Prières de Sainte Catherine - Sainte Catherine de Sienne - E-Book

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Sainte Catherine de Sienne

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Beschreibung

" Prières de Sainte Catherine" est un recueil de prières écrit par Sainte Catherine de Sienne, l'une des figures spirituelles les plus éminentes du XIVe siècle. Catherine de Sienne était une mystique et une théologienne chrétienne qui a consacré sa vie à la prière, à la méditation et au service des autres.

Dans ce recueil de prières, Sainte Catherine partage ses prières intimes et ses dialogues avec Dieu. Ces prières reflètent sa profonde dévotion religieuse, sa relation personnelle avec Dieu et sa quête de la vérité spirituelle. Les prières abordent divers aspects de la foi, de la dévotion et de la relation entre l'âme et Dieu.

" Prières de Sainte Catherine" est un témoignage de la spiritualité profonde de Catherine de Sienne et de son engagement envers la vie spirituelle. Ses prières sont toujours étudiées et utilisées comme source d'inspiration par de nombreux croyants et chercheurs pour leur profondeur et leur sagesse spirituelle. Ce recueil de prières offre un aperçu de la vie intérieure de Sainte Catherine et de son amour pour Dieu.

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Veröffentlichungsjahr: 2023

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Prieres de Sainte Catherine

Sainte Catherine de Sienne

 

I.- Prière faite à Avignon pour le rétablissement de la paix dans l’Église.- Elle fut recueillie pendant l’extase de la Sainte, par Thomas Pétra, sténographe de Grégoire XI, et depuis secrétaire du Pape Urbain VI.

II.- Prière faite pour les ministres de l’Église pendant la même extase.

III.- Prière faite à Gênes au moment où le Pape Grégoire XI voulait retourner à Avignon.

IV.- Prière écrite en cinabre de la main même de sainte Catherine.

V.- Prière faite à Rome pendant une extase qui suivit la Communion, le Vendredi 18 février 1379.

VI.- Prière faite par sainte Catherine le jour de saint Thomas apôtre.

VII.- Prière faite à Rome, le dimanche 20 février 1379.

VIII.- Prière faite à Rome, le mardi 22 février de l’an 1379.

IX.- Prière faite à Rome, le 1er mars 1379.

X.- Prière faite à Rome, le mercredi 3 mars 1379.

XI.- Prière faite à Rome, le jour de l’Annonciation de la Sainte Vierge, 1379.

XII.- Prière faite à Rome.

XIII.- Prière faite à Rome.

XIV.- Prière faite à Rome.

XV.- Prière faite à Rome, le 12 août, jour de l’octave de saint Dominique.

XVI.- Prière faite à Rome, le 13 février.

XVII.- Prière faite à Rome, le 14 février.

XVIII.- Prière faite à Rome, le 15 février.

XIX.- Prière faite à Rome, le jour de la Chaire de saint Pierre, apôtre.

XX.- Prière faite à Rome, le 26 mars 1379.

XXI.- Prière faite à Rome, le Jeudi 5 Avril 1379.

XXII.- Prière faite à Borne, le jour de la Circoncision, à la recommandation d’un Cardinal dominicain, pour obtenir la circoncision des pécheurs endurcis.

XXIII - Prière faite par sainte Catherine pendant l’extase qui suivit sa communion, le jour de la Conversion de saint Paul, en 1377. Elle fut recueillie par le bienheureux Raymond, son confesseur.

XXIV.- Prière faite à Rome.

XXV.- Prière faite à Rocca di Tentennano, chez la comtesse de Salimbeni, le 26 octobre 1378.

XXVI.- Prière faite par sainte Catherine, après le terrible accident qu’elle éprouva dans la nuit du lundi de la Septuagésime, lorsque sa famille la pleura comme morte.

 

I.- Prière faite à Avignon pour le rétablissement de la paix dans l’Église.- Elle fut recueillie pendant l’extase de la Sainte, par Thomas Pétra, sténographe de Grégoire XI, et depuis secrétaire du Pape Urbain VI.

1.- O Déité, Déité, ineffable Déité! Bonté suprême qui par amour seulement nous avez faits à votre image et ressemblance, vous ne vous êtes pas contenté de dire, lorsque vous avez créé l’homme, le fiat qui tira les autres créatures du néant; mais vous avez dit: Faisons l’homme à notre image et ressemblance (Genèse, 1, 26 ),afin que la Trinité tout entière concourût à notre existence et imprimât sa forme dans les puissances de notre âme. Et en effet, ô Père éternel! qui conservez tout en vous, notre mémoire vous ressemble, puisqu’elle retient et conserve tout ce que l’intelligence voit et comprend de vous-même. Cette connaissance la fait participer à la sagesse de votre Fils unique. Vous nous avez aussi donné la volonté du Saint Esprit, qui surabonde de votre amour et saisit tout ce que l’intelligence connaît de votre ineffable bonté, pour remplir de vous notre mémoire et notre coeur.

2.- Oh! oui, je vous rends grâces de cet amour infini que Vous avez manifesté au monde, en nous donnant l’intelligence pour vous connaître, la mémoire pour vous retenir, la volonté pour vous aimer par dessus toutes choses, comme vous le méritez; et cette puissance, cet amour, ni le démon, ni aucune créature ne peuvent nous les ravir sans notre consentement. Que l’homme rougisse de se voir tant aimé, et de ne pas aimer son Créateur, sa vie véritable.

3.- O éternelle Bonté! vous me faites comprendre l’immensité de votre amour. Lorsque, après la désobéissance de notre Père, notre faiblesse nous eut entraînés dans la corruption du péché, l’amour vous a forcé de jeter sur nous des regards de miséricorde, et vous nous avez envoyé dans notre détresse votre Fils, le Verbe incarné, caché sous les voiles de notre chair misérable et revêtu de notre mortalité.

4.- Et vous, Jésus, notre réconciliateur, notre réformateur, notre rédempteur, Verbe et Amour du Père, vous êtes intervenu entre l’homme et son Créateur, et vous avez changé la guerre qui les séparait en une paix profonde. Vous avez puni la désobéissance d’Adam et nos iniquités sur votre corps sacré, en vous faisant obéissant jusqu’à la mort ignominieuse de la Croix. Sur la Croix, ô doux Jésus! vous avez satisfait d’un seul coup à l’offense de votre Père et à notre faute; vous les avez expiées sur vous-même.

5.- J’ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi! de quelque côté que je me tourne je rencontre votre ineffable amour. Comment excuser celui qui ne vous aime pas? Car, ô Dieu fait homme pour que je vous aime, vous m’avez aimé avant ma naissance, et vous m’avez fait capable de connaître et de sentir votre infinie puissance et votre bonté. Tout ce que je puis aimer et tout ce qui a l’être, je le trouve eu vous; le péché seul ne s’y trouve pas, et puisqu’il n’est pas en vous, il n’est pas digne d’être aimé.

6.- Si nous voulons aimer Dieu comme nous le devons, nous trouvons en vous ses infinies perfections; si nous voulons aimer l’humanité, vous l’avez en vous dans son indicible pureté. Si nous voulons aimer un maître, c’est vous, qui nous avez rachetés de votre sang, et qui, par ce prix inestimable, nous avez tirés de la servitude du péché. Oui, nous vous appartenons, car vous avez été notre père, notre frère, notre maître, notre ami, notre compagnon, avec une incompréhensible charité.

7.- O Dieu éternel! votre Fils, fidèle à votre volonté, a répandu son Sang précieux pour nous, misérables, sur l’arbre de la sainte Croix. Comment vous remercier de tant de bienfaits, moi misérable créature, et vous la Sagesse, la Puissance, la Bonté même. Vous êtes la Beauté par essence, et moi je ne suis que la bassesse, l’abjection. Vous êtes la Vie éternelle, moi la mort; vous la Lumière, moi l’obscurité; vous la Sagesse, moi la folie; vous l’Infini, moi la fragilité même. A chaque instant je puis mourir, ô Médecin! vous voyez le mal qui m’accable. J’ai perdu mon âme et ma vie en ne vous aimant pas, vous qui nous avez faits pour vous et qui nous attirez sans cesse par votre grâce; vous qui nous uniriez à vous si nous y consentions, si notre volonté ne se révoltait pas contre votre Majesté sainte (Il y a dans cette prière quelques variantes entre le texte italien et le texte latin. Nous avons souvent suivi le latin, comme offrant un sens plus clair.).

8.- Ah! Seigneur, j’ai péché, ayez pitié de moi! Que votre éternelle Bonté ne s’arrête pas à ces souillures que nous avons contractées en nous séparant de vous, et en éloignant nos âmes de leur objet véritable. J’implore votre miséricorde, qui est sans bornes, et je vous supplie de jeter un regard de clémence et de tendresse sur l’Église, votre unique Épouse. Éclairez votre Vicaire en ce monde, afin qu’il ne vous aime pas et ne s’aime pas pour lui-même, mais qu’il s’aime et qu’il vous aime pour vous. S’il vous aime et s’il s’aime pour lui, nous périrons; car il est notre perte ou notre salut, puisque nous sommes ses brebis et qu’il doit nous sauver de nos égarements. Mais s’il vous aime et s’il s’aime pour vous, nous vivrons, puisque nous recevrons du Bon Pasteur la vie de l’exemple.

9.- O Dieu suprême et ineffable! - J’ai péché et je ne suis pas digne de vous prier, mais vous pouvez m’en rendre moins indigne. Punissez, Seigneur, mes péchés, et ne regardez pas ma misère. J’ai reçu de vous un corps que je vous rends et que je vous offre. Voici ma chair et mon sang; frappez, détruisez, réduisez mes os en poussière, mais accordez ce que je vous demande pour le souverain Pontife, l’unique époux de votre unique Epouse. Qu’il connaisse toujours votre volonté, qu’il l’aime et qu’il la suive, afin que nous ne périssions pas. Donnez-lui, mon Dieu, un cœur nouveau; que votre grâce augmente toujours en lui; qu’il soit infatigable à porter l’étendard de votre sainte Croix, et qu’il dispense aux infidèles les trésors de votre miséricorde comme à nous-mêmes, qui jouissons de la Passion et du Sang de l’Agneau sans tache, votre Fils bien-aimé. - J’ai péché, Seigneur; Dieu éternel, ayez pitié de moi!

II.- Prière faite pour les ministres de l’Église pendant la même extase.

1.- Je le reconnais, ô Dieu éternel, vous êtes un océan tranquille, où vivent et se nourrissent les âmes; elles y trouvent leur repos dans l’union de l’amour, parce qu’elles suivent en tout votre volonté souveraine, qui ne veut d’autre chose que notre sanctification. Dès qu’elles se comprennent, elles se renoncent pour se revêtir de vous-même. O doux amour, le signe véritable de ceux qui demeurent en vous est de se détacher de leur volonté propre et des créatures qui trompent; c’est de faire ce que vous voulez, en suivant votre bon plaisir et non leur inclination; c’est de se réjouir moins dans les choses heureuses de ce monde que dans les contraires; car l’adversité est uni moyen entre les âmes et vous; elle les éprouve comme l’or dans la fournaise, et montre si c’est par amour qu’elles accomplissent votre volonté. Il faut aimer l’adversité comme les autres choses que vous avez créées; tout est bon et digne d’être aimé, excepté le péché, que seul vous n’avez pas fait.

2.- Hélas! malheureuse, en aimant le péché, j’ai perdu le temps qui vous appartenait; j’ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi. Punissez mes péchés, effacez mes iniquités, purifiez-moi, ô Dieu éternel et ineffable; exaucez votre pauvre servante; qui vous demande de diriger vers vous les coeurs et les volontés des ministres de notre sainte mère l’Église, votre Épouse, afin qu’ils suivent l’Agneau, votre Fils, dans le chemin de la Croix, et qu’ils imitent sa pauvreté, sa douceur, son humilité, non pas imparfaitement, -mais d’une manière surhumaine et divine.

3.- Qu’ils soient des anges sur la terre, puisqu’ils doivent consacrer et distribuer le corps et le sang de votre Fils unique, la Victime sans tache. Qu’ils ne s’en rendent pas indignes, comme des animaux sans raison; mais unissez les dans votre amour, ô vous qui donnez la paix; purifiez-les dans l’océan tranquille de votre miséricordieuse bonté, afin qu’ils ne perdent pas un temps précieux, en n’utilisant pas le présent pour l’avenir. J’ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi; entendez ma prière, et exaucez votre pauvre servante qui vous implore, ô tendre Père, pour tous ceux que vous m’avez donnés, et que je voudrais tous aimer dans la perfection de votre infinie charité, ô grand, éternel, ineffable, véritable Dieu!