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D'emblée, ce qui me semble être l'originalité du recueil écrit par Sarah, c'est son refus de composer dans un genre unique, dans une même mouvance, dans un même créneau. Elle évite avec intelligence de répéter inlassablement le même poème. Le monde qui l'entoure, sa propre histoire, le rêve peuplé de fées, de lutins et d'elfes, le mystère, l'humour, la délicatesse de la pensée, l'émotion... traversent de part en part les 25 poèmes que comporte son recueil. La musicalité est omniprésente et l'on se plairait presque à "chanter sa poésie". La modestie enfin de Sarah, quand on fait allusion à son oeuvre et à son talent, font d'elle une grande toute-jeune-poétesse.
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Seitenzahl: 24
Veröffentlichungsjahr: 2022
L’ATTENTE
MA BULLE
LA COCCINELLE
DÉLICIEUSE ÉVASION
L’ELFE GRIS
LA FÉE DES NEIGES
GRISAILLE
HALLOWEEN
L’IMAGINAIRE
MON JARDIN SECRET
MON KOALA
LA LUNE EN BALLADE
LE MANÈGE
NAÏVEMENT
OEUVRES D’ART
PIERROT
VOTRE P'TIT CUL
LA ROSE ET LE JARDINIER
SAVOURER MA VIE
À TOI
LES UTOPIES
MON VALENTIN
LE WAGON DOUBLE V
LE X
TES YEUX
LE ZÈBRE QUI ZÉZAYAIT
Quand les secondes se prolongent en siècles,
Le jour éteint son flambeau en mystère.
L’été succombe étrangement à la froidure
Et le chemin proche se mue en lointain murmure
En secret, se projettent des ombres évanescentes
L’espérance trouble le refrain de l’avenir
L’aube muette froisse les heures lentes
Le silence musèle les mots à venir
Néanmoins, mon âme guette avec prudence
L’illusion éphémère d’une nouvelle espérance
Que puis-je attendre à cette station ?
Un train sans nom
Où personne ne descend
Que puis-je attendre sur ce banc ?
L’aurore d’un soir
Où personne n’ose s’asseoir
Mon cœur s’isole à se languir
Quand le temps s’égrène à mourir
Que puis-je bien espérer
De si précieux, de si merveilleux,
Une présence ou un aveu
Une étreinte ou être deux
À l’intérieur de ma bulle
Je quitte l’héritage de Dieu
Pour m'évaporer vers les cieux.
Dans ce monde en transparence
Où mon cœur use d’innocence
Je m’isole, et souris au silence.
Si vaporeuse au creux de l’air
Je fais fi de la pesanteur
Je plane dans ma sphère
Et sillonne, pendant des heures,
L’Univers et ses lueurs
Pour un oxygène meilleur
Passagère du souffle tiède,
À l’abri dans mes rêves,
Je fuis la sordide réalité
Poussée par l’immense trêve
De la candide liberté.
Mes lendemains semblent en paix !
Sous ce bal d’aquarelle
Je glisse sur l’arc-en-ciel ;
Je joue à saute-mouton
Avec des cumulus en coton.
Je prends un bain d’étoiles
Et m’empresse de mettre les voiles
D’hiver en été
Bercée par le balancier
Des saisons en ballet
Je me repose sur mon ombelle
Et caresse de ma plume
Le doux minois de la lune
Damoiselle Coccinelle
Dans sa toilette groseille
Joue de la dentelle
Sous une toile aquarelle
Pour s’attirer les prunelles
La jolie demoiselle
S’embellit les ailes
Avec quelques mouches ombrelles.
La belle jouvencelle
De son éclatante merveille
File, file à tire d’aile
Sous la voûte éternelle.
Un papillon s’émerveille
Devant la belle en éveil
Lui danse sa ritournelle
En jouant du violoncelle.
Sous un bel arc-en-ciel
Le Printemps se réveille
Quittant un long sommeil
Pour jouer à la marelle.
Sous sa robe ombelle
Cette élégante mignonnelle
Batifole dans le miel
Avant de rejoindre le ciel.
Au Théâtre des Guignols
Une marionnette élégante
Si douce et terriblement docile
À la démarche démantibulée
Est animée de gracieuses cabrioles
