Le Manoir des plaisirs - Victor de Festeau - E-Book

Le Manoir des plaisirs E-Book

Victor de Festeau

0,0
4,99 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Une belle demeure, onze invités, le parfait début d'un jeu d'énigme prêt à virer au drame, et pourtant, au manoir de Phalles, ce n'est pas le sang qui se verse mais le sperme, et l'arme du crime n'est pas le revolver ou le poignard, mais le fouet et le godemichet. A la fin de ce jeu libertin, il n'y aura qu'un vainqueur, mais les perdants n'auront connu que la petite mort, et dans leurs cris, ni peur ni agonie, seulement la jouissance et les plaisirs de la chair.

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB
MOBI

Seitenzahl: 112

Veröffentlichungsjahr: 2020

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



TABLE DES MATIÈRES

-I-

-II-

-III-

-IV-

-V-

-VI-

-VII-

-VIII-

-IX-

-X-

-XI-

-XI-

-I-

— Je ne sais pas si ce jeu sera aussi amusant que tu le dis, doudou ! lança une jeune femme d’une voix fluette qui couvrait à peine le moteur ronronnant de la voiture et les chaos des suspensions sur la route défoncée.

Clarisse, car c’était le nom de la demoiselle qui geignait ainsi, disait cela en regardant audessus d’elle les frondaisons des arbres qui s’étiraient comme les serres d’un rapace et la forêt noire et inquiétante qui s’étendait de tout côté. Elle avait imaginé un autre cadre au séjour campagnard que lui avait promis Daniel, l’homme qui à présent tenait le volant non sans lorgner de temps à autre sur les cuisses tentatrices de sa charmante accompagnatrice. Il avait eu du mal à la trouver cette perle à la fois charmante, libertine et pas trop caractérielle, mais en la contemplant sous tous les angles, il se disait qu’elle valait bien les efforts qu’il avait consentis pour ne pas manquer la réunion annuelle avec ses « amis ». Il avait un oiseau rare, car elle n’avait pas que la cuisse bien faite, et pour l’avoir expérimenté, il savait que sous ce petit bout de femme inquiète et contrite sur son siège sommeillaient mille pêchés de luxure. Alors qu’il aurait dû se concentrer sur la route, éviter les nids de poule, éloigner la carrosserie des branchages, il ne pouvait s’empêcher de jeter un œil à la fente de son entrejambe que lui dessinait un mini-short abusivement moulant et à ces deux seins qui sous un t-shirt blanc tout aussi près du corps dodelinaient à chaque secousse. Il imaginait sa pine à la place de la ceinture de sécurité prise entre ces deux monts tremblotants et il sentait le plaisir monter en lui, et cette même pine prisonnière d’un slip et d’un pantalon gonfler de ses rêvasseries érotiques :

— Ralentis doudou ou évite ces trous, j’ai les fesses en compote.

— Tu me fais rire minette, comment tu veux que je me concentre sur la route alors que tes lolos battent la cadence sous mes yeux. Si encore tu avais un soutif…

— Mais j’ai un soutif ! N’empêche que si tu regardais la route mes lolos ne te déconcentreraient pas.

— Il y a ton short aussi, il est si court qu’on dirait une culotte !

— J’ai pas de culotte ! Tu m’as demandé de m’habiller sexy. On va bien à une partie coquine ? Alors !

— Tu aurais dû passer à l’arrière, là je n’arrive pas à suivre la route et tu m’as donné une de ces triques… Tu ne sais pas ce que c’est toi pour un homme, mais on ne peut pas faire deux choses à la fois, et conduire et bander moins que tout.

Un petit sourire aux lèvres, Clarisse regarda l’entrejambe de son homme juste pour constater la bosse bien dessinée à l’emplacement de la braguette :

— Ah oui, dit-elle, tu en tiens une belle ! plaisanta-t-elle en glissant sa main sur la cuisse de Daniel pour l’exciter encore un peu plus.

— Fais gaffe, on va se planter !

— Allons, répliqua-t-elle, mourir en bandant, il y a pire comme situation !

— Mourir en satyre, tu parles d’une réjouissance ! Ils sont bien capables de me retrouver comme ça. J’aurai belle allure !

— Oh oui ! Mais au moins, même si on est défiguré, on ne te confondra pas avec moi !

— T’es bête !

Clarisse entreprit alors de se caresser la poitrine, doucement, comme elle l’aurait fait si elle avait été seule dans son bain parfumé en guise de préliminaires avant de se masturber les doigts dans la mousse. Puis, une de ses mains descendit jusqu’à son short en jeans et avec une grâce serpentine, ne tarda pas à trouver la couture qui épousait assez les formes de son sexe pour n’en rien cacher. Elle ne passa que le bout de son index sur sa fente, mais s’en fut assez pour laisser Daniel imaginer qu’à la place de cet ongle peint de rouge et de ce fin doigt de jeune fille il mettait sa langue frétillante. Il se sentit encore davantage à l’étroit sous sa braguette, un peu moins concentré sur sa conduite et plus désireux que jamais d’assouvir un plaisir qu’il savait devoir finir sur un pantalon neuf s’il ne prenait pas prestement une décision :

— Je te vois venir Clarisse, tu veux que je salope un froc qui m’a coûté une fortune ! Je l’ai acheté pour faire bien devant mes amis. Ils ont tous une excellente situation par rapport à moi. De quoi vais-je avoir l’air ?!

— C’est toi qui bandes doudou ! Tu ne peux pas cacher que tu veux de moi, là, maintenant, c’est ton corps qui le dit. Et ton corps s’en fiche de ton pantalon. Mais il y a peut-être une solution…

Daniel savait ce que pensait Clarisse. Il se doutait de sa solution, et puisqu’elle ne le laisserait pas tranquille et que c’était son idée, une éjaculation sans plaisir dans un froc dernier chic ou une branlette sur le bord de la route, il ne mit pas longtemps à se décider :

— Ok ! Tu as gagné ! Mais quand je vais décharger, si tu te retires et que les sièges et la voiture prennent tout je t’abandonne sur le bord de la route ! Et tes charmes ne te serviront à rien, car personne ne passe par ici !

— Tu ne le feras pas, car tu es un homme, un vrai, pas un goujat ! répliqua Clarisse avec malice avant de détacher sa ceinture pour se mettre plus à l’aise.

— On verra, je ne promets pas de ne pas avoir une réaction instinctive de goujaterie si je décharge sur mon tapis de sol à cause de toi.

— Ce sera mieux que dans le froc ! Allez, laisse-moi passer. Lève ce bras.

— Mais je conduis aussi !

— Utilise ton autre bras, je ne vais pas me contorsionner ! À la vitesse où tu vas, tu n’as pas besoin d’être vissé à ton volant.

Daniel jugea que Clarisse n’avait pas tort et pour lui donner champ libre, il retira sa main droite du volant. Il songeait qu’il aurait peut-être été préférable de s’arrêter, même au milieu de la route, puisqu’il n’y avait personne, mais cela aurait de beaucoup gâché le jeu et Clarisse n’aurait pas apprécié cette attitude timorée si loin de ce que Daniel lui avait vanté de ses couilles grosses comme un camion.

Maintenant que plus rien ne l’embarrassait, la jeune femme entreprit de tâter avec un peu plus de vigueur le membre turgescent de son chéri, dont elle devinait, non sans un frisson de plaisir, toute la dureté à travers le tissu du pantalon :

— Arrête de me faire languir ! Ouvre-moi ça ! — Eh, tu crois que je suis attendue par un autre ! Tu vas quand même pas faire ton adolescent impatient !

Clarisse fit mine de bougonner, mais elle-même éprouvait un certain empressement à mettre dans sa bouche une pine si robuste. Elle n’en voulait rien montrer, mais ses yeux pétillaient d’un éclat qui ne trompait pas, et elle se pinça la lèvre inférieure en déboutonnant et en ouvrant la braguette de Daniel. Ce tic se manifestait toujours lorsqu’elle se sentait disposée à gâter ou à être gâtée selon son humeur. Là, elle se disait que ça allait être une gâterie très également partagée, car si elle se promettait d’offrir tous les ressorts secrets de sa bouche généreuse à son homme, il lui faisait honneur avec une verge qui en s’échappant bientôt du slip qui la tenait prisonnière continua de gonfler et de se dresser en se décalottant tout à fait devant sa dame. Un sang chaud et palpitant l’irriguait généreusement, et en libérant à leur tour les couilles, Clarisse put sentir cette vie circuler sous ses doigts. C’était elle qui en était l’instigatrice, et cette capacité des femmes de mettre en branle les sexes des hommes sans même les toucher lui avait toujours paru plus féérique que tous les tours de magie qu’elle avait pu voir.

Elle commença par masser délicatement les testicules qu’elle sentait sous ses doigts, deux petites boules aussi dures que fragiles qu’elle ne tarderait pas à vider de leur substantifique moelle. Elle se pencha vers Daniel, et après quelques préliminaires, huilant bien la pine de sa salive, elle l’engloutit dans sa bouche et lui imprima ce mouvement continu d’aller et retour entre ses lèvres goulues. Saisi par le plaisir, Daniel commença à zigzaguer, et après avoir eu toutes les peines du monde à se ressaisir, il ralentit encore en prévision de l’orgasme qui lui viendrait et dont il refusait qu’il lui coutât une voiture ou même un peu plus. Malgré tout, la route cahotait, et en dépit de ses talents, Clarisse manqua plus d’une fois de refermer ses dents sur l’attribut qu’elle polissait d’ordinaire avec la douceur de la soie :

— Fais attention ! Tu veux me la tailler !

Clarisse se retira un instant :

— Si tu conduisais mieux ! On voit bien que t’as jamais fait ça toi ! C’est pas comme s’enfiler une sucette !

La jeune femme s’y remit, s’appliquant à bien tendre et détendre la peau innervée, à lécher ce gland rougeoyant tout en massant les couilles bien remontées dans leurs bourses, prêtes à servir. Daniel aurait pu tenir en d’autres circonstances, ne pas s’abandonner si facilement au plaisir, il n’aimait pas se sentir comme cela à la merci d’une femme qui pouvait tirer de lui le meilleur parti en quelques minutes d’une fellation appliquée, mais il se disait que ce n’était pas franchement le moment. Il poussa un soupir de soulagement, et tandis que le bas de son ventre se contractait violemment, dans la bouche de Clarisse qui ne lâchait pas son appât, un afflux spermatique ne tarda pas à se répandre en vagues successives. La chaleur de la semence échappée du corps viril l’envahit bientôt. Son goût salé se déposa sur sa langue et sa salive se mêla à la texture gluante du sperme épais de Daniel. Elle le connaissait bien, ce n’était pas le plus aisé à avaler, et elle ne l’avala pas en effet, car la tête penchée en avant, il était bien difficile de le faire glisser dans la gorge. Elle se retira, non sans laisser échapper un peu de ce liquide qu’elle gardait dans les poches de ses joues, et voulut le cracher par la fenêtre, mais alors qu’elle se retournait, la voiture cala brutalement. Clarisse se trouva projetée vers l’avant, et avec elle tout le contenu de sa bouche qu’elle ouvrit par réflexe en même temps que ses seins s’écrasaient sur le tableau de bord. Elle poussa un cri, et pour avoir presque épargné le tapis de sol, elle n’en avait pas moins salopé le pare-brise. L’ire de Daniel ne tarda pas, avec les reproches, mais tout en s’essuyant les lèvres du revers de la main et en massant sa poitrine douloureuse, Clarisse répondit, défiante :

— Mon petit bonhomme, t’avais qu’à pas caler ! Moi j’ai fait ma partie, et j’ai failli me fracasser la tête parce que monsieur ne sait pas tenir un volant !

— J’ai eu une crampe dans la jambe, j’ai lâché la pédale ! Si tu n’avais pas… oh, et puis mince, nettoie au moins !

— C’est autant ta propriété que la mienne sur ce pare-brise !

— Oui, tous les enfants que j’aurais pu avoir avec toi et que je n’aurai heureusement pas !

— Goujat !

— Ah, tu as de la chance que je n’ai pas envie de conduire la nuit et pas le temps de discuter ! Allons, fais de la place !

Daniel sortit son mouchoir et essuya tant bien que mal les salissures en grommelant sous les yeux de Clarisse qui se tut, jusqu’à ce que la voiture eût redémarré. Elle sourit alors, et déposant un simple baiser sur la joue de Daniel, elle lança :

— Je retire ce que j’ai dit ! Tu n’es pas un goujat doudou. Tu ne m’as pas laissée au bord de la route.

Daniel soupira, ennuyé de la maladresse de sa « minette » et pourtant heureux d’avoir été soulagé de belle manière par cette même féline. À ce moment, il ne regrettait pas de ne pas pouvoir bander deux fois à la suite, car même si elle avait sali sa voiture, il se disait que vraiment, assise-là avec les cuisses nues, les fesses dans le denim et les seins droits, il aurait bien pu lui en demander une deuxième. Maintenant, elle tracassait son esprit, mais sa pine, au moins, le laisserait tranquille.

-II-

La route chaotique qui traversait cette sombre forêt longea bientôt un haut mur qui laissa place à un élégant portail clos. Daniel dut se manifester à l’interphone, et revenu à la voiture, l’obstacle s’entrouvrit sur une longue allée bordée de marronniers centenaires. Clarisse qui n’avait jamais rien vu de tel en fut très impressionnée, et alors que les arbres tortueux de l’épaisse forêt l’avaient plutôt inquiétée, à présent, elle s’émerveillait du parc soigné qu’elle traversait, de l’élégance de l’allée couverte d’un beau sable doré, et cela dans la lumière chaleureuse d’une fin de journée :

— Et tout ça appartient à ton ami ? demanda-t-elle, subjuguée.

— Oui. Il a mieux tourné que moi, hein ?