Le Manuel de la Manipulation - Hugo Mandeville - E-Book

Le Manuel de la Manipulation E-Book

Hugo Mandeville

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Beschreibung

Comme le titre le dit, il s’agit d’ un Manuel qui avait comme but d’enseigner aux aspirants au Pouvoir et ceux au Pouvoir comment empocher le Peuple ; une fois le Peuple mis dans ses mains comment l’exploiter et aussi comment rester maître du jeu malgré tout. Ce Manuel était construit sous la forme d’un Récit très populaire inscrit dans un Recueil, l’ Edda de Snorri, en langue Norroise; livre considéré comme « la » mémoire de la Mythologie scandinave. En réalité cette mémoire n’est pas « mythologique » et ses origines ne sont pas « scandinaves ». J’apporte la preuve que les érudits et linguistes ont confondu l’endroit où on a trouvé le livre et la langue dans laquelle il était écrit avec ses origines. Ses origines étaient Francs et Autochtones, et le berceau du Recueil et du Récit en question était situé à la cour Mérovingienne à Tournai, à migré vers Paris et ensuite vers le Nord. Ce livre expose donc ; a) la signification du Récit. b) les origines du Récit qui ne sont pas exclusivement Francs. c) la signification d’autres pièces qui se trouvent dans le même Recueil, Edda de Snorri, ainsi que dans l’Edda en Prose; pièces dont le but et la signification restent obscurs sans la compréhension de la clé qui est le Récit. d) Pour pouvoir expliquer ce tout qui a ses origines dans des temps pas toujours bien documentés qui et souvent habités de préjugés, il fallait expliquer la façon de penser des gens de l’époque de la rédaction du Récit; comment ils voyaient leur monde, quel était leur monde, leur culture et leur histoire. C’était une nécessité pour pouvoir comprendre pourquoi les créateurs du Récit et Edda ont alité le Manuel et autres pièces du Recueil de cette façon populaire. e) Je larde en même temps les trouvailles avec des exemples contemporains que les Pouvoirs actuels utilisent pour démontrer que de nos jours ces mêmes méthodes de manipulation et exploitation que les Sages à une époque lointaine avaient si finement su apprécier et formuler dans des Récits et poèmes ludiques restent d’actualité et le seront éternellement.

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Veröffentlichungsjahr: 2017

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Dédicace

à tous ceux qui veulent découvrir comment le Pouvoir les menotte et exploite chaque jour.

Contenu

L’ auteur

Le Manuel de la Manipulation (Synopsis)

Chapitre 1 – L’objectif

Chapitre 2 – L’errance

Chapitre 3 – Le lit du Manuel

Chapitre 4 – Le Récit

Chapitre 5 – La ruse pour la survie de l’ancienne Mémoire.

Chapitre 6 – Le Récit n’est pas d’origine nordique

Chapitre 7 – La voie vers la compréhension

Chapitre 8 – La première clé

Chapitre 9 – Origine autochtone de la racine Fen

Chapitre 10 – Des façons d’écrire les sons

Chapitre 11 – La poésie porteuse de messages forts sous forme compacte

Chapitre 12 – De la signification des noms des protagonistes dans le Récit

Chapitre 13 – Le savoir-vivre

Chapitre 14 – Le combat vital est autodestructif.

Chapitre 15 – Le but de l’exercice du Pouvoir selon le Récit

Chapitre 16 – Les difficultés étymologiques

Chapitre 17 – Une société stratifiée.

Chapitre 18 – Une société métissée

Chapitre 19 – Une société bien dans sa peau

Chapitre 20 – Métissage linguistique

Chapitre 21 – Le besoin de subterfuges se fait sentir, la route vers l’autocratie

Chapitre 22 – Développement heureux dans le Nord

Chapitre 23 – Recevoir et perdre son humanité

Chapitre 24 – La physionomie sculpte la langue

Chapitre 25 – Une société capitaliste et légaliste

Chapitre 26 – Fenrisúlfr, suite

Chapitre 27 – Gylfaginning

Chapitre 28 – Les moyens de coercition

Chapitre 29 – Gleipnir appliqué

Chapitre 30 – Du Loup impotent

Chapitre 31 – Les moyens d’exploitation

Chapitre 32 – Les vraies origines du Récit

Chapitre 33 – La transformation du réel en mots

Chapitre 34 – La Mémoire autochtone

Chapitre 35 – La source franque

Chapitre 36 – Le plaidoyer pour l’autocratie.

Chapitre 37 – Le berceau du Récit

Chapitre 38 – L’ancien vivant en nous.

Chapitre 39 – le Gleipnir guerrier

Chapitre 40 – l’ ultime arme du Pouvoir

Chapitre 41 – Résumé

Bibliographie

L’ auteur

Hugo J.I.H Mandeville né 06.10.1943 à Kortrijk, Belgique.

Ingénieur des forêts finlandais 1971 (Université de Helsinki).

Etudiant à l’ Université de Helsinki, j’étais pendant un certain temps Rédacteur en Chef d’un dictionnaire forestier international: le Lexicon Forestale © Suomen Metsätieteellinen Seura & Werner Söderström Osakeyhtiö, 1979 en finnois, suédois, anglais, allemand et russe.

Ai travaillé comme cadre commercial pendant de longues années (38 ans ) à Paris et Rouen pour des sociétés françaises, finlandaises, polonaises, russes et suédoises dans le domaine des bois sciés. Suis actuellement encore actif dans ce domaine et vis depuis quelques années en Finlande.

En dehors de mon métier j’ai toujours cultivé le domaine des langues et de l’ histoire.

J’avais à une époque compris que pour pouvoir garder mon indépendance intellectuelle, il me fallait un métier qui me permettrait de rester indépendant et faire les recherches nécessaires sans être hanti par la nécessité de produire ou de plaire. Mon métier m’ a permis de réaliser ce but.

Ma recherche m’a forcée d’apprendre le Norrois et faire beaucoup de recherches historiques.

J’ai pas mal voyagé pour mon métier en Europe, Amérique du Nord, Afrique, Asie et toujours pris le soin de pouvoir aller voir ce qui m’intéressait.

Je comprends que ce livre demande du lecteur un grand effort et parfois une mise entre parenthèses de son état d’esprit acquis par une éducation stylisée pour ne pas dire guidée vers les objectifs du Pouvoir. Le but du livre n’est pas de convaincre quelqu’un de quelque chose, uniquement de lui apporter la preuve qu’un Manuel de la Manipulation existe et de l’ expliquer.

Les explications peuvent parfois sembler longs. La raison en est que je sais que je marche sur beaucoup de pieds; ceux desquels dont c’est le métier de traiter et enseigner la philologie et la mythologie norroise, ainsi que ceux du Monde du Pouvoir et les Instruments qui le servent.

Il est évident que pour résister aux attaques, la preuve doit être irréfutable.

Siikainen, le 5 février 2016

Le Manuel de la Manipulation (Synopsis)

Comme le titre le dit, il s’agit d’ un Manuel qui avait comme but d’enseigner aux aspirants au Pouvoir et ceux au Pouvoir comment empocher le Peuple ; une fois le Peuple mis dans ses mains comment l’exploiter et aussi comment rester maître du jeu malgré tout.

Ce Manuel était construit sous la forme d’un Récit très populaire inscrit dans un Recueil, l’ Edda de Snorri, en langue Norroise; livre considéré comme « la » mémoire de la Mythologie scandinave.

En réalité cette mémoire n’est pas « mythologique » et ses origines ne sont pas « scandinaves ».

J’apporte la preuve que les érudits et linguistes ont confondu l’endroit où on a trouvé le livre et la langue dans laquelle il était écrit avec ses origines.

Ses origines étaient Francs et Autochtones, et le berceau du Recueil et du Récit en question était situé à la cour Mérovingienne à Tournai, à migré vers Paris et ensuite vers le Nord.

Ce livre expose donc ;

la signification du Récit.

les origines du Récit qui ne sont pas exclusivement Francs.

la signification d’autres pièces qui se trouvent dans le même Recueil, Edda de Snorri, ainsi que dans l’Edda Poétique; pièces dont le but et la signification restent obscurs sans la compréhension de la clé qui est le Récit.

Pour pouvoir expliquer ce tout qui a ses origines dans des temps pas toujours bien documentés et souvent habités de préjugés, il fallait expliquer la façon de penser des gens de l’époque de la rédaction du Récit; comment ils voyaient leur monde, quel était leur monde, leur culture et leur histoire.

C’était une nécessité pour pouvoir comprendre pourquoi les créateurs du Récit et Edda ont alité le Manuel et autres pièces du Recueil de cette façon populaire.

Je larde en même temps les trouvailles avec des exemples contemporains que les Pouvoirs actuels utilisent pour démontrer que de nos jours ces mêmes méthodes de manipulation et exploitation que les Sages à une époque lointaine avaient si finement su apprécier et formuler dans des Récits et poèmes ludiques restent d’actualité et le seront éternellement.

Bonne lecture

H. Mandeville , Linjantie 1 FIN – 29810 Siikainen Finlande Tel : + 358 (0)44 33 95 997 Mél : [email protected]

Chapitre 1 – L’objectif

La Manipulation est l’ensemble des moyens, méthodes et techniques pour imposer sa volonté sur autrui.

Depuis ma prime jeunesse ce phénomène m’a intrigué car, très tôt, j’avais conscience d’être manipulé.

J’ai toujours essayé, comme tout le monde, d’échapper à cette pression écrasante voulant que tu fasses ce que tu n’aimes pas faire.

Ce n’est pas une tâche aisée que de déjouer les ruses de l’éternel adversaire qui veut mettre son grappin moral et physique sur nous, qu’il soit notre propre parent ou tout autre dictateur aimable ou méchant.

Très tôt, j’étais convaincu, vu que la manipulation était omniprésente, que ceux qui voulaient me manipuler suivaient des règles.

C’est cette manifeste et omniprésente volonté de manipuler les gens qui m’a incité à essayer de trouver des preuves que la manipulation était codée et enseignée aux détenteurs du Pouvoir.

Je voulais trouver ce Manuel de la Manipulation formel, parce que même quand on peut, par expérience vécue, se forger une bonne idée des traits inhérents à la manipulation, il est impératif d’en avoir les preuves en mains.

Si l’on parvient à prouver que la manipulation n’est pas un hasard de parcours mais une conspiration préméditée, car codifiée, de la part de ceux qui l’exercent pour perpétuer leurs pouvoirs, on légitime alors la contestation qui s’oppose à de tels pouvoirs.

La contestation a toujours eue des difficultés à s’imposer parce que le dompteur attaqué se cachait toujours derrière sa légitimité.

La preuve qu’un Manuel de la Manipulation existe, enseignant au dominant comment manipuler les autres, détruira la légitimité des forces occultes qui, en réalité, ne sont que des usurpateurs de la légitimité.

Pouvoir prouver l’existence de la manipulation codifiée est comparable à trouver le point sur lequel reposera le levier qui soulèvera le monde.

La découverte d’un manuel formel permettra aux peuples d’abolir la gouvernance occulte sans se culpabiliser et d’avancer vers une vraie gouvernance humaniste.

Chapitre 2 – L’errance

Chacun étant issu de son environnement, et le mien étant imbibé d’un catholicisme hermétique, je ne pouvais que subir l’histoire enseignée de la transhumance des Hébreux d’Egypte vers la Terre Promise.

Les miracles qui accompagnaient cette épopée me semblaient, je ne sais pourquoi, truqués. Ils étaient trop étonnants pour ne pas susciter des doutes, mais, à cette époque, l’élève n’était pas sensé poser des questions; c’était le maître qui les posait et l’élève donnait les réponses; écho de ce que l’on lui avait inculqué.

Je pensais néanmoins qu’il me fallait lire un peu plus et qui dit lire plus sur ce sujet, dit lire la Bible.

La lecture de ce que nous comprenons sous le mot Bible, c.à d. l’Ancien Testament, étant interdite dans mon environnement (le prêtre-enseignant étant une sorte de gardien de but, seul intermédiaire habilité entre cette Bible interdite et nous les croyants), il fallait s’y prendre avec précautions.

Quand je vois ce qui se passe dans les pays où un clergé domine l’enseignement, qu’il soit athée ou croyant, je comprends que le monde ne sera pas tout de suite capable de penser librement.

J’eus la sagesse de ne jamais demander, à ceux que je soupçonnais d’être des manipulateurs, où ils avaient appris la manipulation. Une petite voix me disait que ce n’était pas dans mon intérêt.

Je me décidais donc de trouver tout seul d’où ils tenaient ces connaissances et vu que, comme dit précédemment la lecture de ce que nous appelions l’Ancien Testament était interdite, je supposais que la réponse devait se situer dans cette partie interdite.

Ma première Bible fut une Bible allemande, écrite en lettres gothiques, que je possède toujours et dont je me sers encore pour vérifier la traduction française de ma Bible de Jérusalem.

Sa lecture ne faisait pas de vagues parce que tout le monde croyait que a) j’étais incapable de comprendre l’allemand et b) encore moins l’allemand imprimé en lettres gothiques…

En lisant le Pentateuque (cinq premiers livres de la Bible ou Torah), j’avais vite compris que Jahvé ne pouvait pas être un vrai Dieu.

Je ne suis pas savant en théologie, mais à mon avis Dieu ne pouvait pas intervenir dans le déroulement quotidien de sa Création pour la corriger: ce serait avouer qu’il avait raté son coup et le Principe Dieu ne peut pas rater son coup.

Mon raisonnement théologique simple ne tient peut-être pas debout aux yeux des théologiens mais, comme toute science, la Théologie ne fait que compliquer ce qui est parfaitement logique.

Pour moi c’était irrévocable: Jahvé n’était pas Dieu.

Si Jahvé n’était pas Dieu, le dieu de la Bible ne pouvait qu’être une puissante Organisation humaine portant le Masque du concept de Dieu.

Il fallait donc en lire davantage sur l’histoire de l’Ancienne Egypte, ce qui nécessiterait encore du temps. Il y a soixante ans, les œuvres sur l’Ancienne Egypte étaient, sans offenser les érudits de l’époque, encore très confuses.

Petit à petit, en pénétrant de plus en plus profondément dans l’histoire de l’ancienne Egypte et en lisant la Bible, je comprenais que Jahvé était l’Organisation Atonique qui, ayant échoué à imposer sa volonté sur le peuple égyptien de l’époque, avait été forcée d’entrer dans la clandestinité, tout en restant très puissante.

Chassée du Pouvoir par les Amonistes, elle poursuivait son but sous cape, tout en repensant sa stratégie. Une fois la stratégie à suivre arrêtée, il fallait se doter des moyens nécessaires pour mener à bien ses ambitions.

Au vu des efforts qu’ont nécessité l’accumulation des fonds et l’adaptation à la nouvelle donne, on ne peut qu’avoir du respect pour cette Organisation qui, dans le secret, a pu organiser et réaliser son objectif dans les moindres détails.

Ne pouvant transformer la masse populaire égyptienne en un peuple idéal, qui aurait dû prendre le pli voulu par les Atonistes et porter ainsi de génération en génération la matrice de l’esprit Atonique à travers les siècles jusqu’à la fin des temps, ils furent obligés de partir de zéro et d’utiliser un substrat plus petit.

Si le choix de l’Organisation tomba sur les Hébreux, c’est parce qu’ils étaient un petit peuple monothéiste, chose qui était de première importance, car l’imposition de l’Atonisme sur les Egyptiens avait notamment échouée parce que la popularité de l’Amonisme, qui chapeautait un tas de sous-dieux très populaires, avait eu gain de cause sur le monothéisme simple et austère que représentait l’Atonisme.

Même un âne ne trébuche pas deux fois sur la même pierre!

L’Organisation ne voulait pas refaire la même erreur. Il leur fallait un peuple monothéiste et les Hébreux l’étaient. Ils ne connaissaient qu’El Shaddaï. Nous retrouvons aussi le nom d’Elohim mais il est vite remplacé dans les textes par le nom de Yahvé. Pour les Hébreux primitifs, un seul être suprême suffisait largement à leurs besoins.

Le peuple Hébreu fut donc effectivement le Peuple élu, non par Dieu, mais par l’Organisation Atonique en exil, qui se présentait sous le nom de Jahvé. Probablement une abréviation du nom complet de cette Organisation.

Le but des Atonistes était de sortir les Hébreux d’Egypte, d’inoculer à ce peuple un réflexe qui l’isolerait des autres peuples et le forcerait à avancer sans en être vraiment conscient, éternellement vers le but que les Atonistes considéraient être le Vrai but de la Vie: c. à d. la transmission du génome des prêtres Atonistes à travers les temps et le mener à l’ immortalité.

Pour diriger cette crème Atonique vers cet unique but à travers les temps, il fallait verrouiller toutes possibilités au substrat dans lequel il s’ implantait de se soustraire ou même d’échapper à ses devoirs.

Les Amonistes connaissaient les intentions des Atonistes. En persécutant douloureusement les Hébreux par des corvées de plus en plus astreignantes, ils ne visaient pas tant le peuple Hébreu en soi, mais les Atonistes.

Le but de la persécution était de créer la zizanie entre les représentants des Atonistes infiltrés dans les tribus Hébreux, et les tribus elles-mêmes, afin de provoquer la rupture entre les uns et les autres.

Je crois qu’une partie des ignominies fut aussi infligée par des Amonistes qui en réalité étaient des crypto-Atonistes, dans le but de créer d’une façon naturelle la tribu des Lévites, tribu dans laquelle les Atonistes s’infiltraient génétiquement.

Les chefs Amonistes savaient naturellement que leur clergé était truffé d’Atonistes, mais ils ne savaient pas qui était Atoniste ou pas. Les Atonistes déclarés avaient dû fuir vers des pays périphériques, tout en gardant des liens avec les crypto-Atonistes à l’intérieur de l’Egypte.

Dans ces temps obscurs, ils ont, comme dit antérieurement, rassemblé les richesses qui leurs permettraient ensuite de produire les miracles, et d’entretenir pendant de longues années les Hébreux qui dans le désert se multiplieraient.

Quand les Atonistes eurent terminé leurs préparations minutieuses, ils voulurent extraire le peuple Hébreu d’Egypte et le mener dans le désert pour le formater à leur volonté. Il fut alors évident qu’une épreuve de forces entre Atonistes et Amonistes devenait inévitable.

Les Atonistes avaient prévu cette escalade et soigneusement préparé leur jeu.

Les neuf premières Plaies d’Egypte n’étaient rien d’autre qu’un jeu de jambes qui ne posaient aucun problème au Pouvoir. Les Amonistes n’avaient pas la moindre difficulté pour expliquer, ni contrecarrer les coups des Atonistes.

Les deux camps se valaient. Ces plaies ne pouvaient pas inquiéter les Amonistes, au contraire, la facilité avec laquelle ils pouvaient déjouer les efforts de leur adversaire a du les berner.

La dixième plaie par contre fut foudroyante et prit les Amonistes au dépourvu. Pouvoir tuer tous les mâles premiers-nés au même moment dans l’Egypte entière était un tour de force horrifiant.

Le massacre indiquait, à tort ou à raison, que le pays n’était pas seulement de fond en comble truffé d’Atonistes, mais aussi qu’ils n’hésitaient pas à perpétrer des meurtres en masse pour arriver à leur fin.

Vu que personne ne pouvait être sûr que son ami ou voisin n’était pas un Atoniste, capable de l’empoisonner ou de le tuer, mieux valait donc céder et, pour éviter le pire, expulser les Hébreux tout en les laissant emporter un important butin.

Comme nous le savons par la Bible, les Hébreux attendaient ce moment, et partirent guidés par un drôle d’engin fumant, protégé par une milice commandée par Josué.

Une fois leurs esprits retrouvés, les Amonistes menèrent une enquête et, ayant finalement compris comment le désastre subi fut organisé et exécuté, ils donnèrent aussitôt l’ordre, à l’armée, d’entreprendre une expédition punitive.

L’Organisation avait tout prévu et probablement même mis la puce à l’oreille des Amonistes sur la manière dont ils avaient fait leur coup, car les Atonistes avaient l’intention de tendre un piège à l’armée égyptienne.

Volontairement ils n’avaient pas fui au delà de la frontière mais vers la rive égyptienne des eaux de la Mer des Roseaux, eaux que les fuyards traversèrent ensuite sains et saufs, pendant que l’armée, qui les poursuivait, s’y noyait.

Après ce baroud d’ honneur astucieux, les Hébreux purent sans crainte entrer dans le no man’s land désertique du Sinaï, quoique ils avaient perdu dans la traversée bétail et équipements. En témoigne l’une des plus importantes fêtes juives (souccot) dont le nom, fête des cabanes reflète à lui seul la réalité du moment, juste après la traversée miraculeuse des eaux de la « Mer Rouge » .

Il nous procure l’indice-témoin capital qui nous explique comment le Miracle de la traversée de la Mer Rouge s’est réellement déroulé.

La Bible ne ment pas, loin de là. Par contre elle ne dit pas tout.

L’Organisation avait une grande confiance en sa supériorité psychologique et organisatrice. Si la Bible déguise la réalité, elle permet en soi la découverte des miracles par les résultats des actions, mais elle compte sur le fait que l’imagination tiendra tout le monde en échec par la magie des réussites à première vue inexplicables et mise sur le fait que, si un jour on découvre la réalité, le but sera déjà atteint, ou bien que cette découverte n’aura plus d’importance, vu que le génome Atoniste dominera déjà le monde.

C’est l’anéantissement de l’armée, cette onzième plaie, baroud d’honneur final aux Amonistes, qui libéra les Hébreux de la souveraineté égyptienne.

La fameuse traversée de la Mer Rouge n’est pas un miracle. Les miracles n’existent pas. Ce sont chaque fois des mises en scène bien exécutées.

Les indices du déroulement des évènements sont cryptés, mais faciles à comprendre si l’on veut seulement oublier le concept de Miracle.

Après cette traversée, l’Organisation fera intentionnellement poireauter le peuple Hébreux pendant 40 ans dans le désert pour le transformer complètement en un outil humain ayant pris le pli voulu.

Même si la Bible renvoie l’image que cette réclusion est due au mauvais comportement des Hébreux, en réalité, elle était voulue par l’Organisation.

Il lui fallait du temps pour éliminer physiquement ceux qui résistaient à l’emprise de la manipulation Atonique devenu Jahvéique et implanter dans le peuple le mécanisme qui, pour l’éternité, le pousserait vers sa fuite en avant.

Entre les deux recensements: celui fait lorsqu’ils pénètrent dans le Sinaï et celui pris dans les steppes de Moab, juste avant d’entrer en Terre Promise, tous ceux sortis d´Egypte, sauf Caleb, Josué et Moïse sont morts . Les plus âgés du dernier recensement avaient donc au maximum 40 ans. Mais pas tous sont morts d’ une mort naturelle… Le but des purges et meurtres, menés d’une façon très accidentelle était d’effacer au plus vite contestataires et l’ancienne mémoire, afin que les nouvelles règles puissent s’ancrer dans les têtes.

De telles purges se produisaient régulièrement.

La dernière purge, un vrai coup finement monté, a lieu juste avant l’entrée en Terre Promise à Péor.

La tactique était d’encourager les contestataires à fréquenter les belles femmes de Péor, puis de déclarer qu’une maladie a frappé la population et que la cause de la maladie est évidente: regardez ! Moïse ordonne à un forniqueur de soulever son froc et voilà, le sexe du méchant est pourpre !!!

Les hommes qui ont forniqué sont ramassés et exécutés.

Ma Bible de Jérusalem Nombres 25, 4 dit: empale-les à la face du soleil ; ma Bible allemande dit 4 Mose, 25. 4 : pends les pour le Seigneur au soleil. Les mots employés et les significations ne sont pas tout à fait les mêmes parce que les traducteurs n’avaient pas bien compris l’action.

Il n’y a pas beaucoup d’arbres dans ces régions. Pendre ou empaler 24 mille forniqueurs aurait demandé l’abattage d’une forêt boreale actuelle de 1000 ha….Je veux bien que le nombre soit un peu exagéré, déjà parce qu’il n’était certainement pas facile de trouver autant de putains dans toute l’antiquité en ces temps, et même si chacune soignait 100 clients, il en aurait fallu encore deux mille quatre-cent, ce qui dépasse certainement ce que Bruxelles abrite actuellement pour servir les besoins de la Nomenklatura Européenne.

Les empaler et pendre voulait dire qu’ils étaient plaqués au sol, le ventre avec la verge pourpre en l’air, mains et jambes écartés, formant une sorte de filet de pêche dont les mailles étaient des humains, les mains des bras écartés des uns liées aux pieds écartés des autres victimes. Ce tissu crocheté de chair humaine se débattait par terre comme un treillis de vers nus, face au soleil qui les rôtissait de ses rayons jusqu’à ce que la mort éteignait les colères mugissantes des uns et les plaintes agonisantes des autres.

Il n’était certainement pas difficile d’accuser les Péoriens de ce monstrueux malheur, d’haranguer le peuple Hébreu, et d’exhorter au combat les honnêtes gens, chauffés à blanc par la haine pour le Péorien pourri.

Les Israélites gagnent la bataille, massacrent les hommes et prennent femmes et enfants comme prises de guerre. Mais…, les femmes juives ne sont pas d’accord. Elles n’acceptent pas chez elles ces belles femmes pimpantes qui n’ont que le sexe en tête.

Elles ne veulent pas les voir roucouler avec leurs maris et, devant leur refus (situation montée de toutes pièces), Moïse est obligé de se débarrasser des belles. Il charge Pinhas de les emmener quelque part pour les exécuter.

Pinhas part avec ses prisonnières et à son retour il a une entrevue avec Moïse.

La Bible ne nous parle pas de ce qui fut dit, mais, vu le résultat, Pinhas a dû lui dire; que les hommes qui avaient rôti au soleil n’avaient pas été contaminés par ces femmes et que la couleur pourpre de leur sexe, qui les avait trahis, n’était pas une maladie, mais le résultat du produit que les femmes appliquaient dans leur vagin avant d’avoir des rapports sexuels avec un inconnu; que Moïse, qui avait vécu avec une Madianite pendant des années a dû le savoir et que tous ces forniqueurs Israélites et ces femmes Madianites avaient donc été torturés et mis à mort sous un faux prétexte…

Pinhas le Preux, l’innocent, le fidèle naïf de Jahvé, renseigné par ces femmes des réalités et, indigné mais fidèle à l’ordre, les a exécutées.

Je ne veux pas dire que lui et ses hommes ont abusé de ces femmes, mais je le pense, pour la bonne raison qu’ils ont mauvaise conscience.

Selon Nombres 31,50, ils donnent tout le butin de bijoux à Jahvé (donc à l’Organisation) en disant …qui serviront pour nous d’expiation devant Jahvé…

S ’ils avaient strictement suivi les ordres, ils n’auraient pas dû faire expiation. La malédiction, si malédiction il y a, tombe sur la tête de celui qui donne les ordres. S’ils sentaient qu’ils avaient quelque chose à expier c’était parce qu’ils pensaient avoir transgressé les ordres.

Moïse, devant le raisonnement de Pinhas, a dû lui ouvrir les yeux et lui dire qu’il avait parfaitement raison.

Il a dû fermer en lui la porte de l’idéalisme et ouvrir celle de l’horreur de l’holocauste que dans son zèle il avait commis, et lui indiquer que maintenant, au courant de la vérité, depuis cet instant même, ayant perdu son innocence et ayant perpétré des atrocités sans nom, il était dorénavant un mort vivant qui avait le choix: soit la promotion suprême en entrant dans le Cercle des Initiés de l’Ordre et exécuter inconditionnellement les ordres de l’Organisation; ou bien la mort physique.

Pinhas, petit-fils d’Aaron, hier encore un homme honnête et spontané a courbé l’échine et préféré endosser les Honneurs du Sacerdoce Eternel, c.à d. de prendre siège dans le Conseil des Manipulateurs. Nombres 25,13 dit : … Il y a pour lui et pour sa descendance après lui une alliance, (le silence criminel) qui lui assurera le sacerdoce (le Pouvoir) à perpétuité…

Ce dernier texte est placé avant que lui et sa troupe d’SS hébreux aient tué les garçons et les femmes, mais la Bible coupe souvent la photo du topo (volontairement) en pièces pour les recoller en désordre (et brouiller ainsi les pistes).

Après l’affaire de Péor, exit Moïse. Il n’est pas mort sur le Mont Nébo, on ne l’a pas trouvé. L’Organisation l’a sans aucun doute enlevé vivant et il a dû finir ses jours dans un endroit paisible sous le soleil où il y avait de belles femmes triées sur le volet pour lui.

Deutéronome 34,7 dit : son œil n’ était pas éteint, ni sa vigueur épuisée. Le texte allemand dit la même chose, le texte finnois dit : ses yeux ne s’ étaient pas obscurcis et son jus vital n’avait pas disparu….

Si je peux expliquer toutes les manipulations, ruses et moyens utilisés par Jahvé, à ma connaissance, ni le Pentateuque, ni le livre de Josué ne mentionnent d’une façon formelle les règles à suivre pour dompter le Peuple.

Les cinq premiers livres moins la Genèse, – qui est un livre à part -, plus le livre de Josué, relatent à mon avis la réalité de ce qui s’est produit mais n’ex-pliquent rien. S’íl est possible de démontrer quelles étaient les intentions de l’Organisation et expliquer les miracles par des actions et ruses bien pensées, organisées, préparées et exécutées; à ma connaissance la Bible ne contient aucun texte, même pas crypté, formulant la manipulation. La Bible relate les actions de la manipulation, mais ne les explique pas.

Ce sont les Atonistes, pas Dieu, qui ont tout régi par l’intermédiaire de Moïse leur exécutif. Tromperie qui, pendant des siècles et encore actuellement, tient le monde par sa barbe.

Quand nous lisons les textes en prenant comme axiome que tout a été mis en scène par une organisation humaine cachée, nous pouvons assez facilement expliquer ces miracles.

Moïse était un imposteur Atoniste et je défie le plus érudit des Rabbins de me prouver le contraire.

Pour celui qui sait lire entre les lignes et penser, l’Organisation ne se cache pas tellement derrière les textes quoiqu’ils lâchent parfois des bribes étonnantes, que les esprits intoxiqués par une déférence exagérée interprètent dans un sens spirituel c.à.d. d’une telle façon qu’un homme doté d’un esprit lucide ne peut pas comprendre leur explication hermétique.

Même si nous pouvons prouver que tout a été manipulé, à ma connaissance, on ne trouve pas un vrai Manuel de la Manipulation dans la Bible.

Je pense que l’Organisation avait jugé qu’après 40 ans d’intoxication et remodelage de la souche hébraïque, ils avaient construit un régulateur tellement auto-centrifugeant qu’il n’était pas nécessaire d’écrire un Manuel décrivant comment le Pouvoir en place devait manipuler le peuple. Tout était déjà mis dans la construction autorégulatrice du Peuple.

La clé de voûte du peuple Hébreu n’est pas la tribu de l’aîné Ruben mais la tribu des Lévites, et cette accaparation de droit d’aînesse ne s’est pas faite sans contestations.

La tribu des Lévites (à laquelle appartenait Moïse) était la tribu dans laquelle on avait parqué à une époque tous les bâtards, descendants d’Atonistes de souche égyptienne, avec des femmes hébraïques issues de toutes les tribus.

Les Lévites ont pris le pouvoir en employant tous les moyens que l’Organisation a mis à leur disposition et ils n’ ont pas hésité à utiliser l’arme du meurtre pour s’imposer. Nous ne devons pas nous faire des illusions sur la Sainteté et l’Innocence de Jahvé.

Ils ont utilisé des méthodes staliniennes/ hitlériennes pour éliminer toute rébellion contre la suprématie des Lévites, car le Pouvoir Jahvéique ne pouvait pas tolérer que le peuple ait une organisation dans laquelle l’ordre tribal puisse jouer un grand rôle. Les tribus étaient sensées se soumettre à Jahvé et les représentants déclarés de Jahvé étaient les Lévites et leurs descendants.

C’est par une série de mises en scène minutieusement préparées que sera détruite la résistance des chefs des clans.

Après que la terre se soit ouverte sous les contestataires et les ait envoyés au Shéol, 250 autres furent brûlés vivants devant la maison de Dieu et une plaie tua une quantité indéterminée d’Hébreux (Nombres 16, 1 à 16).

La contestation est matée et « le plus humble des hommes », Moïse, devient le maître incontesté du Peuple. Il est évident qu’après une telle raclée, personne n’osa plus contester quoi que ce soit (pour un certain temps).

Comment Dieu et Moïse ont organisé ce trucage monstre ? On ne doit pas être un grand Sherlock Holmes pour le comprendre, à condition que l’on élimine toute intervention miraculeuse et admet que derrière tout cela se cache une puissante organisation humaine.

Étant donné que les Hébreux se déplaçaient régulièrement et que l’ordre d’établissement des tribus et de leurs tentes était rigoureusement défini pour ne pas dire tiré au cordeau à compter de la Demeure, l’Organisation savait exactement où se trouveraient les tentes des contestataires quand ils établiraient la Demeure à un autre endroit.

Il suffisait de mettre les sapeurs de l’Organisation au travail avant qu’ils n’arrivent sur place et de les faire creuser sous les emplacements où se trouveraient dans le futur les tentes des contestataires, puis, au moment convenu faire tomber les étais qui supportaient les voûtes des mines creusées pour faire disparaître tentes, hommes et familles des contestataires, dans un fracas de tremblement de terre.

En ce qui concerne les deux cent cinquante autres qui avaient été appelés à se présenter et se placer devant la Demeure de Jahvé munis d’un encensoir. Il suffisait de les asperger de jets d’essence pour que le feu de leurs encensoirs les métamorphose en torches vivantes.

C’est d’ailleurs de la même façon, mais par accident, que les deux fils d’Aaron ont été cramés.

Ils se trouvaient, emportés par leur zèle naïf, balançant leur encensoir, par inadvertance, placés entre l’autel sur lequel l’offrande était sensée brûler un peu plus tard par un feu dit dévorant et le devant de la Demeure, juste au moment où le jet d’essence partait de la Demeure vers l’autel.

Aspergés par le jet d’essence, la braise dans leurs encensoirs les transformait aussitôt en brasiers.

La Bible nous indique qu’ils connaissaient bien bitume et poix, et des sources d’essence étaient connues dans d’autres endroits du Moyen Orient.

Le mystérieux engin qui, en dernier, se retournait vers les Egyptiens quand l’arrière-garde de Josué traversait la Mer dite Rouge, et qui annonçait chaque fois le déplacement de Dieu, n’était rien d’autre qu’une pompe / fourneau à essence.

A un certain moment, ils utilisent même le gaz. Dans Exode 24, 10 est dit; Ils virent le Dieu d’Israël. Sous ses pieds, il y avait comme un pavement de saphir, aussi pur que le ciel même. Saphir comme le ciel; donc bleu. Regardez les flammes de votre réchaud à gaz, il vous montrera une multitude de Dieux d’Israël.

En ce qui concerne la plaie qui sévit et ensuite fut arrêtée par Aaron, elle répétait le procédé que les Atonistes avaient appliqué pour tuer les premiers-nés égyptiens. Ils avaient simplement empoisonné une quantité indéfinie de la population sans faire la distinction pour savoir si les victimes étaient des contestataires ou pas. Le but était de créer une peur bleue chez chacun, coupable ou pas de désobéissance.

A notre époque ce Jahvé et Moïse se retrouveraient devant la Cour de Justice Internationale de la Haye pour crime contre l’Humanité.

Le fait que les enfants des Lévites seraient éduqués et initiés dans la tradition Atonique était, aux yeux de l’Organisation, probablement un gage suffisant pour la transmission de l’essence de la manipulation.

Notez que les lévites sont une caste définitivement nommée à certains postes et, mine de rien, les plus intéressants. Chroniques 26,24 indique que Shébuel, Fils de Gersom, Fils de Moïse, était chef responsable des trésors, tradition que la souche lévitique exerce encore de nos jours sur le plan mondial.

Il suffit de lire un peu plus loin pour comprendre que les Lévites étaient et sont encore l’écrin vivant de la manipulation Jahvéique qui perdure; l’histoire biblique n’a pas encore atteint sa fin.

Les descendants mâles des lévites ne sont pas des vrais Hébreux, ils représentent le génome des Atonistes Egyptiens. Les autres Hébreux ne sont qu’une sorte de substrat qui nourrit la souche Atonique.

Ils n’ avaient pas besoin d’ un manuel parce que les lévites étaient l’ Organisation vivante qui véhiculerait leur but et façons d’ agir.

Ou leur système de bluff déïque marcherait ou pas et ils ont dû penser qu’un esprit à jeun lisant la Bible y trouverait bien un jour toute la gamme des méthodes manipulantes utilisées et qu’une fois trouvées, qu’il était inutile d’ essayer de prouver quoi que ce soit.

Avant d’ entrer en Terre Promise, Moïse n’a donné qu’ un seul vrai avertissement aux Hébreux, celui de ne jamais abandonner l’ alliance de Jahvé Deuteronome 29 : 24-25.

C’est un avertisement aux Hébreux en général de ne pas dévier des règles données par l’Organisation de nourrir les Lévites, et en particulier aux Lévites qui sont les descendants des Atonistes, de ne jamais oublier le but de l’Organisation et ses méthodes qu’ ils portent dans leur cerveau et peau..

N’ayant pas trouvé dans la Bible le Manuel formel de la Manipulation que je cherchais, vu qu’il se trouve dans l’esprit des Lévites et n’est pas écrit, j’ai continué ma recherche en lisant des œuvres grecs et latins, mais en vain.

Machiavel dit que pour arriver à ses fins, le Prince doit utiliser tous les moyens, mais il n’a pas légué un vrai manuel.

Il est étonnant que l’un des plus grands arts de l’Homme, l’Art multimillénaire de soumettre le Peuple à sa Volonté, utilisé à travers les siècles, n’ait pas été un sujet digne d’étude chez des peuples civilisés qui, de toute évidence, utilisaient la manipulation d’une façon quotidienne.

Je pense que cet art a bel et bien fait l’objet d’études, mais il était tellement secret et tabou, qu’on ne le couchait pas sur un support.

Cet art était certainement transmis oralement par les prêtres qui instruisaient progressivement, de degré en degré d’initiation, leurs disciples, dans les arcanes de la manipulation.

C’est la méthode de toutes les sectes et ordres, et certainement aussi celle de l’Eglise.

La preuve qu’une telle initiation par degrés a été la règle, se situe dans le fait qu’après la mort sur le bûcher des dignitaires de l’Ordre des Templiers, la grande architecture gothique déclina en France.

Le Manuel de la Manipulation n’existerait donc pas ?

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Chapitre 3 – Le lit du Manuel

Oui, ce manuel existe, et comme souvent, la réponse arrive d’une direction inattendue.

Au cours des nombreux voyages professionnels que je faisais en Finlande et en Suède, je m’ennuyais, et c’est par hasard, en mars 1990 que je fis l’achat d’une traduction suédoise de l’Edda1. C’est cette traduction médiocre qui m’a amené à approfondir le sujet.

Le Manuel nous est arrivé du Nord, ou plus précisément par le Nord.

Le texte dont il s’agit, se trouve dans l’Edda dit de Snorri et il a été écrit en norrois.

L’Edda de Snorri.

Dans un livre écrit vers 1220 AD en norrois par un Islandais influent, empêtré dans une dangereuse querelle avec une autre faction politique de son île natale, Snorri Sturluson, tel est le nom de notre politicien Islandais, entre comme un gladiateur armé de sa langue et de sa connaissance de l’histoire, dans la gueule du loup royal Norvégien, dans le but de tenter de renverser la chute inéluctable de son île vers sa mise sous tutelle norvégienne…

Snorri est un grand érudit, descendant d’une lignée de poètes et de vikings dont la renommée et les exploits ont imprégné le Nord entier.

En se rendant par son art littéraire indispensable à la Cour Norvégienne où l’on a toujours apprécié les grands poètes islandais, sculpteurs de prouesses verbales qui célébraient la Gloire et l’Histoire ancestrale, il réussit à repousser, pour un certain temps, la mise sous tutelle de son île, tutelle qui aurait mis fin à toute liberté d’action indépendante. Mais à la fin son double jeu aura raison de lui et il paiera de sa vie, le prix de sa ruse.

Ses efforts de détournement ont donné naissance à des œuvres uniques en leur genre pour son époque ; son Heimskringla et Edda sont des œuvres que les historiens admirent encore de nos jours.

Nous ne rentrerons pas dans le détail concernant la période et le lieu où il les a écrit. Cet élément se trouve en cherchant dans Google et en lisant l’introduction de L’Edda, Récits de mythologie nordique par Snorri Sturluson, traduit du vieil islandais et annoté par François –Xavier Dillmann*2

Je conseille aux personnes intéressées par le sujet, ce livre francophone de base, malgré le fait que F-X.D. ne traduit pas toute cette Edda de Snorri. En revanche, la partie qui en premier lieu nous intéressera se trouve dans ce livre.

La traduction n’est pas parfaite, mais rien n’est parfait dans ce monde.

L’avantage est qu’elle se conforme à la transcription du livre en langue norroise que j’utilise comme base, c.à.d. Edda Snorra Sturlusonar Nafnaþulur og Skáldatal de Guðni Jónsson3.Ce livre est le résultat de la compilation des plus anciens textes et fragments qui ont été retrouvés. Si certains endroits du livre s’écartèrent l’un de l’autre, c’est que Guðni Jónsson fut obligé de faire des choix, mais, en principe, et à ma connaissance, il n’eut besoin d’en faire de tels dans la partie du texte qui nous intéresse.

Snorris Edda, abréviation SnE, l’Edda de Snorri est aussi appelé Edda en Prose pour le distinguer de l’Edda Poétique4(abréviation EP), (autre livre de chevet).

Le SnE est divisé en:

Notre sujet se trouve dans le Gylfaginning, mais nous sommes aussi obligés de puiser dans les autres parties de l’Edda en Prose et dans l’Edda Poétique.

De temps à autre nous puiserons dans des parties de ces textes, qui ne sont pas traduites, ainsi que dans d’autres textes, en indiquant à chaque fois la source.

Le Gylfaginning, commence par la visite de Gylfi, un roi suédois vers la demeure des Ása

Nous appelons injustement les Ása ou Æsir pl, des dieux nordiques. Ce ne sont pas des dieux dans notre sens, et ils ne sont pas uniquement nordiques.

Le nom scandinave de Goði ou Guði d’où émane le mot germanique dieu est une sorte de chef spirituel de la famille ou région et il ne signifie pas dieu mais le Bienfaisant.

Le Gylfaginning dit que Gylfi avait remarqué que les Ása réussissaient tout ce qu’ils entreprenaient, et qu’il voulait savoir si cette réussite provenait de leur nature ou du fait qu’ils offraient aux forces propices…

Les Ása devinent ses intentions, et lui préparent un accueil en rapport avec l’enjeu.

Cette étrange Trinité s’appelle Hárr, le Haut; Jafnhárr, Haut à égalité et Þriði, le Troisième. Ils n’ont rien à voire avec la trinité chrétienne. Nous verrons plus tard ce qu’ils représentent.

Un jeu de questions et de réponses, très spécifique aux Edda, s’engage, nous apprenant tout sur la Création du Monde, du début des temps jusqu’au jour de leur aujourd’hui.

Ils lui racontent tout sur l’Arbre de la Vie, les Demeures des Puissances et les Lutins, la Nature des Puissances, et l’Histoire concernant le loup Fenrir qui sera l’objet de ce livre. Histoire que nous appellerons le Récit.

Après celle-ci, on raconte trois importantes histoires.

Au moment où ils s’aperçoivent qu’il parviendra à réaliser ce qui avait été convenu; craignant de devoir lui régler son dû, ils mettent tout en œuvre pour saboter la convention.

Lorsque le Géant constate la trahison, il pique une colère de Géant, sur quoi les Ása se parjurent. Ils invoquent Þórr, qui arrive et le tue.

Nous reviendrons à la fin du livre sur la signification de cette histoire

La deuxième histoire, raconte le voyage de Þórr vers Útgarða-Loki et sa rencontre avec Skrýmir dans le SnE, chap. 45, 46 et 47 ; des échanges entre Þórr et Skrýmir et suivants. Nous reviendrons aussi sur cette histoire.

La troisième histoire parle de la partie de pêche de Þórr avec Hymir, histoire un peu énigmatique sur laquelle nous reviendrons également.

Après ces trois histoires nous arrivons à la mort de Baldr le Magnifique, sur l’instigation de Loki; perte qui mettra les Ása tellement en colère qu’ils commenceront une chasse à l’homme. Une fois Loki capturé, ils le puniront. Il gisera enchaîné dans une position inconfortable, jusqu’au Ragnarök, bataille de la fin du monde.

Le Gylfaginning s’achève avec le Ragnarök et l’après-Ragnarök.

1 Brate, Erik; Eddan, Niloe, ©International Book Automation Bohusläns Grafiska AB, Uddevalla MCMLVI ISBN 91-7102-066-7.

2 Dillmann, François-Xavier; L’Edda, Récits de mythologie nordique par Snorri Sturluson, traduit du vieil islandais et annoté par F.-X. D. Nrf L’aube des peuples, © Editions Gallimard 1991 ISBN 2-07-072114-0

3 Jónsson,Guðni;Edda Snorra Sturlusonar Nafnaþulur og Skáldatal, Íslendinga sagnaútgáfan, Akureyri–Prentverk, Odds Björnssonar h.f. – 1954.

4 Boyer, Régis; l’Edda Poétique, textes présentés et traduits par R.B., © Librairie Arthème Fayard pour la nouvelle édition 1992.

Chapitre 4 – Le Récit

La pièce qui nous intéresse est SnE Gylfaginning chap. 34.

Dans le premier, deuxième et troisième paragraphe de ce Chapitre, il y est raconté comment Loki a trois enfants avec une sorcière Angrboða (celle qui n’annonce rien de bien) ; le premier étant Fenrir, le deuxième Jörmungandr, qui est le Miðgarðsorm et le troisième Hel.

Les Æsir (pluriel pour Ása) élevaient le Loup (Fenrisúlfr) à la maison, et c’était un jeu audacieux pour Týr de l’approcher et de lui donner à manger.

Quand les Ása virent combien il grandissait chaque jour et que toutes les prédictions disaient qu’il était destiné à leur faire du tort, les Ása se décidèrent à fabriquer un lien puissant qu’ils appelèrent Læðing. Ils le portèrent vers le Loup et le mirent à l’épreuve de ses forces. Comme le Loup n’y vit aucun danger, il les laissa faire à leur guise.

Au premier essai, le Loup tendant ses muscles cassa le lien. C’est ainsi qu’il se libéra de Læðing.

A la suite de cela, les Æsir fabriquèrent un autre lien, deux fois plus fort, qu’ils appelèrent Drómi, et prièrent le Loup d’éprouver à nouveau ce lien, en lui disant que si un ouvrage aussi extraordinaire n’arrivait pas à le retenir, il deviendrait célèbre pour cet exploit.

Il semblait au Loup que, si le lien était très résistant, ses forces avaient, elles aussi augmenté depuis qu’il avait cassé Læðing; pensait aussi qu’il fallait prendre des risques s’il voulait gagner sa renommée, alors il se laissa enchaîner.

Lorsque les Æsir dirent qu’ils étaient prêts, le Loup se leva, frappa le lien à terre et, en le tenant fermement, en s’arc-boutant, brisa la chaîne, tel que les morceaux volèrent très loin.

Ainsi se frappait-il hors Drómi et, c’est devenu depuis un dicton que de dire lorsque l’on se sort d’un danger existentiel: se libérer de Læðing et se frapper hors Drómi.

Après cela, les Æsir redoutaient de ne pas pouvoir maitriser le Loup.

Alors, le Père-de-Tous (= Óðinn) fit-il descendre celui qui s’appelle Skírnir, le fidèle serviteur de Freyr vers Svartálfaheim (le monde des demi-noirs, comprenez des forgerons) chez certains lutins, pour faire fabriquer le lien qui s’appelle Gleipnir.

Il était constitué de six parties: du bruit de chats, de la barbe de femmes, des racines des montagnes, des tendons d’ours, du souffle de poissons et de la salive d’oiseaux.

Et bien que tu n’aies probablement jamais auparavant entendu de choses semblables, tu parviendras rapidement à la conclusion que nous ne t’avons pas menti.

Tu as certainement vu que les femmes n’ont pas de barbe, que les chats ne font pas de bruit en courant et que les montagnes n’ont pas de racines.

Je crois cependant que tout ce que j’ai dit est véridique, quoiqu’il y ait, là-dedans, des choses que tu ne peux pas expliquer.

Gangleri répond : « Je sais faire la part de la vérité dans ce qui est dit. Je vois bien les éléments que tu as ici soumis à mon jugement. Comment ce lien était-il fabriqué ? »

Hárr répond: « Je peux bien te le dire. Le lien était lisse et souple comme une ceinture de soie, mais solide et fort, comme vous allez l’entendre maintenant. »

Quand le lien fut amené aux Ása, ils remercièrent le commissionnaire de sa mission, puis ils sortirent sur une eau qui s’appelle Ámsvartnir5, dans un îlot au nom de Lyngvi6. Ils appelèrent le Loup auprès d’eux, lui montrèrent le ruban de soie et le prièrent de le déchirer; disant qu’il était un peu plus solide que son épaisseur lui en donnait l’apparence. Ils se le repassaient réciproquement en éprouvant leurs forces dessus avec leurs mains. Il ne se déchirait pas, mais ils disaient que lui parviendrait certainement à le déchirer.

Alors le Loup répondit: « Il me semble que cette ficelle ne m’apportera aucune renommée, de même que si je déchirais un aussi fin ruban; mais s’il est fait avec ruse et tricherie, malgré le fait qu’il a mine de rien, ce ruban ne touchera pas mes pattes. »

Les Æsir disaient qu’il devrait vite déchirer un si fin ruban de soie, lui qui auparavant avait brisé de grandes chaînes de fer: « et si tu n’arrives pas à déchirer le ruban, tu ne pourras pas nous faire peur. Alors nous te libèrerons ».

Le Loup disait: « Si vous me liez tel que je ne peux me libérer, vous êtes si peu fiables qu’il me sera vain d’attendre votre aide. Je suis contre le fait de me laisser poser ce ruban, mais plutôt que de vous permettre de vous moquer de moi, que l’un d’entre vous mette sa main dans ma gueule comme gage que ceci est fait sans tromperie. »

Placé devant le dilemme, les Ása se regardaient l’un l’autre mais aucun ne voulut engager sa main jusqu’à ce que Týr avance sa droite et la pose dans la gueule du Loup.

Lorsque le Loup d’arc-boutait, le lien se serrait, et plus il se débattait plus que le lien mordait. Alors ils riaient tous, sauf Týr, qui y laissait sa main.

Quand les Ása remarquèrent que le Loup était lié pour de bon, ils prirent la corde de laquelle était fabriqué le garrot qui s’appelle Gelgja, et la tirèrent à travers un ravin (hellu7) d’une grande profondeur qui s’appelait Gjöll.

Ils prirent ensuite une énorme pierre, qui s’appelle Þviti; l’enfoncèrent profondément dans la terre et utilisèrent cette pierre comme bitte d’amarrage.

Le Loup grognait terriblement, il se débattait et voulait les mordre.

Ils poussèrent dans sa gueule une épée de laquelle la poignée pointait vers sa gencive inférieure et la pointe vers sa gencive supérieure. C’était son bâillon. Il gargouillait terriblement et de sa gueule sortait de la bave, origine de la rivière qui s’appelle Ván. Il restera couché là jusqu’au Ragnarök.

Gangleri disait: « Quelle terrible progéniture a engendré Loki ! Chaque membre de cette fratrie (Fenrir, Jörmungandr et Hel ) est à lui seul une énormité. Pourquoi les Ása ne tuaient-ils pas le Loup, s’ils n’avaient que du mal à en attendre ? ».

Hárr répondit : « Les Bons honoraient tellement leurs lieux saints et havres de paix qu’ils ne voulaient pas les souiller avec le sang du Loup, bien que les prédictions disaient qu’il serait le meurtrier d’Óðinn.

Fin de ma traduction.

Qui est le Loup Fenrir ?

La clé de l’histoire se situe donc dans l’explication de la nature du Loup, c.à d. de la nature du nom Fenrir. Que veut dire Fenrir ?

Dans son livre, Snorri ne nous explique pas la signification du mot Fenrir ni celle de Fenrisúlfr.

Fenrir est à considérer comme une abréviation du nom Fenrisúlf.

Bien que ce Loup joue un rôle primordial dans le Récit, il est étonnant de constater que pendant des centaines d’années, personne n’a pu percer l’énigme du nom, ni expliquer ce que le nom Fenrisúlfr ou Fenrir signifie réellement.

Connaissant la prédilection des Anciens pour parler en énigmes et cacher les indices, j’étais convaincu que la clé se trouvait dans le texte même.

Ayant lu les textes dans des traductions différentes, je ressentais que le Récit renfermait une signification qui m’échappait à l’époque. Ce qui me frappait le plus était que le Récit formait un ensemble bien arrondi. Si ces Récits complexes sous leur forme ludique avaient été le viatique et imprégné l’âme de peuples entiers, cela ne pouvait être que le résultat d’un long et profond travail et on ne consacrait à l’époque pas beaucoup de temps à inventer une histoire qui n’aurait pas eu de sens.

Les traductions ne me satisfaisant guère, j’ai donc acheté les textes norrois et commencé mon voyage de chercheur.

Je pense que si j’ai trouvé la clé, c’est parce que je ne suis pas assez intelligent.

Tout linguiste de carrière consulté a senti que d’essayer expliquer Fenrir ou Fenrisúlf était délicat. Aucun de ces savants n’a trop souhaité s’engager sur une explication formelle pour ne pas prendre le risque de se rendre ridicule aux yeux de la postérité. Ils se cachent tous, y compris linguistes et exégètes de renom, derrière une explication passe-partout.

Même le plus grand, tel Björn Collinder se tait à ce propos. Dans sa fantastique traduction suédoise Snorres Edda8, il ne donne aucune explication du nom.

Le grand homme avait compris le sens du verset EP, Hávamál verset 27 qui dit; quand un ignare se trouve parmi les gens, mieux vaut qu’ il se taise. Quand il se tait, personne ne saura qu’ il ne sait rien, sauf s’ il parle trop… . Dumézil n’avait pas la pudeur de Collinder.

Avoir tort sur des broutilles est acceptable, en revanche, se brûler sur des grands sujets est fatal pour la réputation, et tout ce beau monde sentait qu’ils ne pouvaient pas statuer sur une explication pour Fenrisúlf, qui, après coup, risquait de se révéler être une erreur monumentale. C’était naturellement une sage décision.

Un homme bête n’est pas toujours fou et un fou pas toujours bête.

La juste explication du nom du Loup, qui est au centre du Récit, et clé de toute interprétation correcte du Récit, manquait donc cruellement, d’où l’errance (malheureuse ) dans la brume des fantasmes en ce qui concerne interprétations et explications de ces écrits.

Les explications sur le Fenrisúlfr dans les traductions phare francophones des deux Edda sont inexistantes ou minimes. R. Boyer, le plus sage, passe sur l’explication. F.-X. Dillmann dans: Notes sur SnE, Gylfaginning chap.34 ne mentionne même pas le nom de Fenrisúlfr. Il ne parle que de Fenrir. Il écrit p.170 de sa traduction de son Edda, je cite; 2. Fenrir: ce nom s’explique d’une façon ou d’une autre par le mot fen (marais). « Voir au demeurant, plus loin, le récit de l’enchaînement du loup dans une île, un fleuve de bave coulant de sa gueule. » …. Fin de citation.

Nous verrons dans notre développement que malgré le fait que cette explication de marais n’est pas exacte pour expliquer notre Fenrisúlfr/ Fenrir dans le sens du Récit, que tout bien considéré, ce mot fen est la racine mère d’où est dérivée la signification du nom qui nous intéresse.

Sources et marais jouaient un rôle important dans la religion et les croyances des peuples, et les moines chrétiens ne s’y trompaient pas en fondant des monastères sur ou à proximité de tels endroits. Ils n’avaient qu’à capter les dévotions, respect et peurs liés aux lieux et les transhumer vers un équivalent chrétien. Le christianisme reprenait avec zèle les symboles païens, à tel point qu’ils plantaient une croix dans le méat des pierres phalliques situées aux endroits des abreuvoirs et des mares, sur les plateaux où les gens venaient chaque soir avec les bêtes.

Le marais est mentionné comme lieu d’exécution d’Herkja, amante d’Atli, EP, Troisième dit de Guðrún, verset 11 pour avoir faussement accusé Guðrún d’infidélité. L’Homme de Tollund a également été trouvé dans un ancien marais.

La mise à mort par noyade dans un marais en tant que punition était certainement considérée comme une reconduite de la créature ignoble dans le sein de sa Créatrice. Dans le cas de l’Homme de Tollund, (nous ne pouvons que deviner pourquoi il s’y trouvait), s’il était offrande, comme don de la meilleure semence de la communauté à la Terre Mère, dans l’espoir de voir naître sur le territoire, des humains d’une valeur identique.

Les Anciens considéraient d’une façon métaphorique une chaîne de montagnes pour des dents d’Ymi, géant dont le corps fut utilisé pour construire la Terre comme il est raconté dans le SnE, formáli (introduction) et dans le SnE, Gylfaginning (désormais abrévié comme Gg), chap.8 Du meurtre d’Ymir et de Bergelmi.

De nombreuses montagnes des Alpes portent encore le nom de Dent en français, pour ne mentionner que la Dent du Midi dans le massif du Mont Blanc.

Nous ne devons pas interpréter, lorsque nous parlons de la religion païenne de l’époque, le mot religion possédant la même signification que ce mot évoque de nos jours. La religion était plus précisément une sorte de relation intime entre une Force ou Trait de la Nature humaine que l’individu cultivait et dont il attendait en retour un avantage en l’honorant.

Ce qu’ils entendaient sous le mot honorer est ouvert à des interprétations et, comme toujours, on trouve dans la nature humaine des degrés allant du rien à cirer jusqu’à l’exagération sans limite.

L’Yngligasaga 25 du Heimskringla (écrit par Snorri), nous raconte que le roi Aun ou Ane, qui avait déjà vécu une longue vie, offrait neuf de ses fils, un chaque décennie, pour prolonger sa vie. Mais lorsqu’à la fin il restait au lit et se nourrissait avec un biberon, les Svea lui interdirent d’offrir son dixième (et dernier) fils pour continuer à vivre, donc Ane mourut.

Cette histoire est à entendre comme une leçon édifiante contre ces offrandes (investissements) insensées, qui probablement existaient pour s’assurer une longue vie. Le nom Ane est une racine pour Ancêtre. L’idée de l’interdiction d’offrir le dixième fils signifiait qu’il faut bien mourir un jour, et qu’il n’est pas utile de gaspiller de bonnes ressources pour repousser l’ordre naturel.

Ils ne tuèrent donc pas le vieux roi, mais n’étaient plus disposés à ce qu’il dépense une ressource de valeur pour se garder en vie au-delà du raisonnable.

Cette histoire fait donc appel à la saine raison en ce qui concerne la gériatrie, mais aussi en ce qui concerne les excès (offrandes) provoqués par des croyances et égoïsmes cachés derrière la religiosité. Les croyances païennes, comme toutes les croyances, prenaient parfois des formes exagérées, que nous désignerions de nos jours comme intégristes.

Pour parler sincèrement, nos religions ou croyances actuelles, païennes ou pas, ne dévient pas beaucoup du système païen.

Si nous prétendons voler plus haut sur le plan religieux, en réalité, ce fond inné dans l’Homme, qui donne pour recevoir (dans ce monde ou dans l’audelà) est à la base de nombreuses de nos pratiques dîtes religieuses.

Que le mot fen, qui à l’origine, désignait un marais, eut été utilisé pour désigner un (ou d’) autre(s) concept(s) que ce que contenait ce lieu naturel, me semble tout à fait logique.

Les marais sont en général à l’origine des fleuves qui, à leur tour, arrosent les plaines et les champs qui produisent ce dont l’homme se nourrit. Il me semble juste qu’ils furent pour cette raison considérés comme des lieux sacrés. Si les marais étaient considérés comme des Origines, des Matrices de la Vie. Il était naturel que le mot fen devenait le symbole pour désigner le concept origine, dans le sens qu’un marais est une sorte de placenta, d’où le filon d’eau, source de vie, naquît.

Dans la littérature scandinave le mot loup désigne sans exception un danger.

Le Récit de SnE, Gg, chap. 34 dit que les dieux savent dès le début quel danger ils encourent en élevant le Loup et que celui-ci sera leur perte.

Si les aventures d’Óðinn, autres dieux et déesses, y compris Loki, occupent les pages du SnE, le Loup Fenrir, (je préfère le nom Fenrisúlfr) -, est le nombril du Récit. C’est lui qui dévorera le Père des dieux, Óðinn en personne, à la Fin des Temps.