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C'est l'année du bac, Pascale et Alain s'aiment. L'avenir est à eux, mais c'est compter sans les caprices du destin. Au fil des ans, de séparations en retrouvailles, la vie ne les épargnera pas. Il faut pourtant croire que l'amour a plus d'un tour dans son sac. Roman qui renoue avec la tradition épistolaire pour aller au plus profond des âmes.
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Seitenzahl: 165
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Tant plus le chemin est long dans l'amour, tant plus un esprit délicat sent de plaisir.
B.Pascal. Discours sur les passions de l'amour.
Nancy, juillet 1968
Épinal, juillet 1968
Concarneau, juillet 1968
Martigues, juillet 1968
Martigues, juillet 1968
Concarneau, juillet 1968
Épinal, août 1968
Aix-en-Provence, août 1968
Épinal, août 1968
Aix-en-Provence, septembre 1968
Épinal, septembre 1968
Aix-en-Provence, novembre 1968
Nancy, novembre 1968
1984
Aix-en-Provence, février 1984
Nancy, février 1984
Aix-en-Provence, avril 1984
Nancy, mai 1984
Aix-en-Provence, juin 1984
Nancy, septembre 1984
Aix-en-Provence, septembre 1984
Nancy, septembre 1984
Aix-en-Provence, octobre 1984
Nancy, novembre 1984
Épinal, novembre 1984
Aix-en-Provence, décembre 1984
Aix-en-Provence, décembre 1984
Nancy, décembre 1984
Épinal, décembre 1984
Aix-en-Provence, décembre 1984
Aix-en-Provence, décembre 1984
Nancy, décembre 1984
Aix-en-Provence, décembre 1984
Nancy, janvier 1985
Aix-en-Provence, janvier 1985
Nancy, janvier 1985
Aix-en-Provence, janvier 1985
Nancy, janvier 1985
Aix-en-Provence, février 1985
Nancy, avril 1985
1992
Nancy, février 1992
Aix-en-Provence, février 1992
Nancy, mars 1992
Aix-en-Provence, mai 1992
Nancy, mai 1992
Aix-en-Provence, mai 1992
Nancy, mai 1992
Aix-en-Provence, juin 1992
Nancy, juin 1992
Aix-en-Provence, juillet 1992
Nancy, juillet 1992 ;
Aix-en-Provence, juillet 1992
Nancy, juillet 1992
Aix-en-Provence, août 1992
Nancy, août 1992
Aix-en-Provence, septembre 1992
1993
Aix-en-Provence, janvier 1993
Nancy, février 1993
Aix-en-Provence, février 1993
Nancy, mars 1993
Aix-en-Provence, juin 1993
Nancy, juin 1993
Aix-en-Provence, juin 1993
Nancy, juin 1993
Pascale chérie,
Tout d'abord, je dois te féliciter pour ton bac. Ça n'a pas été facile, je suppose. Toi qui es timide, qui perds souvent tes moyens de te retrouver face à l'examinateur dans toutes les matières, tu as dû vivre un enfer. Tu disais toujours que tu n'étais à l'aise qu'un stylo à la main devant une page blanche. Mais tu as réussi, je n'en ai jamais douté et je sais combien tu as passé de temps à bachoter. Tu dois être fibre d'avoir vaincu ton malaise.
Je n'ai pas pu rentrer le week-end dernier, j'avais encore un examen à passer et c'était sur un sujet que je ne maîtrisais pas très bien. Je me connais, si j'étais revenu à la maison, je n'aurais pas pu m'empêcher de passer tout mon temps avec toi. Tu avais besoin de calme, toi aussi, pour te préparer à la grande épreuve de mardi. Je pensais sans cesse à toi. Inutile de te parler de ma colère quand l'exam a été annulé à la dernière minute. On espérait que le mouvement touchait à sa fin, mais il y avait encore de l'agitation, les professeurs ont préféré reporter. Je suis donc resté ici pour rien et je vais encore devoir attendre qu'ils fixent une autre date. J'enrage, tout seul dans ma chambre. Hier soir, pour me distraire, Étienne m'a proposé d'aller au cinéma voir La planète des singes. Je ne saurais te dire si j'ai aimé ou pas cet étrange film. Je crois que je n'ai pas tout compris. Ce n'est pas la faute du réalisateur, j'ai beaucoup perdu le fil. Je m'imaginais avec toi dans cette salle obscure. Je sentais presque ta main dans la mienne, je percevais presque la chaleur de ton corps collé au mien. Je ne bougeais pas de peur que cette fausse béatitude ne me quitte. J'ai toujours pensé qu'une salle de cinéma était l'endroit idéal pour les couples d'amoureux. On peut se toucher, s'embrasser avec cette délicieuse sensation de ne pas savoir si on nous voit ou non. Ne me prends surtout pas pour un détraqué. J'aime bien l'idée que quelqu'un pourrait me surprendre dans mon bonheur d'être près de toi.
Je voudrais tant être avec toi. Je suppose que tu vas organiser une petite fête pour arroser ton succès et je ne serai pas à tes côtés. Ce n'est que partie remise, mais je trouve le temps bien long. En attendant, reste sage, tu sais que je suis jaloux. Je ne veux te partager sous aucun prétexte. Tu as le droit de regarder les autres garçons, de les trouver beaux, même plus beaux que moi, mais tu n'as pas le droit d'y toucher. Je ne pourrais pas le supporter. Rien qu'à cette idée, il y a un trou qui se creuse dans ma poitrine et qui m'empêche de respirer. Ça peut être très douloureux, l'amour. Mais j'ai confiance en toi. Tu es la femme de ma vie et il est impossible que je me sois trompé.
Quand je reviendrai, nous reparlerons des vacances. Si nous pouvions partir tous les deux quelque part. Crois-tu que tes parents accepteraient ? Ils doivent bien se douter que quand nous sommes seuls en tête à tête, ce n'est pas pour enfiler des perles. Tiens, rien qu'en parlant de ça, je deviens fou. Arrête un instant ta lecture, je vais m'arrêter d'écrire et nous allons penser tous les deux à ce que nous ferions si nous étions dans la même chambre. Tu ris parce que quand tu liras ma lettre, il y aura déjà un bon moment que je te l'aurai écrite, nous ne pourrions donc pas être en concordance pour imaginer... Ça ne fait rien, imagine quand même que le temps est le même pour toi et moi. Tu me vois en train d'écrire et je te vois en train de lire ces mots. Nous nous arrêtons et—
Je te laisse à ta rêverie. Je t'embrasse aussi intensément que je t'aime.
Alain
Mon Alain,
Tu peux bien me féliciter, mais je ne suis pas aussi brillante que toi qui as un an d'avance. Enfin, j'ai fait ce que j'ai pu et je suis contente. Pour la philo j'ai cru mourir, j'aime bien la philo, mais le prof en avait assez de Platon - la quasi-totalité de nos textes était de Platon - il m'a imposé Parménide. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir m'en sortir. En français, Gide, je n'aurais pu espérer mieux. Pour les maths, exponentielles et catastrophe, mais l'examinatrice a été très sympa. Heureuse que tout ça soit derrière moi. Quand je suis rentrée, j'étais vidée, en voyant ma tête, mes parents ont cru que j'avais échoué. Ils ont été doublement contents.
Oui, nous avons fait la fête. Le père de Brigitte nous avait prêté son garage. Nos mères avaient fait des gâteaux. Pierre a apporté du champagne. Son père était tellement heureux qu'il décroche son bac, personne n'y croyait, qu'il lui en avait acheté deux bouteilles. Pour dix, ce n'était pas beaucoup, mais ça marquait le coup. On a dansé et on a fait durer la soirée jusqu'à une heure du matin.
Je sais, tu vas me demander si je suis restée sage comme tu me l'as recommandé. Eh bien, oui, j'ai juste dansé, rien de plus. Je n'ai pas grand mérite. J'aime bien les garçons de ma classe qui sont tous gentils et marrants, mais aucun ne fait battre mon cœur. Oui, même Pierre, l'idole du lycée me laisse froide. Il n'y a que toi, tu peux me croire.
Pour les vacances, je préfère attendre que tu reviennes pour qu'on en parle ensemble aux parents. Je ne suis guère optimiste. Pourtant, j'en rêverais aussi. On irait camper quelque part au bord de la mer et on ne se quitterait pas. Enfin, on peut toujours tenter.
J'en ai fini avec le lycée. Je vais devoir me décider pour la rentrée. Je n'ai pas encore fixé mon choix, Anglais ou Lettres modernes. J'ai encore le temps. Nous allons être dans la même ville, je n'arrive pas à y croire ! Tu te rends compte ? On ne sera pas dans la même fac, mais on pourra se voir tous les soirs. Ce sera fantastique !
J'ai fait comme tu m'as dit, j'ai posé ta lettre, je t'ai imaginé poser ton stylo et j'ai pensé à tout ce que tu rêvais de me faire. Je te réponds la même chose : je pose mon stylo, tu es là, près de moi et ...
J'attends ton retour avec impatience. Je me blottis dans tes bras et je t'embrasse tant que tu ne peux même plus respirer.
Ta Pascale.
Ma chérie,
C'était trop beau, je me doutais que tes parents ne te laisseraient pas partir seule avec moi. Nous voilà donc séparés pour un mois. Toi au bord de la Méditerranée et moi en Bretagne avec les copains. Nous avons eu à peine trois jours pour nous retrouver. Tes parents étaient bien pressés de partir. C'était magique, ces retrouvailles. Pour ma part, j'ai évité de penser à notre prochaine séparation, mais c'était difficile. Pourquoi devons-nous toujours nous voir à la sauvette, trouver si peu d'opportunités pour des moments d'intimités propices à exaucer tous nos désirs ? Je voudrais toujours être avec toi. Passer des nuits entières et me réveiller près de toi au lieu de garder l'œil sur la pendule parce que tu dois rentrer à l'heure. Je n'en ai jamais assez de toi. Il ne nous reste plus que ça, alors apprenons à nous en contenter et mettons-y tout notre cœur.
Nous venons juste d'arriver dans la maison des parents de Philippe à Concarneau. C'est plutôt chouette. Ils nous laissent les lieux pour un mois. Ils ne viendront qu'au quinze août. Nous sommes au bord de la mer encore un peu froide par ce temps gris typique de la Bretagne, paraît-il. Ça ne devrait pas faire peur aux gens de l'Est que nous sommes. Je sens que ce séjour breton va être long. Je me vois déjà errer sur les rochers dans la brume traînant mon âme lourde et mon corps vide ou l'inverse et hésitant à plonger dans l'oubli. Une sorte de Lamartine lorrain pleurant son âme sœur. Mon chagrin se mêlant au crachin pour me glacer le cœur et les pieds. Bon, n'est pas romantique qui veut. J'irai plutôt à la pêche aux crabes, mais je serai triste quand même.
Les copains sont déjà en train de me chambrer parce que je t'écris aussitôt arrivé. C'est la première chose que j'ai eu envie de faire après avoir posé mes bagages. Je dois t'avouer que je n'ai guère le moral. Un mois sans te voir. Un mois à t'imaginer écumant les boîtes de la Côte avec Brigitte puisque tes parents, pour te consoler, t'ont proposé de l'emmener avec vous. Je te vois dans ton maillot deux pièces qui n'a plus grand-chose à laisser imaginer de toi, bronzée juste à point et tous les mecs qui te courent après tandis que je me gèle et me morfonds chez les chapeaux ronds. C'est insupportable. Je voudrais qu'on soit déjà en septembre pour reprendre la fac et nous retrouver à Nancy.
Les copains m'appellent pour aller manger des crêpes, on n'a pas eu le temps de s'organiser pour la bouffe. Je n'ai pas très faim, du moins pas de crêpes, (tu vois ce que je veux dire), mais l'animal en moi refait quand même surface et réclame son dû de calories. Il se fout du cœur et de l'âme.
Je te couvre de baisers. Écris-moi, je meurs.
Alain.
Mon jaloux,
D'abord je porte un maillot de bain d'une seule pièce et je ne vois guère de garçons mourant d'amour à mes pieds. Nous n'écumons pas les boîtes de nuit. Nous allons sagement à la plage, Brigitte et moi. Nous nous sommes fait quelques copains, mais je leur ai vite fait comprendre que je ne suis pas un cœur à prendre et encore moins un corps. Ils ont compris et m'appellent la forteresse, mais plus aucun n'essaie de l'investir. Tu peux dormir sur tes deux oreilles, je n'aime que toi et je trouve le temps bien long sans toi. Je lis beaucoup. Ce qui me plaît beaucoup ici, ce sont les marchés. Pas pour les fruits et légumes, tu t'en doutes bien, mais pour les étals de robes légères et colorées, les vendeurs de sandales toutes plus jolies les unes que les autres. Je pense toujours que tu serais subjugué si tu me voyais essayer toutes ces tenues. Je me suis trouvé une robe vert pâle qui va très bien avec mes cheveux auburn (dixit Brigitte) et de jolies sandales jaunes tressées. En me voyant, tu fondrais. Je peux enfin me trouver jolie en me regardant dans la glace, et me sentir digne de toi.
Je commence à bronzer. Je profite au maximum de l'état de grâce post-bac, mes parents sont très généreux. J'aime aussi les bars de plage avec les jukeboxes. On écoute en boucle Rain and tears, Le bal des Laze, Que calor la vida et surtout Nights in white satin. Il m'arrive souvent d'être triste en pensant à toi. Raconte-moi ce que tu fais. Tu me manques tellement !
Parfois quand je suis étendue sur le sable au soleil, je feins de dormir pour que la bande me laisse tranquille. Je me fais du cinéma, je m'imagine que tu vas arriver. Je ne t'entendrai pas, j'aurai les yeux fermés, mais je te devinerai. Je sentirai soudain ta main sur ma nuque puis elle descendra le long de mon dos. Je continuerai à jouer les belles endormies, je n'ouvrirai pas les yeux. Tu m'embrasseras au creux des reins, je resterai immobile pour mieux te sentir. Je peux rester comme ça, longtemps dans mes rêves. Mais ce n'est jamais qu'un rêve et je retiens mes larmes dans le sable. Plus le temps passe, plus les jours sont longs sans toi. Je pense à toi, je sais que tu penses à moi, mais ça ne me suffit pas. J'ai besoin de te voir, de te sentir et plus. On dit toujours, loin des yeux, loin du cœur, quelle ânerie ! Loin des yeux, cœur qui saigne et c'est tout. Je me dis parfois, pour me consoler que j'ai la chance de t'avoir rencontré, la chance de t'avoir dans ma vie même si c'est de loin et que tu éprouves les mêmes sentiments que moi. Je veux me raccrocher à cette idée pour supporter ton absence.
Je n'aime que toi et je t'aimerai toujours.
Ta Pascale à jamais.
Concarneau, juillet 1968.
Mon amour,
Je suis jaloux, c'est vrai, mais j'ai confiance en toi et je ne vois aucun inconvénient à ce que tu profites de tes vacances pour t'amuser. Avec tout ce que tu as bossé pour ton bac, tu en as bien besoin. Bien sûr, j'ai toujours peur qu'un autre t'enlève à moi, je ne t'aimerais pas, sinon. Je ne veux pas t'emprisonner, je veux que tu sois libre et que ce soit sans contrainte que tu me choisisses toujours, du moins je l'espère. Et puis, je me demande aussi ce que j'ai fait pour mériter une fille comme toi. Je sais, tu m'as assez répété que je me sous-estimais. Tu as raison, c'est en moi que je manque de confiance. Et dire que tu ne penses pas être digne de moi. Tu vaux cent fois plus que moi. Tu es belle, gentille et toujours de bonne humeur alors que moi, je passe mon temps à râler. Quelquefois, tu dois en avoir marre de moi.
Ici, c'est un peu la galère. Pas de bronzage au soleil, juste un petit crachin qui nous nargue sans arrêt. C'est dommage, car le pays est beau. Nous en profitons pour faire du sport. Nous courons tous les matins sur la plage. Il n'y a pas de filles au grand désespoir des copains qui préféreraient la chasse à la course. Moi, ça me fait rire. L'après-midi nous allons à la piscine. Il y a un peu plus de filles, mais je ne les regarde pas, ou si peu. Étienne et Daniel se sont enfin trouvé des copines, elles sont mignonnes et très sympas. Je me sens un peu seul. Inutile de te dire que j'en entends de toutes les couleurs. Ils ne peuvent pas comprendre que puisque tu es loin, aucune fille ne m'intéresse. Ils ne savent pas ce que c'est qu'aimer vraiment. Alors, je leur pardonne toutes leurs plaisanteries de mauvais goût.
Moi aussi je me réfugie dans les rêves où tu es toujours en vedette. Parfois, j'ai envie d'écrire un roman où je décrirais tous mes états d'âme, mais je ne suis pas un littéraire et je ne sais pas m'exprimer dans les nuances.
Je t'imagine très bien dans les petites robes colorées que tu achètes au marché. Je pense surtout aux boutons et aux fermetures éclair si tu vois ce que je veux dire. Je n'irai pas plus loin dans l'écriture de mes fantasmes, on ne sait jamais dans quelles mains mes lettres peuvent tomber. Je sais que tu peux les deviner.
Les copains m'appellent pour aller boire l'apéritif dans la ville close. Je vais encore me faire traiter de puceau romantique, car ils m'ont vu t'écrire, mais je m'en moque. Je te laisse à regret, mais mes pensées sont toujours près de toi.
Tu sens mes lèvres sur les tiennes
Alain
Mon Chéri,
Les vacances vont bientôt se terminer, j'ai trouvé le temps long. Pour finir, nous avons découvert une boîte sur la plage, c'est plutôt un dancing. Certains soirs, il y a un orchestre. Mon père nous y emmène et nous rentrons à pied. Je te vois bondir en imaginant que je me fais draguer tout le temps, que je flirte au clair de lune. Je te promets que ce n'est pas le cas. J'aime bien danser, mais ça ne va jamais plus loin. Je n'ai aucune envie de te remplacer. Tu es, pour moi, le seul garçon sur terre. Nous allons quelques fois nous promener à Marseille. J'aime bien cette ville. On a l'impression qu'on n'est plus en France. Et puis, avec toutes ces histoires qu'on a lues ou entendues, on se croirait dans un film. Nous avons pris le Ferry-Boat (feribouate, comme ils disent ici) pour traverser le Vieux-Port et monter dans le quartier du panier où il y a plein d'Asiatiques. Ah si tu étais là, avec moi ! J'aurais encore plus de plaisir de découvrir cette ville pas comme les autres. Je suis sûre que tu adorerais. Il fait chaud, très chaud, un temps à faire la sieste, ça aussi je suis certaine que tu adorerais.
Je te parle, je te raconte tout ça, c'est pour mieux reculer et retarder d'écrire ce que je vais t'annoncer. Une très mauvaise nouvelle ! Je viens juste de
