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Décryptez l'art de Nicolas Poussin en moins d'une heure !
Peintre français ayant passé la majeure partie de sa carrière à Rome, Nicolas Poussin élève l'esthétique classique à son plus haut sommet. Entièrement tourné vers la recherche du beau idéal, de l'harmonie des formes et de l'équilibre parfait, il porte une grande attention à la composition de ses toiles : tout est minutieusement calculé. Son plus grand souci est de rendre ses œuvres facilement compréhensibles pour tous.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
- Le contexte culturel dans lequel évolue Nicolas Poussin
- La vie de l'artiste et son parcours
- Les caractéristiques et spécificités de son art
- Une sélection d’œuvres-clés de Poussin
- Son impact dans l’histoire de l’art
Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la série "50MINUTES | Artistes", Mathieu Guitonneau retrace le parcours de Nicolas Poussin et introduit son art. L’auteur évoque notamment la rigueur et l’équilibre de ses compositions, qui feront de lui le champion du classicisme français. Pour illustrer son propos, il analyse notamment
Les Bergers d’Arcadie et
Le Jugement de Salomon. Mais Poussin, généralement considéré comme le peintre académique par excellence, n’est pas pour autant prisonnier des diktats iconographiques de son temps. Les paysages qu’il peints à partir des années 1640 en témoignent. »
Stéphanie Felten
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Artistes
La série « Artistes » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante artistes qui ont profondément marqué l’histoire de l’art, du Moyen Âge à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés d’art et pour les amateurs curieux d’en savoir davantage en peu de temps. Nos auteurs analysent avec précision les œuvres des plus grands artistes tout en laissant place à toutes les interprétations.
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Seitenzahl: 32
Veröffentlichungsjahr: 2014
Naissance ? Né le 15 juin 1594 aux Andelys.
Mort ? Décédé le 19 novembre 1665 à Rome.
Contexte ? Poussin est l’un des principaux représentants du classicisme français.
Œuvres majeures ?
Le Triomphe de Flore (vers 1627-1628)
Le Martyre de saint Érasme (1628-1629)
Les Bergers d’Arcadie (Et in Arcadia ego) (vers 1638-1640)
Les Sept Sacrements (vers 1637-1642)
Le Jugement de Salomon (1649)
Autoportrait (1650)
Les Quatre Saisons (1660-1664)
Nicolas Poussin, peintre français, s’installe à Rome à l’âge de 30 ans. Bien que son arrivée dans la Ville éternelle marque un tournant majeur dans sa carrière, il a déjà acquis une certaine renommée en France. À cette époque, l’art français perpétue le maniérisme, un mouvement artistique qui reprend et exacerbe la « manière » de certains peintres italiens du cinquecento, notamment Michel-Ange (1475-1564) et Raphaël (1483-1520). Poussin lui-même, dans ses dessins réalisés à ses débuts pour l’écrivain italien Giam Battista Marino (1569-1625), dit le Cavalier Marin, reprend certains traits typiques du maniérisme, notamment la torsion des corps. C’est seulement en 1627, avec le retour de l’artiste Simon Vouet (1590-1649), que l’art parisien se détache du maniérisme : à Rome, Vouet a pu voir et expérimenter les innovations de peintres tels qu’Annibale Carrache (1560-1609) et le Caravage (1571-1610), et il apporte ces nouveautés en France. Au début du XVIIe siècle, Rome, qui abrite les ruines et les statues de l’Empire romain, mais également un grand nombre d’œuvres de la Renaissance, attire en effet de nombreux artistes étrangers. La ville pontificale est ainsi un important foyer de création à partir duquel de nouveaux courants artistiques se diffusent dans toute l’Europe, comme le caravagisme et le baroque.
C’est dans ce contexte que s’inscrit Nicolas Poussin. Expérimentant sans cesse, il infléchit peu à peu sa manière de peindre, et la spontanéité visible dans ses premiers tableaux mythologiques disparaît au profit d’un style plus clair et plus lisible, notamment dans ses œuvres religieuses. Il apparaît ainsi comme le représentant par excellence du classicisme français.
Au début du XVIIe siècle, Rome est la capitale européenne des arts. Les papes Urbain VIII (1568-1644), Innocent X (1574-1655) et Alexandre VII (1599-1667) embellissent le siège de la papauté en commandant des œuvres d’art et des bâtiments aux plus grands artistes de l’époque. L’effervescence artistique qui règne alors dans la Ville éternelle a pour but d’exalter la puissance du catholicisme face à la rigueur et à l’austérité du protestantisme.
Si le dynamisme des souverains pontifes attire les artistes étrangers en quête de commanditaires, il faut également prendre en compte l’attraction qu’exerce à elle seule la ville de Rome, par son statut de centre de la chrétienté et par l’abondance des monuments antiques qui servent de modèles aux artistes. En effet, l’Antiquité y est partout présente – sous forme de statues, de ruines, de mosaïques –, et elle exerce une influence durable sur les artistes qui y vivent ou y voyagent. C’est pourquoi de nombreuses œuvres reprennent des motifs issus de l’Antiquité. Poussin lui-même reproduit dans ses toiles des attitudes, des expressions ou encore des motifs décoratifs antiques.
La cité romaine est ainsi un chantier constant, où s’élaborent et s’affirment des styles appelés à se diffuser dans toute l’Europe. Parmi ces nouveaux mouvements, citons le caravagisme, issu du Caravage et de ses suiveurs, caractérisé par ses jeux de clair-obscur et son caractère théâtral, mais surtout le baroque, qui trouve son meilleur représentant en peinture en la personne de Pierre de Cortone (1596-1669) et en sculpture avec Gian Lorenzo Bernini (1598-1680), dit le Bernin.
DE LA RÉFORME À LA CONTRE-RÉFORME
Le protestantisme naît au XVIe
