Petites Histoires du Soir - Michel Vacher - E-Book

Petites Histoires du Soir E-Book

Michel Vacher

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Beschreibung

Monde idéal et enchanteur, le conte offre du merveilleux et du fantastique.
Ces histoires vous feront sourire, mais elles offrent aussi de l’émotion.
Vous y rencontrerez des chats, des chiens, des puces, mais aussi des personnages hors du commun qui vous emmèneront dans un imaginaire que vous ne soupçonnez pas.
Laissez-vous surprendre par un grand-père et une grand-mère, ils sont adorables comme Amidou, jeune africain étudiant en France.
À lire le soir aux grands et aux petits pour que les nuits soient belles…

À PROPOS DE L'AUTEUR

Ancien enseignant de l’École des Arts et Métiers de Bordeaux Talence, Michel Vacher intervenait notamment au laboratoire des matériaux. Il s’intéressa particulièrement à l’assimilation aisée de la théorie enseignée en cours. Il profite aujourd'hui de sa retraite pour écrire des contes pour enfants et des textes inclassables, où la joie de vivre est le maître mot.

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Seitenzahl: 84

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Michel VACHER

Petites Histoiresdu Soir

Cet ouvrage a été composé en France par Libre 2 Lire

www.libre2lire.fr – [email protected], Rue du Calvaire – 11600 ARAGON

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN papier : 978-2-38157-063-1ISBN Numérique : 978-2-38157-064-8

Dépôt légal : 2020

© Libre2Lire, 2020

Chouna et Risa.

En général entre chat et souris l’amitié n’est pas réelle, on peut même dire que le goût prononcé des chats pour les souris est traditionnel. Pourtant dans cette grande maison entre Chouna le chat et Risa la souris, une sorte d’amitié régnait. Ce n’était pas une fréquentation assidue, mais lors de leur rencontre, toujours en l’absence des propriétaires, une coexistence pacifique régnait.

Quand ils se croisaient, Chouna avait un regard presque doux allant même jusqu’à de la tendresse et quant à Risa, toujours humble, elle esquissait un léger sourire, disons de connivence, mais sans aller jusqu’à l’obséquiosité.

Ainsi tout allait pour le mieux entre ces deux animaux. Et il y avait même une manifestation du chat qui dépassait toute vraisemblance et pour ainsi dire impensable : il déposait de temps en temps qui un bout de fromage qui des croûtons de pain devant le trou de Risa. Il faut dire que les propriétaires adoraient leur chat et le nourrissaient abondamment.

Vous pensez bien que Risa était enchantée et se permettait à chaque rencontre succédant à ce repas béni d’adresser à Chouna un petit cri de remerciement. Le chat opinait afin de montrer qu’il était sensible à cette marque de reconnaissance.

Risa était heureuse, d’autant plus qu’elle avait perdu ses parents très jeunes. Ils avaient été dévorés par un chat voisin dont les principes ne correspondaient pas avec ceux de Chouna. En conséquence cette amitié était la bienvenue.

Malheureusement cette harmonie s’étiola, la raison en fût très simple : les propriétaires ayant aperçu la souris décidèrent de ne plus donner à manger au chat.

À partir de ce moment-là, l’attitude de Chouna changea, il devint moins poli, ses yeux pétillaient au passage de Risa et surtout il y avait le mouvement de sa langue sur ses babines, qui alerta la souris forcément.

Je me doutais que c’était trop beau pensa-t-elle je dois maintenant me méfier, adieu les repas gratuits et l’amitié avec Chouna.

Et pourtant il y eut un changement inattendu. Le voici narré le plus simplement possible.

— Risa, dit le chat dans une sorte d’espéranto compris par tous les animaux, ne sort plus de ton trou, ainsi nos propriétaires vont croire que je t’ai dévoré, ils me redonneront ma pâtée et je t’apporterai de quoi manger, comme par le passé.

Risa un peu stupéfaite par ce langage, obéit et ne sortit plus.

Alors si nos yeux d’humain pouvaient le voir, nous pourrions observer le plus attendrissant des spectacles :

Légèrement introduite dans le trou favori de la souris, sur la partie velue de la patte du chat on pourrait observer la tête de Risa, les yeux fermés, avec ses deux petites dents un peu rentrées, témoignage d’un profond sommeil tandis que le ronronnement du chat inondait la pièce.

Oui, l’amitié peut résister à tout. Il suffit de le vouloir.

La maison.

Claude vivait seul depuis sa retraite. Très souvent lui revenait en mémoire l’histoire racontée par sa maman quand il était enfant. Un conte en quelque sorte, mais un conte qui lui paraissait plausible : une histoire de maison isolée en pleine campagne charentaise dans laquelle se déroulaient de merveilleuses journées, pleines d’imprévus.

Chose étonnante, plus il vieillissait plus cette maison prenait corps, il en visualisait parfaitement les contours. Était-ce la maison décrite pas sa maman ou celle issue de son imagination ? Allez donc savoir…

Ce qui est sûr, il crut la reconnaître lors d’une de ses traditionnelles randonnées campagnardes dans cette campagne angoumoisine. Toit en chaume, belle cheminée, volets colorés en bleu et une porte sur laquelle il pouvait lire sur une feuille plastifiée plutôt malmenée par les intempéries :

« Maison de….. ». Le reste était illisible.

Il hésita à pousser la porte. Rebroussant chemin il trouverait bien une personne des environs qui lui apporterait des renseignements sur cette demeure abandonnée. Il n’en fut rien.

Il y pensa toute la soirée. Le lendemain il reprit le même chemin persuadé qu’il en saurait certainement plus sur cette demeure. Il ne rencontra personne.

Prostré devant la porte il réfléchissait. Toutes sortes de pensées défilaient à vive allure dans sa tête.

— Était-ce la maison du conte de maman ?

Après tout elle avait séjourné dans la région durant son enfance.

— Qu’il y avait-il d’écrit après maison de…

Il ne savait pas.

— Dois-je pousser cette porte qui ne semble pas avoir une solidité exemplaire ?

Peut-être.

Claude jeta un coup d’œil circulaire aux alentours. Personne.

C’est en se retournant qu’il posa par inadvertance sa main droite sur la porte en y mettant presque tout son poids.

La porte s’ouvrit, il bascula dans l’entrée. Perdant l’équilibre sa tête heurta un dur objet, une poutre tombée, vraisemblablement.

Il perdit connaissance.

Puis tout s’illumina. Était-il dans le coma ? Seule la médecine pourrait le dire.

Non seulement il ne souffrait pas, mais tout devenait merveilleux. Le plus étonnant, il découvrait une dame assise auprès d’une superbe cheminée où de belles flammes chauffaient un chaudron noir et à côté un petit garçon assis sur un tabouret à trois pieds.

Une douce voix s’élevait, il en comprenait quelques mots : maison, cheminée, gâteaux, chocolats, bougies. Comme c’était beau, il écoutait.

Puis le silence.

Le garçon porta son regard sur lui et fut étonné. Il sourit puis se leva, et à petits pas très lents, il vint vers lui.

Claude tendit sa main, bientôt il serrerait dans ses bras le garçonnet.

Soudain, l’enfant s’évapora. Claude entendit alors quelques mots et distingua à peine deux visages.

Puis clairement :

— Vous allez mieux ?
— Vous avez de la chance voyant la porte ouverte nous sommes venus voir, vous étiez évanoui.

Il ne répondit pas. Une larme coulait doucement sur sa joue. Maintenant il en était sûr cette maison était bien celle du conte de sa maman.

S’adressant à son collègue, Claude entendit :

— Vois-tu l’écriteau « Maison déserte, attention à la poutre » n’aurait pas dû être effacée !

On se souvient toujours de son enfance.

L’envol.

Désirer voler n’est pas anodin et dans l’histoire, un fameux Icare en a fait la triste expérience. Il en mourut, ses ailes en cire fondirent sous les rayons du soleil. Mais on peut rêver et grâce à la magie du sommeil il est tout à fait possible d’avoir vécu de belles envolées.

Ainsi Paul, garçon de 9 ans, au cours de son petit déjeuner pris avec sa maman, déclara :

— Maman cette nuit j’ai rêvé que je volais, il y a bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé, c’était formidable.
— Ah bon, raconte-moi.
— Oh c’est tout simple j’étendais mes bras et je les remuais comme font les oiseaux avec leurs ailes et je m’élevais dans les airs, évitant les arbres et bien sûr les toits des maisons.
— Encore heureux.
— Par contre je ne pouvais pas monter très haut peut-être parce que tout simplement je ne remuais pas assez vite mes bras. Mais peu importe, j’éprouvais une sensation de liberté enfin revenue.
— Tu as de la chance on dit que c’est un signe de bonheur, de joie de vivre.
— C’est vraie maman, je suis heureux. Tous les trois avec papa on fait une belle équipe et vous me donnez tant de tendresse, c’est normal alors que la nuit je rêve de voler.
— Et toi maman cela t’arrive-t-il ?

La maman tourna sa tête vers la fenêtre le regard un peu perdu, puis revenant vers Paul :

— Oui comme toi je volais à ton âge et même beaucoup plus tard et maintenant moins.
— Ce n’est peut-être que passager. Au fait maman, quand papa rentre-t-il de son voyage il y a bien longtemps qu’il est parti.
— Bientôt je pense.

Soudain la porte d’entrée s’ouvrit. Le papa, un bouquet de fleurs à la main s’approcha de la maman, lui posa un tendre baiser sur le front et frotta les doux cheveux de Paul qui riait aux éclats.

Paul, regardant papa et maman :

— Je pense que cette nuit je volerai encore plus haut et peut-être serez-vous avec moi. J’aime tellement quand papa prend maman sous son aile…

S’envoler avec papa et maman n’est-ce pas toujours un beau voyage.

Grand-père et grand-mère.

C’était bien la première fois que l’on s’intéressait à eux, d’habitude personne ne faisait cas de leur personne, ils vivaient simplement. Leur retraite respective, loin d’être mirobolante, leur permettait de vivre correctement, un bon restaurant de temps en temps et même un voyage en Italie.

Se raconter leur faisait plaisir. L’intervieweur prenait tout son temps, les questions non préparées, étaient réalistes. Ils étaient sur un petit nuage…

— Parlez-moi de votre rencontre, car je sais que vous étiez veufs l’un et l’autre.

La grand-mère trop heureuse de s’exprimer la première :

— J’allais voir mes enfants en Normandie et j’avais décidé, pour faire des économies et sauver la planète (!) de laisser ma voiture et faire appel à Baba car.
— Ce n’est pas tout à fait le mot exact, Baba tu l’es devenue quand tu m’as vu au volant de ma superbe voiture, j’étais ton chauffeur inconnu.
— S’il te plaît, ne me coupe pas la parole. Oui, c’est vrai, je ne m’attendais pas à trouver un si bel homme.

Dit-elle en lui passant la main sur le crâne désert de son compagnon. Le grand-père eut un léger frisson…

L’homme dévisagea le grand-père, c’est vrai cet homme avait du charme. Continuez Madame.

— Pour tout vous dire, ce n’est qu’à Saumur qu’il a mis la main sur mon genou et que je suis tombée totalement sous le charme. Beaucoup plus tard je me suis demandé si tout simplement il n’avait pas raté le levier de vitesse…

L’homme sourit et questionna du menton le papy :

— No comment dit-il cela fait partie de notre mystère.

L’homme n’insista pas et regarda à nouveau la mamie.

—