Le Grand Dérangement - Placide Gaudet - E-Book

Le Grand Dérangement E-Book

Placide Gaudet

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Beschreibung

Enquête méticuleuse sur les causes ayant entraîné, au XVIIIe siècle, l'expulsion par les Anglais des colons français au Canada, les Acadiens. Cette déportation, qui fit un nombre élevé de victimes, s'est inscrite douloureusement dans la mémoire des Canadiens, et a aidé à l'émergence d'un fort sentiment identitaire chez les Acadiens d'aujourd'hui.

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Seitenzahl: 163

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Fait par Mon Autre Librairie

À partir de l’édition Ottawa Printing Co,

Ottawa, 1922.

__________

© 2019, Mon Autre Librairie

Édition : BoD – Books on Demand

12/14 rond-point des Champs-Élysées, 75008 Paris.

Impression : BoD - Books on Demand, Norderstedt,

Allemagne

ISBN : 978-2-491445-05-8

Dépôt légal : décembre 2019

Le Grand Dérangement

Sur qui retombe la responsabilité

de l’expulsion des Acadiens

Placide Gaudet

Table des matières

Avant-propos

I – Rôle infâme de Winslow à la Grand-Prée.

II – La question de déporter les Acadiens.

III – Boscawen approuve la déportation.

IV – Shirley et Lawrence. Où ce dernier dévoile son jeu.

V – Correspondance de Lawrence. Les Acadiens sont « sa bête noire ».

VI – Où Lawrence avoue son crime.

VII – Lawrence et son protecteur le comte d’Halifax.

VIII – Départ de Hopson. Lawrence le remplace.

IX – Correspondance de Lawrence avec les autorités britanniques.

X – Continuation de la correspondance de Lawrence.

XI – Réponse des lords commissaires du Commerce et des Colonies à Lawrence.

XII – Diverses interprétations données à la lettre de sir Thomas Robinson, du 13 août 1755.

Appendice A

L’église St-Charles de la Grand-Prée

Appendice B

À propos des limites de l’Acadie.

Appendice C

L’achat du terrain de l’église de la Grand-Prée.

Appendice D

Le parc commémoratif de la Grand-Prée.

Appendice E

Le monument d’Évangéline à la Grand-Prée.

Appendice F

NOTE

Un Cri de Ralliement

Aux Acadiens des Provinces Maritimes, de la Province de Québec, des États de la Nouvelle-Angleterre et de la Louisiane.

Je dédie ces pages à la mémoire toujours chère des martyrs de 1755, et pour l’édification de la piété filiale de leurs nombreux descendants, afin « que les pères le redisent à leurs fils, et que ceux-ci le redisent à ceux qui naîtront d’eux, de générations en générations. »

Publié par le Comité Église-Souvenir, dont le Rév. André D. Cormier, de Shédiac, est l’énergique et zélé président.

Avant-propos

Nos pères ont qualifié leur bannissement de l’Acadie du nom de GrandDérangement et leurs descendants ont continué à lui donner cette appellation.

Les terres et les marais fertiles qu’ils possédaient dans les districts de Port Royal, des Mines et de Beaubassin, furent confisqués et donnés à des colons d’origine anglo-saxonne, et ces localités sont aujourd’hui peuplées d’habitants de langue anglaise. Néanmoins, nous avons la consolation d’avoir à nous, en grande partie, le territoire qui formait en 1755 l’Acadie française, autrement dit le district de l’Isthme de Chignictou que jadis on nommait improprement l’Isthme de Gédaic. Ce territoire comprend les comtés de Westmorland et d’Albert. Dans ce dernier comté il y a très peu d’Acadiens, mais nous sommes très nombreux dans celui de Westmorland, bien que n’y étant pas en majorité.

De toutes les localités occupées par les Acadiens lors du Grand Dérangement, seul le comté de Westmorland possède des descendants des martyrs de 1755. À l’exception de la rivière Saint-Jean, les autres comtés du Nouveau-Brunswick n’étaient pas encore établis à cette époque. Les Acadiens de la Nouvelle-Écosse, du Cap-Breton et de l’Ile du Prince-Édouard occupent des terres où il n’y avait pas d’habitants lors de la catastrophe de 1755. La grande et vieille paroisse acadienne de Memramcouk a l’insigne honneur, avec la jeune paroisse de Sackville, autrefois la Prée-des-Bourg, à Tintamarre, d’être sur un territoire que nos pères occupaient lors du Grand Dérangement. Il y avait quelques habitants au Coude (aujourd’hui Moncton) et à Petcoudiac, devenu St-Anselme du Ruisseau-des-Renards, mais leur nombre était si infime que je m’abstiens de considérer les paroisses acadiennes de l’Assomption et de St-Anselme sur le même pied d’ancienneté que les deux premières.

Cent soixante et six années se sont écoulées depuis le Grand Dérangement. Lawrence croyait, en bannissant nos pères, anéantir entièrement la race acadienne ; il s’est grandement trompé : nous sommes nombreux aujourd’hui et l’on est forcé de nous traiter sur le même pied d’égalité que les autres nationalités. Nous avons nos agriculteurs, nos industriels, nos marchands, nos avocats, nos médecins, nos instituteurs, nos inspecteurs d’écoles, nos journalistes, nos députés aux législatures provinciales, ainsi que des ministres, et, au parlement fédéral, nous comptons trois sénateurs acadiens et trois députés. Quelques-uns des nôtres sont fonctionnaires de l’État, à Ottawa, et d’autres sont professeurs aux écoles normales de Truro, de Frédericton et de Charlottetown. Un des nôtres, feu sir Pierre Landry, fut pendant nombre d’années juge en chef de la Cour Suprême, division du Banc du Roi, au Nouveau-Brunswick, et un autre, l’honorable Aubin E. Arsenault, a été premier ministre de sa province, l’Ile du Prince-Édouard, et aujourd’hui il est juge de la Cour Suprême, en sa province natale.

Nous avons, dans la personne de Mgr S. J. Doucet, P.D., de la Grande-Anse, N.-B., et dans celle de l’honorable sénateur Pascal Poirier, de Shédiac, deux des plus érudits du Canada.

Nous avons un clergé acadien modèle, tant séculier que régulier, dont plusieurs docteurs en théologie de l’Université Laval de Québec, et d’autres de Rome. Nous avons plusieurs prélats romains et des grands vicaires. Le Nouveau-Brunswick est divisé en deux diocèses, ceux de St-Jean et de Chatham, et les titulaires sont deux Acadiens, savoir : Nos Seigneurs LeBlanc et Chiasson.

Trois collèges classiques, de nombreux couvents et de multiples écoles dans chacune de nos paroisses répandent le flambeau de l’éducation à la jeunesse acadienne.

Nous vivons en paix avec nos voisins de langue anglaise. Notre population augmente graduellement, tandis que la leur diminue. Les berceaux sont et seront notre force, et c’est là où nous avons l’avantage sur eux. Donc, l’avenir nous sourit.

Pour compléter ce que nous pouvons appeler à juste titre le Grand Arrangement, nous allons ériger, sur un terrain qui nous a été cédé dans le parc de la Grand-Prée, une église sise à peu près sur l’emplacement de celle de St-Charles de la Grand-Prée, où nos pères tombèrent, le 5 septembre 1755, dans l’infâme guet-apens que Winslow leur tendit. C’est là que devait avoir lieu, cette année, le huitième congrès général des Acadiens de tout le Canada et des États-Unis. La date en avait été fixée pour 1920, mais il a fallu la remettre à la présente année à cause de la maladie du Président, M. le sénateur Poirier. Mais, hélas, la santé de ce grand patriote ne lui permit pas de présider ce congrès du souvenir qui a eu lieu non à la Grand-Prée, mais à la Pointe-de-l’Église, à la Baie Sainte-Marie, d’où les congressistes se sont rendus à la Grand-Prée prendre possession du terrain où était l’église de Saint-Charles en 1755.

D’après des arrangements faits en 1919, le dévoilement de la statue d’Évangéline devait se faire en même temps que ce congrès. Le congrès acadien n’ayant pas lieu en 1920, la compagnie du chemin de fer du Dominion Atlantic a profité de la présence des délégués de la Presse Impériale pour faire ce dévoilement le 29 juillet 1920.

On trouvera aux derniers appendices de plus amples détails sur le parc de la Grand-Prée et la statue d’Évangéline.

Le travail que je soumets humblement au public fournira des données sûres à ceux qui se livrent à l’étude de cette partie de l’Histoire de l’Acadie.

Dans les pages qui vont suivre, le lecteur trouvera de nombreux extraits de documents tirés de multiples volumes de pièces officielles déposées aux Archives publiques du Canada. L’étude de ces extraits, pour la plupart inédits, contribuera, je n’en doute pas, à jeter de la lumière sur une question si diversement interprétée.

J’y ajoute de nombreux appendices d’une grande valeur historique. J’attire l’attention du lecteur sur l’appendice B, où il trouvera des éclaircissements tout nouveaux sur la dernière partie de la fameuse lettre du chevalier Thomas Robinson du 13 août 1755, à Charles Lawrence, le kaiser qui commandait alors à Halifax.

La construction d’une église dans le parc de la Grand-Prée, l’érection de la statue d’Évangéline – don gracieux de la compagnie du Dominion Atlantic – la nomination de deux évêques acadiens au Nouveau-Brunswick et la prise de possession d’un terrain à la Grand-Prée à ce Congrès Souvenir le 18 août 1921 – constituent ce qu’on peut justement appeler le GRAND ARRANGEMENT.

Que mon chef, Monsieur le Dr A. G. Doughty, C.M.G., Archiviste du Canada, daigne accepter les sentiments de ma plus vive reconnaissance pour l’encouragement qu’il n’a cessé de me donner pour la préparation de cette étude et pour les recherches qu’il a fait faire à Londres afin de trouver certains documents essentiels qui me manquaient, mais que, malheureusement, on n’a pu découvrir.

Je dois également des remerciements à Monsieur le major Gustave Lanctôt et à Monsieur David Parker, pour les recherches qu’ils m’ont faites au British Museum.

Je remercie aussi M. l’avocat Antoine J. Léger, de Moncton, pour l’envoi d’une copie du contrat passé entre la compagnie du chemin de fer Dominion Atlantic et la Société L’Assomption.

Je remercie également M. Alexandre Doucet, secrétaire général de la Société L’Assomption, pour copie des procès-verbaux relatifs à l’achat du terrain de la Grand-Prée.

La traduction de la plupart des nombreux extraits de documents anglais qu’il y a dans ce volume a été faite par une de nos meilleures plumes du Canada, Monsieur Fabien Vanasse, ancien député au parlement fédéral et aujourd’hui un des hauts fonctionnaires aux Archives publiques du Canada. Je l’en remercie bien chaleureusement, ainsi que Mlle V. Bigras, qui a dactylographié ce travail.

À la Grand-Prée, ce 18 août 1921, jour de la prise de possession du terrain de l’église de Saint-Charles par les Acadiens, et le 166e anniversaire de l’arrivée du lieutenant-colonel John Winslow et de ses soldats à l’embouchure de la rivière Gaspareau, d’où le lendemain il débarqua à la Grand-Prée avec ses hommes pour enlever et déporter nos pères, ce qu’il exécuta deux mois plus tard.

Placide Gaudet

I – Rôle infâme de Winslow à la Grand-Prée

La déportation des Acadiens a-t-elle été ordonnée par le roi d’Angleterre ou par quelques-uns de ses ministres ? Si l’on se base sur le texte du document que le lieutenant-colonel John Winslow1 lut, le 5 septembre 1755, aux Acadiens réunis dans l’église de Saint-Charles de la Grand-Prée par sa sommation péremptoire du 2 du même mois, on ne peut répondre que par l’affirmative.

En effet, Winslow débute par ces paroles : « J’ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence,2les instructions du roi, que j’ai entre les mains. » Et plus loin il ajoute : « Je vais faire connaître les instructions et les ordres de Sa Majesté, qui sont que vos terres et vos maisons et votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes, sont confisqués au profit de la Couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province. Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants de ces districts soient déportés. »3

Voilà un langage net et sans ambiguïté. C’est, d’après Winslow, le roi d’Angleterre qui a ordonné la déportation des Acadiens. Or, puisqu’il en est ainsi, comment se fait-il que Winslow ait pu omettre d’inscrire dans son journal « les instructions et les ordres du roi » à cet effet ? Il les a « entre les mains », dit-il, et l’on est en droit de se demander pourquoi ne les trouve-t-on pas dans son journal où il insère tous les documents qu’il reçoit et ceux qu’il écrit, ainsi que les événements de chaque jour.

N’oublions pas que Winslow était un officier militaire et qu’il lui fallait obéir aux ordres formels qui lui étaient donnés par le commandant en chef de la province. Mais, d’intelligence avec le capitaine Alexander Murray,4 qui commandait au fort Edouard à Piziquid (Windsor), il a commis l’infamie, ainsi que Murray, de se servir du nom du roi d’Angleterre, George II, pour mieux tromper les Acadiens. Non, Winslow n’avait pas « entre les mains les instructions et les ordres de Sa Majesté », car ils seraient inscrits dans son journal. Voilà plus de quarante-cinq ans que je cherche le texte de ce prétendu document, et nulle part il n’en est fait mention, sauf dans les discours de Winslow. Lawrence n’en parle pas, le secrétaire d’État est muet sur ce sujet, de même que les lords commissaires du bureau du Commerce et des Colonies. Donc il n’a jamais existé ! Les instructions et les ordres dont parle Winslow ne sont autre que les « instructions scellées » qui lui furent envoyées par Lawrence lui-même ; elles sont datées d’Halifax le 11 août 1755. En voici le premier paragraphe : « Après avoir fait connaître au capitaine Murray, par ma lettre du 31 juillet dernier, les raisons qui ont fait prendre au Conseil de Sa Majesté (à Halifax) la résolution de chasser tous les habitants français et de purger le pays de si mauvais sujets (laquelle il vous communiquera en même temps que les instructions que je lui ai envoyées depuis) il ne me reste plus qu’à vous donner les ordres et les instructions nécessaires à l’exécution d’un projet si solennellement décidé. »5 Suivent les instructions de Lawrence où il n’est nullement question d’instructions et d’ordres reçus de Sa Majesté, mais d’empêcher les Acadiens de s’enfuir, de s’en emparer, de les mettre à bord des navires et de les déporter.

Une lettre de Lawrence à Winslow, de la même date, dit : « Les instructions ci-incluses renfermant toutes les explications nécessaires à l’égard de ce qu’il y a à faire, je n’ai rien à y ajouter, sinon que vous devez avoir recours aux moyens les plus sûrs pour rassembler les habitants et les embarquer, et vous servir de ruse ou de force, selon les circonstances. »6

Le 30 août, Winslow inscrit dans son journal : « Le capitaine Murray est venu, hier au soir, et a apporté toutes les commissions et les lettres sus-mentionnées. Nous avons considéré les mesures à prendre pour déporter tous les habitants des villages de la Grand-Prée, des Mines, des Rivières-aux-Canards, des Habitants et de Gaspareau. Nous avons décidé de convoquer tous les habitants mâles de ces villages à l’église de la Grand-Prée, pour le 5 septembre prochain, sous le prétexte de leur communiquer les instructions du roi. Le même jour, le capitaine Murray devra rassembler de la même manière, au fort Edouard, les habitants de Piziquid et des villages adjacents. J’ai écrit aujourd’hui au colonel Lawrence pour lui faire connaître le plan que nous avons adopté. »

Par sa lettre du même jour, Winslow dit : « Bien que nous soyons chargés d’un devoir pénible à remplir, je crois que les mesures prises sont nécessaires et je m’efforcerai de suivre rigoureusement vos ordres. »

On a vu par l’extrait qui précède que Lawrence dit à Winslow de « se servir de ruse ou de force selon les circonstances », et Winslow nous apprend que le 30 août 1755 Murray et lui ont décidé de rassembler les habitants sous le prétexte de leur communiquer les instructions du roi. »

Ces mots « sous le prétexte de leur communiquer les instructions du roi » nous font voir que Winslow mentait effrontément en disant aux Acadiens réunis dans l’église de Saint-Charles de la Grand-Prée que « les ordres péremptoires de SaMajesté sont que les habitants de ces districts soient déportés. » Ces « ordres péremptoires », il les avait reçus de Lawrence. Et quand il dit aux Acadiens qu’il a entre les mains les instructions du roi qu’il a reçues de Son Excellence le gouverneur Lawrence, il les trompe sciemment et impudemment. De plus, Winslow eut la hardiesse de se servir du nom du roi d’Angleterre pour accomplir son rôle ignoble, se conformant en cela aux ordres de Lawrence de se « servir de ruse ou de force selon les circonstances. »

II – La question de déporter les Acadiens

Ce point d’histoire étant réglé, examinons à présent si George II, roi d’Angleterre, ou son cabinet, sont impliqués dans la tragédie acadienne.

À diverses reprises il fut question de chasser les Acadiens et de les remplacer « par de bons sujets protestants. » C’est surtout depuis la prise de Louisbourg par les Anglais, en 1745, que ce projet devint le sujet de nombreuses correspondances au secrétaire d’État de la part de Mascarène, Shirley, Knowles et autres.

Par sa lettre du 19 juillet (N.S.) 1747, (8 juillet vieux style.) William Shirley,7 gouverneur de la province du Massachusetts, fait part au duc de Newcastle,8 secrétaire d’État, de son projet de déporter les Acadiens du district de Chignictou quelque part en la Nouvelle-Angleterre, de les disperser dans les quatre gouvernements et de les remplacer par autant de famille de la Nouvelle-Angleterre. Shirley exprime la confiance que par ce moyen ce nouvel établissement anglais de Chignictou prendra bientôt des développements considérables en raison des mariages mixtes qui se feront avec des personnes des autres districts et que la plus grande partie des familles issues de ces mariages deviendraient, en grande partie du moins, après deux ou trois générations, des Anglais protestants.

Cette lettre parvint au duc de Newcastle le 4 octobre (N.S.) 1747 (ou 23 septembre V.S.)9 et le 14 (N.S.) du même mois (soit le 3 octobre vieux style), en collaboration avec lord Anson et sir Peter Warren, le secrétaire d’État rédigea une longue dépêche à Shirley, « dépêche humblement soumise à l’approbation de Sa Majesté. » J’en extrais les passages suivants :