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Cet ouvrage regroupe des poèmes écrits en 2010. Certains ont été corrigés, d'autres supprimés. Il y a aussi quelques nouveautés. Peu importe si cela est vain... Car si tout n'est pas poésie dans la vie, un rien peut l'être parfois.
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Seitenzahl: 56
Veröffentlichungsjahr: 2020
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« Toi, mystique, tu vois une signification en toute chose (…) je vois une absence de signification en toute chose ; je vois cela et je m’aime car être une chose c’est ne rien signifier. »Le Gardeur de troupeaux, Fernando Pessoa (signé par son hétéronyme Alberto Caeiro)
« LE PROCTOPHANTASMISTE
Comme un voyage au fond, considérons ces fêtes Puisqu’à les empêcher je ne parviendrai pas Aujourd’hui, mais j’espère, avant mon dernier pas, Mettre au pas diables et poètes. »
Faust, Johann Wolfgang Goethe
« Demain, on enterrera gratuitement on ne s’enrhumera plus on parlera le langage des fleurs on s’éclairera de lumières inconnues à ce jour. »Destinée Arbitraire, Robert Desnos
AVANT-PROPOS
I. POEMES POUR RIEN NI PERSONNE
Je suis
Ecrans
La ville
Libido-bidon
Ectoplasme
Miroir dégrisant
Reine de rien du tout
Le joueur
Rien
Si je meurs
Adieu
Armure opaline
Mon sentiment
Saint serment
Ecriture fantautomatique
Eternelle seconde
II. POÈMES POUR TOUT UN CHACUN
MA POESIE FROIDE
FOULE
POEME-MATHEMATIQUE
L’INDOLENTE
DERNIERE FOIS
ALCOOL-HARPIE
SAOUL
LA FILLE DE L’EAU ET DU FEU
CHARABIA
SINGULIER PLURIEL
PERDU
FEMME-ROBOT
…
CANARDS
CONSTRUCTION
JOURNEE
FATUITE
LES YEUX-WHISKY
GUERRE
LA PRETRESSE ET LA FIN DU MONDE
ACIDULE
ELECTRICITE
AUPRES DE LA JETEE
JE CONNAIS
DES NUITS
L’ORAGE
NATURE 1
NATURE 2
PLUIE D’OMBRES
LE CHAT
LE MAGE
ALEATOIRE
AUBE
NIER LE NEANT
DU VENTRE DE LA TERRE
UN SOIR AU THEATRE
AME EPLOREE
UN VIEUX POETE
LE VIEUX VOYAGEUR
COMPTER LES HEURES
COMPLAINTE DANS LA NUIT
REQUINS
LA FLEMME
I DON’T CARE
CIEL BLANC
FLASH
SPIRITUELLEMENT NU(L)
INSOMNIE
SERVITEUR DES MOTS
APPRENTI-SAGE
III. Vaine Poésie
A condition d’ailes
Gaming love
Only one
GRANDE SURFACE
Quelques pensées ou vers, en vrac
LA JOIE
( Divinité Commune ? )
UNE VISION
Lorsque tu t’endors
Entre l’âge de vingt-deux et vingt-quatre ans, j’ai écrit une centaine de poèmes que j’avais publiés sous les titres de Poèmes pour rien ni personne et Poèmes pour tout un chacun, soit deux recueils parus en 2010, en auto-édition grâce au site « books on demand ».
Il s’agissait de débuter dans l’écriture d’une façon ou d’une autre, et même si j’étais déjà censé être adulte, je parlerais quand même d’écrits de jeunesse, dans lesquels on peut souvent ressentir un certain manque de maturité, une naïveté.
Avec le temps qui passe, je me suis rendu compte que la plupart de ces poèmes étaient plutôt médiocres. Je ne sais pas trop pour qui je me prenais à l’époque, peut-être pour un poète maudit ou un pour un génie incompris. Ce qui est sûr, c’est que je ne faisais parfois que peu de cas de la versification ou des formes normalisées. Certains textes étaient plutôt décousus, voire hallucinés, avec un côté un peu rock qui ne me plaît plus, et qui ne me correspondait sans doute même pas avant !
Certains n’ont pas de titre, et quelqu’un m’avait fait cette réflexion qu’un poème qui n’a pas de titre ce n’était pas un vrai poème, mais je persiste à penser qu’un poème a le droit de ne pas avoir de titre.Certains trahissaient une tristesse disproportionnée, qui, même si elle n’était pas feinte, était sûrement un peu exagérée. (La poésie a le droit d’être triste, mais je dois reconnaître qu’écrire des mots tristes ou des phrases dures dans le but d’être provocant n’est finalement pas exceptionnel.)
D’autres étaient peu travaillés et ne méritaient sans doute même pas d’être écrits.
J’ai donc décidé de reprendre ces deux recueils, de garder les poèmes que je trouve encore assez réussis, de supprimer ceux que j’estime ne pas être bons, et puis de remodeler, voire même de fusionner, ceux qui avaient été bâclés.
« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » avait écrit Nicolas Boileau, et force est de constater qu’il avait en partie raison. Parfois l’œuvre est suffisamment bonne pour ne pas la « repolir », mais fréquemment il manque certaines choses, ou d’autres, au contraire, sont en trop…
J’ai néanmoins pu laisser quelques textes qui ne me plaisent plus, par nostalgie,
Je ne voulais pas tout jeter. Je ne suis pas parvenu à tout renier, mais pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit : renier certains écrits qui m’ont pratiquement procuré un sentiment de honte lorsque je les ai relus. Bon, c’était une gentille honte qui me faisait dire par exemple : « tsss, comme j’étais niais... »
Cependant, si je devais réécrire ces mêmes choses, j’inventerais un personnage pour pouvoir les écrire.
Ainsi, cet ouvrage regroupe ces poèmes, séparés en deux parties, parmi lesquels j’ai aussi inséré quelques chansons (écrites durant cette période, donc de 2008 à 2010, et indiquées par des astérisques,).
J’ai également glissé, dans une dernière partie, Vaine Poésie, quelques nouveautés : quelques poèmes pas très nombreux, retrouvés dans des carnets ou écrits récemment.
En passant, je crois que je n’arrive plus à écrire de vers. Je préfère à présent la prose qui me permet de m’exercer d’une manière différente et qui ne me force pas à compter sur les doigts. Même si la poésie libre est toujours intéressante à mes yeux, j’ai de plus en plus tendance à compter les pieds lorsque je veux écrire. Je ne sais pas pourquoi j’ai pris cette habitude, je me souviens bien de l’expression : quand on aime, on ne compte pas. La métrique a un côté aliénant.
D’autre part, lors de la réécriture, plusieurs questions me sont venues à l’esprit : est-ce que ces écrits méritent-ils d’être lus par un grand nombre de personnes ? Est-ce que ce sont des textes de valeur ? Pourquoi est-ce que j’écris ? Et puis d’autres interrogations plus ou moins intéressantes qui reviennent assez régulièrement.
Je n’ai pas trouvé les réponses à toutes mes questions. Toutefois, je peux apporter des éléments d’éclaircissement.
Il y a un proverbe, qui me plaît bien, qui dit : « ce sont les cordonniers les plus mal chaussés », cela n’est d’ailleurs pas forcément la vérité mais ce peut être vrai dans certains cas.
Il en va de même, je crois, pour le poète. Il peut écrire sur l’amour, sur la beauté, alors même qu’il ne connaît rien à ces choses-là !
