Le sens d'une vie - Tome 1 - Jessicca G. - E-Book

Le sens d'une vie - Tome 1 E-Book

Jessicca G.

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Beschreibung

La peur est une faiblesse que nous devons tous dépasser un jour au courant de nos vies. Les épreuves nous font grandir et nous apprennent à surpasser le sentiment de crainte qu'il y a au plus profond de chacun de nous. Puis, parfois, une personne arrive et change toute notre vie. Cet ouvrage est devenu mon ouragan d’émotions fortes et de situations plus dangereuses les unes que les autres. C'est également un témoignage d’accomplissement de soi, mais surtout d’amour inconditionnel non prévu. Remplie de courage et déterminée comme jamais, Elena vous amènera dans un monde plein de bonheur, de malchance non méritée, de mensonge, de trahison et de choix judicieusement décidés.

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Seitenzahl: 201

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Jessicca G.

Le sens d’une vie

Tome I

Loyauté ou trahison

Roman

© Lys Bleu Éditions – Jessicca G.

ISBN :979-10-377-5906-1

Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

À tous ceux qui n’ont pas cru en moi

ou qui ont toujours pensé que j’étais incapable.

À ma mère qui est celle qui m’a toujours poussé

à suivre mes rêves et mes ambitions

malgré la folie de certaines d’entre elles.

Merci, maman, je t’aime et cette réussite est pour toi.

Prologue

Toute personne arrive au point culminant de sa vie où, un jour, soit on décide de changer radicalement notre façon d’être pour devenir quelqu’un qui, au lieu de le souhaiter, réalise enfin ce qu’il désire, soit on reste la personne minable qu’on est, sans rêve réalisable, sans but précis et sans avenir. Au bout d’un moment, on doit tous choisir ce qu’on veut faire de nos vies ou ce qu’on espère accomplir. Parfois, la vie nous facilite les choix et mets des gens ou des évènements sur notre chemin. D’autres fois, seuls nos erreurs et ce qu’on apprend d’eux peuvent nous permettre d’avancer. Chaque expérience de la vie est différente et définit ce qu’on est, c’est à nous de découvrir comment nous en servir à bon escient. Utiliser notre apprentissage, nos amours, nos erreurs, nos peurs et même nos angoisses afin de devenir quelqu’un de meilleur chaque jour qui passe.

Elle est arrivée dans ma vie au moment où tous mes choix étaient mis en doute. Elle m’a fait découvrir à quel point la vie serait merveilleuse en étant aimée et en aimant en retour. Pour moi, je la considère déjà comme ma fille. J’en prendrai soin et je la protégerai au péril de ma vie. Si vous souhaitez retirer tout cet amour et cette stabilité a cette enfant, libre à vous, mais sachez que vous contribuez, en ce seul geste, à lui retirer l’amour inconditionnel d’une mère. Ma belle, je t’aime quoi qu’il arrive.

Chapitre 1

La chaleur est insupportable, je n’en peux plus. En Californie, peu importe où tu essaies de te cacher, il fait énormément chaud. Au moins, ma maison est sur le bord de la mer, ce qui me permet d’aller me rafraîchir quand bon me semble. Il y a de cela quelques mois, je n’aurais jamais cru vivre aussi loin du Québec, mais la vie change et un évènement terrible s’est passé, ce qui m’a fait tout recommencer à zéro. Cette soirée avait tout changé dans ma vie. Un beau jour, tu te réveilles, tu serres ta mère dans tes bras et, le soir, c’est la police qui vient cogner à ta porte pour t’annoncer que plus jamais tu ne la reverras. Je me suis sentie totalement anéantie, je ne savais pu comment réagir sans elle. Je me sentais démunie et sans recours. J’avais toujours compté sur elle pour m’épauler et me soutenir dans tout ce que je faisais et, après ce tragique accident, ma vie était devenue un calvaire. Juste me lever était rendu difficile. J’avais alors décidé de changer d’air. C’est cette décision qui ma mener où je suis présentement. Une belle maison payée par l’héritage qu’elle m’avait laissé et à la recherche d’un emploi qui pourrait peut-être m’aider à réussir à vivre de nouveau. On ne sait jamais, c’est peut-être ce changement d’air qui me permettrait de voir de nouveau les points positifs pour continuer à vivre ma vie sans elle.

Perdu dans mes pensées, 8 h arriva bien trop vite à mon goût et je devais me dépêcher pour ne pas rater mon entretien qui était à 8 h 30. Une fois habillée, je partis à la course sur la plage qui longeait ma demeure pour me rendre au kiosque à bateaux, rencontrer la femme qui m’avait appelée pour l’entrevue.

Une fois arrivée à la réception, une grande blonde aux yeux verts et la peau bronzée étaient assises et elle n’arrêtait pas de regarder l’heure sur l’horloge qui est sur le mur, en haut de la porte d’entrée. On dirait qu’elle attendait quelque chose. Lorsqu’elle me regarda avec un sourire ravi et du soulagement dans les yeux, je compris que c’est plutôt moi qu’elle attendait.

— Bonjour, je suis Elena, je viens pour l’entrevue au poste de sauveteur qui est affiché partout en ville.

— Salut, moi ces Lizy, je commençais à me demander si tu allais venir.

— Oui, désolé, j’ai été un peu distraite ce matin et quand j’ai regardé l’heure, il était déjà 8 h.

— Ça va commençons. Allons dans le bureau au bout du couloir nous allons être plus tranquilles.

Elle prit les devants et je pus admirer un peu plus ce qui m’entourait. Le bureau de la réception était minuscule mais très en ordre et tout était fait de bois anciens. On aurait dit qu’un artiste avait tout fait à la main. Sur le mur en arrière, nous pouvions observer des diplômes et des photos de jeunes joyeux qui serraient les sauveteurs dans leurs bras. Lorsqu’elle traversa le bureau pour rentrer dans un long couloir blanc, je m’arrêtai nette. Des noms étaient inscrits partout sur les murs avec des trophées sur des étages et des banderoles de champions de surfs. C’est impressionnant à voir, je me demandais à qui pouvaient appartenir tous ces prix remportés. Je devais m’être arrêtée puisque Lizy m’interpella.

— C’est magnifique n’est-ce pas ?

— Oui, je me demandais qui avait remporté tous ces prix?

— Tu pourras peut-être le rencontrer bientôt, mais c’est notre chef sauveteur. Bon assieds-toi, qu’on commence.

Je m’assis sur une chaise en tissus beige qui était très confortable. Mes genoux accrochèrent légèrement le bureau qui était devant moi. Lizy, elle, s’assit sur un tabouret proche de la fenêtre qui donnait sur la mer et se tourna vers moi.

— Bon, j’ai vu que tu avais suivi un cours de sauveteur à ton arrivée ici et que tu en étais sorti avec mention de ton coach.

— Oui, c’était justement pour réussir à être sauveteuse si l’occasion se présentait. J’ai aussi suivi un cours de secouriste au Québec avant de venir en Californie.

— Très bien, est-ce que tu sais ce qui t’attend si nous t’embauchons ?

— Plus ou moins… je sais que je devrai surveiller les nageurs afin qu’il ne leur arrive rien et m’assurer que tout le monde suit les règlements, puis si quelqu’un se blesse ou s’évanouit ou tombe, je devrais le secourir, lui administrer les soins dont il aura besoin.

— C’est à peu près ça, mais tu devras aussi reconnaître de loin toute trace de danger, comme les requins.

— Oui, j’imagine, j’en ai très peur puisque je n’en ai jamais vu en vrai, mais pour aider les autres, je crois que j’arriverais à combattre cette crainte.

— D’accord, nous allons voir ça et tu devras suivre l’entraînement pour le surf et nous testerons tes capacités avec nos méthodes avant de réellement t’engager.

— Est-ce que ça veut dire que je suis engagée ? Si je réussis les tests que vous allez me faire passer ?

— Exactement, tu as l’air très motivé et gentille par-dessus le marché, alors je te mets à l’essai soit ici demain à la première heure.

— 6 h ?

— Eh non ! Plus 8 h. Tu peux venir à 6 h si tu veux, mais moi je me trouverais dans mon lit douillet à rêver de beaux mecs sexy qui s’entraînent au gros soleil sur la plage.

— Ah les rêves, ils sont vraiment tous pareils.

— Ce sont les meilleurs.

J’acquiesçais en souriant et je sortis du bureau en riant de sa nonchalance totalement naturelle. Je riais tellement que je ne m’aperçus pas qu’une petite fille d’à peine 6 ans arrivait droit sur moi. Je la percutai de plein fouet, ce qui la fit tomber. Elle me regarda avec de gros yeux fâchés et se mit à pleurer. Immédiatement, je me mis à sa hauteur et vérifiai si elle n’avait rien.

— Ma chérie, où as-tu mal ?

— Aux genoux, tu m’as fait tomber…

— Je sais, je suis désolée, je ne t’avais pas vu, fais-moi voir ton genou.

Une grosse ligne rouge apparaissait, alors, je me mis à chercher des pansements et du désinfectent pour nettoyer la plaît.

— Lizy, avons-nous des pansements et quelque chose pour nettoyer sa plaie, s’il vous plaît ?

Elle me donna le matériel en moins de temps qu’il me fallut pour le lui demander. Je me mis à nettoyer sa plaie et lui mit un beau pansement de princesse. La fillette me regarda en souriant, elle était trop mignonne.

— Ça va mieux maintenant ?

— Oui merci, madame…

— Appelle-moi Elena.

— Merci Elena et je te pardonne.

— Ah oui, eh bien c’est très gentil de ta part. Je l’aidai à se lever et me tournai vers ma nouvelle patronne.

— À demain !

— À demain, et ça vaut ce que ça vaut, mais je crois que tu mérites déjà amplement ce travail, alors bonne chance pour demain et repose-toi bien ce soir, tu en auras de besoin.

Chapitre 2

Une fois l’entretien terminé, je décidai d’aller profiter un peu de la plage afin de m’y habituer pour demain. Je marchai les deux pieds dans l’eau et j’entendis quelqu’un siffler derrière moi. En me retournant, je vis le garçon trop sexy qui courrait sur la plage tous les matins en avant de chez moi depuis mon arrivée. Ah non, c’est moi qu’il avait sifflé et maintenant, il me regardait droit dans les yeux.

— Mademoiselle vous n’avez pas le droit d’être là. La plage ouvre à 10 h.

— Je regardai mon cellulaire, il était moins 10. Il est sérieux lui, je m’étais juste mes pieds dans l’eau, je n’allais pas me baigner, en plus je ne porte même pas de maillot de bain.

— Il est 10 h dans 10 minutes, je ne me baigne pas à ce que je sache, je trempe mes pieds.

— L’heure d’ouverture est claire et personne ne peut enfreindre cette règle. Savez-vous que les requins peuvent sentir à des kilomètres l’odeur humaine et peuvent sauter du coin le plus creux jusqu’à vous en moins de temps qu’il vous en prendra pour enlever vos pieds de l’eau ?

Il n’avait même pas fini sa phrase que je m’éloignais déjà de l’eau.

— C’est bon, j’attendrais qu’il soit 10 h. Bon, en fait, j’attendrai plutôt à demain.

— Ça va être drôle, je crois.

— De quoi tu parles ?

— Tu es la nouvelle, n’est-ce pas ?

— Oui en effet, pourquoi ?

— Parce que tu n’aideras pas grand monde si tu as peur des requins.

— Je n’ai pas…

— Arrête, j’ai dit le mot requin et tu as enlevé tes pieds de l’eau aussitôt. Pourtant tu étais prête à me contredire jusqu’à ce qu’il soit 10 h, je me trompe ?

— OK, peut-être que tu as raison, mais je compte bien ne plus avoir peur d’eux un beau jour.

— C’est très dur à faire partir, une peur aussi grande et vaste.

Il m’exaspérait et je n’avais pas encore commencé à travailler avec, je sens que mes journées vont être longues.

— OK, tu sais quoi ? On ne se connaît pas du tout, alors tu n’as aucun droit de me juger, je vais faire du mieux que je peux pour être la meilleure sauveteuse. On ne sait jamais, je vais peut-être vous surprendre de ce côté-là. Alors, je ne sais pas qui tu es ni pour qui tu te prends, mais sache que je n’en ai rien à faire et je compte bien réussir ici. Laisse-moi tranquille, on se verra quand on travaillera ensemble, mais pour l’instant garde ton air condescendant pour toi.

— Alors, à demain petite insolente.

— Commença à demain ?

— Bonjour, je me présente, Jason, je suis le chef sauveteur et aussi ton formateur pour ta journée de demain. Sache que pour ce beau discours que tu viens de me faire, demain tu sauteras directement à l’entraînement intensif. Je comptais commencer doucement, mais vu que tu es si sûr de toi, voyons voir ce que tu vaux réellement.

Il se retourna et partit à l’intérieur parler directement à Lizy. Oh merde, je crois que je viens de battre mon record et de tout gâcher avant même que tout commence. J’allais probablement le regretter amèrement. Il ne se retourna même pas pour me signifier qu’il blaguait, que tout allait bien aller, non rien du tout. Maintenant que j’avais ruiné ma journée en me donnant une petite idée de ce que serait ma vie ici, je pris le chemin de chez moi. Maussade et perdue dans mes pensées, je levai la tête pour me calmer en regardant l’océan, mais je fus distraite lorsqu’un petit garçon d’à peine 3 ans se dirigea en courant vers l’eau avec une mère en panique qui criait son nom afin qu’il s’arrête. Je n’étais pas loin de lui lorsque j’aperçus une nageoire au loin qui s’approchait à une vitesse folle. Je fus paralysée un instant et je me mis à courir sur le bord de la plage vers l’enfant qui venait de rentrer dans l’eau.

— PETIT SORT DE LÀ IMMÉDIATEMENT, SORT ! Plus je criais, moins il m’écoutait. Je le vis glisser et s’étaler dans l’eau. Je levai les yeux et je ne voyais plus rien bouger. Une fois rendu à sa hauteur, je lui sortis la tête de l’eau et me mis à y faire la respiration artificielle. Aussitôt, il se mit à recracher l’eau salée qu’il avait dans ses poumons. Il me regarda en pleurant. Ça se voyait qu’il ne comprenait pas ce qui lui était arrivé. Une fois sauver de la noyade je me rappelai la nageoire qui avançait vers nous tout à l’heure et je levai la tête vers l’immensité de l’océan. Ah merde… Je vis ma vie défiler devant moi à cet instant même, je pensai à maman, ce qui me donna l’adrénaline et le courage nécessaire pour prendre le petit et courir pour m’éloigner le plus loin possible de cette créature. Aussitôt que je dépassai le poste de sauveteur, un énorme requin blanc sortit de l’eau et atterrit sur la plage avant de retourner dans les profondeurs sans sa proie que je venais d’enlever de sa trajectoire. Je m’effondrai par terre en fixant l’endroit d’où était sorti le requin.

— Je croyais qu’il disait ça juste pour me faire déguerpir.

Je ne pouvais pas détacher mes yeux de l’horizon, allais-je réussir à retourner dans cette mer après ça ? En plus, ce sont les requins les plus dangereux. Ils auraient dû savoir qu’il en avait dans les parages. Ils attaquent n’importe qui, n’importe quoi à n’importe quel moment. Ils peuvent sentir que tu as une égratignure avant même que tu ne le saches. J’entendais des bruits de pas et des cris tout autour de moi. Des gens se mirent à nous entourer pour vérifier que nous allions bien et parlaient de miracle. La mère de l’enfant que j’avais sauvé me serra dans ses bras pour me remercier. Cela me fit sortir de ma torpeur et mes yeux se posèrent directement sur Lizy et Jason. Leurs visages en disaient long sur ce qu’ils pensaient. Je crois que je n’avais plus de preuve à leur fournir après tout. Une fois tout le monde parti, je m’assis doucement dans le sable et continuai de fixer l’océan, mais où était-il passé ? Quand allait-il revenir ? Comment pouvait-on protéger tout le monde ? S’ils continuent à se baigner dans cette mer immense remplie de danger imprévisible, nous devrons être en alerte 24 heures sur 24. Ceci est inconcevable et surtout impossible. Il risquait d’avoir des accidents malgré tout, à moins qu’ils les pourchassent pour les éloigner ou les éliminer.

Plusieurs minutes passèrent, peut-être même des heures. Je n’avais plus la notion du temps, ce sauvetage m’avait ébranlé et ce n’était que le premier si je continuais à travailler ici.

Des gens passaient pour nettoyer la plage et inspecter les lieux à la recherche du monstre marin. La plage avait été fermée temporairement à cause de la présence de requins blancs également proches des côtes. Ils avaient essayé de me déplacer mais avaient décidé que je ne poserais pas de problème en restant là. J’imagine qu’il avait préféré me laisser là à fixer le vide que de devoir me sortir de ma torpeur de force. Je commençai, malgré tout, à ressentir le froid et les gens qui m’entouraient. Mais vint ensuite un bruit de pas qui me sortit de mon inaction.

— Salut toi, tu es encore là ?

La voix de Jason me fit sursauter.

— Oui, j’admire l’océan et je cherche une trace qui prouverait qu’il est encore là, quelque part.

— Normalement, quand ils ne trouvent rien, ils ne restent pas dans le coin. C’est pour cela que nous fermons la plage quand cela arrive. Question qu’ils comprennent qu’il n’a vraiment pas de nourriture ou d’occasion d’en avoir ici. Puis, habituellement, ils repartent d’où ils sont venus.

— Nous devrions les éliminer, nous aurions moins de problèmes.

— Tu ne les aimes vraiment pas on dirait.

— J’ai quand même failli finir dévorer par l’un d’entre eux tout à l’heure et en plus il s’en est pris à un enfant sans défense.

— En fait, nous aussi nous serions sans défense face à eux.

— Nous aurions au moins la capacité de comprendre ce qui se passe et de réagir.

— Oui, je sais, mais c’est la nature, nous n’y pouvons rien. À ce propos, félicitation, tu as passé le test tu es officiellement engagé.

— J’espère bien, à la grosseur qu’il avait, je ne voulais pas faire ça pour rien.

Je me mis à rire, c’est totalement idiot, je n’avais même pas eu le temps de vraiment réfléchir avant d’agir.

— Tu es plus courageuse que tu en as l’air.

— Merci, enfin je crois.

Il avait cessé de parler depuis un bon moment alors je lui dis au revoir et à demain. Puis je m’en allai en direction de chez moi. Je n’avais pas vu le temps passer, mais il faisait déjà sombre et je devais me reposer pour être d’attaque demain matin. Peu importe ce que je venais de faire, je voulais tout de même passer les tests comme tout le monde. Je n’avais aucune envie de passer pour l’héroïne qui bénéficie d’un traitement de faveur. Tout ce que je souhaitais c’était de travailler, d’oublier mes problèmes ou plutôt d’oublier la peine due à mon passé. Essayez de vivre avec ma souffrance et surtout je souhaite de vivre une vie totalement paisible et normale.

Chapitre 3

Au coucher du soleil, marcher sur le bord de l’eau est vraiment paisible, malgré le fait que je venais de voir un requin blanc essayer d’attraper sa proie directement sur la plage. Ma journée n’a pas réussi à briser la beauté de ce paysage, enfin pas encore. Je retirai mes sandales pour laisser mes pieds toucher le sable chaud et doux. Après quinze, vingt minutes de marche j’arrivai enfin à des marches de bois qui conduisait directement à ma maison. La semaine dernière j’avais décidé d’aménager un peut ce coin splendide et j’avais mis des fleurs tout le long des marches avec des petites lumières blanches. Afin de toujours voir où je mettais les pieds. Je me perdis dans cette vision nocturne et je ne remarquais pas la petite fille qui m’épiait d’entre les arbres qui séparait ma maison de celle de ma voisine. Rendue à ma porte je me retournai et aperçus son visage entre les branches.

— Hey toi ! C’est toi que j’ai renversé tout à l’heure en sortant du bureau de Lizy ?

Elle ne me répondu pas, je crois que je l’ai effrayé puisqu’elle disparut dans la nuit. J’essayai de l’interpeller mais en vain, elle était sûrement déjà très loin. Je me retournai et rentrai. La porte d’en arrière mène directement à la cuisine. Tout est en bois vieilli, les comptoirs en marbre beige pâle donnent une impression de richesse à cette pièce. Je n’ai pas de table de cuisine puisque je mange toujours dans le salon qui est situé à ma droite en rentrant. Lorsqu’on rentre dans cette pièce sa l’invoque plus là simplicité. Dos à la télévision du temps d’aujourd’hui On peut voir les baies vitrées qui reflète la mer dans toute sa splendeur. La télé symbolisait le seul point neuf de cette pièce et mon divan en cuir noir le côté rétro de mon ancienne vie, mon ancien côté très matérialiste. Pour le reste on saurait cru dans une maison de hippie. Je voulais vivre le plus simplement possible, alors j’ai acheté le strict minimum. J’avais remarqué que la vie ne se limitait pas à ce que nous avions mais consistait plus en ce que nous étions en tant qu’être humain. Donc les biens matériels n’étaient pas très nécessaires quand on décidait de vraiment profiter de la vie et d’aider son prochain. Comme la petite qui se promène seule un peu partout sur la plage. Je décidai pour ce soir de ne pas verrouiller la porte arrière, mon instinct me disait que la petite fille qui était entre les arbres un peu plutôt aurait sûrement envie de rentrer quand je dormirais pour manger quelque chose. Elle donnait l’impression d’être complètement seule. Ceci m’attristait énormément. Personne ne devrait être seul et surtout pas à cet âge, je me demande où étaient ses parents. Tout ce que je pressentais au sujet de cette gamine c’était qu’elle semblait être abandonnée à son sort.