Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
LE RISQUE PME Ce que doivent faire les promoteurs africains pour se moderniser Au moment même où l'engouement pour la création d'entreprise en Afrique atteint son paroxysme, le taux de mortalité de PME connait par endroits des scores alarmants. Il s'agit là d'un déficit de modernisation qui s'explique par une maîtrise insuffisante des mécanismes de gestion des risques au sein des PME`. Dans une posture Afro responsable les auteurs Pr. JOKUNG et Dr. MONDO inscrivent cet ouvrage dans un dispositif d'accompagnement des dirigeants d'entreprises dans leurs processus de prise de décision. Il est aussi indispensable aux décideurs politiques africains lors de l'élaboration des programmes d'accompagnement des PME. Les particuliers s'en saisiront à coeur joie dans la dynamique rampante d'infiltration de l'esprit d'entreprise au niveau national.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 151
Veröffentlichungsjahr: 2021
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, sur quelque support que ce soit, de cet ouvrage sans le consentement des ayants droits ou ayants cause, est interdite (cf. Article L. 122-4 et L. 122.5 du Code de la Propriété Intellectuelle)
Publication
DirectriceCécile Thiakane
Relecture & LinguisteChristian Ngimout Ikouba
InfographieCyrille -Davy Momo
PartenariatsPascal Chouraqui
Incubation PMEMariette Jokung
RSEBlanche Tina
ISBN : 9782322179510Humanbet Editions13-15, Avenue des Gobelins, 75005 Paris +33 633 084 533
Prof Octave Jokung Nguena
Management des risques, ELLIPSES (Ed), 2008
Le management des risques en Afrique. Réalités et Perspectives, AFRIQUE CHALLENGE (Ed), Juin 2007
Initiative PPTE. Quels enjeux pour l’Afrique? L’HARMATTAN (Ed), Septembre 2005
Investissement et marchés financiers (en collaboration avec G. Desmuliers, F. Herbin et G. Langlois), PEARSON Education (Ed), Juillet2005
Mathématiques et Gestion Financière. Applications avec exercices corrigés, DE BOECK (Ed), Mars 2004
Introduction au Management de la Valeur (en collaboration avec J.-L. Arrègle, Y. De Rongé et W. Ulaga), DUNOD (Ed), Octobre 2001
1bis. Microéconomie de l’Incertain : Risques et Décisions, DUNOD (Ed), 2nde édition Mai 2001
Finance et Placements (en collaboration avec C. Bailleul, F. Herbin et P. N’gahane), ARMAND COLIN (Ed), Mai 1998
Microéconomie de l’Incertain : Risques et Décisions, DUNOD (Ed), Avril 1998
Dr Mathias Mondo
Afro-responsabilité la clé perdue de l’émergence, 2ème édition - (Humanbet Editions, 2018)
Les dirigeants de 2ème génération dans la filière agricole en Afrique (Humanbet Editions, 2018)
Les 13 clés du bien-être au travail – L’Enjeu du 21ème siècle (Humanbet Editions, 2015)
Afro-responsabilité la clé perdue de l’émergence, 1ère édition - (Humanbet Editions, 2015)
L’Ânesse - La volonté de bien-être de Zineb Hefiri (Humanbet Editions, 2014)
Guerda de Sotega (Humanbet Editions, , 2018)
Autobahn - Le secret du bien-être d’AbdelouahedChiadmi (Humanbet Editions, , 2014
@ 2020 by OJN &MM
Tous droits réservés.
PRÉFACE
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE
CHAPITRE 1. LE CONTEXTE ET LES ENJEUX
I.0 Introduction
I.1 Cultures et Incertitude
I.1.1 Les caractères culturels
I.1.2 Les implications au niveau de l’appréhension du risque
I.2 La notion de risque
I.2.1 De l’appréhension du risque
I.2.2 … à sa mesure et sa mutualisation
I.3 La situation socio-économique. Pays émergents ou pré-émergents et le risque-pays
I.3.1 La situation actuelle
I.3.2 Les pays émergents
I.3.3 L’écueil à éviter : le risque-pays
I.4 Les enjeux de la gestion des risques pour la PME « africaine »
I.4.1 De la stratégie de création de valeur
I.4.2 A u management des activités créatrices de valeur et à la maîtrise des risques inhérents
CHAPITRE 2. DE L’APPROCHE TRADITIONNELLE À L’APPROCHE MODERNE
II.0 Introduction
II.1 L’approche traditionnelle dite assurantielle et ses limites
II.1.1 L’approche traditionnelle
II.1.2 Les limites de l’approche traditionnelle
II.2 L’approche systémique des risques
II.2.1 La PME en tant que système
II.2.2 Le système et les risques
II.3 Vers un management global des risques : le processus IVTS
II.3.1 Vers un management global des risques : le processus IVTS
DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE 3. LA METHODOLOGIE
III.0 Introduction
III.1 Mise en garde méthodologique
III.1.1 La prise en compte des contingences africaines
III.1.2 Les implications pour le management des risques
III. 2 L’identification des risques
III.2.1 La logique et les outils
III.2.2 Les ressources en danger
III.2.3 La méthode des centres
III.2.4 Le Modèle d’Entreprise
III.3 L’évaluation des risques
III.3.1 Les paramètres d’évaluation. La cartographie des risques
III.3.2 La hiérarchisation des risques
III.3.3 L’acceptabilité des risques
III.3.4 La criticité des risques
III.4 Le traitement des risques
III.4.1 Les paramètres de traitement
III.4.2 Les politiques de traitement
III.4.3 L’économie de traitement
III.5 Le suivi et l’amélioration continue
III.5.1 La politique de suivi des risques
III.5.2 Edification d’une culture du risque
CHAPITRE 4. L’IMPLEMENTATION
IV.0 Introduction
IV.1. Mise en place du processus de Risk Management : La Méthode
IV.1.1 Les deux cartographies recherchées
IV.1.2 L’Analyse préliminaire
IV.1.3 Description du modèle d’Entreprise
IV.1.4 Elaboration d’une cartographie des risques
IV.1.5 Mise en exergue des menaces sur l’atteinte des objectifs
IV.1.6 Elaboration de la politique de gestion des risques
IV.1.7 Politique de suivi et plan d’actions
IV.2 Elaboration du Business Model
IV.2.1 La méthode
IV.2.2 Le macro processus
IV.2.3 Les processus élémentaires
IV.2.4 Le Modèle d’entreprise
IV.3 La cartographie des risques et ses implications
IV.3.1 Elaboration des cartographies des risques
IV.3.2 Mise en exergue des menaces
IV.4 Politique de gestion des risques
IV.4.1 Le choix des traitements
IV.4.2 Les politiques retenues
Conclusion
Bibliographie
Webographie
Suppléments
Reférences
Liste des Tableaux
Encadrés
C’est avec un enthousiasme non dissimulé que j’ai accepté de préfacer ce travail sur la problématique du financement des PME en Afrique. En effet le financement des PME est au centre de ma vie professionnelle depuis une trentaine d’année. Mieux encore, la Pandémie à COVID 19 et les conséquences économique et sociales qu’elle a engendré en Afrique, ont remis le financement des PME au centre de la question de la résilience des économies et des sociétés africaines contemporaines à un moment historique particulier où le modèle économique dominant, ayant pour moteur principal la cupidité, semble incapable de nous conduire vers un monde plus harmonieux et plus vivable pour les générations futures.
Cet ouvrage vient donc de manière très appropriée dans un contexte particulier, où tel un songe qui a été rêvé par d’autres, l’Afrique semble être désormais et comme par hasard, le lieu de toutes les prospectives, la destination de toutes les spéculations économiques et la « dernière frontière » du développement et de l’investissement … Il s’agit aujourd’hui en tant qu’Africain, non seulement de nous approprier ce futur, de cerner ses potentialités, de les faire advenir dans le réel, de manière à ré-enchanter le présent et la socio économie ; mais aussi et surtout, il s’agit d’investir le champ de l’imaginaire, d’envelopper les possibles de nos propres métaphores, sans toutefois dénier à l’exigence scientifique et méthodologique sa primauté, dans le processus opérationnel qui doit mener au succès quand il s’agit de projet économique, de création d’entreprise ou de PME.
Ce travail arrive comme une lumière sur un échiquier établi dans une chambre obscure, où les afro pessimistes disputent les augures et présages aux afro optimistes. Ce livre, nous édifie de manière exceptionnelle sur la question du risque, des processus d’identification, de gestion, de maîtrise des risques et tout particulièrement dans le secteur de la PME avec son exigence de modernisation. La modernisation doit ici être prise dans son sens authentique à savoir adaptation au temps et l’espace précis où elle survient et non pas simple copie de pratiques venues d’autres contextes la PME africaine s’envisage ici, comme le creuset et le levier de la modernisation de nos pays, avec un angle différent de celui convenu habituellement, afin d’en garantir la pérennité. L’économie de type capitalistique (puisqu’il n’y a pour le moment pas d’autres modèles dominants…), porte toujours un certain nombre d’invariants majeurs : la propriété privé des moyens de production, le travail créateur de valeur, le marché, la concurrence, l’organisation, l’environnement et surtout la gestion du risque…
Ce livre est une invitation à un voyage initiatique à travers le monde de l’incertitude économique et celui du risque en abordant la PME africaine à travers, son capital humain et son contexte spatio-temporel. Les auteurs questionnent et font parler l’esprit d’entreprise. Ils s’épanchent sur ledit esprit d’entreprise en le plaçant dans le contexte si particulier de l’Afrique, tout en recherchant les clés qui mènent à une meilleure analyse de risques, donc à une meilleure gestion du risque et finalement à une assurance du succès.
Le Professeur JOKUNG et le Docteur MONDO, soulignent parfaitement le paradoxe de l’homme Africain tiraillé entre la tradition séculaire du continent et la nécessaire adaptation au monde actuel où les risques et les opportunités s’entrechoquent, pour donner naissance à un contexte tout à fait inédit. La présentation d’une taxinomie du « risque PME » autorisant une meilleure appréhension des risques auxquels les PME sont confrontées, permet surtout, l’édification d’une méthodologie idoine, conduisant à la maîtrise desdits risques et autorisant la modernisation de la PME africaine. Ce livre décline en concepts opérationnels, les nouvelles méthodes utilisées dans la PME pour établir la cartographie des risques, construire le catalogue des menaces sous-jacentes et pour chaque menace, la mise en œuvre d’un plan de maîtrise dudit risque.
Les auteurs de cet ouvrage, qui sera surtout un outil de travail, ont réussi à démontrer la primauté du développement du capital humain et de la prise de risque intelligent, pour garantir la réussite de la PME africaine, dans un environnement en totale mutation, tenu de toutes parts, par la révolution digitale, la révolution de l’énergie, la globalisation et une dynamique démographique exceptionnelle qui profile la population africaine à plus de milliard à l’horizon C’est vers le paradigme du risque que les auteurs, forts de la diversité de leurs expériences, nous transportent dans cette pérégrination où la tradition ancestrale côtoie les générations X et Y dans un espace multiforme où « l’androïdité » et son monde du partage, le conservatisme, le conformisme, le désir de la transposition à l’identique des modèles importés, l’extraversion obsessionnelle et le progrès se disputent les places d’honneur.
L’ambition de ce livre est de nous apporter des réponses claires, précises et opérationnelles aux questionnements qui animent la PME africaine dans sa tentative de modernisation, de création de richesse et de progrès social, voire sociétal. Le recours à l’approche systémique proposée ici permet de globaliser et d’intégrer une démarche de modernisation de la PME africaine qui identifie, valorise et traite le « Risque PME » dans son entièreté et dans sa spécificité. Cette spécificité s’articule essentiellement autour de la distance hiérarchique, la masculinité, la tolérance pour l’ambigüité, et le rapport relatif au temps. La maîtrise des processus et la connaissance du capital humain, dans un contexte social compliqué et opportuniste, permettent à la jeune PME africaine de réaliser ses objectifs de création de richesses. Cette mutation est à la portée des promoteurs, des porteurs de projets et des entrepreneurs, à condition qu’elle respecte les canons de la gestion moderne, tout en les adaptant judicieusement à la culture ambiante.
Cet ouvrage était attendu des opérateurs économiques africains, convaincus que l’émergence du continent éponyme, passera par le développement d’une multitude de PME aux accents différents, mais animées de la même quête de création de valeurs. Cet ouvrage était attendu des opérateurs économiques africains, convaincus que l’émergence du continent éponyme, passera par le développement d’une multitude de PME aux accents différents, mais animées de la même quête de création de valeurs. Ce faisant, les PME africaines joueraient leur rôle de moteur du développement et participeraient ainsi, à l’édification d’un monde qui pourra ainsi être, centré vers l’homme et où l’individu serait au service de la communauté au sens large. Cette disposition originale, viendrait alors en contre phase d’un capitalisme enfermé dans son acception financière, qui a fini, par son exploitation frénétique et marchande de toutes les composantes de la vie humaine, par créer le profonds doutes dans l’esprit des plus optimistes. Ces indispensables leviers de progrès sociétal et économique, donneront un sens à la quête du profit ; mais surtout, à la nécessaire redistribution des richesses postérieurement à leur création, dans un climat social apaisé, une telle vision du monde favoriserait l’avènement d’une socio économie soucieuse d’un triangle essentiel où se côtoieraient respectivement sur chaque côté, en intelligence productive : l’économique, le culturel et le spirituel.
Celui qui lira cet ouvrage, pénètrera dans un univers quasi onirique dont les frontières mouvantes seront redéfinies. Il évoluera aussi dans un contexte où, l’appréhension commune du risque, autorisera la démystification de l’incertitude qui caractérise nos sociétés africaines. Bien évidemment, les porteurs de projets, les entrepreneurs et les gestionnaires d’entreprise trouveront dans ces pages, non seulement l’illustration de leurs problématiques de pérennité et de création de valeurs, mais surtout, les réponses qu’ils attendent et qu’ils pourront mettre en application, grâce à la méthodologie décrite et illustrée, dans cet ouvrage.
La contribution de ce travail dense et passionnant du Professeur JOKUNG et le Docteur MONDO, à l’édification d’une société meilleure, caractérisée par un développement harmonieux s’appuyant sur la PME, doit être louée à sa juste valeur. . Cet ouvrage milite ainsi pour que la PME s’érige en creuset de l’excellence, dans l’objectif majeur d’émergence du continent africain.
On peut se permettre de rêver. Et si l’Afrique mère de l’humanité représentait beaucoup plus que la « dernière frontière » du développement mais le premier pas de l’Homme vers une société plus harmonieuse par son équilibre entre économie, spiritualité et préservation de la nature ?
Nelson Mandela disait à juste titre que la pauvreté n’était pas une fatalité mais le résultat d’une construction politique particulière. Ainsi donc, tant que la pauvreté n’aura pas été éradiquée de la surface de la terre, on constatera pour le déplorer que les constructions politiques restent à parfaire.
Ferdinand NGON KEMOUN
La globalisation et l’interdépendance des économies participent à la création d’un contexte favorable à l’éclosion des risques connus, mais également, à l’apparition de nouveaux risques, notamment en Afrique. Ces actions sont, sur le continent africain, exacerbées par la prégnance du contexte économique, social, politique et surtout culturel. Ce faisant, les méthodes classiques de gestion des risques initiées en Occident ne peuvent, à elles seules, convenir à une PME évoluant sur le continent africain. Dès lors, il s’avère nécessaire de proposer des méthodologies spécifiques et innovantes adaptées au contexte mutant et à la dynamique particulièrement incertaine du continent africain. Toutefois, faisant partie intégrante de la mondialisation, les PME « africaines » doivent se moderniser ; en adoptant, mais surtout en adaptant les canons mondiaux dans un souci réel d’adaptation et non uniquement de transposition. Il est ici question de l’Afro responsabilité de chaque acteur du développement en Afrique. Ce qui est avéré pour le management des PME au sens général l’est également pour la gestion des risques au sein des PME. En l’occurrence l’échec de l’adoption du mode degestion occidental par le continent africain est révélateur. Cette problématique est d’autant plus complexe que, les risques qu’il est ici question de gérer, sont généralement les résultantes de choix stratégiques déduits d’une batterie d’hypothèses ou induits par l’environnement. Cette constatation est d’autant plus valable pour la PME « africaine » que, celle-ci évolue au sein d’une culture qui lui est propre. Les managers de la PME « africaine », quant à eux, se doivent inéluctablement d’intégrer cette dimension dans leur gestion quotidienne et simultanément appliquer les préceptes de la gestion occidentale sous peine de détruire de la valeur. Il est donc impératif d’inclure dans la gestion des risques les caractères représentatifs que constituent la distance hiérarchique, le contrôle de l’incertitude, la masculinité rehaussés de l’appartenance communautaire. Par conséquent, le management de la PME « africaine » requiert l’adoption d’un management global des risques comme ossature de l’organisation, car évoluant dans un contexte complexe, en l’occurrence celui du continent africain. L’objectif n’est pas de nier les contingences africaines ou de les sacrifier sur l’autel de la « modernité », mais bien plus, de les saisir dans leur réalité afin de voir dans quelle mesure, lesdites contingences pourraient se transformer en leviers déterminants, pour la maîtrise des risques et par voie de conséquence, au niveau de la création de valeur.
Il est à parier que si l’on interroge plusieurs opérateurs économiques exerçant sur le territoire africain quant à la prise en compte de la dimension risque dans leur gestion quotidienne ou dans leurs prises de décisions stratégiques, ils répondront invariablement par l’affirmative. Mais à la question de savoir quelle méthodologie ils utilisent, une minorité évoque les contrats d’assurance tandis que, la majorité avoue son ignorance sur ce sujet. De plus, l’on constate que ceux qui prennent effectivement en considération le risque, appartiennent majoritairement aux entreprises étrangères. Tout ceci démontre, si besoin en était, l’urgence et l’ampleur de la tâche à accomplir pour que les dirigeants des PME « africaines » s’approprient la nécessité de gérer les risques tout en acceptant les réalités locales. Bien souvent, le seul risque, selon leur perception, est celui lié à leur chiffre d’affaires et plus précisément la crainte de voir leurs clients faillir à leurs engagements. Cette perception correspond à une vision restreinte en termes de gestion des risques, car les risques font partie intégrante du fonctionnement de la PME et ne se limitent pas aux seuls clients. Ils concernent toutes les parties prenantes - « stakeholders » - que sont les employés, les fournisseurs, les clients, les créanciers, les propriétaires et la communauté. Nonobstant cette prise de conscience, malgré tout minimaliste, peu d’entreprises « africaines » procèdent à la réduction du risque « clients » d’une part et d’autre part, le continent africain brille par le nombre réduit d’entreprises de factoring.
Drôle de paradoxe !
Partant de ces constats, l’objectif du présent ouvrage est de participer à l’édifica-tion d’une méthodologie de gestion des risques simultanément globale et intégrée dans le contexte particulier du continent africain. Il s’agit en quelque sorte d’« africaniser » le management des risques. Le propos est par conséquent d’initier une rencontre, voire un échange, entre les valeurs de la culture africaine d’une part, et les exigences de la gestion des risques d’autre part, et ce au sein de la PME « africaine ». Dans cette acceptation, la PME « africaine » désigne autant la filiale d’une entreprise étrangère évoluant sur le continent africain qu’une entreprise créée par des autochtones. L’africanité relève exclusivement, par ce fait, de la localisation.
Nous démontrons qu’en dépit de l’afro-pessimisme ambiant et de la situation sociale, politique et économique actuelle, déplorable à certains égards, qu’il est possible en Afrique à une véritable gestion des risques. Cet exercice est rendu possible, en se gardant des idées reçues sur l’Africain mais aussi, en intégrant la dimension culturelle locale dont la richesse et la diversité, ne sont plus à clamer.
