Nice Corse Sardaigne - Jean-Pierre Cavelan - E-Book

Nice Corse Sardaigne E-Book

Jean-Pierre Cavelan

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Beschreibung

En 1962, deux frères cyclotouristes l'un âgé de 19 l'autre de 15 ans, effectuent un voyage de 19 jours à travers la Corse et la Sardaigne en partant de Nice et en y revenant. Ce périple se transforme en véritable parcours initiatique qu'illustrent de nombreuses photos, dessins et aquarelles.

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Seitenzahl: 42

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Ce carnet est écrit en pensant à mon frère Michel décédé en 2009 à 62 ans.

Il est dédié à Yseult, Mathilde et Antonin.

Table des matières

Au début de l'année 1962

Le Commandant Quéré

Dimanche 19 août Nice-Ajaccio

Lundi 20 Propriano

Mardi 21 Bonifacio

Mercredi 22 Pause

Jeudi 23 Santa Teresa

Vendredi 24 Arzachena

Samedi 25 Oschiri

Dimanche 26 Pause

Lundi 27 Porto Torres

Mardi 28 et mercredi 29 Fertilia

Jeudi 30 Tempiu

Vendredi 31 Santa Teresa

Samedi 1 ° septembre Bonifacio

Dimanche 2 Sartène

Lundi 3 Col St Georges

Mardi 4 Ajaccio

Mercredi 5 Ajaccio

Jeudi 6 Ajaccio

Vendredi 7 Arrivée à Nice

Ballade de Don Quichotte

Journal de bord et documents

Au début de l'année 1962 notre père, Pierre, éducateur dans l'Éducation Surveillée, ayant obtenu une mutation pour le service de la Liberté Surveillée du palais de justice de Nice, notre mère Fernande, mon frère Michel et moi l'avons rejoint pour nous installer dans un appartement de l'immeuble Le Rond Point avenue de La Bornala.

Chaque fin de semaine, nous visitions notre nouvelle région à bicyclette. Sur la carte Michelin, la Corse et la Sardaigne nous attiraient comme des destinations lointaines mais accessibles. Ce fut dit, nous partirons fin août pour Ajaccio et sans autre précision, notre projet était d'aller jusqu'en Sardaigne.

Le Commandant Quéré

Dernier paquebot traditionnel construit pour desservir la Corse. Mis en service en juillet 1948. Parfois utilisé sur les lignes d'Afrique du Nord. Rendu à l'Etat en octobre 1967. Démoli en Italie en novembre 1968.

C'est ce navire qui nous a emmenés et ramenés d'Ajaccio en août et septembre 1962.

DIMANCHE 1 9 AOÛT 1 962 Départ de Nice

Nous sommes sur le pont arrière du Commandant Quéré. Le départ du port de Nice est prévu à 21 heures.

Je viens d'aller vérifier à l'avant du navire que nos vélos ont été bien arrimés par l'équipage. Ils sont relativement abrités des embruns derrière l'étrave et fixés à la coque. Michel, à droite, a déjà lié connaissance avec un autre jeune passager pour qui ce n'est pas la première traversée.

J'entame une pellicule de 36 vues en noir et blanc, un autre film de 36 diapositives couleur est en réserve. Malheureusement toute la série de diapos a été perdue.

En attendant l'appareillage nous sommes bien placés pour observer le spectacle de l'embarquement. Les voyageurs, leurs parents, leurs amis, les curieux, les porteurs, une foule s'agite en tous sens. Non loin de nous, des jeunes exécutent un numéro de cirque à l'aide de ficelles pour faire monter à bord des gâteaux apportés par des amis restés sur le quai.

L'heure du départ arrive, la manœuvre commence et sous nos pieds l'énorme machine se met lentement en mouvement. En quelques minutes les amarres sont larguées et le Commandant Quéré se dirige vers la sortie du port Lympia.

La jetée est contournée, nous saluons joyeusement nos parents qui s'étaient postés à son extrémité puis la baie des Anges se déploie devant nous. Tandis que le large nous aspire dans le crépuscule, la Côte d'Azur nous hypnotise de tous ses feux.

Les lumières de Nice, de Villefranche à l'aéroport puis de Monaco à Antibes et à Cannes et la multitude d'étoiles se reflètent dans le miroir d'une mer d'huile. Seuls le bruit du moteur, la légère brise de la vitesse et le sillage nous rappellent que nous navigons. La visibilité est parfaite et bientôt c'est toute la côte franco-italienne des Maures à la Riviera qui nous offre son panorama scintillant.

Ce tableau nous captive jusqu'à sa disparition dans le lointain. Le roulis est tellement faible qu'il n'est trahi que par le léger mouvement des étoiles, derrière les gréements.

Allongés sur nos duvets déroulés sur le pont, avons-nous dormi? Peut-être mais je n'en suis pas sûr…

À l'aube la Corse se découpe sur le soleil levant, nous contournons les îles Sanguinaires.

Notre copain de traversée nous prend en photo.

Nous attaquons une journée qui s'annonce superbe.

Au fait, quel âge avons-nous?

Mon frère 1 5 ans et moi, à gauche, 1 9.

LUNDI 20 AOÛT Arrivée à Ajaccio

À l'approche du port, le pilote monte à bord pour prendre la manœuvre. Le canot qui l'a amené, repart aussitôt.

Nous saluons notre compagnon de voyage que nous n'aurons plus jamais l'occasion de croiser. Il est 7 heures, le trajet en mer est d'environ 240 km. Les navires en 1 962 sont bien moins rapides qu'un ferry ou qu'un NGV (Navire à Grande Vitesse) en 201 8. Le débarquement est effectué. Très vite nous enfourchons nos vélos pour mettre le cap au Sud en commençant par contourner l'aérodrome de Campo del Oro.

Dès qu'Ajaccio se retrouve loin derrière nous, en roulant dans la plaine, ces premiers ânes nous dépaysent.