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Lycéenne, Noémie découvre avec admiration les œuvres d'un photographe reconnu à l'occasion d'un voyage à Paris.
Elle correspond avec l'artiste, et lui voue bientôt un véritable culte.
Cinq ans plus tard, il lui propose de poser.
Elle est aux anges.
Et va avoir à cœur de donner toute satisfaction à l'artiste...
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Analia Noir
Prise par le Photographe
Lycéenne, Noémie découvre avec admiration les œuvres d'un photographe reconnu à l'occasion d'un voyage à Paris. Elle correspond avec l'artiste, et lui voue bientôt un véritable culte. Cinq ans plus tard, il lui propose de poser. Elle est aux anges. Et va avoir à cœur de donner toute satisfaction à l'artiste.
« Noémie ? C'est un joli prénom... »
Cinq ans plus tard, j'en rougirais encore.
J'avais 18 ans, et contrairement à ce que disait Arthur Rimbaud, j'étais très sérieuse… Lycéenne en classe de terminale, je préparais mon bac littéraire.
Au début du printemps, avant que ne débute le marathon qui devait nous préparer à l'examen, trois de nos enseignants ont proposé une sortie.
Un événement, une belle opportunité pour des adolescents un peu en déshérence, dans cette petite sous-préfecture de province où les animations étaient rares.
Nos profs de français, d'histoire et de philo avaient eu l'idée d'organiser un voyage d'une journée à Paris, avec au programme une visite du musée du Louvre et un passage par la biennale de la photographie au Grand Palais.
Le jour venu, on est parti en bus à l'aube et après trois heures de route, nous étions dans la capitale…
Bien qu'ayant un caractère un peu solitaire, timide, bien que complexée comme le sont tant d'adolescents (filles ou garçons) même si dans ma famille ou parmi mes quelques amis on me rabâchait que ce n'était pas justifié (je me trouvais petite, je jugeais ma poitrine trop généreuse, et seuls mes cheveux blonds bouclés et mes yeux bleus me semblaient à peu près acceptables…), j'avais pour une fois participé à la joyeuse ambiance qui avait régné dans le car.
On a commencé par le Louvre.
Je passe sur les réflexions parfois salaces des garçons devant quelques tableaux ou statues où l'on distinguait ici un sein, là des courbes généreuses. Ou sur les petits fous rires de certaines filles devant le sexe masculin de certaines sculptures antiques.
On est sortir vers 13 heures, et on a pique-niqué dans un parc.
J'ai repoussé les énièmes avances de deux ou trois garçons qui me draguaient lourdement depuis des mois. Ce n'est pas que je les trouvais moches ou idiots, mais je me sentais peu attirée par les jeunes gens de mon âge.
Si parfois je fantasmais, c'était plutôt par rapport à des hommes de plus de vingt ans, des sportifs, des acteurs.
A 18 ans, j'étais encore si sérieuse que j'étais encore vierge. Le maximum que j'avais connu, c'était un flirt poussé avec le frère aîné d'une de mes camarades de classe, quelques mois plus tôt, à la fin d'une soirée anniversaire. Il avait 19 ans, un grand gaillard musclé, je savais qu'il était en formation pour devenir sapeur pompier.
On a dansé, nos regards se sont croisés, puis il m'a attirée à l'écart. On s'est embrassé. Il m'a doucement caressé les seins, et il pris ensuite ma main pour la diriger vers son entre-jambes. J'étais excitée, mais quelque peu effrayée dans le même temps. J'ai accepté. J'ai senti à travers son jean la masse chaude formée par son sexe que je devinais enserré, déjà en érection.
Il a déboutonné sa braguette, et d'un doigt, a baissé l'élastique de son slip, et réussi à faire passer sa verge. Il a repris ma main pour que la caresse.
C'était une impression étrange. J'avais à ma merci une sorte de petit fauve gonflé et bouillant.
Ma main dans la sienne, il m'a appris à le masturber.
J'ai accepté pendant deux minutes…
Et puis soudain, presque brutalement, il m'a demandé si je voulais bien « le sucer ».
Ces mots m'ont stupéfiée. C'était trop tôt, trop vite.
J'ai fui.
Ce n'est que l'année suivante, dans la promiscuité d'une résidence universitaire, quand j'étais en première année de faculté, que j'ai connu vraiment mon premier amant. Il était étudiant en licence d'histoire, il n'était pas d'un physique extraordinaire, mais c'était un garçon prévenant, drôle, tendre.
A défaut de connaître l'extase, j'ai eu l'impression de me libérer d'un poids…
Après la pause déjeuner – sous le soleil ! -, nous nous sommes dirigés vers le Grand Palais.
La biennale de la photo réunissait une cinquantaine d'artistes d'horizons différents : des anciens reporters de guerre, des spécialistes de la photo animalière, des adeptes des nouvelles technologies qui combinaient photo et trucages numériques, des portraitistes à l'ancienne style Doisneau ou Cartier-Bresson, des photographes de mode…
Nos professeurs nous ont laissé vagabonder d'un stand à l'autre.
C'est alors que par hasard - ou bien était-ce inscrit dans les astres ? -, je l'ai rencontré.
Je ne l'ai pas vu tout de suite. Ce sont ses photos qui m'ont d'abord interpellée. Une vingtaine de grand formats noir et blanc dont je n'ai pas tout de suite compris ou distingué ce qu'ils représentaient.
Je me suis approchée et j'ai été saisie : il s'agissait de gros plans, surdimensionnés, représentant d'infimes partie du corps. Quelques centimètres carrés multipliés par dix ou vingt.
Les légendes ajoutaient au mystère : « Le bras gauche de Natacha (instantané parcellaire) », « Les cheveux de Julie (vue partielle) », « La fesse gauche de Lydie (partie supérieure) ».
De loin, les photos ressemblaient à des paysages.
De près, elles reflétaient à merveille les grains de peau, les reliefs, les courbes, les nuances de ces très réduites vues de ces corps féminins.
L'effet était splendide.
J'ai regardé longuement chaque photo.
J'étais fascinée.
Je ne faisais plus attention à la foule, aux bavardages.
J'avais oublié que j'appartenais à un groupe.
« Ça vous plaît ? »
J'ai sursauté. Absorbée par l'observation des photos, toute à monde admiration, je n'avais pas entendu que quelqu'un s'était rapproché de moi.
Je me suis retournée.
« IL » était là, tout près.
« Pardon, je crains de vous avoir fait peur. Je suis Marco Mazzeo. L'auteur de ces photos... »
Ai-je rougi, ou bien blanchi ? A moins, et même sûrement, que ce furent les deux successivement…
J'étais subjuguée. L'homme qui se présentait m'a semblé aussitôt quelqu'un d'hors-normes. Un physique magnifique : grand, cheveux noirs légèrement ondulés mais coiffés avec raffinement, la peau mate, les yeux verts, un sourire généreux. Costume noir, chemise blanche. Et un charisme qui a immédiatement fait son effet.
« C'est très… C'est vraiment… Enfin… J’aime beaucoup. Beaucoup. »
C'est tout ce que j'ai pu bégayer.
Il m'a remercié. Il m'a demandé si j'avais quelque connaissance en matière de photo. J'ai répondu gênée que non, c'était la première expo que je visitais, et jusqu'alors, cet art ne m'avait jamais touchée. Mais cette fois, c'était différent.
Il a fait mine d'être touché par le compliment.
« Vous habitez Paris ? J'expose aussi dans une galerie, « Clic Clac », près de l'Hôtel de Ville ».
J'ai confessé être lycéenne et provinciale, n'être que de passage à l'occasion d'un voyage scolaire.
« Alors je suis heureux de vous offrir ceci... »
Il s'est approché d'une table en forme de tréteau et a saisi un catalogue de l'exposition du Grand palais dans lequel étaient aussi insérées quelques fiches concernant les œuvres présentées à la galerie .
« Je peux vous l'offrir, ça me fait plaisir. Puisque je compte une admiratrice ! »
Il a sorti un stylo à plume de la poche intérieure de sa veste. « Je vous le dédicace ? »
J'ai évidemment accepté.
Il m'a demandé mon prénom.
« Noémie ? C'est un joli prénom... »
J'entends encore les mots, un à un, prononcés d'une voix grave mais sensuelle.
Il s'est penché pour écrire quelques lignes. Il m'a tendu le volume.
« Je ne sais comment vous remercier. Je suis confuse... »
« Le plaisir est pour moi. Dommage que vous ne soyez que de passage ! Vous auriez pu passer à Clic Clac, et puis vous savez, je vous drôlement photogénique...»
C'est alors que ma professeur de philo est arrivée. « Pardon monsieur. Noémie, je suis désolée, mais c'est l'heure... »
J'ai adressé un sourire à l'artiste et j'ai suivi mon enseignante, le catalogue enfoui dans mon sac à dos.
* * * * * * * *
J'ai gardé ce secret pour moi : un artiste, un photographe, m'avait [...]
