Ozzy is born - Nathalie Faure lombardot - E-Book

Ozzy is born E-Book

Nathalie Faure Lombardot

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Beschreibung

Ozzy est un jeune Cavalier King Charles tricolore qui arrive dans la famille d'adoption d'Indiana, un CKC noir et feu qui a connu bien des aventures. Alors qu'il s'adapte à sa nouvelle famille et devient le meilleur ami d'Indiana, Ozzy est volé et vendu à un laboratoire qui pratique l'expérimentation animale. Il va découvrir la solitude, la peur, le chagrin, mais aussi l'amitié et la solidarité, grâce à sa rencontre avec un groupe de Beagles, compagnons d'infortune. Pour les yeux d'une jolie Beagle, Ozzy va tout tenter pour fuir avec ses nouveaux amis. Parviendra-t-il à se sauver et à retrouver sa famille ? Plus qu'un récit d'aventure, cette fable sociale ravira petits et grands, tout en les faisant réfléchir sur l'expérimentation animale et ses conséquences...

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Seitenzahl: 75

Veröffentlichungsjahr: 2026

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Du même auteur :

Roman jeunesse :

- Indiana Dog (2023)

Recueil de nouvelles :

- Quatre temps (2022) - Finaliste du Prix ACAI 2023 décerné par l'Association Comtoise d'Auteurs Indépendants

Romans (adultes) :

- La fille de l’ombre (2003) - Prix ACAI 2015

- Au nom d’Elisa (2008)

- Amnésie (2010)

- L'autre (2013)

- Sans illusion (2017)

- Guérillera (2018 - 1ère édition) - Prix Coup de cœur ACAI 2019(2023 - 2e édition) - Prix spécial du Jury de Saint-Clair de la Tour 2023

- L’une ou l’autre (2022)

- La fille du Quinou (2024)

- Le fruit de ses entrailles (2025)

Après le succès d’Indiana dog, on m’a beaucoup et souvent demandé une suite. Et puis, dans ma tête de « maman chien », je me suis dit qu’Ozzy serait jaloux, alors voilà une nouvelle histoire de canidé, de petit chien gâté (parfois un peu trop peut-être) et adorable… Comme pour le précédent livre, tout le début est vrai. La suite est un roman…

Je remercie chaleureusement mes bêta-lecteurs et lectrices qui m’ont apporté leur soutien, leurs conseils et remarques, ainsi que tous ceux qui ont lu Indiana dog et qui m’ont demandé d’en écrire un autre !

Évidemment, merci à Indiana et à Ozzy, qui sont sources d’inspiration et que j’aime tellement.

Merci à Marie Antonini, Isabelle Bruhl-Bastien et Geneviève Borne pour leurs relectures et corrections.

Merci à mes premiers relecteurs et critiques les plus exigeants : mes enfants, Mélodie et Dylan.

Pour finir, je tiens à saluer ici, le talent d’artiste de ma nièce, Lucie Jeannoutot — Studio_lun.art — illustratrice, ainsi que celui de Marylise Froehly, peintre animalière, créatrice de la magnifique couverture de ce nouvel opus.

Ce roman est aussi le vôtre !

Merci, enfin et toujours, à Jean-Marie Schreiner (GRAPH’X25), infographiste génial, qui a coordonné texte, images, dessins et couverture.

Suivez mon actualité sur mon site :

www.nathfaurelombardot.fr

sur ma page Facebook : Nathalie Faure Lombardot – auteur

En hommage aux "amours poilus de ma vie" :

Sweety CKC tricolore (2001 – 2012)

Indiana CKC noir et feu (2013 - 2025)

Ozzy CKC tricolore (né en 2018)

Pour mes bouts d’choux, Mia et Lucien

et pour les suivants…

Table des matières

Il était une fois…

Chienne de vie

Découvertes

Kidnapping

Le labo

Une vie d’enfer

Un plan d’évasion

La poudre d’escampette

Le refuge

Séparation et retrouvailles

Nouveau départ

L’expérimentation animale

Il était une fois…

Comme mon ami Indiana, mon prédécesseur, je suis né dans un élevage, le même que le sien, d’ailleurs. Mes premiers souvenirs se résument à l’odeur de ma maman, Jazie, une chienne Cavalier King Charles tricolore, douce et aimante. Mon papa venait régulièrement nous rendre visite. Il s’appelait Marley (comme Bob) tricolore, lui aussi. Ses poils longs étaient plutôt frisés, ce qui est rare pour un Cavalier. Vous devinez pourquoi j’étais destiné à m’appeler Ozzy ? Par rapport à la musique bien sûr ! Et aussi parce que mes parents humains diront plus tard que je suis farfelu et drôle. Je leur aurais fait penser à un certain Ozzy Osbourne… Moi je ne le connais pas, celui-là.

J’ai eu trois frères, Ody, Olligan, Oupla, et une petite sœur, Oxane.

Quand mes parents humains ont voulu adopter un bébé CKC (c’est comme ça qu’on appelle les Cavaliers), ils ont appelé les propriétaires de mon élevage. Il ne restait que Oupla et moi, mais mon frère était tout petit, tout chétif, et les éleveurs craignaient qu’il ne survive pas. Et moi ? Ils voulaient me garder pour faire de moi un étalon ! Eh oui, parfaitement ! Ils ont d’abord dit qu’ils n’avaient plus de chiens disponibles, sauf un en sursis… Mais quand ils ont su que les clients étaient les parents adoptifs d’Indiana, ils ont été d’accord pour que je rejoigne leur foyer. Ils savaient que mes futurs parents humains m’aimeraient et me chériraient. Et puis Indiana était tellement magnifique, heureux, et en pleine forme, qu’ils n’ont pas hésité.

Je me souviens peu de mes frères, car ils ont été adoptés très vite. Mais, qu’est-ce que j’ai joué avec Oxane ! Elle était tellement agile et joyeuse… D’ailleurs, j’ai appris qu’elle est devenue une star de l’Agility et a gagné plein de médailles !

La première fois que Nath, celle qui allait devenir ma maman humaine, est venue me voir, Mamie Nadine — l’éleveuse — m’avait bien nettoyé, peigné, j’étais beau comme un sou neuf, sauf qu’en attendant maman Nath, j’ai joué avec Oxane et je me suis roulé dans la sciure. Mamie Nadine était toute désolée, mais maman Nath a bien ri de moi. Je voulais faire le malin et je courais dans toute la cage. J’ai tenté de passer la petite barrière en bois et je suis tombé sur le dos, tout groggy et plein de sciure. Mamie Nadine m’a grondé :

— Oh, le coquin ! Tu étais tout beau tout à l’heure. Ben c’est du propre, tu es tout décoiffé et plein de poussière, maintenant.

— Ce n’est pas grave, a murmuré maman Nath en me prenant contre elle. Tu es un beau petit galopin, toi ! Tu n’as pas froid aux yeux !

Et elle m’a fait plein de bisous et plein de câlins, même quand j’ai essayé de lui croquer le nez. Ça l’a fait rire ! Et je l’aime, son rire ! Elle m’a dit qu’elle m’aimait déjà, qu’on allait être heureux ensemble.

Puis, elle m’a mis dans les bras d’un grand homme, presque un géant. Elle l’a appelé Gilles. J’ai compris qu’il serait mon papa humain.

Je les ai revus une fois, puis mes frères sont partis petit à petit. Un jour, une dame est venue chercher Oxane. Je me suis retrouvé tout seul. Mamie Nadine m’a expliqué que mes humains viendraient plus tard, qu’ils étaient en vacances… Je ne savais pas ce que ça voulait dire, moi, les vacances. J’étais triste tout seul…

Et puis, le jour J est arrivé. Maman Nath est venue avec un autre homme aussi grand que papa Gilles, mais plus jeune. Il s’appelait Dylan et il m’a expliqué qu’il était le fils de Nath et Gilles… C’est lui qui m’a pris dans ses bras.

Nous sommes sortis et j’ai découvert l’extérieur pour la première fois. Ça m’a fait un peu peur, car j’ai été assailli par des tas d’odeurs d’un coup, comme ça ! Et il y avait aussi plein de bruits. Plus tard, je découvrirai qu’il s’agissait de piaillements d’oiseaux.

Nous sommes montés dans une grande boite en fer qui rugit très fort et qui se déplace. J’avoue que je n’en menais pas large. Je me suis calé dans les bras de Dylan et je couinais tout doucement. Heureusement qu’il était là et qu’il me câlinait, me rassurait tendrement.

Il m’a semblé que le voyage durait longtemps… Mais on a fini par arriver.

La grosse boite en fer s’est arrêtée. On a traversé un grand jardin, avec un tapis vert sur lequel j’ai eu envie de courir, mais Dylan me tenait toujours dans ses bras. Nous sommes entrés dans une maison. Là, le garçon m’a posé par terre et m’a dit :

— Voilà, Ozzy, tu es chez toi ! Prends le temps de découvrir ton univers. Et voici Indiana, il va te guider et s’occuper de toi !

Une grosse boule de poils noirs s’est approchée de moi avec méfiance. Il ressemblait à mon papa, mais sans taches blanches. Il avait des poils très longs, noir et fauve. Je l’ai laissé me sentir et j’ai fait la même chose avec lui. C’est notre façon à nous, les chiens, de faire connaissance et de nous dire bonjour. Alors, rassuré, je lui ai sauté au museau pour jouer. Il s’est reculé. Du coup, je me suis attaqué à ses longues oreilles, que j’ai mordillées.

Et puis, j’ai vu un beau panier tout moelleux, je m’y suis précipité. J’ai escaladé le bord un peu haut et suis tombé dedans sur le dos. Une petite pirouette et hop, me voilà de nouveau sur mes pattes. J’ai eu à peine le temps de me coucher au milieu qu’Indiana m’a pris par la peau du cou comme le faisait maman, et m’a reposé sur le carrelage, en dehors du panier.

Bon… je me suis baladé dans ce nouvel et immense univers. J’ai découvert une gamelle d’eau, ça m’a fait penser que j’avais soif. Comme la gamelle était un peu grande, mes oreilles ont trempé dedans. Je me suis senti un peu fatigué, mais je ne savais pas où aller me coucher. Nath m’a posé dans un petit panier tout doux, mais je n’ai pas eu envie de rester seul, alors je suis retourné dans celui d’Indiana où il était allongé, les pattes de devant croisées, comme pour me dire : ici, c’est chez moi !... Oui, peut-être, mais il était bien doux ce dodo et il y avait de la place pour deux. J’ai grimpé tant bien que mal sur le bord et boum ! Je suis tombé entre les pattes du chien noir.

Nath a pouffé de rire et a dit à Indiana :