Les traders sont de vrais communistes... - Benoist Rousseau - E-Book

Les traders sont de vrais communistes... E-Book

Benoist Rousseau

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Beschreibung

RÉÉDITION DU BEST-SELLER TRADUIT EN ANGLAIS SOUS LE TITRE "ROBIN HOOD WAS A TRADER". A prioiri tout oppose un trader à un communiste. Et pourtant... ce livre écrit par un trader démontre le contraire! Au travers d'un récit, sorte de court-métrage écrit relatant une scène de vie réelle, Benoist Rousseau explique à quel point, en se rendant à une simple fête des voisins, il pouvait être stigmatisé et susciter le questionnement voire le rejet dès qu'il se présente comme trader. Une stigmatisation due, bien souvent, à l'ignorance des gens quant au métier de trader. C'est au travers de dialogues croustillants, et avec une dose d'humour que l'auteur, en expliquant son quotidien de trader, sa façon d'être en opposition à la norme sociale consumériste, en arrive à la conclusion à la fois provocatrice mais finalement imparable qu'un trader pour compte propre est en fait un vrai communiste!

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Seitenzahl: 49

Veröffentlichungsjahr: 2018

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REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier les membres du forum Andlil et les internautes qui m’ont encouragé et soutenu durant toutes ces années.

Ce livre leur est dédié.

Benoist Rousseau

Trader en compte propre

Fondateur du site Andlil.com

https://www.andlil.com

est un blog sur la bourse et l’économie où il partage sa passion du trading, ses analyses économiques et sa vision sur l’évolution de la société.

https://www.andlil.com/forum/

est un forum boursier très actif où des milliers de traders et d’internautes viennent partager sur la bourse, l’économie, le trading….

Paru chez JDH Editions

En rapport avec le trading…

RÉUSSIR EN BOURSE, c’est presque facile !

de Jean-David Haddad, rédacteur en chef de Francebourse.com (janvier 2017)

LE TRADING, c’est presque facile !

de Stéphane Ceaux-Dutheil (mai 2017)

LA PSYCHOLOGIE DU TRADER PARTICULIER,

de Jérôme Mangin (mars 2017)

Sur d’autres sujets…

COMMENT LES DRONES VONT CHANGER NOS VIES…

De Dimitri Batsis et Olivier Gualdoni,

Collection 1001 Réponses (juillet 2017)

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE VA-TELLE NOUS TUER? de Jean-Claude Bourret Collection 1001 Réponses (novembre 2017)

Avant-propos

Le terme « trader » vient de l’anglais « trade » qui veut dire « «échange, commerce ». Un trader est donc un individu qui négocie des produits financiers pour le compte d’une banque ou d’une société de bourse. Son travail consiste à acheter et revendre, racheter et revendre, à l’infini et souvent en très peu de temps.

Le communisme est un modèle d’organisation sociale qui repose sur l’abolition de la propriété privée au profit d’une propriété collective. Dans le marxisme, cette propriété collective permet l’abolition des classes sociales, car selon Marx c’est la propriété des moyens de production qui est le marqueur des deux grandes classes sociales que sont la bourgeoisie et le prolétariat.

A priori, tout oppose un trader à un communiste.

Et pourtant… ce livre écrit par un trader démontre le contraire !

En fait, l’auteur n’est pas un trader travaillant pour une institution, mais pour son propre compte. Et il fait bien la différence entre ces deux grandes catégories de traders.

Au travers d’un récit, sorte de court-métrage écrit, relatant une scène réelle, Benoist Rousseau explique à quel point, en se rendant à une simple fête des voisins, il pouvait être stigmatisé et susciter le questionnement voire le rejet dès qu’il se présente comme trader. Une stigmatisation due, bien souvent à l’ignorance des gens quant au métier de trader.

C’est au travers de dialogues croustillants, et avec une dose d’humour que Benoist Rousseau, en expliquant son quotidien de trader, sa manière de vivre, en opposition à la norme sociale, arrive à la conclusion à la fois provocatrice, mais imparable qu’un trader pour compte propre est en fait un vrai communiste !

Table des matières

La fête des voisins

Je suis trader en compte propre

Il existe deux types de traders

Le salariat est un servage moderne

Vous spéculez sur la vie des autres

Nous sommes tous des spéculateurs

Les gens et la morale financière

Un trader en compte propre est un vrai communiste

Jérôme Kerviel et la haine des traders

Une crise ? Quelle crise ?

La décroissance, une solution pour sortir de la crise ?

Épilogue

La fête des voisins

Locataire depuis trois mois dans un immeuble de 20 appartements, je n’avais encore quasiment jamais croisé mes voisins. Quelques rencontres furtives aux boîtes aux lettres, un bonjour rapide, un geste de civilité pour tenir la porte derrière moi, un sourire, c’était à peu près toutes les relations sociales que j’avais pu créer. Et cela me convenait bien. J’aime le silence et la solitude, l’érémitisme m’attire, je quitte rarement mon domicile et je ne suis pas en quête de nouveaux amis, j’en ai déjà trop.

Un matin comme un autre dans ma boîte aux lettres, une invitation :

« Nous organisons la fête des voisins, votre présence est souhaitée, veuillez indiquer si vous amenez à manger et/ou à boire ».

Blablas.

J’hésite un peu, ça me gonfle ce type de soirée où tout le monde va se sourire tout en jaugeant l’autre pour radoter ensuite. Je ne suis pas curieux de la vie des autres, mais il y a des passages obligatoires dans la vie et se présenter est le minimum que je puisse faire. Étant le nouveau locataire dans un immeuble de propriétaires, vivant au dernier étage dans l’appartement le plus vaste, je me dois de m’excuser de ce bouleversement dans la hiérarchie des normes. Un locataire mal rasé et ermite vivant au-dessus des copropriétaires, il y a de quoi créer des interrogations voire des angoisses. J’ai bien vu quelques regards suspicieux et interrogateurs, mon look négligé ne m’aidant pas. Allez c’est décidé, je sors de mon antre.

Et me voilà avec mon saladier de salades variées à la qualité variable, du pain et du pesto maison, fraichement lavé, rasé et coupé, ayant enfilé mon plus beau jean (celui qui n’est pas troué), au pied de l’immeuble avec mes camarades d’habitation. Je veux faire bonne impression sûrement à cause de mon éducation classique.

Le buffet est déjà dressé sur des tréteaux de bois et des salons de jardin premier prix. Les espaces culinaires sont bien définis, des gros saladiers de chips diverses, une montagne de charcuterie, des quiches et des desserts maison (note pour ce soir : penser à complimenter les pâtissières sans marquer aucune préférence).

La prochaine famine semble lointaine. Je vais encore prendre 2 kilos. Ah je crois qu’il y en a une en Somalie en ce moment ? Je ne sais plus, j’ai dû voir cela passer sur un bandeau de chaine d’informations en continu entre les résultats de foot et la météo. Il y a de quoi manger pour 5 jours et boire pour 15 jours.