Petit traité de balayage - Edwige Wilson - E-Book

Petit traité de balayage E-Book

Edwige Wilson

0,0
9,99 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Edwige Wilson tente de répondre à la question aussi surprenante que fondamentale : comment la pensée naît-elle du corps à corps avec un balai ?

La concentration exercée pour l’accomplissement de la tâche est-elle de la même intensité si le résultat est immédiat ou change-t-elle avec la durée ? La réponse me paraît simple. Dans le premier cas, la concentration est intense et focalisée puis disparaît lorsque l’action se termine. Dans le second cas, la concentration, plus superficielle, permet aux pensées de se réorienter souvent par l’intermédiaire d’un objet. J’ai remarqué que l’esprit, dans ces moments de baisse d’intensité, se focalise sur des éléments périphériques mais associés à l’action du balayage. Par exemple, je peux me poser la question de savoir si, au moment où le balai s’en approche, tel meuble doit être réparé car il est abîmé. Si le balayage se poursuit sans heurt pendant un certain temps, il m’arrivera de penser au meuble non en tant que meuble mais en tant que représentation d’une tranche de vie. Où fut-il acheté, comment, dans quelle circonstance ? La bonne maîtrise d’un balayage ininterrompu nous permet de voyager dans le passé, proche ou distant.

Une méditation en apparence anodine sur les pensées qui accompagnent les gestes simples du quotidien.

EXTRAIT

Lorsque j’entrepris d’écrire quelques lignes sur le balayage, je ne savais pas exactement comment aborder ce sujet délicat.
Certains pourraient arguer qu’il suffit de prendre un balai en main et de faire les mouvements qui correspondent au balayage tel qu’on le voit couramment pour comprendre ce dont il s’agit. Le sujet semble facile et ne nécessite aucune explication particulière. Il suffit d’agir. Le résultat est immédiatement visible. Si le résultat est médiocre ou inexistant, il n’est point besoin de réfléchir mais plutôt de recommencer en faisant les mêmes gestes. Rien de bien compliqué. Le balayage se comprend grâce à sa pratique. Mais je voulais aller plus loin car il me semblait avoir remarqué quelques phénomènes étonnants et inattendus découlant peut-être de l’action de balayer.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Edwige Wilson vit dans un joli petit village du Gard, partageant son temps entre l'écriture et de fréquentes visites en Angleterre où vivent ses enfants et petits-enfants.

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB

Seitenzahl: 30

Veröffentlichungsjahr: 2018

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Petit traité de balayage
Prologue
Lorsque j’entrepris d’écrire quelques lignes sur le balayage, je ne savais pas exactement comment aborder ce sujet délicat. Certains pourraient arguer qu’il suffit de prendre un balai en main et de faire les mouvements qui correspondent au balayage tel qu’on le voit couramment pour comprendre ce dont il s’agit. Le sujet semble facile et ne nécessite aucune explication particulière. Il suffit d’agir. Le résultat est immédiatement visible. Si le résultat est médiocre ou inexistant, il n’est point besoin de réfléchir mais plutôt de recommencer en faisant les mêmes gestes. Rien de bien compliqué. Le balayage se comprend grâce à sa pratique. Mais je voulais aller plus loin car il me semblait avoir remarqué quelques phénomènes étonnants et inattendus découlant peut-être de l’action de balayer.Donc je me mis à la tâche. J’empoignais le balai et je commençais le va-et-vient indispensable à l’accomplissement du travail. J’observais à la manière du chasseur, c’est-à-dire avec une grande concentration, les premiers effets notables dans mon esprit. Après un certain temps, la mécanique du balayage semblait bien rôdée. Il semblait même que je puisse à la fois agir, c’est-à-dire balayer, et penser. Je me mis à considérer attentivement ce constat auquel je m’assurais d’ajouter la dose de scepticisme indispensable au bien penser. Quelques questions me vinrent à l’esprit. Par exemple : est-il possible de bien balayer sans réfléchir à ce que l’on fait ? Si la réponse est affirmative, doit-on toujours procéder ainsi ? Ou bien est-ce une nécessité élémentaire afin d’obtenir un résultat pratique acceptable, même s’il n’est pas d’une qualité irréprochable, de se servir de l’outil cérébral admirable que représente la capacité à réfléchir ? Il est difficile de contester que le seul fait de réfléchir sur l’action de balayer entraîne automatiquement et immédiatement un résultat vérifiable. Pourquoi ne pas s’arrêter à ce simple constat ? Tout simplement parce que j’ai observé à maintes reprises que l’acte de balayer déclenchait une série de réflexions dont certaines me paraissaient posséder, comme on dit de nos jours, une « haute valeur ajoutée ».