Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
L'État nous protège-t-il vraiment contre le crime, contre l'adversité, contre les risques sanitaires de notre triste actualité, contre le viol de la propriété, la précarité, ou encore la pauvreté ? Le croire c'est choir ! À partir du moment où les individus se sont constitués en société, ils ont consenti à déléguer la justice à la collectivité et ses représentants, et non plus à l'assurer eux-mêmes. Dès lors, une protection a été légitimement attendue de l'État. Mais l'État nous a-t-il un jour protégés ? L'évidence à laquelle il faut se rendre, c'est qu'aujourd'hui, les Français attendent encore cette protection, et même plus que jamais. Mais ils ne l'ont plus. Nous ne l'avons plus. Et cela depuis longtemps. L'État nous protège, oui... soit de risques imaginaires, soit de risques qu'il a lui-même créés, tandis que la liberté est attaquée, la propriété bafouée, et que nous sommes pris en otage par une envahissante bureaucratie. À travers ces pages, Simone Wapler livre un pamphlet tranchant comme une lame, chiffres et faits à l'appui, pour ouvrir les yeux des Français sur le vrai rôle de leur État. Des révélations inattendues auxquelles il sera difficile, une fois ce livre achevé, de rester insensibles.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 105
Veröffentlichungsjahr: 2020
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
« Pour remplir les blancs de l’histoire, le pamphlet est la forme idéale » George Orwell
Ceci est un pamphlet, âmes sensibles, soucieuses de préserver leur bonne conscience, s’abstenir.
Un pamphlet est un texte partisan, de conviction, d’opinion. Ce n’est pas un texte tiède, consensuel, équilibré.
Pourquoi le pamphlet comble-t-il les « blancs de l’histoire » selon Orwell ? Parce que lorsque le consensus règne, lorsque tout le monde pense la même chose, personne ne pense plus vraiment. S’il n’y a plus de débat possible, il n’y a plus d’histoire. Reste le pamphlet, l’attaque violente, pour tenter de ranimer le débat. Un électrochoc en quelque sorte.
Ce pamphlet défend une idée impopulaire et ultra minoritaire : l’État d’aujourd’hui ne nous protège plus, il n’est plus à notre service. Par conséquent, il faut arrêter de lui en demander toujours plus, il faut au contraire lui en demander moins et le contraindre à bien faire ce qu’il doit faire.
Voyez ce texte comme une apologie du minarchisme, un plaidoyer pour le retour à un État minimal, juste envers chacun et seulement respectueux du droit naturel.
« La fin dernière de l’État n’est pas de dominer les hommes, de les retenir par la crainte, de les soumettre à la volonté d’autrui, mais tout au contraire de permettre à chacun, autant que possible, de vivre en sécurité, c’est-à-dire de conserver intact le droit naturel qu’il a de vivre, sans dommage ni pour lui ni pour autrui…»
Spinoza, traité théologico-politique
L’ÉTAT SE PROTEGE D’ABORD LUI-MÊME
Irresponsables mais jamais coupables
Muraille réglementaire et autoamnistie de république bananière
La protection des irresponsables plutôt que « Jouer sa peau »
L’ÉTAT NOUS PROTÈGE DE RISQUES IMAGINAIRES
La Terre se réchauffe, et alors ?
Nous protéger contre nos mauvais penchants
Protéger les abeilles en tuant nos agriculteurs
L’ÉTAT NOUS PROTÈGE DES RISQUES QU’IL A LUI-MÊME CRÉÉS
Pour nous protéger du chômage, il est interdit de licencier
Crise chronique du logement pour cause de démolition du marché
Protection illusoire et multiplication des contrats gagnant-perdant
NOTRE VÉRITABLE PROTECTION N’EST PLUS ASSURÉE
L’authentique besoin de protection par l’État
La liberté attaquée
La propriété bafouée
La sûreté et la résistance à l’oppression érigées en nouveaux privilèges
LA SUBSIDIARITÉ ANTIDOTE L’ULTRACRÉPIDARIANISME
PRIS EN OTAGE PAR LA BUREAUCRATIE
CQFF (CE QU’IL FAUDRAIT FAIRE)
Vous êtes convaincu :
Que l’État vous protège,
Qu’il ne veut que votre bien,
Que politiques et fonctionnaires savent mieux que vous ce qui est bon pour vous et ce que vous devez faire en toutes circonstances ?
L’expérience coronavirus permet de recadrer ces illusions
Février 2020 :
un virus mortel nous menace, nous sommes en guerre /
la guerre justifie tout.
Mars 2020 :
porter un masque pour se protéger est inutile, voire néfaste /
l’État stratège n’en a plus ou ne sait pas où ils sont. Il envoie ses combattants au front sans munition.
Avril, mai 2020 :
porter un masque est peut-être utile, mais pas n’importe quel masque ! /
la production de masques va être contrôlée par l’État, pas d’amateurisme !
Juin 2020 :
porter un masque, quel qu’il soit, est utile /
l’État ne peut plus le nier, à nos frontières, tout le monde en porte ; le bon peuple commence à le savoir et se dit que même un
bricolage efficace à 10 % est mieux que rien qui ne fait jamais que 0 %.
Juillet 2020 :
porter un masque est obligatoire y compris en plein air ; les contrevenants payent une amende de 135 € /
maintenant qu’on a ces fichus masques sur les bras et que le gros de l’épidémie est passé, il faut bien les écouler et faire rentrer de l’argent dans les caisses.
L’amende pour infraction est libellée comme suit :
«
Non respect d’une mesure d’urgence prescrite en cas de menace sanitaire grave pour prévenir et limiter les conséquences de la menace sur la santé de la population
».
On croirait le contrevenant coupable d’un crime de terrorisme biologique.
Toute l’incompétence bureaucratique s’étale dans cette chronologie de l’échec qui se termine, comme d’habitude, par un racket.
L’affaire du masque nous prouve que la protection que l’État dit nous prodiguer est illusoire. Il a laissé sa population démunie, y compris les plus exposés, y compris son propre personnel soignant.
Les faits ?
Il y eut par le passé des stocks de masques, payés par le contribuable, constitués au temps du virus H1N1. Ces stocks ont été dilapidés avec la plus grande insouciance puis sont devenus « périmés » si tant est que ce qualificatif puisse s’appliquer à des tissus non vivants. Pourquoi avoir inscrit en grande pompe dans la Constitution le fameux « principe de précaution » si ce n’est pas pour l’appliquer au sein de l’administration ?
Les Asiatiques – déjà confrontés par le passé à des virus atteignant gravement les voies respiratoires – utilisent des masques de façon routinière. Les masques sont utiles en période initiale d’épidémie, alors que le risque de contamination est le plus élevé. Ils deviennent ensuite moins utiles au fur et à mesure que le virus perd de sa virulence et que l’auto- immunisation de la population progresse.
Dans cette lamentable mascarade, le personnel politique et l’administration n’ont songé qu’à une chose : se protéger de leur propre incurie. Après avoir réagi en retard, en n’assumant jamais leurs erreurs, ils couvrent leurs arrières en exigeant des précautions devenues inadaptées à la situation.
Masques, gel, tests, confinement, l’État a enchaîné les mauvaises décisions comme des perles.
« Mais ce qui m’a le plus choqué concernant le confinement, c’est qu’on aurait pu éviter qu’il soit généralisé. Si on avait eu des masques. Et qu’on avait en parallèle dépisté en masse. Dans les pays où on a testé en quantité mais jamais confiné, sauf les malades, les porteurs sans symptômes du virus et les personnes fragiles, il y a eu peu de victimes : mi-mai on comptait 256 morts en Corée. 688 au Japon, 3 040 en Suède et 21 à Singapour. À l’heure du bilan, les écarts entre ces pays et la France (27 000 morts au 13 mai) ne se réduiront jamais »
Professeur Christian Perronne1
Oui, le bilan de la France dans cette crise sanitaire est mauvais alors que politiciens et fonctionnaires ne cessent de nous vanter notre système de santé que tout le monde nous envie mais que pourtant personne ne copie.
Non, l’État ne nous protège pas, il se protège lui-même, il prétend de nous protéger de risques illusoires ou il tente de nous protéger de risques qu’il a lui-même créés. Ce faisant notre véritable protection – celle à laquelle nous avons droit – n’est plus assurée.
Une véritable protection porterait sur nos droits essentiels : la propriété, la liberté et la résistance à l’oppression. Cette protection, la seule qui soit réellement légitime, s’effiloche :
La propriété privée est bafouée
L’insécurité augmente
La « justice sociale » qui repose sur la lutte des classes remplace la justice sans adjectif, qui est engorgée
Nos libertés élémentaires sont entravées : liberté de circulation, liberté de travailler, liberté de jouir de notre propriété légitimement acquise.
Bien entendu, toute une propagande dissimule ceci. Nous sommes tellement persuadés que l’État nous protège que nous lui en demandons toujours plus. Ainsi les premiers gilets jaunes se sont retrouvés sur les ronds-points pour protester contre une taxe brutale et arbitraire sur le diesel instaurée par des Parisiens-bobos. Quelques semaines plus tard le mouvement était repris en main par les syndicats, les fonctionnaires et les partis extrêmes. Après quelques mémorables pillages, les demandes portaient sur plus d’aides publiques et des milliards se sont déversés.
« Encore plus d’État-nounou ! » supplient ses otages qui semblent irrémédiablement atteints du syndrome de Stockholm, une étrange bienveillance face à son tortionnaire.
1Y a-t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise, Albin Michel
Revenons sur le Coronavirus. En mars 2020, nous étions donc tous menacés d’une maladie mortelle. Heureusement, notre État allait nous protéger, contre ce dangereux virus d’abord mais aussi contre tout ce qui en découlerait : le chômage, la faillite, etc.
« Nous avons en France les meilleurs virologues, les meilleurs épidémiologistes, des spécialistes de grand renom […]
Protéger les plus vulnérables d'abord. C'est la priorité absolue. […]
Nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l'angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Aussi, tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu'il en coûte, là aussi. »
Emmanuel Macron, 12 mars 2020
L’humanité est confrontée depuis toujours à des épidémies : la peste, la grippe espagnole, la grippe saisonnière, la tuberculose... Petit à petit, l’humanité a appris la prophylaxie, a développé des vaccins. Le chef de l’État aurait pu rassurer, relativiser. Mais non ! Nous étions en guerre ! Enfin, une drôle de guerre de tranchée, chacun calfeutré chez soi sans aucune arme même défensive. Pour la première fois dans l’Histoire, la décision était prise d’enfermer chez eux des gens en bonne santé.
Notre Président de la République nous a longuement expliqué comment nous laver les mains. Il nous a aussi conseillé de lire des auteurs classiques durant le confinement.
L’État veillerait sur nous, nous promettait-il. Forts de notre système de santé, présenté comme étant l’un des meilleurs au monde et passant pour miraculeusement « gratuit », nous pouvions lire tranquillement les mains propres, à bonne distance de ceux qui nous sont chers.
Reconnaissons que le conseil de lecture était bon. Les auteurs classiques sont en général cartésiens et logiques. Les relire permettait de prendre la mesure de l’incohérence de notre appareil étatique et des nombreuses circulaires, décrets, réglementations dont il accouche à un rythme époustouflant. En plus du Coronavirus, une éruption de Cerfa nous frappait. La France ne travaillait plus mais remplissait des formulaires du style Ausweiss pour faire ses emplettes.
Les autorités nous ont d’abord dissuadés de nous protéger avec des masques prétendument inutiles ; elles ont freiné les fabrications artisanales ; puis elles ont estimé que ces masques étaient peut-être utiles et enfin tellement utiles que rendus obligatoires. Le gros de l’épidémie était alors déjà passé.
En contradiction avec toutes ces décisions stériles, le thème de la protection revenait comme une ritournelle dans la communication élyséenne. La simple consultation du site officiel de l’Élysée2 vous convaincra.
Face au Coronavirus, mobilisés pour
protéger
les Français.
Pertes de revenus liées au COVID-19 : voici comment l'État vous
protège
.
…
Pour nos fonctionnaires et politiciens professionnels, l’argent pousse sur les arbres ou bien se fabrique à la Banque centrale européenne dès qu’on lui demande de « faire tout ce qu’il faut »3 ; dès lors, mettre l’économie à l’arrêt en confinant toute une population en bonne santé était selon nos autorités une décision parfaitement fondée pour « protéger les plus vulnérables » pour reprendre l’argument macronien. Imaginez-vous une telle réaction de nos ancêtres face à la tuberculose qui fit des ravages jusqu’au début du XXème siècle ou face à la grippe espagnole ? Nous aurions tout simplement arrêté les pendules au XIXème siècle. Notre pays serait sous-développé.
En réalité, malgré cet arrêt imposé de nos activités productives, notre merveilleuse bureaucratie ne nous a pas si bien protégés qu’elle veut bien le proclamer. Du virus d’abord, des conséquences nuisibles de ses mauvaises décisions ensuite.
Le gel hydro alcoolique est rapidement devenu introuvable dès que l’État a voulu en contrôler le marché ; les masques étaient évaporés ou indisponibles aux bons endroits ; 80 % de la population en bonne santé était occupée à remplir des formulaires de déplacement ; les malades qui en temps normal occupaient les lits de réanimation (AVC et accidents cardiaques majoritairement puisque les accidentés de la route étaient moins nombreux du fait du confinement) s’entendaient dire au téléphone de rester chez eux avec un Doliprane. L’État obèse était omniprésent sur tous les fronts, parasitant toute riposte efficace.
Exercice de vaccination contre la désinformation (autre visage de la propagande). Qui a dit ?
1. « Il n’y aura pas d’épidémie en France »
2. « Les risques de propagation du coronavirus sont très faibles »
3. « Les masques ne servent à rien »
4. « Nous n’avons jamais été en rupture [de masques] »
1. Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Bichat à Paris, expert à l'OMS
2. Agnès Buzyn, ministre de la Santé
3. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement
4. Emmanuel Macron, Président de la République
On nous avait promis des centaines de lits d’hôpitaux militaires. Après 10 jours de décisions, et 10 jours de déploiement, nous avons eu… 30 lits lors du premier confinement.
