Monde ? - Adrien Grossrieder - E-Book

Monde ? E-Book

Adrien Grossrieder

0,0

Beschreibung

Entre moderne et classique, profane et sacré, banal et poésie, femme et homme... il existe un monde. Quelque part. Peut-être. A moins que tout ce texte ne soit un prétexte. Oeuvre de fiction incorporant un monde à d'autres mondes.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern
Kindle™-E-Readern
(für ausgewählte Pakete)

Seitenzahl: 155

Veröffentlichungsjahr: 2024

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



« Toute une vie luxuriante qui se propageait : le murmure des gens, le bruissement du trafic, et le tout si réel, si indubitablement réel. »

(Radio Libre Albemuth, Philip K. Dick)

« Et j’avais une issue pour ramener la paix, c’était me réfugier dans le beau et le sublime – en rêve, évidemment. »

(Les carnets du sous-sol, Dostoïevski)

« Laisse-moi tranquille que mon esprit puisse parcourir l’infinie beauté de ta glorieuse splendeur ; laisse-moi seul un moment à saliver et rêver les yeux grands ouverts. »

(Demande à la poussière, John Fante)

TABLE DES MATIERES

1. Un scénario

2. La jeune femme et le prêtre

3. Ambrine disparue

4. Le visage de la statue

5. Deuxième ébauche

6. Ambrine est chez le pape

7. Alvin s’interroge et ébauche encore

8. Ambrine voyage et fait des miracles

9. Alvin en a ras-le-bol - quatrième ébauche

10. Nouveaux miracles et retour au bercail

11. Alvin reprend espoir - dernières ébauches

12. Miraculeux

1

(ébauche numéro un)

L’action pourrait se dérouler un samedi dans un appartement quelconque d’une ville moyenne. Un trois pièces rudimentaire, assez vaste cependant pour entasser quelques meubles imposants.

Joli logement rénové, loué par un bailleur privé dans une résidence. Décoration au mur simpliste, quelques tapis orneraient un faux parquet.

Quelqu’un sonne à la porte. Bastien va ouvrir, à moitié réveillé, même si midi est déjà loin. Cheveux châtains mi-longs mal peignés, épis, lever difficile.

« Ah, tiens salut Geoffrey ! Content de te voir ! »

Geoffrey entre et voit le visage pâle de son ami, alors que l’on est déjà au mois de juin et que de superbes journées se sont succédé récemment. Il s’étaient vus il y a un mois environ et Bastien n’a pas l’air en meilleure forme depuis. Il lui fait savoir par une remarque banale.

« Salut ça va ? Tu sors pas de chez toi, ou quoi ? Tu sais que tu peux aller te balader de temps en temps ?

– Ah en ce moment c’est boulot boulot, quand je rentre, je suis lessivé et ça ne me dit de rien faire. Pas trop envie de voir du monde. Le week-end, comme tu vois, je me lève tard. »

Geoffrey est grand, svelte mais bien charpenté, bronzé, cheveux rasés, tatouages sur avant-bras musclés, souriant souvent, même sans raison. Bastien, chétif, un peu courbé, visage n’exprimant pas facilement la bonne humeur, se laissant souvent aller que ce soit au niveau de l’apparence ou de l’hygiène de vie. Assez mélancolique et discret.

Il invite son ami à s’installer :

« Prends une chaise, Geoff, assieds-toi, tu veux boire quoi ?

– N’importe, ce que t’as, merci, un truc sans alcool.

– Ok, un diabolo pour toi, une bière pour moi.

– Alors, quelles sont les nouvelles ? Le boulot tu disais, c’est comment ? »

Bastien sortirait chips, pistaches et saucisson puis il expliquerait que les affaires marchaient très bien, toujours dans le même bureau d’études, à jongler entre statistiques et supervision financière.

« Et les amours ? » continue Geoffrey.

Bastien se renfrogne. Il déteste parler d’amour, car à bientôt vingt-sept ans il a pratiquement tout raté dans ce domaine.

Désirant quand même faire bonne figure :

« Toujours pareil, néant cosmique, j’ai beau être amoureux, rien n’arrive. Mais bon, ça ne devrait pas tarder, je garde bon espoir.

– C’est que tu as quelqu’un en vue alors. Mais ne me dis pas que t’es toujours sur cette femme que tu as rencontrée lors de ton stage il y a quatre ans et que tu n’as jamais revue. C’est comment déjà ? Apolline ?

– Je ne veux pas te l’affirmer mais je ne veux pas dire non plus que non. Enfin, je pense très souvent à elle.

– Tu sais que ce n’est pas normal. Le mois dernier quand on s’est vus, tu m’as dit que tu lui avais encore envoyé des messages, des chansons et des photos de toi toutes les semaines, j’imagine que depuis, elle ne t’a pas plus répondu que les fois précédentes et que malgré tout tu persistes dans l’erreur. Il me semble que tu avais déjà fait ça avec une autre. C’était comment déjà ? Peu importe tu me diras, mais combien de temps est-ce qu’il te faudra pour te rendre compte de l’absurdité de tout ça ?

– Je sais pour l’absurdité, merci. Non je n’ai jamais agi comme ça avec personne d’autre, enfin j’avais peut-être eu une amourette superficielle il y a longtemps, mais au fait qu’est-ce que j’ai fait de mal exactement ? Enfin, oui je sais bien que… (il ne finirait pas sa phrase, agacé) Tu es venu uniquement pour me parler de ça ou tu voulais m’annoncer d’autres choses ?

– En fait, oui tu m’inquiètes mec. Tu ne sors quasiment pas, tu ne réponds plus guère aux messages ou alors tu postes des choses incohérentes sur ton réseau social… D’ailleurs il me semble même que tu as supprimé ton profil sur Flapchat. Je sais pas ce qui cloche alors c’est pour ça que je suis venu. Tu vas sur des sites de rencontre ? Pincœur au moins ?

– Non, les réseaux, j’aime de moins en moins, j’ai l’impression que, me concernant, c’est un objet de discrimination. Je crois que je vois encore mieux qui ne m’aime pas. Si je mets des choses étranges dessus c’est justement pour prouver le côté absurde du truc, l’absence de sens. Si je mettais une photo de moi avec quelques amis ou alors seul avec mon chat, j’entrerais certainement plus dans les critères normaux de sélection sociale mais est-ce que c’est si bien que ça ? Je ne sais pas si tu me prends pour un idiot, mais je lis beaucoup, je connais le mensonge des hommes et des nombres : par exemple plus tu es aimé, plus tu es susceptible d’être aimé davantage, même sans grand mérite. Et plus tu es seul, plus on te laisse encore un peu plus seul, c’est limite si on ne veut pas t’écraser, on te fait sentir inutile. En fait que veulent la plupart des jeunes gens d’aujourd’hui ? Avoir leur photo sur internet, et puis qu’on leur dise qu’ils sont beaux et vérifier combien ils sont aimés. Je ne déroge peut-être pas à cette règle, seulement je n’y arrive pas. Et quant aux applis de rencontre, tu sais ce que j’en pense.

– Ok alors, c’est pas la peine je te comprendrai jamais (souriant), regarde-moi, j’y suis et c’est nickel, je fais des rencontres qui durent le temps qu’elles durent, jusqu’à ce que je trouve la bonne.

Je ne prends pas ça au sérieux et voilà, il me semble que ça me permet de me maintenir en forme. Ça n’a pas l’air d’être ton cas. A mon avis, tu vas finir ta vie tout seul en continuant ainsi. Faut y aller des fois ! Et l’absence de sens, excuse-moi, mais heureusement que tout le monde ne pense pas comme toi…

– On pourrait également penser : heureusement qu’il y a des gens comme moi pour prouver aux autres qu’ils ont raison d’être comme ils sont ! Même si ce raisonnement est un peu facile, je te l’accorde. Je vois bien ce que tu veux dire mais je ne veux pas aller sur ces sites, pour quoi faire au final, forcer un destin qui n’est pas le mien, pas le bon ? Les gens qui vont là-dessus ne recherchent que de l’éphémère ou enchaîner des relations. Rien à foutre d’être seul, même si niveau sexualité, je risque de jouir… seulement d’une mauvaise réputation. »

Toutes leurs paroles ricocheraient dans la pièce, gaspillage de salive inutile tant chacun resterait campé sur ses positions. Ce n’était pas que Bastien s’avouait complètement vaincu, c’était qu’il était résigné à patienter, quitte à attendre toute sa vie s’il le fallait, même s’il ne savait pas vraiment ce qu’il attendait. Une chimère ? Il avait ce principe ancré en lui. Les deux hommes, qui se connaissaient depuis le lycée, souriraient, conscients qu’à l’approche de la trentaine, l’un comme l’autre n’avaient encore jamais réellement vécu. Ils étaient cependant capables d’avoir une conversation animée et de philosopher gentiment.

Bastien avait toujours été d’un naturel très ou trop romantique, il avait connu deux ou trois femmes tout au plus pour lesquelles il gardait une rancœur tenace. Cependant dans des moments de lucidité, il pouvait se dire que c’était plus une rancœur à retourner contre lui-même, car à chaque fois il n’avait finalement pas réussi à se faire aimer ou lui-même n’avait pas su aimer comme il l’aurait fallu.

Il ne plaisait pas vraiment aux femmes qui le regardaient comme s’il n’était pas là. Une sorte de fantôme à qui l’on dit « excuse-moi je ne t’avais pas vu ! » Et il avait peu d’amis.

Tout le contraire d’un Geoffrey qui avait arrêté de compter ses conquêtes. Charismatique, il n’avait jamais eu de souci de solitude que ce soit en amitié ou en amour. Déjà au collège puis au lycée, les femmes lui couraient après. L’université fut une longue succession de fêtes dans lesquelles il était toujours invité. Avec une bonne cinquantaine d’ex dans sa liste de contacts, il était du genre à dire qu’il n’avait qu’à claquer des doigts pour qu’il y en ait au moins une qui rapplique chez lui et passe la nuit avec s’il en avait envie.

Geoffrey insiste sur le point qui fait mal. Apolline la petite amie imaginaire, imaginée.

« Je te connais bien Bast’, je suis sûr que tu penses à cette fille tous les jours mais il faudrait peut-être te rendre assez vite à l’évidence. J’ai l’impression que tu passes à côté de pleins de choses. Là tu m’as l’air d’être resté bloqué sur une femme que tu as rencontrée il y a bientôt cinq ans (on pourrait varier le nombre des années, peu importe) lors d’un stage de quoi, de six mois, ou un truc comme ça. Vous avez dû vous voir, allez, une cinquantaine de fois, pour parler la plupart du temps de trucs professionnels. Dis-moi si je résume bien la situation, tu as déjeuné quelques fois avec elle, et pas qu’avec elle je dirais, avec d’autres personnes en même temps je présume. Enfin, je vois pas là de rendez-vous galant. Pas de quoi fouetter un chat, ou une chatte en l’occurrence (il aurait un humour parfois peu subtil, mais qui amusait souvent son auditoire). Tu me disais même, la première fois que tu m’en as parlé, qu’elle préférait manifestement discuter avec ton autre collègue, le grand blond là. D’ailleurs, lui il l’a peut-être invitée à sortir ou inversement. Elle a marqué sa prédilection. Enfin, je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, seulement dis-toi qu’elle a certainement décelé quelque chose en toi qui ne lui plaisait pas et que tout ce que tu fais à présent ne sert à rien. Je ne sais pas si c’est moi qui invente ça ou si quelqu’un l’a déjà dit, mais l’absence de message est sans doute déjà un message. Ouais, elle veut te faire passer un message et toi tu ne piges pas, tu es un myope qui ne met pas ses lunettes ou un malentendant qui n’a pas branché son sonotone.

– Ce que tu dis est peut-être juste, seulement qui sait si ce n’est pas plus compliqué… Les gens parfois ne se disent pas les choses, par fierté ou par peur. Je crois que j’aimerais qu’on me le dise si on ne m’aime pas, ce serait tellement plus simple. Quoique, non même si on me le disait, je chercherais quand même sûrement à me faire aimer. C’est complexe… »

Bastien commencerait à montrer des signes évidents de mécontentement mais toujours avec une petite lueur de certitude dans son regard.

Geoffrey lui couperait la parole :

– Attends, laisse-moi terminer ma réflexion, je te connais (il pourrait dire encore plus de "je te connais" au fil de ses interventions, comme un mantra) je ne te ferai pas changer d’avis comme ça. Vous avez sûrement échangé quelques messages avec cette fille, elle t’a répondu pour être polie, et tu te seras inventé une vie. Si ça se trouve, tu auras fait la bêtise de lui composer des chansons ou des conneries dans le genre qui virent au sentimental ou alors au vulgaire. Tu sais, pour l’anecdote, j’avais un pote, il y a quelques années, il est resté des mois, non que dis-je des années, à essayer de prouver à une femme qu’il était l’homme qu’il lui fallait, mais il ne la connaissait que de vue ! Il lui a envoyé des centaines de messages, l’appelait en journée comme de nuit, lui faisait livrer des fleurs ou des cadeaux à la noix, l’attendait dans la rue devant chez elle, alors qu’elle lui avait dit plusieurs fois de la lâcher et qu’elle était déjà engagée avec quelqu’un. Elle aurait même pu porter plainte pour harcèlement tellement l’autre devenait omniprésent. Je t’épargne tous les détails mais au bout d’un moment il a fini par cesser de s’alimenter et il est tombé malade. Il tenait des propos délirants, une sorte de Camille Claudel des temps modernes au masculin. Il a été hospitalisé plusieurs mois. Il va bien mieux maintenant mais si on lui demande pourquoi il a fait tout ça, lui-même n’a aucune bonne raison à donner, ou, pour se dédouaner, il va dire qu’il a été victime d’un envoûtement. Un peu en pire, mais il me fait penser à toi en tout cas.

– Ce n’est pas la même chose ! (Bastien, visage empourpré, se demandant si l’autre le prenait pour un aliéné). Je voulais, je veux croire en quelqu’un, ou en quelque chose de beau. Je sais que cette femme est faite pour moi, tout simplement car j’ai fait un rêve avant de la rencontrer et je l’ai reconnue ensuite dans la vraie vie. Peut-être qu’elle a fait le même rêve et qu’elle ne s’en souvient pas. Au premier abord, oui ça peut paraître dingue mais j’espère avoir raison.

– Bof, à mon avis il y a de grandes chances que cette femme te prenne pour un débile. Je vois le genre : peut-être qu’elle sera gentille avec toi parce qu’à force tu lui inspireras de la pitié ou alors non, tu risques de lui faire peur, mais vieux, je pense que tu devrais sérieusement décrocher. Ne sois pas comme ces gens avec des sentiments en caoutchouc, qui, quand on les balance contre le mur ou quand on les laisse tomber négligemment au sol, reviennent encore plus fort à l’envoyeur.

– Mais il n’y a pas que les sentiments, il y a les émotions, les sensations ! (avec emphase) Lorsque je ferme les yeux, je la vois qui sourit, j’arrive à lui parler et elle me répond. Elle me demande juste de lui laisser un peu de temps. Je me mets dans un état de transcendance qui me permet d’embrasser son être tout entier, dans sa globalité et pas seulement une partie, et je suis persuadé qu’elle aussi peut le faire. Quand je me focalise, je suis ses yeux qui se plissent, ses deux ridules sur son front, son minime froncement de sourcils, sa cicatrice près du lobe de son oreille, l’arête de son nez légèrement bosselée, sa fossette lorsque ses lèvres remontent. J’ai sa posture, tantôt courbée tantôt droite comme un « i », j’ai sa voix parfois toute petite, douce et chantante, parfois cassante, mordante, meurtrière ; et je parviens à penser comme elle, des pensées qui peuvent être magnifiques ou alors très sombres, débridées ou alors muselées. En fait, je me mets totalement en empathie jusqu’à devenir elle. Lorsque j’ai trop fermé les yeux, je les rouvre et il arrive qu’une larme roule jusqu’à mon menton car c’est comme si j’avais conquis la Beauté, comme si je l’avais comprise. Je reviens ensuite à mon triste moi, ma vie monotone d’employé célibataire. Mais je crois en elle comme on croit à ce que l’on voit. »

Il dirait cela les yeux embués puis irait se resservir une bière. Geoffrey, peu convaincu :

« Ce que tu viens de dire là, ok c’est peut-être beau, mais prends conscience que c’est surtout très fou également. Cette femme, tu la connais à peine, mais tu es elle, d’accord… (moue dubitative) Le gars dont je te parlais, il pouvait dire des choses comme ça. Tu sais ce que tu es ? Un Don Quichotte qui espère une dulcinée. Oui tu crois en l’amour qui n’existe que dans les livres. Comme la mère de Demian qui raconte à la fin au héros, Sinclair, l’histoire d’un homme qui n’attend qu’une seule femme toute sa vie et qui finit à attirer vers lui "l’univers entier qu’il croyait avoir perdu à tout jamais". Je ne sais pas si tu l’as lu ce bouquin. Mais la vraie vie, ce n’est pas ça. Ah je me fais du souci pour toi.

– Mais tu n’as pas à t’en faire. Peut-être que tu ne comprends pas car tu n’as jamais eu de vision du futur, peut-être n’as tu jamais été amoureux ?

– Bien-sûr que je l’ai déjà été. Tu dois t’en souvenir, c’était Linda, il s’agissait d’une vraie relation, pas juste une femme que je connaissais de vue. Oui, je te l’avais présentée. Je ne suis pas sûr que j’avais des pensées aussi nobles que les tiennes mais je savais que je l’aimais.

– Et peut-être qu’Apolline m’aime également. Une fois, assise en face de moi, tout en me souriant, elle prit deux mèches de ses cheveux et forma un cœur en les rassemblant. Alors que dis-tu de ça ? »

Geoffrey s’esclafferait et taperait sa main contre sa cuisse.

« Honnêtement, écoute-toi ! Tout à l’heure, tu disais qu’il fallait dire les choses, et là tu ne lui as même pas demandé sur le moment : "pourquoi fais-tu un cœur avec tes cheveux ?", tout simplement parce que tu dois te faire des films. Qui te dit qu’elle ne faisait pas un cœur au gars derrière toi ? Et peut-être que tu interprètes tout d’une mauvaise façon.

– C’est vrai, je n’ai pas osé lui demander (pensif). Selon toi, j’aurais donc seulement rêvé inutilement au final. Alors qu’est-ce que tu me conseilles ? De contacter un psy de toute urgence, de me faire interner ?

– Ben non, ce que je te recommande, c’est de faire comme moi. Profiter du temps qui passe, de ne pas se