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Dernier volet de la trilogie des "heures", "les heures du pardon" abordent ce thème en mélangeant comédie et échanges plus profonds entre les personnages qui vont tous se trouver confrontés, d'une façon ou d'une autre à cette réflexion. On retrouve donc autour de Kostia, figure centrale de cette création, son fils Sacha, sa belle-fille Clara, l'attendrissante gouvernante Mireille et les deux amis de la pension de retraite, Hélène "Clarinette" et Louis "Bobo".
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Seitenzahl: 66
Veröffentlichungsjahr: 2018
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A tous ceux qui s’interrogent sur le sens et la valeur du pardon…
On retrouvera autour de Kostia
tous ceux qui l’ont accompagné
dans « les heures étincelantes »
son fils Sacha, sa belle-fille Clara,
Mireille la gouvernante,
Hélène et Clarine deux amis
de la pension de retraite
où séjournait Kostia précédemment
Acte 1
Scène 1
Scène 2
Scène 3
Scène 4
Scène 5
Scène 6
Acte 2
Scène 1
Scène 2
Scène 3
Scène 4
Scène 5
Acte 3
Scène 1
Scène 2
Scène 3
Scène 1
Kostia, Louis alias « Bobo »
Salon bureau de Kostia. Il réfléchit. Bobo semble somnoler
On entend en sourdine la musique d’un concerto pour violon
Kostia
Dis-moi, Bobo, tu y crois, toi, au pardon... ?
Louissursaute
Hein ! Excuse-moi...? Quel pardon ? Je ne sais même pas de quoi tu me parles , Kostia!
Kostia
Eh bien, moi non plus, figure-toi! C’est un bon début pour engager la discussion, tu ne crois pas ? Perplexe Tu vois, Louis, cela fait un bon moment que je m’interroge et j’ai du mal à trouver des réponses satisfaisantes. Peut-être vas-tu pouvoir m’éclairer ? Cela veut dire quoi, au juste, cette notion de pardon ? Je m’explique: pardonner quoi, de quelle manière? Est-ce que cela sert vraiment ? Quel sens lui donner ? Et quel profit? Pour les autres, pour moi... ? Figure-toi, mon bon ami, que depuis quelques jours, je suis un peu obsédé par toutes ces questions... temps Mais c’est vrai, désolé ! Je te tombe dessus à l’improviste avec mes interrogations surprenantes, peut-être, sans prendre la peine de te mettre au courant de mes réflexions… Il faut dire que tu avais l’air d’être tellement endormi depuis un moment ! Alors j’ai continué à me faire la conversation tout seul en attendant que tu veuilles bien te réveiller…
Louis
Mais je ne dormais pas du tout, Kostia ! J’étais en train de réfléchir à ce que tu venais de me dire cinq minutes plus tôt avec ta fougue habituelle. Pardonne-moi de ne pas t’avoir répondu du tac au tac ! Ce n’est pas parce que je ne réagis pas immédiatement à toutes tes envolées lyriques que je m’endors…
Kostia
Ah, tu vois, tu viens d’en parler, toi aussi !
Louis
Je ne te suis pas bien. Je viens de te parler de quoi, au juste ?
Kostia
Mais du pardon, bien entendu!
Louis
Moi ? Je ne t’ai pas dit un mot !
Kostia
Erreur, tu viens de me demander pardon il y a quinze secondes !
Louis
Voilà autre chose ! Mais... pardon de quoi ?!
Kostia
De ne pas m’avoir répondu du tac au tac. Tu vois, sans t’en rendre compte, tu viens de t’excuser, tu as donc reconnu ta culpabilité ! C’est édifiant quand on y pense ! Je trouve que c’est une bonne piste à explorer. Temps Songe un instant au nombre de fois où l’on s’excuse dans une journée en demandant pardon pour un oui ou pour un non... ! Exemples : pardon de vous avoir contrarié, pardon d’avoir dit ceci, d’avoir fait cela… Et je ne te parle même pas des innombrables « pardon, mais ce n’es tpas ce que je voulais dire… » Dis donc, Bobo, si tu y réfléchis bien, en fin d’après-midi, le confessionnal, et je ne te parle même pas du divan des psys, doit regorger littéralement de toutes ces excuses et demandes d’absolution plus ou moins sincères, d’ailleurs ! T’en penses quoi, toi ?
Louis
J’en pense que tu te prends la tête pour pas grand-chose, mon ami… Est-ce que je sais, moi, à quoi pensent vraiment les gens en disant cela ?
Kostia
Ah, intéressant ! Donc tu me confirmes qu’ils ne sont pas sincères ?!
Louis
Mais pas du tout, je n’ai jamais prétendu une chose pareille ! Je te dis juste que beaucoup de gens présentent leurs excuses sans même y penser. temps C’est comme quand tu dis « je vous demande deux minutes » et que tu t’absentes pendant une heure. C’est simplement une façon de parler, cela ne prête pas à conséquence, sauf pour toi, peut-être!
Kostia
Eh bien justement. Moi, je pense que tu as tort de dire cela ! Le respect de la parole donnée, cela compte. En tout cas, cela devrait compter un peu plus. Si le monde était plus scrupuleux et les gens plus responsables du respect de leurs engagements, on n’en serait peut-être pas rendu où nous en sommes aujourd’hui !
Louis
Parce qu’on en est où, d’après toi ?
Kostiamoqueur
Oh, toi, je ne sais pas. Vraisemblablement nulle part ! Ou peut-être, laisse-moi deviner, assis sur ton banc préféré à la pension, en train de tourner un de tes fameux poèmes à l’une de ces vieilles haridelles édentées !
Louis
Te voilà reparti à nouveau dans tes persiflages! D’abord, la plupart de ces charmantes vieilles dames ont encore toutes leurs dents. Ensuite, je ne passe pas mes journées assis sur un banc à composer des poèmes, même s’ils rencontrent un certain succès, il faut bien le reconnaître ! Désolé que cela te rende un peu jaloux, je le vois bien...
Kostia
Sornettes ! Non mais tu me vois, moi, écrire des vers sur les petites glycines bleutées ou je ne sais plus quelle couleur tu leur avais inventée ! Pardonne-moi, mais tu délires !
Louis
Primo, c’était la glycine aux houppettes bleutées. Ce qui ne veut pas dire la même chose. Secundo, je pense que tu n’as pas besoin de te faire pardonner pour des détails de cette importance...
Kostia
J’espère bien. Il ne manquerait plus que cela !
Louis
C’est pourtant ce que tu viens de dire !
Kostia
Moi ??
Louis
Oui, toi, Monsieur « je suis au dessus des autres ». Et pourtant, tu viens bien d’implorer mon pardon à ton tour...
Kostia
C’est la meilleure celle-là ! Ça, c’est un peu fort du café ! Moi ? Comment dis-tu..., j’ai imploré ?!
Louis
Parfaitement ! Et tu me l’as demandé parce que tu as, une fois de plus, susurré l’une de tes méchancetés habituelles. Tu vois, on dirait qu’en fin de compte, tu commences à prendre conscience de tes déclarations abusives ! Enfin, puisque tu me l’as proposé, oui je te pardonne volontiers, Kostia ! Et non, je ne délire pas…
Kostia
Alors là, je dois dire que tu m’en bouches un coin... ! Il se lève J’accueille ce vieux Bobo avec tous les égards dus à son grand âge. Je le dorlote, je le laisse même faire la sieste pendant que je lui parle et voilà comment il me remercie.. Mes déclarations abusives ! Non mais, je rêve...Et puis bientôt, tu vas me reprocher de parler. Vas-y, ne te gêne pas !
Louis
Mais je ne te dis rien, Kostia, c’est toi qui t’enflamme encore et toujours pour de curieuses lubies qui ne dérangent que toi, au passage ! Franchement, toutes ces paroles exaltées... temps pour me demander pardon... je ne sais vraiment pas si cela en valait la peine ?!
Kostia
Ah ! Retenez-moi, je m’étrangle… Alors là, on atteint des sommets himalayens de mauvaise foi! Tiens, il faut que j’aille me servir un verre pour me remonter le moral, sinon je vais me mettre à déprimer pour de bon… il se lève et va se servir Tu en veux un, vieil ingrat ?
Louis
Puisque tu me le proposes si gentiment, je prendrai un petit fond pour t’accompagner en attendant que Mademoiselle Hélène arrive. Mais je pense qu’elle ne devrait plus tarder à nous rejoindre…il regarde sa montre Déjà quatre heures, il va nous falloir bientôt songer à rentrer...
Hélène, Louis, Kostia
entrée d’Hélène un peu essoufflée
Hélène
Coucou, mes amis ! Pardonnez-moi de vous déranger. Je ne fais que passer en coup de vent, je suis juste venue chercher le livre que j’ai promis à Clara de lui prêter. Je rentre, je sors. Mais je ne serai pas longue. Temps Ça va, vous deux ?
Louis
J’imagine que oui. Mais je ne peux pas répondre à la place de Kostia qui s’est encore perdu dans de grandes pensées philosophiques qui semblent le torturer…
Hélène
