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L'agriculture écologique, dite durable, est un système cultural basé sur l'assolement, « la rotation des cultures » qui apporte aux sols les soins dont les bienfaits sont vite là et dont les générations futures bénéficieront : sols enrichis, rendements accrus mais surtout la qualité de plantes saines, aux goûts retrouvés. Moins d'engrais, écosystèmes et nappes phréatiques préservés. Seuls interviennent les micro-organismes et vers de terre, ces « laboureurs de la terre » ; les vers de terre actifs qui favorisent autant la circulation de l'air et de l'eau que la vie bactérienne, développant la fertilité du sol. Ils allègent le travail des agriculteurs qui savent profiter de la précieuse activité de nos petits aides ...
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Seitenzahl: 181
Veröffentlichungsjahr: 2016
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Couverture : « diversité des plantes »
Auteur : Rkitko. - GFDL - Wikipedia
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Pour les publications destinées à la jeunesse : application de la Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949.
Je dédie ce livre
A mes enfants et à Charlotte,
A mes neveux et petits-neveux,
A mes filleuls,
A mes amis.
« des Dieux et des Hommes »,
« Encyclopédie des Plantes » : Pour notre Terre, choisir l'Agriculture durable... écologique
« Petite histoire des Peuples en plusieurs volumes »
« PhénixMai »
*
« Tout jardin est, d’abord l’apprentissage du temps, du temps qu’il fait, la pluie, le vent, le soleil, et le temps qui passe, le cycle des saisons. » Erik Orsenna
« Un jardin, même tout petit, c’est la porte du paradis. » Marie Angel
« Le bonheur n’est pas une plante sauvage, qui vient spontanément comme les mauvaises herbes des jardins : c’est un fruit délicieux, qu’on ne rend tel qu’à force de culture ». Nicolas Restif de la Bretonne
Nature et Environnement
REUSSIR L'AGRICULTURE ECOLOGIQUE,
durable, économique,
POUR UN ENVIRONNEMENT DURABLE
L'agriculture durable offre davantage de productivité : une production et une rentabilité à la fois stables et élevées et une réduction des émissions des gaz à effet de serre.
*
L'agriculture durable est une méthode de culture :
« L'agriculture durable est un mode cultural pouvant s'allier avec toutes les semences. Néanmoins, si au démarrage, et notamment pour les grandes surfaces, il peut être nécessaire de recouvrir le sol d'engrais : on choisira des engrais à base de minéraux, végétaux ou animaux uniquement ... »
CHAPITRE I
LA PRODUCTION – LA PRODUCTIVITE,
. la Terre, la Forêt/Bois, la Mer : les cultures
. Produire plus, grâce à l'Agriculture durable
. Savoir parvenir au Jardinage Ecologique
. La Préparation du Terrain
. A/ les Outils
. B/ le Compostage
. C/ la Transformation à partir d'
a) un champ ou une prairie
b) un terrain ayant absorbé des produits chimiques
. D/ le Taux d'Humus
. E/ une Protection des Cultures parfois nécessaire
.
la ROTATION DES CULTURES
– a) idées de Rotation
. pour les grandes surfaces
. pour les potagers
– b) plan du Potager
. pourquoi l'AZOTE ?
. les Chaînes alimentaires
. quelques Nouvelles d'ailleurs...
. les CULTURES ASSOCIEES
. les CULTURES INTEGREES
. les GRANDES CULTURES
a) plantes et maladies transmises (Vulpin des champs)
b) Obligations des Producteurs
c) la Vigilance
.
l'AGROFORESTERIE
a) les Arbres et les Cultures
b) exemple : le programme de Réhabilitation écologique des sols par M. Gashaw Tahir : reboisement dans un univers dénudé d'Ethiopie...
. garantir la Qualité et Quantité de l'EAU
. les espèces NOSTOCS
. la Méthode ZA
Ï
. l'EAU dans l'AGRICULTURE DURABLE
a) les Appareils de production et Amélioration des systèmes de production
b) la Désalinisation & Purification de l'eau (exemple : le Barefoot Collège en Inde)
.
la LIMITATION DES POLLUTIONS
(sol, air, gaz, eau...)
a) la pollution du Sol
b) la pollution de l'Air
c) les Gaz invisibles
d) la pollution de l'Eau
.
l'EAU : le DEFI D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN
a) l'Arrosage
b) l'Irrigation
c) recueillez l'Eau du Ciel
d) e Cycle de l'eau
. les NAPPES PHREATIQUES
* *
Les besoins des générations futures sont l'un des fondements du concept de développement durable, dont la définition est la suivante : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
*
« L'agriculture biologique ou écologique garantit une qualité attachée à un mode de production respectueux de l'environnement et du bien-être animal ».
Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.
CHAPITRE II
ENVIRONNEMENT – ECOSYSTEMES...
0.1
l'EXPLOITATION AGRICOLE
0.2
l'AGRICULTURE DURABLE
0.2.1 - Présentation de l'Agriculture durable.
0.2.2 – l'Environnement durable : l'ECOSYSTEME
0.2.2.1 - Objectifs poursuivis.
A/ l'agriculture durable recherche la préservation de l'environnement :
1 . le sol, la nutrition des plantes,
2 . la fixation de l'azote (les bienfaits de la rotation des cultures)
3 . la reconstitution des sols,
4 . les ennemis naturels, les ravageurs, pour lutter contre : des produits naturels
B/ l'agriculture durable a pour but de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre :
. tableau : Résumé du rapport de l'INRA, . Actions et sous-actions :
1 - diminution des apports de fertilisants
2 - stocker du carbone...
3 - modifier les rations des animaux
4 valoriser les effluents pour produire de l'énergie
. les briques cuites au méthane.
C/ l'agriculture durable souhaite la prévention...
1 . en modifiant les modes de production et les modes de consommation,
2 . en utilisant des sous-produits divers pour l'humus ou pour transformations.
D/ l'agriculture durable lutte contre l'érosion des sols.
. réduction des intrants.
E/ l'agriculture durable aide les personnes et les êtres vivants.
0.2.2.2 - Quelques principes d'AGRICULTURE DURABLE & ENVIRONNEMENT DURABLE
A/ les contraintes relatives au respect du sol - la conservation du sol :
1– l'usage dispersif des métaux,
2– les pesticides et métaux lourds :
3 - la responsabilité …
4 – les boues.
B/ la conservation des ressources en eau.
C/ la conservation de la biodiversité.
D/ l'aménagement durable : les pâturages naturels.
E/ Eviter la désertification ; la lutte contre la désertification
. un regard sur la désertification ; l'application des Principes de gestion durable des terres : une solution.
Compte-rendu des Nations Unies sur la désertification
. projets – ouvrages
0.2.3 - Aménagement intégré du Territoire
A/ la limitation des risques environnementaux et Sécurité.
. les stratégies de l'Etat,
. CO
2
réchauffement climatique et risques divers,
. le respect de l'environnement
B/ la limitation des nuisances (olfactives, sonores)
C/ la limitation des pollutions (de l'eau, de l'air, du sol)
(et voir détails à partir de la page 65 à p.81) &
. l'eau, le défi d'aujourd'hui et de demain dans l'Agriculture Durable
. l'économie d'eau...
. l'arrosage, l'irrigation
. l'eau du ciel
. le Cycle de l'eau
D/ la réduction de la production de déchets ou transformation.
. la gestion des produits chimiques,
. la gestion des déchets dangereux,
E/ la surveillance énergétique.
F/ le réseau de communication
0.2.4 - la Production
A/ la terre, la forêt/le bois, la mer : les cultures
(et ...voir détails, de la page 11 à la page 81 : CHAPITRE I)
. les Systèmes Culturaux
:
1 - la monoculture
2 – la polyculture
3 – les cultures hors-sol
4 – les grandes cultures
5 – les cultures associées
6 – les cultures intégrées
7 – la rotation des cultures
8 - l'agriculture biologique,
9 - l'agriculture vivrière,
10 - la permaculture
11 - la méthode Zaï
12 - l'agroforesterie
13 – l'élevage
14 – les filières intégrées
B/ l'appareil de production, l'amélioration des systèmes
C/ les forces de travail et les biens de production.
D/ la traçabilité des produits.
0.2.5 - les Conditions socio-économiques
A/ l'habitat.
B/ l'assainissement.
C/ l'éducation.
D/ l'hygiène.
E/ la santé.
F/ les services.
G/ les loisirs.
H/ le tourisme durable.
I/ le système de Développement durable
0.2.6 - les Catalyseurs internes.
A/ la politique agricole.
. aides politiques agricoles, animales, environnementales,
« Ailleurs dans le Monde... »
B/ les contrats d'agriculture durable.
C/ le réseau associatif rural
D/ la sécurité alimentaire.
0.2.7 - les Catalyseurs externes.
Les Organisations internationales :
. les Nations Unies (O.N.U.)
. O.M.S.
. la F.A.O
. l'U.N.I.C.E.F
. l'U.N.E.S.C.O.
. la Croix Rouge, le Croissant Rouge . la réserve d'eau, l'Impluvium . le riz, clé du développement...
Bibliographie
Table des Matières
« Tous droits réservés »
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*
La Terre, la Forêt/Bois, la Mer : les Cultures. - le système cultural est l'ensemble des modalités techniques pour exploiter une parcelle « de même manière », dans le but de produire plus de végétaux.
L'agriculture comparée étudie le développement agricole et les différents systèmes agraires à travers le monde et l'histoire...
« Sous le chapeau d'un paysan, est le conseil d'un prince »
Aulu-Gelle (Erudit latin du 2ème siècle)
dont le but est de créer des valeurs sures ;
- en rapport avec « Produire Plus ! » ; C.P. d'Edissio du 27/11/2015 -
« Alors que la Terre devrait accueillir 9 milliards d’hommes en 2050 - les experts estiment qu’il faudra au moins doubler la production agricole mondiale d’ici là, pour subvenir aux besoins de l’humanité.
« Or les solutions qui ont permis d’augmenter la productivité des exploitations depuis le milieu du XXe siècle montrent leurs limites.
« En effet, ce système, qui nécessite beaucoup d’eau, est extrêmement polluant et dégrade l’environnement. De plus, les phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents, la désertification des sols, l’élévation du niveau de la mer et l’urbanisation croissante limitent les surfaces cultivables disponibles.
….aussi nous plaidons pour une transition vers une agriculture durable, économiquement viable, et n’entraînant aucune nuisance pour la nature et la santé de l’homme.
L’agriculture durable doit concilier dimensions économiques, sociales et environnementales. -
« Lors de la Conférence de Rio de Janeiro, en 1992, les chefs d’états ont, pour la première fois, adopté une déclaration commune qui fixe des recommandations visant à mieux gérer la planète. Au cœur des enjeux, l’agriculture doit à la fois nourrir les hommes et préserver les écosystèmes. « Comment y parvenir ?
« En s’engageant pour la durabilité, un agriculteur veille à ne pas épuiser les ressources naturelles locales en préservant la biodiversité, la qualité de l’eau et des sols. Les générations futures trouveront ainsi une terre indemne de toute détérioration et apte à les nourrir.
« Le bénéfice pour la planète est évident mais l’agriculture durable doit également devenir économiquement viable. Cela passe par une transformation des systèmes de production, en convainquant les cultivateurs de leurs bienfaits et en dynamisant les échanges locaux.
Régénérer la vie des sols est un préalable fondamental.- « La préparation du terrain doit permettre de protéger la vie du sol et sa biodiversité. Dans ce système, un jardinier ne retourne que la couche superficielle du terrain. La terre est alors aérée sans être travaillée en profondeur, afin de ne pas détruire la vie végétative très importante pour le développement des plantes.
« La qualité de la terre est un enjeu essentiel. Un compostage régulier des surfaces cultivées permet de l'enrichir. L'humus, très dégradé par l’apport d’engrais et de pesticides, doit faire l’objet d’une attention particulière. En effet, il favorise la nutrition des plantes et constitue une réserve alimentaire.
… «... il est conseillé d’ailleurs, lors du démarrage d’un jardin potager, de faire analyser le taux d’humus dans le sol pour connaître la qualité du terrain. ... La présence de vers de terre contribue également à entretenir les propriétés physiques des sols.
Adopter des pratiques durables. - « Certaines pratiques de culture favorisent la qualité et le rendement d’une récolte tout en préservant l’environnement. C’est le cas de l’association de végétaux sur la même parcelle pour leurs bénéfices mutuels. De même, des éléments auxiliaires sont souvent utiles contre les ennemis des cultures : pose de nichoirs, haies, zones-tampon autour des cultures, etc.
« Ainsi, l’agroforesterie, en mélangeant arbres et herbacés, permet d’augmenter la production des terres. L’arbre devient ainsi protecteur des cultures, enfonçant ses racines profondément dans le sol, permettant aux pluies de mieux s’infiltrer pour recharger la nappe phréatique.
« La pratique d’une rotation des cultures dans le temps, en agriculture comme en jardinage, améliore la fertilité des sols pour en augmenter les rendements. Tout en régénérant le sol, semer la première année des légumineuses, qui ont la capacité de fixer l’azote atmosphérique, garantit de belles récoltes à venir.
Exemple de rotation pour une sole (du jardin, par exemple...)
1ère année : légumineuses (haricot, pois, fève ou lentille..)
2ème année : légumes-feuilles (mâche, choux, salade, épinard…)
3ème année : légumes-fruits (tomate… melon, courge, potiron, citrouille et concombre…)
4ème année : légumes-racines (carotte, panais, radis, betterave, navet) qui s’associent à merveille avec les légumes dits « bulbes» comme : oignon, échalote, ail….).
Focus sur l’exploitation de Christian COUVRETTE, adepte de l’agriculture durable au Québec. -
« Ce témoignage constitue une preuve de l’efficacité des modes de production durables. L’agriculteur pratique de longues rotations de cultures qui incluent quatre ans de luzerne, une ou deux années de maïs, un an de soja et un an de petites céréales. La qualité du sol est améliorée par l’apport de fumier issu de son troupeau laitier.
« Quand l’équipe du semencier est arrivée sur place pour la pesée officielle, on a dû s’y reprendre à trois reprises à tel point que le résultat était improbable : 17 Tm/ha (soit 6,9 tonnes à l’acre) ». Ces résultats sont d’autant plus impressionnants qu’au Québec, les producteurs de maïs-grain estiment avoir un très bon rendement lorsqu’ils atteignent ou dépassent 10 Tm/ha (4 tonnes à l’acre). « Il n’y a eu aucun désherbage » précise-t-il fièrement. »
*
page précédente : « émissions de gaz à effet de serre » ; est distribué sous licence CC BY-SA 3.0
Auteur : Robert A.Rohde. Wikipedia
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Durée de séjour des principaux gaz à effet de serre/Temps
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PARVENIR AU « JARDINAGE ECOLOGIQUE » :
c'est reconnaître qu'il y a d'abord un terrain à préparer soigneusement, à partir, soit d'un terrain ayant été traité précédemment à l'aide d'engrais chimiques, soit d'un terrain ayant bénéficié d'une agriculture naturelle, soit un taillis, une friche.. Pour chacun d'eux, la préparation sera différente afin d'obtenir un sol totalement propre, prêt à être ensemencé...
Avant toute chose, le sol sera ameubli : en effet, les végétaux auront besoin d'un sol riche en micro-organismes actifs destinés à les nourrir et les aider à mieux vivre, un sol riche en humus... Laisser le sol couvert car comment se développent ces microorganismes ?
ils aimeront, tout d'abord, le mulch, les restes de récoltes et au besoin, l'adjonction d'engrais ou fertilisants (qui seront naturels) puis par la suite, ils se développeront normalement grâce à la rotation ou modification de l'ordre des plantes...
« Le jardinier aura une hygiène indispensable de ses mains et ses outils car ils transportent toutes les maladies des végétaux pouvant être transmises d'un végétal à un autre ! Il devra alors utiliser l'eau de Javel ou la flamme. »
*
pour protéger la vie des sols et la biodiversité,
A/ avant toute chose, LES OUTILS
La particularité du jardinage écologique est qu'on ne retourne que la couche superficielle du terrain, ce qui simplifie le bêchage. Cette technique a pour effet d'aérer la terre sans travailler en profondeur, afin de ne pas détruire la vie végétative très importante pour le développement des plantes.
« à éviter le motoculteur qui ne respecterait pas les couches vivantes du sol et vos précieux alliés pour ce type de culture, les vers de terre … sauf peut-être dans de rares cas...
cependant, le poids de l'engin et les passages répétés risquent de créer une « semelle de labour » compacte sous la terre. Ce serait une barrière pour les racines de plantes...».
(visitez le très intéressant blog de Nicolas, Toulouse, le « PotagerDurable.com »)
LA SOLUTION IDEALE
serait le « non travail du sol » appelé aussi « technique sans labour », pour ce faire :
– il faudrait appliquer sur toute la surface, la technique suivante :
- garder le sol couvert par des végétaux toute l'année avec des cultures et paillis... permettant de conserver un sol humide,
– ajouter du compost maison,
– faire du compostage de surface (ce qui est très intéressant pour la terre), déposer les végétaux (coupés fins) directement sur le sol - ils se décomposeront et amélioreront la terre,
– cela se fera toute l'année pour garder un sol vivant : ainsi, après une culture, les tiges des plantes, non consommables, pourront être coupées fines sur place :
– en automne, le mélange de feuilles et de résidus de végétaux recouvriront le sol.
les outils pourront être réduits...
. la houe, plus ou moins large ou fourchue, puis vous vous aiderez
. d'une « griffe » : (vous vous en servirez pour effacer les traces de pas, afin de ne pas laisser une terre tassée)...
. la fourche-bêche, munie d'un manche en bois :
– la bêche est formée d'un fer plat, tranchant et
– la fourche de dents en fer, intéressante car elle ne blesse pas les vers de terre.
. la grelinette (aérateur de jardin) (l'inventeur, M. Grelin, Arbin 73) :
– ressemble à la fourche mais possède six dents et deux manches : agréable car elle permet de travailler en une seule fois, une surface plus grande. Elle est particulièrement intéressante pour la micro-agriculture bio-intensive.
. la brouette, en métal ou en bois (ou à moteur même), sera l'aide indispensable au jardinier, nécessaire pour les transports à travers le potager...
. le plantoir, utile pour creuser les trous de petites semences.
. le cordeau, nécessaire pour les plantations en ligne droite.
*
B/ le COMPOSTAGE de surface a des avantages :
Il permet de conserver une bonne terre riche en humus : la structure du sol va s'améliorer et devenant grumeleuse, elle sera plus facile à cultiver ;
– le sol se trouve ensemencé en microorganismes : un équilibre naturel va se créer ;
– vous aurez moins de travail : fini les corvées de nettoyage des restes de cultures et fini l'évacuation des mauvaises herbes après la récolte...
*
C/ la TRANSFORMATION à partir d'un CHAMP ou d'une PRAIRIE :
a) - UN CHAMP ou UNE PRAIRIE : il s'agit d'une surface qui pourrait comporter des arbustes, aux branchages plus ou moins gros : s'ils sont importants,
– vous les brûlerez (conservant les cendres pour les répandre sur les cultures ultérieurement ou les ajouter au tas de compost) ;
– … mais cela pourrait être également une surface de terrain avec toutes sortes d'herbes, de plantes (que vous ne brûlerez en aucun cas !) :
– à l'aide de votre râteau, vous « démêlerez » les plantes après les avoir coupées au sommet,
– puis, à l'aide de la houe ou de la bêche, vous soulèverez les « plaques » de racines ou les touffes d'herbes recouvrant le sol (en évitant de marcher dessus afin qu'elles ne se développent à nouveau dans le sol).
*
Si le chiendent recouvre votre terrain
Pourquoi les anciens ont appelé cette plante, chiendent ?
Peut-être a-t-elle été ainsi nommée à cause de l'habitude qu'ont les chiens de s'en purger ?
ou peut-être, est-ce dû au fait que certaines griffes qui croissent sur sa racine, ressemblent à des dents de chien ?
Le chiendent est une espèce de graminée très commune, « le triticum repens », qui cause de grands ravages dans les cultures par la facilité avec laquelle elle se propage et par la difficulté à la détruire.
Les différentes espèces se ressemblent par les dommages qu'elles causent : leur végétation rapide fait qu'un seul pied a vite envahi un espace considérable. Leurs racines peuvent parfois atteindre 3 m de profondeur ; comme il s'agit de plantes vivaces, le moindre tronçon de rhizome suffit pour les propager. Les labours multiples subis par la terre peuvent même favoriser leur invasion... si l'on n'a pas pris soin d'enlever les débris.
Si vous souhaitez faire de votre terrain, un potager, vous devez nécessairement les éliminer !
Le chiendent est la mauvaise herbe par excellence mais peut avoir son utilité si elle pousse dans un terrain qui restera inutilisable pour la culture.
VOICI UNE MANIERE D'ELIMINER LES PLANTES A RACINE PIVOTANTE
– après avoir ouvert le centre de vos plantes : vous déverserez à l'intérieur, un désherbant sélectif, biologique
– et après quelques jours, vous arracherez l'herbe qui sera alors totalement morte...
b) un TERRAIN ayant absorbé des produits chimiques :
– C'est un terrain fatigué, affaibli, qui devra petità-petit renaître à l'aide d'adjonction d'engrais organiques que vous ajouterez par petites quantités répétées.
– Il pourra s'agir, dans ce cas, d'une conversion longue, pouvant aller jusqu'à trois ans : cependant, après quelques années, au lieu du labourage d'automne, quelques « coups de griffe » au printemps (avant les semis) suffiront.
*
D/ le taux d'HUMUS
Il sera bon, lors du démarrage d'un jardin potager, après qu'il ait été complètement préparé, de faire analyser le taux d'humus dans le sol … pour connaître la qualité du terrain.
L'humus d'un sol provient de sa décomposition ; la fermentation des matières donnent naissance à des produits minéraux (gaz carbonique, eau, ammoniaque, nitrate...) ainsi qu'à des résidus organiques hydrocarbonés.
Afin d'obtenir le taux d'humus :
1° - vous pourrez envoyer un échantillon de votre terre à un laboratoire agronomique (il y en a un, par département) qui vous fournira les renseignements précis quant aux résidus de produits toxiques s'il y en a, et surtout le PH : Potentiel Hydrogène des terres (soit acides, soit basiques..),
