Noirs Désirs Vol. 1 - Analia Noir - E-Book

Noirs Désirs Vol. 1 E-Book

Analia Noir

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Beschreibung

"Attends-moi les yeux bandés...je suis celle dont tu as toujours rêvé..."

Noirs Désirs Vol. 1

Alexandre Langlois et Abby ont toujours gardé leur relation patron/secrétaire sur un mode très professionnel,  au grand regret d’Abby. 

Celle-ci est follement amoureuse de lui depuis le premier jour où elle l’a vu en entretien…

C’est une parfaite secrétaire pour lui, au point de connaître tous ses secrets…y compris les plus inavouables, comme son mariage sans aucun érotisme,  son fantasme des femmes minces, en lingerie et talons, et ses perversions comme son envie d’être dominée par celles-ci, les yeux bandés, voire les mains liées...

Abby sait TOUT. Elle épie son journal intime et ses email privés. Et après un pot au bureau un peu arrosé, elle décide de passer à l’action, enfin. 

Elle laisse un mot sur le bureau de son patron :
« Va en salle de réunion 18, et attends-moi les yeux bandés. Je suis mince, brune, et je te rejoindrai dans ma plus fine lingerie et mes talons les plus pointus. Mon nom importe peu… »

A suivre dans "Noirs Désirs"...
 

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Veröffentlichungsjahr: 2017

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Analia Noir

Noirs Désirs

Vol. 1

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Ce n’était pas un jour comme les autres. Abby regarda par la fenêtre et constata que le printemps était arrivé. La lumière éclairait la rue et le vent avait chassé les nuages. Abby se demanda comment elle allait s’habiller pour aller au boulot. Après avoir fait le tour de sa garde robe, elle revint à l’essentiel, le tailleur strict, passe partout, dans lequel elle se sentait à l’aise. Le costume pour femme était une façon de mettre un rempart autour de ses formes. Comme elle travaillait dans un milieu plutôt masculin, elle avait vite compris que les petites tenues légères ne lui apporteraient que des ennuis. D’ailleurs, lors de son entretien d’embauche, son patron Alexandre Langlois, lui avait expliqué que chez Bedson, le Dress code était incontournable : Costard cravate pour les hommes, tailleur Channel pour les dames. Pas d’histoire de cul dans la boite. Abby s’était longtemps demandé si son boss n’était pas homo. Il parlait de la même façon aux hommes qu’aux femmes. Ce n’était pas le genre à draguer les secrétaires du service. C’est à peine s’il s’apercevait de leur présence. Abby en avait fini par conclure qu’il n’aimait pas les femmes.

Alexandre Langlois était beau mec, d’allure assez sportive. Des épaules de nageur, un visage sculpté, presque anguleux, lui donnaient une sorte de force tranquille. Il élevait rarement la voix mais le ton était toujours mordant. Abby était frappée par son regard d’acier. Cet homme ne laissait transparaitre aucune émotion. Il était pro dès l’instant où il poussait la porte de son entreprise. Quant à sa vie privée, certaines rumeurs circulaient sur son mariage un peu foireux, mais en réalité, personne ne savait rien. C’était le grand mystère Alexandre Langlois. Qui était-il derrière son masque de chef d’entreprise ?

Abby travaillait avec lui depuis deux ans. Elle avait été embauchée pour la gestion des clients à l’international et partageait avec Langlois un open space en hauteur depuis lequel on apercevait la tour Eiffel. Normalement, elle aurait dû partager le bureau des secrétaires, mais pour des raisons d’aménagement d’intérieur, elle s’était retrouvée derrière un panneau de plexi, à quelques mètres de son boss. Du coup, elle voyait tout, entendait tout, malgré la musique classique que Langlois écoutait à longueur de journée. Pas du tout le genre de musique qu’Abby affectionnait ! Mis à part ce détail, elle aimait venir travailler chez Bedson. Son boulot correspondait à ses compétences et l’ambiance de l’équipe était plutôt sympa.

Bedson, spécialiste en œuvres d’art, possédait plusieurs antennes dans le monde : Paris, Londres, New-York, Shanghai, et Tokyo. Langlois, fin connaisseur, passait beaucoup de temps dans les salles de vente, à Drouot ou chez Christie’s, à la recherche de chefs-d’œuvre oubliés et monnayables de façon exponentielle. Abby l’accompagnait parfois pour servir d’interprète lors de déjeuners professionnels.

A vrai dire, Langlois l’impressionnait beaucoup. Devant lui, elle avait l’impression d’être une petite fille un peu coincée. Elle ne savait jamais vraiment ce que pensait son patron. En même temps, il était toujours d’une gentillesse exquise à son égard. Franchement, c’était un vrai gentleman. Elle aimait son air un petit triste et aussi cette expression rêveuse qu’il avait lorsqu’il était seul. Depuis sa place, Abby pouvait le surveiller à longueur de temps. Elle s’était habituée à sa façon de se déplacer, répondre au téléphone, se lever pour aller à la machine à café, à ses exercices d’assouplissement qu’il accomplissait entre midi et deux. En fait, elle avait l’impression de partager un bout de son intimité sans pour autant jamais parvenir à percer le secret de sa personnalité.

Au fil du temps, cette interrogation autour du mystère de son patron s’était transformée en obsession. Abby vivait seule dans un deux pièces de la rue de la Convention, en plein XVème arrondissement de Paris. Une fois chez elle, elle continuait de penser à Langlois. Elle essayait de l’imaginer en dehors du boulot. Abby travaillait même le week-end depuis chez elle. Elle avait constaté que cela plaisait à son patron. Souvent, le lundi, il la félicitait pour le boulot accompli le dimanche. La jeune femme aimait commencer la semaine de cette façon, par un compliment du boss. Alors du coup, elle ne débranchait jamais côté boulot. Elle s’imaginait qu’elle était le bras droit de Langlois et que la boite leur appartenait à tous les deux. Elle se disait qu’ils étaient un binôme et qu’ils étaient capables de se comprendre sans même se parler. Voilà, c’était des rêves de midinette. Abby en avait conscience. En même temps, elle vivait seule, elle n’avait pas de mec (pas le temps !) et les soirées devant son ordi étaient longues.

Une fois chez elle, Abby se débarrassait de son tailleur Chanel et déambulait pieds nus, en petite culotte. Aussitôt arrivée, elle se préparait un thé et allumait son portable qu’elle posait sur la table basse du salon. Ensuite, elle prenait place dans le canapé et reprenait tous les comptes clients. Une fois que c’était terminé, elle surfait sur des sites de voyages et parfois aussi, sur des sites de rencontres. Juste pour voir, se disait-elle. Pourtant, elle y passait du temps. Elle aimait lire la façon dont les gens se [...]