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La collection "Mon village de coeur "est dédiée au petit village de St Jodard (Loire). Ce 1er volume est consacré à la présentation et à l'historique de ce petit bourg rural dont les habitants sont depuis toujours surnommés : "Les Alouettes". Maires, curés,"artistes", maîtres d'école, services, commerces, "La Grande Maison", "La noyade", parler local...sont égrenés au fil des pages et illustrés de photos du petit nid des Alouettes. Un deuxième volume intitulé "Le tirelire des Alouettes des bords de Loire" sera consacré à des scènes de la vie locale, des anecdotes et des histoires courtes, traitées sous la forme de la dérision et teintées d'humour. Des chroniques rocambolesques qui sont pourtant bien réelles et ont été vécues par les "Alouettes" d'hier et d'aujourd'hui.
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Seitenzahl: 208
Veröffentlichungsjahr: 2019
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« La patrie, c’est toutes les promenades qu’on peut faire à pied autour de son village »
Jules Renard
A mon épouse,
A mes enfants : Sébastien, Géraldine, Caroline et Sophie,
A mes petits-enfants : Luna et Léon,
A mon père, maire-honoraire de Saint-Jodard,
... et tous mes amis
Avant-propos
Préface
« Son village »
Chapitre I Présentation et historique
Le blason de Saint-Jodard
Saint-Jodard – repères géographiques
L’historique
Le nid des Alouettes
Les maires de Saint-Jodard
Les prêtres résidents à Saint-Jodard
Les « Aides aux prêtres »
La bonne du curé
Aide au prêtre ou vicaire général ?
La vie paroissiale des Alouettes
L’Eglise paroissiale du village
Qui était Saint-Gildas ? Le patron du village
Les Vierges et les croix érigées par nos anciens
Léonard Perrier – Sculpteur gildarien
Alouettes et...Oiseaux lyres
Alouette ou Rossignol ?
Le village et les guerres
L’instruction des petites Alouettes
Les maîtres et maîtresses d’école des Alouettes
La « Poste aux Alouettes »
Les négoces du « pays » des Alouettes
L’exemple de ... « Baraspor »
Des nuées d’Alouettes…des volées de Cochevis
Le nombre d’Alouettes
2 Alouettes séculaires
Les Alouettes survolent la campagne…
La « Grande Maison »
Chapitre II Le nid des Alouettes sur pellicule
Photos et cartes postales anciennes
Chapitre III « La Noyade »
Tragédie sur la Loire – La dramatique traversée
Les victimes
Une enquête
Une belle solidarité
Des villages à jamais brisés
Une chanson pour ne pas oublier
Chapitre IV De la station sanitaire… au sanatorium
De la station sanitaire au sanatorium
La tuberculose, un fléau national
La lutte contre la tuberculose dans le département de la Loire
A Saint-Jodard, d’abord une station sanitaire, puis un sanatorium
Saint-Jodard, un petit village idéal et très recommandable
Un bâtiment moderne et fonctionnel
Le matériel
Les locaux
Le personnel
Le fonctionnement
Le budget
Les plans d’aménagements
Chapitre V Alouettes du temps jadis
Saint-Jodard à la « Belle Epoque »
Vie, mœurs et coutumes d’autrefois... La vie d’une Alouette du temps jadis !
Les moissons maudites d’Euphrasie !
Chapitre VI L’Alouette...
Chansons-Poèmes-Proverbes-Maximes-Recettes
Connaissez-vous l’alouette ?
Alouette, gentille Alouette – Chanson enfantine
La berceuse de l’Alouette - Berceuse
L’Alouette des champs – Poème
Petit dictionnaire « Français -Tirelire »
Proverbes et maximes
Recette du pâté d’alouette
Recette du pâté d’alouettes de Pithiviers
Le miroir aux alouettes
Annexes
Glossaire
Remerciements
Biographie de l’auteur
Toutes ces années passées à Saint-Jodard , village que je n’ai jamais quitté depuis ma plus tendre enfance, m’ont permis d’être immergé au milieu de mes concitoyens, les Gildariens, et d’avoir ainsi connu à ce jour, en raison de mon « grand âge » plusieurs générations d’Alouettes !
Dans cet ouvrage, je vais plutôt vous parler des Alouettes que des Gildariens…
Dans notre ancien canton de Néronde, aujourd’hui disparu et englobé dans le grand canton du Nord-Est de la Loire, le canton de Le Coteau, (comme dans les anciens cantons limitrophes d’ailleurs) les habitants de chaque village sont depuis toujours « affublés » d’un surnom.
Si à Pinay on peut rencontrer les Harengs, à Neulise les Oies, à Fourneaux les Groasses, à Croizet sur Gand les Veaux, à Amions les Chats, à Saint-Priest- la- Roche les Morillons, à Balbigny les Ventres jaunes…
A Saint-Jodard, vous trouverez les Alouettes !
Cette petite société locale, ce microcosme dans lequel je baigne depuis tant d’années, a toujours connu une vie sociale intense, parfois difficile et compliquée mais toujours riche et dynamique, même si en ce début de XXIème siècle, Saint-Jodard est confrontée comme certaines autres communes à la désertification et à des relations sociales plus distantes et impersonnelles que par le passé !
Pour faire suite à ce premier volume de la collection « Mon village de cœur », un second ouvrage intitulé « Le Tirelire des Alouettes des bords de Loire » abordera sur un ton plus léger des petites histoires et anecdotes vécues par les Alouettes au fil du temps.
Outre cette présentation du petit nid des Alouettes, quelques évènements graves qui ont marqué le village et les Alouettes ne pouvaient être oubliés, tant ils ont bouleversé notre commune et ses habitants, ils y sont donc également relatés. Il était impossible de les passer sous silence !
Le but principal de ce premier volume est tout simplement d’aider le lecteur à mieux connaître Saint-Jodard.
Cet ouvrage aidera, à son humble niveau, à ce que toutes ces pages qui ont marqué l’histoire de Saint-Jodard, passent à la postérité, locale bien sûr, et non pas nationale ou internationale !
Le second volume permettra, quant à lui, à nos enfants, petits-enfants et à leur descendance de connaitre un peu, je l’espère, la Glaudine, la Cocorico, Choupette, le Billaqueu, Pique-fesses, Castagne, le Rouge, le Goulu que va gloussa...
Certains penseront qu’un tel livre ne présente que peu d’intérêt et même qu’il est peut-être totalement inutile.
D’autres trouveront cet ouvrage et son thème surannés, et l’auteur quelque peu « vieille France ».
Je me permettrai simplement de rappeler à cette occasion la maxime suivante :
« Il est de charmantes inutilités qui adoucissent les rigueurs d’inflexibles utilités »
Œuvres posthumes – 1920
Le monde en ce début de XXIème siècle est marqué par une urbanisation à outrance, un mouvement permanent et perpétuel des populations, même dans les tout petits villages, apparaît un affaiblissement des rapports humains, des relations sociales et de la vie associative.
J’espère que le rappel un peu nostalgique de cette vie locale, et le souvenir ranimé de nos racines encrées dans la terre de ce « petit nid des Alouettes », développés dans ce premier volume contribueront à vous faire mieux connaître, et aimer encore un peu plus mon village de cœur !
Éric BOBILLON
5% des ventes de cet ouvrage seront reversés à l’association nationale à Paris:
« L’enfant bleu – Enfance maltraitée »
Présidée par madame Isabelle Debré et parrainée par Marlène Jobert
Du même auteur
aux Editions BoD
« Le Tirelire des Alouettes des bords de Loire... »
Juillet 2019
Aimer son village, c’est aimer son passé. Ne voit-on pas dans les familles les petits-enfants interroger sans fin le grand-père ou la grand-mère : « Comment c’était quand tu étais petit ? ».
Éric Bobillon aime son Saint-Jodard de cette façon-là. Il l’interroge jusque très loin en arrière. Sa moisson sur le passé, au bout de sa quête de savoir, est abondante.
Le ton est donné de suite en même temps que le sens de ce livre. « Nos enfants, petits-enfants et leur descendance connaîtront un peu la Glaudine, la Cocorico, Choupette, le Billaqueu, Pique-fesses, la Castagne, le Rouge, le Goulu que va gloussa... ».
Nous sommes au cœur de l’esprit du village. Le village paysan d’autrefois, c’était d’abord un peuple de surnoms.
Et Éric prend même le pari d’appeler Saint-Jodard par son sobriquet des Alouettes car, autrefois les communes elles-mêmes ne se désignaient pas par leur nom mais par leur surnom !
On se promène alors dans ce pays coloré avec ses figures familières et sa vie quotidienne et l’auteur nous met dans le concret en nous donnant la liste des maires depuis 1878 et la liste des curés du village depuis 1607 ! Quelques curés, ayant eu une envergure particulière, sont mis en valeur. Qui sait, par exemple, que l’abbé Doisy avait eu l’idée d’installer dans le bourg un atelier textile pour donner du travail aux jeunes filles gildariennes ?
On se pénètre de l’esprit et de l’atmosphère du temps en lisant quelques pages du bulletin paroissial « Chez nous » de 1952 et puis on apprend l’histoire des monuments et des croix de la commune avec des inattendus comme cette Notre Dame du tabac !
Il est difficile d’imaginer aujourd’hui la place des commerces et des artisans au sein de nos villages ruraux. Éric Bobillon nous fait faire le tour de quelques-uns d’entre eux, comme s’ils étaient encore là, accueillants et vivants : les Docks Lyonnais de Maria Giraud, dite la Maria du Dock ; les Économats.
Et puis surgit dans la vie de Saint-Jodard, la « Grande maison ». Année après année on suit l’aventure de cette grande maison, qui est connue de nos jours comme couvent des Frères de Saint-Jean. Petit séminaire, hôpital pendant la guerre de 14, sanatorium, camp de réfugiés espagnols, camp d’internement des ressortissants italiens, maison d’éducation surveillée, communauté Saint-Jean...
Tout repasse devant nos yeux comme un film du dimanche après-midi à la salle d’œuvres !
Comme des souvenirs en images des lieux et des gens aimés, on trouvera ensuite dans ces pages les photos du marché, du bœuf gras, de l’école ménagère de la route de la Gare, du café-restaurant Lille, de la place en 1920, de la tragique noyade de la Digue de Pinay.
Ce dernier épisode est accompagné de la présentation détaillée de chaque victime et de la chanson composée en l’honneur des disparus.
Un philosophe a dit que « la seule réalité, c’est le présent » ...
Merci donc au tout nouvel historien de Saint-Jodard d’avoir restitué son village dans son éternel présent.
Et bon voyage au pays des Alouettes !
Louis PRALUS Journaliste honoraire Lauréat de l’Académie française Lauréat de l’Académie des Sciences et Belles-lettres
Maturité et sagesse, parvenu au midi de la vie, qui peut échapper à la nostalgie de son village ?
Curieuse relation que l’on possède avec son territoire d’enfance.
Ce n’est « QUE » son village lorsque l’on s’y trouve : le lieu où l’on vit.
A l’inverse, quand on le quitte volontairement ou par obligation, il devient aussitôt le « pays natal » où sont encrées nos racines.
Racines de l’arbre de notre vie, plantées au plus profond des bois et des champs, de cette « terre-mère ».
Notre « Pachamama » (22) !
Mémoire profonde, rêves de jeunesse, souvenirs d’enfance, premières amours, berceau de notre vie, ressurgissent soudain devenant frustrations.
Exils provisoires, pires exils, qui font tomber du nid, et vous entrainent inexorablement vers la citadelle de vos tendres années.
Envahissant tout votre être d’une nostalgie profonde.
Tristes réalités qui vous pressent pour un inexorable retour vers le « pays natal » et le terreau de votre existence.
Pays natal, maison d’enfance, roc de votre jeunesse qui réchauffe, console, apaise et sèchera vos larmes, vos tourments et vos peines.
Citadelle inestimable et précieuse qu’on ne remplace jamais et dont on prend conscience qu’elle est irremplaçable !
Éric BOBILLON 19 mai 2019
Le blason de la commune de Saint-Jodard a été créé en 1999, en collaboration avec l’association régionale « Ceux du roannais », sur demande de la municipalité de l’époque.
Une commission spécifique du conseil municipal composée de 6 personnes, travailla plusieurs années à la réflexion théorique, à l’esquisse, à l’ébauche, à la gravure et à la réalisation matérielle de ce blason.
Il a été officiellement et définitivement adopté en conseil municipal présidé par le maire de Saint-Jodard de l’époque Jean Bobillon, en date du lundi 26 avril 1999.
De gueules aux quatre épis de blé opposés d’or posés en croix, cantonnés, en chef, de deux alouettes affrontées du même, l’épi en pointe brochant sur une fasce (1) abaissée ondée d’argent chargée d’une jumelle ondée d’azur
Les deux alouettes font référence au surnom des habitants de Saint-Jodard.
Les bandes ondées symbolisent la Loire qui passe sur le territoire de la commune.
Les quatre épis de blé rappellent l’agriculture et la fête annuelle du pain.
Le blason de Saint-Jodard est présenté en couleur en page 143
4 petites cartes et un plan du bourg simplifiés pour mieux se repérer dans le nid des Alouettes...
Aujourd’hui...et autrefois...
« Il y a dans notre vie des noms, des mots, qui nous ramènent mélancoliques, à des lieux, des hameaux, des contrées, des petits bouts de terre, d’un temps où nous étions heureux et comblés de bonheur... »
La première partie de ce petit livre n’est pas un ouvrage d’historien.
Elle est composée d’informations marginales, accessoires et anecdotiques, glanées en dilettante, çà et là, qui nous rappellent des moments importants de l’histoire du nid des Alouettes des bords de Loire.
Il s’agit essentiellement d’une promenade dans le temps pour faire revivre différents évènements, diverses activités, qui peuvent présenter aujourd’hui encore un intérêt pour les « amoureux » du village.
Ce n’est donc, en aucun cas, un volume d’histoire exhaustif, lettré et savant écrit par un technicien ou un historiographe.
Ces éléments permettront, je l’espère, de satisfaire la curiosité des lecteurs et de pérenniser la mémoire de Saint-Jodard.
L’auteur.
Saint-Jodard est un petit village français de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes, situé au nord du département de la Loire, à l’extrême sud de l’arrondissement de Roanne.
Depuis toujours il dépendait du canton de Néronde, et lors de la récente réorganisation administrative de grande ampleur, il a été rattaché au nouveau canton de Le Coteau Bordé à l’ouest par le fleuve qui a donné son nom au département, sa campagne est vallonnée.
C’est une commune de « confins », puisqu’implantée aux abords du Seuil de Neulise qui historiquement est une « frontière » naturelle et géographique entre le Roannais et le Forez.
Cette originalité se retrouve administrativement, puisque, bien qu’appartenant à l’arrondissement de Roanne, nous fûmes rattachés récemment à la nouvelle communauté de communes de « Forez-Est » dont le siège est situé à Feurs.
Saint-Jodard est situé également dans un département aux confins de la langue d’Oïl (parlée au nord) et la langue d’Oc (parlée au sud).
L’histoire du village est relativement récente, même si un oppidum (2) a été découvert sur le territoire communal.
Dans les années « 80 », des restes d’amphores furent également découverts sur le plateau de Chavallard, ainsi qu’un puits et une murette antiques.
Néanmoins, tous ces éléments ne dataient pas de la très haute antiquité.
On sait par ailleurs, que les hommes de la préhistoire semblent avoir surtout hanté et « colonisé » la rive gauche de la Loire, en raison semble-t-il de son orientation à l’est.
Le village fut érigé en paroisse dès le XIIIème siècle, dépendant de la châtellenie de Néronde.
La commune a subi des influences diverses tout au long de son histoire. L’une des caractéristiques est, l’omniprésence de l’Eglise sur son territoire, mis à part pendant un intermède de quelques décennies lorsque le ministère de la Justice occupait « La Grande Maison ».
L’accès au village est aisé, puisqu’il est desservi par un point d’arrêt SNCF où s’arrêtent de nombreux trains. Le réseau routier de bonne qualité et dense facilite également les relations avec l’extérieur.
Traversé du sud au nord par le chemin départemental 56, plus connu sous le nom de « Route touristique des Gorges de la Loire », on peut également arriver jusqu’au village par le CD 26 en provenance de Neulise.
Tous ces éléments historiques, géographiques, humains et sociaux ont permis à la commune d’être de tout temps très ouverte sur l’extérieur.
Saint-Jodard a toujours vécu immergé dans la société contemporaine, c’est un village qui depuis des décennies « vit avec son temps ».
La commune est peu étendue : 6,65 km2. Son point le plus haut se trouve à 464 mètres d’altitude, et le plus bas à 310.
On se trouve ici en moyenne montagne.
Quelques ruisseaux appelés localement « Gouttes » arrosent le territoire : La Goutte Marthel plus souvent appelée « Pinayon » La Goutte des 4 Curés...
Les communes limitrophes sont : Saint-Priest-la-Roche et Vendranges au nord, Pinay au sud, Neulise à l’est et Saint-Paul –de-Vézelin à l’ouest (nouvelle commune de Vézelin sur Loire depuis le 1 er janvier 2019).
A l’extrême nord de la commune dans un lieu reculé et escarpé, Saint-Jodard, Neulise, Vendranges et Saint-Priest-la-Roche, se rejoignent en un seul et même point, ce qui a valu le nom au lieu-dit de « Pierre des 4 Curés ».
Même si aujourd’hui un seul prêtre dessert ces 4 paroisses !
Dans le passé, la tradition voulait qu’en cas de problème les prêtres des 4 paroisses se retrouvent ici pour de longues palabres.
Comme d’autres communes rurales, le village a subi au fil du temps l’exode rural. Sa population est passée de 817 habitants en 1861, à 426 en 2016. Actuellement cela représente une densité de 64 habitants au km2.
La plus forte « hémorragie » de population a été constatée récemment, puisqu’entre 2011 et 2015, en 5 ans, la baisse démographique constatée est de -23,24%.
Le gentilé des habitants est traditionnellement les Gildariennes et les Gildariens.
Mais, comme dans tous les villages de la région, ils sont aussi connus par leur surnom : « Les Alouettes ».
Sobriquet attribué depuis fort longtemps aux natifs du village, sans qu’on en connaisse avec certitude l’origine.
A cet égard, ils sont mieux lotis que leurs voisins de Cordelle « Les Anes » ou de Champoly « Les Ventres pourris » !
Le bourg est lové autour de sa très belle et imposante place centrale, à laquelle Léonard Perrier (1820-1866), sculpteur né et mort à Saint-Jodard, a donné son nom.
Elle est d’une belle superficie et agréable, bordée de platanes, invitant au repos, à la détente, la flânerie et à la promenade.
Son air provençal n’avait-il pas fait comparer les lieux par monsieur Lucien Neuwirth, alors président du Conseil Général à la Place des Lys de Saint-Tropez !
Même si la courtoisie et la diplomatie étaient un peu à l’origine de cette constatation, depuis, les Gildariens en sont fiers, et veulent se convaincre de la réalité de ces propos !
Au cœur du village s’élève une immense bâtisse, avec son clocher typique et caractéristique qui se dresse vers le ciel, il supplante celui de l’église paroissiale.
Visible de loin c’est le symbole du village.
« La Grande maison » qui fait rayonner le village à l’horizon et permet immédiatement de repérer notre « petit pays » des 4 points cardinaux.
Ces bâtiments immenses et imposants ont beaucoup contribué dans l’histoire et de diverses manières au rayonnement et au développement de la commune au fil du temps.
En résumé, le nid des alouettes est un petit coin de notre douce France comme beaucoup d’autres villages de même importance.
Il se distingue tout de même par une singularité certaine.
Au risque d’être taxé d’Alouette prétentieuse, présomptueuse et arrogante, je me permettrai quant à moi, même si c’est un peu chauvin d’affirmer que :
Saint-Jodard est le centre du monde !
(Voir la rubrique sur ce sujet dans le chapitre « Brefs Gazouillis » du volume 2 de la collection « Mon village de cœur » à paraître dans quelques semaines).
Je ne terminerai pas cette présentation sommaire du « nid des alouettes », sans utiliser la formule employée par René Fillon, illustre et fameux journaliste local, en conclusion d’un grand reportage publié le 22 juillet 1983 sur notre commune :
« Nous ne pouvons passer sous silence la beauté du site, le magnifique point de vue sur les monts du Forez, et le spectacle plein de grandeur des bords de Loire, Saint-Jodard est une bien belle commune ».
Antoine CHAZELLE
1878 - 1899
Pierre PHILIPPE
1900 - 1930
Jean-Marie JANDET
1930 - 1935
Antoine PERAGUT
1935 - 1944
Jacques LAFONTAINE
1944 - 1950
Maurice LILLE
1950 – 1977
Jean BOBILLON
*
1977 - 2008
Bernard CHABERT
2008 -
*
Monsieur Christian Decharrière a conféré le titre de maire-honoraire (25) par arrêté 2008-60 (FC-1921) d’attribution d’honorariat pris en date du 11 juin 2008, nommant monsieur Jean Bobillon, maire-honoraire de Saint-Jodard.
Pendant plusieurs siècles, comme toutes les paroisses de France, à une époque où les vocations sacerdotales étaient nombreuses dans notre pays ce qui, avec le baptême de Clovis, valait à la France le nom de « la fille aînée de l’Eglise », notre village a possédé un prêtre résident.
Les curés de notre petite paroisse résidaient dans le presbytère situé sur une petite place tranquille.
Ô combien de générations d’Alouettes ont fréquenté cette bâtisse pour se rendre au catéchisme !
Petite maison coquette au centre du bourg, tout près de l’église, dotée d’un puits et d’un petit jardin, c’est là que pendant des siècles tous nos curés qui se sont succédés ont veillé aux âmes des alouettes !
Le bâtiment presbytéral a été démoli par la municipalité Bernard Chabert en octobre 2018, pour élargir l’espace sur la place de l’église.
Afin que leurs noms ne tombent pas définitivement dans l’oubli, en voici la liste par ordre chronologique :
Prénom et NOM
Période
Observations
Pierre GAUTHIER
23.2.1607
Claude FARGES
Guillaume du CHEF
19.1.1610
Jean DAUPHANT
1640
Jean RATEL
16.10.1676
Jean REY
26.4.1713
François DUPUY
23.10.1720
RAMEL
Georges Antoine TRUCHARD
18.1.1743
Georges BUBRUC
30.10.1758 1789 -
Philibert GARDETTE
1803
Claude BRIERY
novembre 1812
Antoine BESSAIRE
septembre 1826
Claude BRIERY
octobre 1827
Gaspard GARDETTE
octobre 1828
Fondateur de l’Eglise paroissiale
Pierre Romain GARDETTE
avril 1843
Gabriel Charles Philippe FAUGIER
1854 à 1859
André VANEL
1859 à 1869
Benoît STAPS
1869 à 1892
Sa sépulture se trouve à l’extrémité nord-ouest du cimetière communal, où il repose auprès de son père. L’épitaphe latine est la suivante : « HIC JACET FILIUS AD PATREM APPOSITUS » (Ici repose celui qui a rejoint son père) Il est inscrit en outre : Benoît Staps – Curé de Saint-Jodard pendant 22 ans – Bon pasteur mort subitement le 31 octobre 1892 à l’âge de 87 ans.
Jean Marie JOURLIN
1892 à 1907
(1848 - 1907) - Curé en 1899
Philippe BASSET
Juin 1907 à Novembre 1907
(1855 - 1907) - Ex professeur au petit séminaire
Jean Marie BERNE
1907 à 1916
Ex curé de la Chamba - Puis curé de Doizieux-Saint- Laurent
Gustave MASSARDIER
1916 à 1950
Ex curé de Boyer
Marcel DOISY
Années 50
Initiateur de l’installation d’un atelier textile au village, en collaboration avec madame Marcelle BARD, pour donner du travail aux jeunes filles.
Abbé MOULIN
Années 50
Abbé DUCREUX
Années 50
Louis RABATEL
Début des années 60 jusqu’en 1964
L’abbé Rabatel fut le 1
er
prêtre de St Jodard à avoir remplacé la soutane par l’habit laïc
Christian CRUCHON
1964 à 1984
Ex curé de Saïda (département d’Oran) en Algérie - Rapatrié d’Algérie en juillet 1962. L’abbé Cruchon à la verve méditerranéenne, fut le dernier prêtre résident à St Jodard
Après avoir quitté la paroisse de Saint-Jodard, les anciens prêtres des Alouettes ont été chargés d’âmes à Rive de Gier, Amplepuis, Villerest, Roanne, Saint-Etienne, Firminy...
Aujourd’hui, en 2019, tous nos anciens curés résidents au village sont maintenant décédés.
Les derniers à « avoir rendu leur âme à Dieu » furent les abbés Rabatel, Cruchon, Doisy, Ducreux et Moulin.
Pendant ces longues décennies, comme il était de coutume en ce temps-là, nos pasteurs avaient à leur service une « aide aux prêtres » que l’on appelait « la bonne du curé ».
Noble fonction qui fut d’ailleurs mise à l’honneur par Annie Cordy dans une chanson au milieu des années « 70 ».
Les « aides aux prêtres », assistantes dévouées des hommes engagés dans le sacerdoce, s’étaient organisées au fil des siècles, pour fonder en 1946, un mouvement national qui les rassemblait. Femmes intègres, souvent célibataires, elles vivaient leur foi au service des prêtres et de l’ensemble des ouailles. C’est de cette manière qu’elles s’épanouissaient en vivant leur vocation chrétienne au sein de l’Église.
Leur nombre a considérablement chuté puisque de 10 000 AAP dans les années « 70 », elles ne sont plus aujourd’hui que 1200 !
Rappelons pour la petite histoire, que les aides aux prêtres étaient tenues par les autorités ecclésiastiques, d’avoir ce que l’on nommait un âge canonique (14), soit au minimum 40 ans pour être admises au service des curés de paroisses.
Il était précisé par le droit canon : un point est important et capital, et qui intéresse au plus haut degré la dignité du sacerdoce et la bonne réputation du clergé.
Le prêtre ne doit attacher au service de sa maison que des personnes qui joignent, à la régularité de leur conduite, la canonicité de l’âge.
De très nombreuses AAP se sont succédées au service des curés des Alouettes, mais celle qui fut la dernière et resta de très longues années au service du presbytère des alouettes, se doit d’être citée aujourd’hui.
Il s’agit bien évidemment de celle que tous nommaient « La Marie Delaye » et qui repose aujourd’hui dans notre petit cimetière communal.
Notons par ailleurs, que sa modeste tombe est régulièrement fleurie et entretenue par des alouettes anonymes.
Preuve, s’il en était besoin, des sentiments et de l’affection qui unissaient les paroissiens à cette brave servante. Espérons que cette tradition et cette coutume se perpétuera encore pendant de très longues années.
« La Marie Delaye » est née en 1893 alors que ses parents étaient déjà relativement âgés. Fille unique d’Alexandre Delaye et d’Antoinette née Giraud, elle perdit sa maman alors qu’elle était relativement jeune, elle-même n’avait que 29 ans, vivant alors avec son père. Ce dernier mourut quant à lui lorsqu’elle n’avait que 37 ans. Se retrouvant seule et approchant de l’âge canonique elle se mit au service des prêtres jusqu’à la fin de sa vie en 1977.
Après la disparition de Marie Delaye, les temps avaient changé.
Les abbés qui se succédèrent vivant parfois avec leurs mamans, ne possédèrent plus d’aide au prêtre.
Ce fut en particulier le cas de notre dernier pasteur Christian CRUCHON, auprès de qui sa maman Louise née ARBOGAST, une femme à la forte personnalité, et au tempérament affirmé était présente pour participer à la vie paroissiale.
