudre. Oui, appelons cela un coup de foudre ou comme vous voudrez, c’est juste la réalité des faits qui se sont déroulés cette année-là. Réalité que j’eus bien du mal à reconnaître à mes débuts… En toute franchise, je crois que… Je refusais de croire que cela puisse m’arriver à moi si vite… En un regard, après tout, je n’étais pas dans un de ces contes de fées.
Oui… Lui, Milo, il était si… autant le dire clairement. Car oui, il était si différent ! Il se différenciait de ses amis par son calme apparent, oui et surtout sa désinvolture manifeste que tout son corps criait à tort et à cris dans sa posture décontractée, mais terriblement séduisante. Trop séduisante d’ailleurs pour ma propre santé mentale… Malheureusement pour moi, j’étais captivée, et cela pour l’éternité. Je ne pourrais que le comprendre par la suite et avec l’acceptation, il y eu aussi la prise de conscience qui va avec. Les mains toujours dans les poches, Milo regardait ses amis faire les pitres et y allait de ses petits commentaires, sarcastiques sans nul doute, mais qui faisaient rire tout le monde alentour.
Il était si à l’aise dans ce petit groupe, dans cette vie faite d’apparence feinte et d’hypocrisie. Il était sans conteste assez insolent dans son genre, oh ! Oui d’une insolence folle même, mais il restait tout de même plus sincère que les autres dans son regard si on savait bien observer. Il était de cette catégorie de jeunes hommes que l’on disait cool et qui se faisait bien évidemment un devoir de faire craquer toutes les jeunes demoiselles avec un simple sourire balancé, où il fallait et quand il le fallait surtout ! Un magnifique sourire, soit dit en passant pour être des plus honnêtes… Honnête et réaliste, voilà tout. Oui, magnifique… Vraiment des plus sublime et envoûtant même, dirais-je.
À ce moment, je ne comprenais pas encore qu’il serait ma perte… Ma pire faiblesse, plus que je ne pouvais me l’imaginer ou aurais pu l’imaginer à ce moment précis. J’étais en ses instants, si purs et candides, si naïfs de tous ses changements que je n’en avais pas pleinement conscience. Je dois le reconnaître, il m’a fallu attendre pour le comprendre réellement… Un temps précieux perdu à comprendre ce qui était pourtant si évident… Mais revenons à mon prince, mon ange. Son physique, c’était ce que l’on pouvait nommer ou qualifier comme son atout majeur selon la plus grande partie de la population féminine de cet établissement scolaire et je ne pouvais que confirmer platement ses affirmations. Ciel, son physique, il était comment dire… Ah ! Oui, une arme redoutable, diablement redoutable même, pour toutes jeunes filles dignes de ce nom… Même pour moi qui étais pourtant à des lieux de ses autres filles, trop superficielles, pour que je veuille ne serait-ce que leur ressembler…
De fait, je ne pouvais que leur concéder en ce qui concernait Milo qu’elles avaient bien raison… Qu’elles étaient loin d’exagérer. Pourtant… Tout comme les autres, j’ai succombé… Je n’ai pas, et ce à vif, très vif regret, non plus échappé à la règle. Je n’étais pas non plus, indifférente, même si je ne voulais pas me l’avouer tout de suite, fierté oblige… Mais je vous le demande à vous ! Qui ne pouvait pas craquer devant ce beau ténébreux là ? Il était à l’image d’Apollon, alors qui n’aurait pas succombé ? Était-ce seulement possible de ne pas tomber sous le charme d’un tel dieu ? Car oui, on avait envie de plonger ses sénestres dans ses magnifiques cheveux noirs, aux doux reflets bleu argenté, de se noyer dans ses orbes bleu gris au reflet violine si sombre, de se laisser charmer par ses lèvres fines et bien dessinées qui semblaient vous inviter à vouloir les goûter sans attendre. Des lèvres si fines, si pleines que l’on ne pouvait que vouloir les cueillir et les goûter, juste pour savoir si elles étaient comment dire… Ah oui ! Sucrées. C’était bien ce que l’on nommait la tentation qui se cachait derrière cet éphèbe et non le diable comme je me l’étais imaginé au départ. Un péché de gourmandise, qui ne demandait qu’à être goûté du bout des lèvres. Un fruit défendu qui n’avait rien à envier à nulle autre merveille…
En un mot, une tentation bien trop grande pour que je n’y succombe pas tout simplement. Une tentation presque aussi dangereuse que celle qu’exerçait le sang humain sur les sens d’un vampire dans les contes fantastiques que j’avais pu lire à l’occasion pour me distraire un peu. Mais encore une fois, je m’égarais, il était dangereux de lire trop de romans fantastiques, voilà que je me mettais à penser vampire ! Mais lorsque l’on voyait son teint pâle, sa beauté singulière, tout me rappelait ses êtres des ténèbres qui ne faisaient qu’attirer les humains dans leur filet par leurs atouts tels que leur beauté atypique. Lui, il m’avait attiré dans ses filets, mais non pas pour me sucer le sang, comme l’aurait fait une de ces créatures de la nuit, mais juste pour me garder captive…
Captive de son être et de son amour ! Là encore, je l’ignorais en cet instant précis puisque je ne pouvais imaginer ce que l’avenir nous réservait. Dès le début, je dois bien le dire, je m’étais fait une mauvaise opinion de Milo. Pour moi, tous les séducteurs se ressemblaient forcément, ils étaient tous à classer dans la même catégorie bien évidemment. Il n’y avait qu’un seul panier pour les mettre tous autant qu’ils étaient non ? En clair des figurants sans cervelle qui ne prenait plaisir qu’à prendre dans leur filet le plus de filles possible. Pour les mener dans leur lit le temps d’une soirée et puis, au matin, les jeter comme on le ferait d’un outil usager devenu inutile ! En outre, cela me rappelait sans doute un peu trop les sirènes… Vous savez celle des contes mythologiques nordiques, elles qui chantaient pour attirer les marins dans les profondeurs abyssales de la mer où elles finissaient bien souvent par les dévorer. Voilà que je m’égarais encore et encore, il était si simple pour moi de me perdre dans les méandres de mon esprit, de le laisser dériver ainsi, mais ce n’était pas le moment de le faire loin de là. Et pourtant, pourtant ce garçon-là, lui, était à des lieux d’être ça, d’être juste bête et sans cervelle, il n’était pas non plus un garçon parmi tant d’autres non ! Lui, il était tout simplement… Unique ! Lui, unique en son genre, se distinguant des autres par une chose que peu de personnes pouvaient voir alors. Il suffisait juste de gratter la surface un peu, pour y trouver des trésors cachés.
Des trésors qu’il ne voulait partager qu’avec quelqu’un de particulier peut-être… Quelqu’un comme moi ? Non là, je m’égarais encore, rêver n’était pas toujours un bienfait pas dans ce cas présent en tout cas. C’est ce qu’il a fait avec moi bien que je ne m’y attende pas. Plus que quiconque, il s’est occupé de moi, il m’a véritablement changée, et ce, pour le meilleur, je dois bien le reconnaître. Allez savoir pourquoi il m’avait choisi moi, alors que je n’étais pas la plus belle demoiselle de l’école. Bon çà, je l’avoue, c’était mon point de vue à moi, pas le sien évidemment. Lui, il me disait belle, trop belle même si j’en croyais ses propres mots, mais moi, je ne le voyais pas ainsi. Je me sentais comment dire… Toujours inférieur à lui, quoi que je fasse, c’était ainsi dans mon esprit en tout cas. En bref à mes yeux, j’étais tout au plus l’un des rares rats de bibliothèque de celle-ci, qui plus est fraîchement débarquée dans ce campus donc aucunement digne d’intérêt pour la plupart des gens, mais pas pour lui apparemment. Là encore, je dois l’avouer, je ne le comprenais décidément pas. Non, pour Milo, j’étais apparemment une énigme sur patte qu’il voulait percer à jour rapidement. En somme, un mystère a élucidé rapidement pour sa propre santé mentale.
Ce ne fut que bien plus tard que j’apprendrais l’effet que le mystère qui m’entourait avait eu sur lui dès le premier regard. Il était si difficile à déchiffrer et pourtant lorsque mes yeux se perdaient dans les siens, j’aurais pu croire y voir un livre ouvert, une bien étrange sensation et surtout un paradoxe pour moi alors… Milo de Rosan a fait de moi ce que je suis présentement à l’heure où je vous parle. Ce que je serais toujours à présent et pour toujours quoique me réserve ma vie future. Il a fait de moi une personne à part entière… Un être meilleur en tout point de vue, il est vrai. Comment dire… Comment pourrais-je seulement le décrire avec justesse…
Vu de l’extérieur, c’était un jeune homme comme les autres dans un monde de riches. Un adolescent sans histoire apparente et sans problème particuliers, qui menait une petite vie tranquille avec ses amis et sa famille richissime, quoi de plus naturel me direz-vous. C’est sans doute pour cela que j’ai cru à tort qu’il avait une vie merveilleuse… Une vie de rêve ! Une vie de rêve ? Oui c’est ce que je pensais au premier abord comme je vous l’ai dit auparavant, mais là encore je me subornais comme souvent… Lorsqu’il s’agissait de Milo, je ne pouvais pas deviner alors ce qu’il me cachait. Mais qui pouvait alors se douter que dans son corps, c’était tout le contraire, que le chaos y régnait en maître absolu. Un chaos total, sans nom et destructeur au point de… De le détruire à petit feu de l’intérieur… doucement, inexorablement tel un poison insidieux coulant dans les veines aussi silencieux qu’un serpent fondant sur sa proie… Oui, jour après jour… Inexorablement en fait ! Oui, tout cela, tous l’ignoraient alors…
Moi la première… Alors, comment aurais-je seulement pu le soupçonner ? Je vous le demande à vous, comment aurais-je pu soupçonner qu’une telle douleur, insupportablement lancinante et cruelle, lui brûlait sa vie, petit à petit… Comme le feu consumant la bûche dans l’âtre !
Qu’un mal insidieux, désordonnait son rythme cardiaque et le condamnait d’avance, à une vie courte… Certainement pas tous ses gens autour de lui au lycée. Loin de là, pour eux, c’était juste l’héritier de la plus grande firme médicale existante, alors dans notre beau petit pays qu’était la France. Un prince dans la scène qu’était le lycée, alors non aucun d’eux ne pouvait imaginer et encore moins ma petite personne. En tout cas, pas à cet instant-là… Pas à cette époque en fait tous simplement. Il n’était d’ailleurs qu’un jeune homme parmi tant d’autres en ses heures pour moi, alors comment aurais-je pu m’en soucier… Le deviner même. Ne serait-ce que quelques instants. Un jour, quelqu’un a dit, et ce avec justesse il est vrai, « Qu’un amour qui n’a pas le sentiment d’être éternel n’avait jamais pu commencer ! » Je crois bien qu’il avait tout à fait raison… Je crois bien que cet auteur, avait tout simplement compris le sens même du mot amour… Du terme aimé, le sens même de cette émotion en somme. Car après tout, il fallait le reconnaître, peu de personnes savaient vraiment ce que c’était. On ne pouvait raisonnablement pas prétendre aimer quelqu’un si on n’avait pas l’impression que cela allait durer éternellement après tout, vous n’êtes pas d’accord avec moi ? Mon amour pour lui…
Pour Milo, son amour pour moi, lui restera éternel… À jamais, car nous avons appris à aimer ensemble ! Un apprentissage aussi fort que douloureux… Mais que je n’échangerais jamais… Pour rien au monde ! L’amour ce n’était pas juste un sentiment que l’on ressentait non ! C’était bien plus que cela à mes yeux et au sien aussi sûrement. L’amour, c’est se donner, c’est se toucher, se sentir… Plus que tout, l’amour c’est ne faire qu’un en deux, c’est être deux à faire le même chemin. C’est lui qui me l’a appris. Aimer, c’est vivre, c’est la vie et c’est aussi souffrir avec l’autre, pour l’autre. Oui l’amour, c’était vivre ce n’était pas une mort de tous les instants ! Je ne l’ai malheureusement compris que bien plus tard… Lorsqu’il est parti, alors oui aujourd’hui, je peux le dire ! Je l’ai aimé plus que ma propre vie et je l’aimerais, chaque jour, chaque heure un peu plus fort pour l’éternité, car c’est ce qu’il m’a appris et c’est ce que je veux conter ici ce soir. Donner ce qu’il a su me donner comme un héritage pour qu’il vive à jamais non pas juste en moi, mais en chacun de ceux qui l’on connut, car l’oublie… Son oubli, je ne veux pas y penser ! On ne doit pas l’oublier, jamais ! C’est pourquoi… Même si elle ne l’a pas connu, je le lui ai fait connaître en lui racontant notre histoire, qui était un peu la sienne aussi, pour qu’il puisse vivre en elle aussi et qu’elle n’oublie jamais, cet être cher parti bien trop tôt, pour qu’elle puisse le toucher et le connaître réellement… À travers des mots… des souvenirs et des photos… À travers notre amour aussi qui dure par de là notre séparation… Qui dure car elle en est la plus pure représentation à ce jour… le fruit de cet amour, son incarnation !
