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Dans cette encyclopédie, les plantes sont au coeur de la vie de tous les jours, alimentation, santé, décoration... Les végétaux, organismes vivants, existent partout ou presque, sur la terre, en relation avec la biodiversité. Seulement, issus souvent de sols en mauvais état, fatigués du fait d'apport d'engrais chimiques répétés, il est important de mettre l'accent sur la régénération des terres en utilisant des engrais ou pesticides issus de plantes... De cette manière, l'humus reprendra force et apparaitront des plantes saines, vigoureuses, en plus grand nombre, afin de permettre une suffisance alimentaire aux populations de la planète.
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Seitenzahl: 340
Veröffentlichungsjahr: 2017
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Photo, 1ère de couverture :
« la Rivière Hyères, au Pont de Cognin, Savoie – France »; est distribué sous licence CC BY-SA 3.0. Auteur : Florian Pépellin Wikipedia
Une agriculture nouvelle...
«Pour notre terre, choisir l’agriculture durable… écologique...
pour un environnement durable, pour nos enfants ! »
Je dédie ce livre
A mes enfants et
à ma petite fille, Charlotte,
A mes neveux et petits-neveux,
A mes filleuls,
A mes amis.
Page précédente :
Photo 1 - « chef-lieu de Vimines, devant les Belledonnes, en Savoie (région Auvergne-Rhône-Alpes) » ; est distribué sous licence CC BY-SA 3.0 Auteur Florian Pépellin. Photo 2 - « la rivière d'Hyères traverse Cognin, Savoie - France » ; est distribué sous licence CC BY-SA 3.0 Auteur Florian Pépellin. Wikipédia
*
Du même auteur,
« Produire Plus ! »
« Petite Histoire des Peuples en 7 volumes »
« PhénixMai»
« Des Dieux et des Hommes »
*
- La plante …
– CO
2
… le réchauffement climatique, les écosystèmes, « les abeilles et les plantes ».
Première partie
Le jardinage écologique, les plantes et les fleurs
– Chapitre 1 - Parvenir à ce jardinage écologique
– Chapitre 2 -
La préparation du terrain
La transformation du terrain,
à partir d'une friche
à partir d'une prairie, d'un champ
à partir d'un terrain ayant absorbé des produits chimiques
Le taux d'humus
La rotation des cultures, l'assolement
La rotation
pour les grandes surfaces
pour le jardin potager, l'assolement aussi
Exemple de rotations de cultures
Pourquoi l'azote doit primer
Et d'où provient l'azote
Le choix de l'agriculture durable
Les contraintes relatives au respect des sols, la conservation des sols
La biodiversité, le respect de l'environnement
– Chapitre 3 – Le jardin potager
Sa conception, son emplacement
L’importance du « Coin-compost »
Les serres ou coffres, châssis
– Chapitre 4 - Le travail agricole
Labours ou non-labours
La fertilisation
Le compostage de surface
L'arrosage
L'irrigation
Conservation de l'eau du ciel
Le cycle de l'eau
– Chapitre 5 – La fabrication des fertilisants naturels
Les matières de base pour la fabrication des fertilisants d'origine animale
& les conditions d'entretien
Les matières organiques d'origine végétale et minérale pour fabriquer des fertilisants
Pour fabriquer des fertilisants, les engrais verts et les minéraux
La protection de la terre …
Le mulching
Le paillage
Le Bois Raméal (BRF)
La protection de l'environnement, les cultures associées
Pour faire revivre une région
Les bienfaits de l'agroforesterie
Garantir la qualité et la quantité de l'eau grâce au système agroforestier
Améliorer les niveau de la biodiversité et reconstituer une trame écologique : la parcelle agroforestière
Comparer les différents systèmes de culture
– Chapitre 6 – La vie dans le jardin
Les petits rongeurs
Les gastéropodes – limaces, escargots et insectes
Le petit jardin
– Chapitre 7 – La fabrication d'insecticides
La protection contre les parasites
Divers procédés de fabrication d'insect
Les plantes insecticides
Les plantes dépolluantes
– Chapitre 8 -
Les insectes et animaux utiles au jardin
Les oiseaux dans votre jardin
Comment attirer les papillons
et quelques plantes à papillons
– Chapitre 9 – Les plantes et les arbres
Afin que les plantations vivent mieux
Enfin, pour booster vos cultures !
Penser aux vitamines pour vos plantes
Les plantes des tourbières dans votre potager
Le Ginko biloba
Les arbres
les conifères
les arbres fruitiers
L'entretien des arbres
Les techniques de reproduction des arbres, arbustes et plantes : marcottage, bouturage,etc
– Chapitre 10 – Les sols (nourrissant les plantes)
La croûte terrestre ; l'atmosphère
Le sol, une matière vivante – ainsi que l'eau
Support de la vie terrestre
Labours ou
non-labours
Nombreux avantages du système de rotation des cultures
L'humus
(protection des sols avant l'apparition des maladies) :
– matières organiques en décomposition composés de
fragments de végétaux,
exsudats racines, végétaux et animaux,
excréments, d'organismes animaux etc
cadavres d'animaux, champ. et bactéries
La disparition de l'humus : phénomène des glacis des sols labourés
Fabriquer de l'humus à base de charbon de bois
Les algues vertes
Les cyanobactéries appel. « algues bleues »
L'eutrophisation
L'aménager durablement les pâturages naturels
La désertification des sols
– Chapitre 11 – Les maladies des plantes et des arbres, « avant-tout, prendre soin des sols …. »
;
Les sols, la terre et l'eau : matières vivantes
Le parasitisme chez les végétaux, les anim
Maladies: effets toxiques & quelques traitem
l'oïdium (champignons et traitem.)
le feu bactérien (méthode de lutte)
la pomme Evereste
l'ergot du seigle … (maladie des grandes cultures)
la bouillie bordelaise (trait. Préventif)
pour la remplacer
les Maladies causées par des insectes, chez l'homme et chez l'animal :
l'insecte « Anophèle »
le « Plasmodium »
le Paludisme ou la Malaria (des maladies infectieuses)
la plante Artemisia annua
– Chapitre 12 – Les végétaux et leurs utilisations
les pommes
les pommes de terre
les fraises et les framboises
les noix
les carottes
l'aspérule
le céleri
le concombre
l'olive dans la cuisine
le fromage de chèvre aux fines herbes
la salade indienne
la rose
quelques recettes à base de plantes
le matefaim à la sauge
le lait de poule
*
Deuxième partie
Les teintures à l'ancienne, à partir de plantes
Le choix des plantes tinctoriales
La cueillette
Les principes d'obtention des couleurs
La préparation du mordant
La réalisation de la teinture
La fixation de la couleur
Tableau de correspondance des couleurs
*
Troisième partie
Le langage des fleurs
Les fleurs, leur signification emblématique et leur langage
*
Quatrième partie
La santé par les plantes
Ces autres médecines appelées « médecines douces » à base de plantes
L'homéopathie
Les Fleurs de Bach
méthode de l'introspection,
méthode de l'intuition
Pourquoi oublie-t-on le charbon végétal ?
L'aromathérapie
*
Cinquième partie
Connaissance des plantes …
*
Sixième partie
Les jardins d'ailleurs
le Jardin chinois
les Jardins de l'Orient
les Jardins suspendus de Babylone
les Jardins de Cuzco
les Palmeraies et habitats
au cœur du Yémen
dans l'Atlas
Gardaïa, ville du M'zab et ses palmeraies
la Méthode ZAÏ
Agriculture Dogon et village
l'organisation spatiale des Dogons
l'Arche de la création
une société de Masques, l'AWA
Elevage du ver à soie, en Chine
au Canada, selon la méthode de « rotation des cultures »
en Ethiopie : « lutte contre la dégradation du sol »
en Jordanie : la permaculture
au Rajastan : l'énergie solaire
en Egypte, la forêt de Sérapium, dans un désert aride
au Sénégal, au Sahel « la Grande Muraille verte »
*
Septième partie
Proverbes et Maximes
& Mahatmas S.Gandhi
*
Bibliographie
Remerciements
* *
(du latin : Planta)
La plante est un végétal terrestre, pouvant être une fleur minuscule ou un arbre géant, fixé au sol uniquement par les racines. Elle est issue de la germination d'une graine et pourra être repiquée, plantée.
La particularité de la plante est le collet, partie située près de la surface du sol (entre la tige et les racines), séparant les deux systèmes de rameaux :
– l'appareil foliaire, aérien, vert, croissant vers le haut : une seule tige – et des feuilles (et selon les saisons, s'ajoutent des fruits ou fleurs) ;
– l'appareil radiculaire, racine croissant vers le bas, organe souterrain, comprenant une racine principale et des racines secondaires.
Ces deux appareils communiquent par deux systèmes de vaisseaux :
– ceux du bois, qui transportent la sève brute des racines jusqu'aux feuilles ;
– ceux du liber (pellicule sous l'écore du tronc et des branches), par où est transmise la sève élaborée des feuilles à toute la plante, racines incluses.
– Par ailleurs, en coupant le collet, on provoque la mort des deux parties ou seulement celle de la partie aérienne.
Les plantes comme les animaux, disposent des propriétés suivantes : se nourrir, se développer et se reproduire. - Elles fournissent des aliments aux animaux, transforment les matières minérales issues du sol, absorbent le carbone de l'air, deviennent ainsi propres à être consommées par les herbivores qui seront à leur tour, mangés par les carnivores qui rendent à la terre les matières premières. Elles constituent donc un chaînon indispensable à la vie sur la terre.
Nombreuses sont les plantes sur la surface du globe :
1°/ les plantes vasculaires possédant des racines, pouvant avoir des fleurs ; elles sont pourvues de vaisseaux qui leur permettent d'absorber l'eau, de la faire circuler...
2°/ les plantes nommées thallophytes, non vascularisées, sans feuille, sans fleur, ni tige, ni racine (appelées aussi « plantes inférieures » : bactéries, champignons, algues ...
Les divisions obtenues se subdivisent à nouveau. Ainsi une plante déterminée appartient à une variété, une espèce, un genre, une tribu, une famille, un ordre, une classe.
– plantes fourragères,
– plantes industrielles :
– aromatiques (pour la cuisine : thym..)
– à parfum (essence...)
– à textiles ( lin...)
– tinctoriales
– plantes oléagineuses
– plantes potagères...
*
« le Jardin des Plantes, à Paris, France » d.p. Auteur Spiridon Manoliu Wikipédia
Les Abeilles ?
Il existe 20 000 espèces d’abeilles, de guêpes, de bourdons dans le monde mais c’est la disparition de l’espèce quasi-unique : l’abeille mellifère, qui inquiète ! Les dangers proviennent des insecticides, fongicides, désherbants…
Selon Vincent Tardieu, « pour protéger les abeilles, il faudrait recourir à l’agroécologie….
« le bouleversement de paysages agricoles devenus trop homogènes réduit aussi le temps de butinage puisque tout fleurit en même temps. Le « service rendu » par les insectes pollinisateurs s’évaluerait à plus de 150 milliards d’euros par an. Mais les abeilles sont aussi porteuses de symboles. Leur organisation sociale nous fascine et ce sont des sentinelles : leur état reflète celui du milieu où elles évoluent. » (propos recueillis par O.L.N)...
Encore que le climatologue Hervé Le Treut, qui dirige l’Institut Pierre- Simon-Laplace, précise que «… Le système est extrêmement complexe. Il met en branle les océans, les circulations atmosphériques, la biodiversité, le cycle de l’eau. On ne sait pas comment ils vont interagir. »
… sous l’effet du réchauffement, le climat provoquera des réactions en chaîne imprévisibles.
Il mise sur une compréhension croissante des phénomènes en jeu et une
capacité accrue à diagnostiquer la suite des événements… Pour enrayer les
prévisions les plus pessimistes,
il faudra limiter la hausse des températures à 2 degrés :
« Il faudra engager absolument une mutation énergétique
mondiale, qui divisera par deux les émissions de gaz à effet de
serre à l’horizon de 2050. »
« Spécial L’Express 60 ans, 2013/2073, la Planète » – n° 3230 du 22 mai 2013.
*
« Les choux décoratifs, à Noël, au Jardin potager du château de Villandry »
*
« Mon Jardin n’excite pas la faim, il la satisfait.
« Il n’augmente pas la soif à force de boire,
il l’apaise en lui donnant gratuitement son remède naturel,
et… c’est dans ces plaisirs que j’ai vieilli »
Epicure.
*
L’agriculture écologique productive va dans ce sens,
l’Agriculture durable
(…avec la rotation des cultures : grâce à l'apport d'azote de la première rotation qui favorise la suppression d'engrais chimiques)…
mais aussi l’Agroforesterie…
L'agriculture durable sera cette agriculture productive, plus compétitive préservant de plus l’environnement… il s’agira d’un agriculture qui, après une transition, permettra une qualité retrouvée du sol, de l’eau, de l’air… donc la protection des biens environnementaux… le respect des territoires ruraux. Une terre que vos enfants retrouveront intacte.
*
Faire de l’agriculture
durable, du jardinage
écologique,
c’est réussir une culture en parfaite osmose entre l’homme
et la nature, une culture qui produit des produits « bio », « écologiques », particulièrement respectueux de l’environnement…
Ce que nous mangeons nous construit !
Il est donc important de faire de notre potager un endroit privilégié où les végétaux se développeront de manière harmonieuse, dans leur univers…
Or, cultiver des légumes nous demande parfois d’utiliser des produits divers avant leur maturité…. des engrais, des insecticides ! Mais sachant que les légumes subissent directement l’impact de leur environnement, il est bon de faire en sorte que ce que nous leur distribuons soit fabriqué à base d’éléments naturels, souvent par nous-mêmes, sur le terrain d’ailleurs !
Donc, il faudra savoir oublier les produits chimiques tels
qu’engrais, insecticides, herbicides, toxiques pour les plantes et
parfois pour l’utilisateur lui-même….
Ce type de jardinage est riche d’enseignements que nous ont laissés les anciens et les produits récoltés, sains, profiteront à la santé de la famille.
*
« La terre pénètre en nous avec chaque bouchée que nous mangeons »,
Paracelse (1493-1541), médecin suisse,
qui pense qu'il y a une correspondance entre le monde extérieur (macrocosme) et les différentes parties du corps humain (microcosme).
D'après lui, les éléments primordiaux du genre humain sont au nombre de 3 : le mercure, le sel, le soufre.
La maladie est causée par le désaccord ou le déséquilibre entre ces éléments !
Aureolus Theophrastus Bombastus von Hohenheim, dit Paracelse, est né à Einsiedeln (Suisse) en 1493. Son père, de famille noble, était médecin.
« Représentation authentique de Paracelse. Cette gravure qui fut probablement réalisée en connexion avec les Écrits de Carinthie fut régulièrement reproduite »
d.p. Thraxas-Commonswiki
(en Carinthie, Autriche où, à l'âge de 12 ans, il séjourne avec son père, médecin qui lui enseigne la médecine avant son entrée à l'Université de Ferrare. Son diplôme en poche, il parcourt l'Europe, allant d'une ville à l'autre, d'un malade à l'autre).
«Chacun doit s’exercer afin d’arriver à connaître, dans et par l’action, ce qui, en lui, se trouve célé ; car dans le repos, sans l’action, il ne le saurait jamais. Personne n’est privé de don, ni l’homme bon, ni l’homme méchant... » « L’homme, écrit-il, figure un pépin et le monde la pomme ; et comme nous pensons les pépins au sein de la pomme, il convient de penser l’homme dans le monde qui l’entoure. »
« Ainsi parlait Paracelse » Editions Arfuyen (3/10/2016).
*
Le premier texte sur les plantes était en argile !
« Les Graminées »
Photo Simone Mounier, le Biollay-Chambéry,
Savoie – France
« Sous le chapeau d'un paysan, est le conseil d'un prince. »
Aulu-Gelle (Erudit latin du 2ème siècle)
c'est reconnaître qu’il y a d’abord un terrain à préparer
soigneusement à partir,
soit d’un terrain ayant été traité précédemment à l’aide
d’insecticides, soit d’un terrain ayant bénéficié d’une agriculture
naturelle, soit un taillis, une friche…
Pour chacun d’eux, la préparation sera différente afin d’obtenir
un sol totalement propre, prêt à être ensemencé…
Avant toute chose, le sol sera ameubli : en effet, les végétaux
auront besoin d’un sol riche en micro-organismes actifs
destinés à les nourrir et les aider à mieux vivre,
un sol riche en humus…
Comment se développent ces micro-organismes ? ils auront
besoin, tout d’abord, de l’adjonction d’engrais ou fertilisants
(qui seront naturels) puis par la suite, ils se développeront normalement grâce à
la rotation ou modification de l’ordre des plantes…
*
pour protéger la vie des sols, la biodiversité.
La particularité du jardinage écologique est qu’on ne retourne que la couche superficielle du terrain, ce qui simplifie la préparation. Cette technique a pour effet d’aérer la terre sans travailler en profondeur, afin de ne pas détruire la vie végétative très importante pour le développement des plantes.
« à éviter le motoculteur qui ne respecterait pas les couches vivantes du sol et vos précieux alliés pour ce type de culture, les vers de terre… sauf peut-être pour les grandes surfaces- mais, le poids de l’engin et les passages répétés risquent de créer une « semelle de labour » compacte sous la terre : ce serait une barrière pour les racines des plantes… »
(visitez le très intéressant blog de Nicolas, Toulouse, « le PotagerDurable.com»)
*
LA SOLUTION IDEALE est le « non travail du sol » appelé aussi « technique sans labour »
Pour ce faire :
– il faut appliquer sur toute la surface, la technique suivante :
– garder le sol couvert par des végétaux toute l’année avec des cultures et paillis… permettant de conserver un sol humide,
– ajouter du compost maison,
– faire du compostage de surface (ce qui est très intéressant pour la terre) :
déposer les végétaux (coupés fins) directement sur le sol
qui se décomposeront et amélioreront la terre,
cela se fera toute l’année pour garder un sol vivant ;
ainsi, après une culture, les tiges des plantes, non consommables, pourront être coupées fines sur place...
« Le jardinier doit avoir une hygiène indispensable :
ses mains et ses outils transportent toutes les maladies
des végétaux pouvant être transmises
d'un végétal à un autre ! »
« Il devra alors utiliser l'eau de Javel ou la flamme ! »
*
La préparation du terrain que vous destinerez au potager biologique, devrait avoir lieu en septembre, à votre rythme, pour obtenir au printemps, un terrain à cultiver… Vous laisserez se décomposer les feuilles tombées : elles favoriseront un supplément d’humus.
Les friches sont des terres abandonnées où les mauvaises herbes, les ronces se sont installées. Elles ont été fertilisées spontanément, renfermant, de ce fait, une quantité d’azote et enrichies d’une quantité de bactéries.
Ce qui est intéressant, dans ce cas, c’est qu’à partir d’un terrain en friche, le jardin biologique qui s’en suivra, sera presque immédiatement productif.
« Il est absolument nécessaire avant de labourer un terrain ayant été auparavant inutilisé, d'obtenir un défrichement total, car les végétaux nuisibles qui resteraient dans le sol se décomposeraient et nuiraient à sa fertilité ».
Un terrain avec des broussailles... c’est un terrain avec des ronces, des taillis. Vous séparerez les éléments :
– les plus gros branchages seront mis à l’écart et brûlés…. les cendres seront dispersées ultérieurement sur les cultures ou ajoutées au tas de compost ;
– les autres matières seront placées directement sur le tas de compost.
Un terrain avec des arbustes...
– si ceux-ci sont situés dans un endroit gênant, vous les déracinerez avec soin (sans aller trop profondément dans le sol) et les replanterez dans un coin du jardin afin d’en faire une haie par exemple !
« Une friche à surveiller ! »
Photo Josiane Cochini, Apremont, Savoie – France
– Là, il s’agit d’une surface qui pourrait comporter des arbustes aux branchages plus ou moins gros : s’ils sont importants, vous les brûlerez (conservant les cendres pour les répandre sur les cultures ultérieurement ou les ajouter au tas de compost) ;
– mais cela pourrait être également une surface de terrain avec toutes sortes d’herbes, de plantes (que vous ne brûlerez en aucun cas !) :
– à l’aide de votre râteau, vous « démêlerez » les plantes après les avoir coupées au sommet,
– puis, à l’aide de la houe ou de la bêche, vous soulèverez les « plaques » de racines ou les touffes d’herbes recouvrant le sol (en évitant de marcher dessus afin qu’elles ne se développent à nouveau dans le sol).
Si le chiendent recouvre votre terrain
Le chiendent est une espèce de graminée très commune, « le triticum repens », qui cause de grands ravages dans les cultures par la facilité avec laquelle elle se propage et par la difficulté à la détruire.
Les différentes espèces se ressemblent par les dommages qu’elles causent : leur végétation rapide fait qu’un seul pied a vite envahi un espace considérable. Leurs racines peuvent parfois atteindre 3 m de profondeur ; comme il s’agit de plantes vivaces, le moindre tronçon de rhizome suffit pour les propager.
Les labours multiples subis par la terre peuvent même favoriser leur invasion… si l’on n’a pas pris soin d’enlever les débris.
Pourquoi les anciens ont-ils appelé cette plante, chiendent ?
Peut-être a-t-elle été ainsi nommée à cause de l'habitude qu'ont les chiens de s'en purger ? Ou peut-être est-ce dû au fait que certaines griffes qui croissent sur sa racine, ressemblent à des dents de chien ?
Si vous souhaitez faire de votre terrain, un potager, vous devez nécessairement les éliminer !
Le chiendent est la mauvaise herbe par excellence mais peut avoir son utilité si elle pousse dans un terrain
qui restera inutilisable pour la culture.
Voici une manière d'éliminer les plantes à racine pivotante,
– après avoir ouvert le centre de vos plantes : vous
déverserez à l'intérieur,
un désherbant sélectif, biologique,
et, après quelques jours, vous arracherez l'herbe qui sera alors morte...
*
c’est un terrain fatigué, affaibli, qui devra petit-à-petit renaître à l’aide d’adjonction d’engrais organiques que vous ajouterez par petites quantités répétées.
– Il pourra s’agir, dans ce cas, d’une conversion longue, pouvant aller jusqu’à trois ans : cependant, après quelques années, au lieu du labourage d’automne, quelques « coups de griffe » au printemps (avant les semis) suffiront.
Il est bon, lors du démarrage d’un jardin potager, après qu’il ait été complètement préparé, de faire analyser le taux d’humus dans le sol… pour connaître la qualité du terrain.
L’humus d’un sol provient de sa décomposition ; la fermentation des matières donnent naissance à des produits minéraux (gaz carbonique, eau, ammoniaque, nitrate…) ainsi qu’à des résidus organiques hydrocarbonés.
Afin d’obtenir le taux d’humus
1/ vous pourrez envoyer un échantillon de votre terre à un laboratoire agronomique (il y a un laboratoire par département) qui vous fournira les renseignements précis quant aux résidus de produits toxiques s’il y en a, et surtout le
PH : Potentiel Hydrogène des terres (soit acides, soit basiques…).
2/ cependant, les grainetiers possèdent – également – des testeurs que vous pourrez utiliser…
Selon les résultats, des rééquilibrages pourront être apportés à l’aide d’engrais. Tous les sols cultivés renferment de l’humus : les bonnes terres arables peuvent en contenir 3 à 6 %, les terres de jardin, qui reçoivent une bonne fumure, peuvent en contenir beaucoup plus.
La nutrition des plantes est favorisée par l’humus qui, par
ailleurs, leur constitue une réserve alimentaire.
« Semez et plantez quelque jour, quelque quartier de lune que ce soit ! Je vous réponds d'un succès égal de vos semences et de vos plants pourvu qu'ils ne soient point défectueux, que votre terre soit bonne, bien préparée et que la saison ne s'y oppose pas ». Jean-Baptiste de La Quintinie (1626/1688), avocat, jardinier, agronome ; créateur du Potager du roi, à Versailles.
En agriculture ou simplement en jardinage, c’est une technique culturale intéressante qui a pour objet d’améliorer la fertilité des sols donc augmenter les rendements.
Lorsqu’il y a rotation des cultures, c’est une succession de cultures qui se reproduira dans le temps, qu’elle soit biennale, triennale, quadriennale ou plus parfois…
La rotation des cultures a des avantages certains :
– elle permet de rompre le cycle vital des organismes nuisibles, que ce soit les champignons, insectes ou petits rongeurs, etc…,
– elle permet de mieux contrôler les adventices (plantes indésirables où elles sont, communément appelées « mauvaises herbes »... ),
– elle permet de cultiver des plantes de familles différentes ou de systèmes radiculaires différents –
– ou, simplement, de choisir des cultures de printemps et des cultures d’hiver…
– Ce système de rotation permet, de plus, la diminution de l’utilisation d’engrais ou de pesticides… ce sera de ce fait, une économie importante pour l’agriculteur.
– Enfin, il y aura petit-à-petit l’abandon du travail du sol et sa fertilité retrouvée, d’où un travail agricole plus facile et une augmentation des rendements…
Idées de rotation
Sachant que l'assolement se fera toujours de la même manière : entraînant en premier lieu, la division de la surface du terrain en 4 parties qui seront traitées séparément...
Les éléments primordiaux pour les plantes sont l'eau et l'azote.
1 – Josiane Cochini, Apremont, Savoie 2- Simone Mounier, le Biollay, Savoie 3 – Y.Quero, Saint-Suzanne de la Réunion, Île de la Réunion.
1 – il faut semer en premier lieu (à choisir en fonction du climat...) - des légumineuses (les légumineuses qui enrichiront le sol en azote, au bénéfice des cultures suivantes...)
2 – ensuite, la rotation s'effectuera :
– en semant des graminées, des cultures exigeantes en azote : blé, colza, maïs, betterave...
puis :
– en sols superficiels, des légumineuses : féverole, pois, lupin... ou trèfle violet... ;
– en sols profonds, des céréales telles que l'orge, l'avoine, la triticale...
3 – enfin : pour terminer des cultures nettoyantes, peu exigeantes : sarrasin, seigle...
Là, également, la rotation des cultures est souhaitée. En tout premier lieu, le jardinier divisera son jardin en 4 soles sans oublier, dès le début, une surface disponible pour la fabrication de l’engrais… Ce sera une organisation nouvelle qui permettra petit-à-petit de régénérer le sol parce que, planter chaque année la même plante au même endroit, a pour résultat d’épuiser le sol à la même profondeur !
Grâce aux légumineuses qui enrichissent le sol en azote, les légumes-feuilles qui ont besoin de beaucoup d’azote prendront la place laissée libre par celles-ci…
Les graminées / légumineuses se répartissent entre
les légumineuses « comme légumes » : les haricots, pois, fèves, lentilles…
les légumineuses « comme producteurs l’huile » : soja, arachide… avec, comme sous-produits, les tourteaux pour l’alimentation du bétail…
les légumineuses « comme fourrage » : trèfle, luzerne, sainfoin, mélilot, vesces, gesses…
les légumineuses « comme fertilisants » (les racines des légumineuses présentent des nodosités qui contiennent des bactéries fixant l’azote atmosphérique)…
Les légumes dits « feuilles » : les choux, salades, mâche, épinards… se plaisent en compagnie des solanacées comme les tomates, pommes de terre, poivrons, aubergines. Les légumes dits « racines » : les carottes, panais, radis, betteraves, navets, s’associent à merveille avec les légumes dits « bulbes » comme les oignons, échalotes, ail. Les légumes dits « fruits »: les melons, courges, potirons, citrouilles et concombres...
1 - « le trèfle blanc, légumineuse fourragère » ; est distribué sous licence CC BY-SA 3.0 Util. Fanghong
2 - « plans de soja » ; est distribué sous licence CC BY-SA 2.5. Auteur : Fritz Geller Grimm - Wikipedia
*
pour une durée de 4 années : sur chacune des 4 soles
du terrain seront plantés…
(dans chaque catégorie : les légumes sont cités à titre d’exemple !)
a) première sole :
1ère année :
légumineuses (haricots, pois, fèves ou lentilles…),
2ème année :
légumes-feuilles (mâche, choux, salades, épinards…),
3ème année :
légumes-fruits (tomates… melons, courges, potirons, citrouilles et concombres…),
4ème année :
légumes-racines (carottes, panais, radis, radis,
betteraves, navets qui s’associent à merveille avec les légumes dits «bulbes » comme les oignons, échalotes, ail…).
b) seconde sole :
1ère année :
légumes-racines (carottes, panais, radis, betteraves, navets qui s’associent à merveille avec les légumes dits
« bulbes » comme les oignons, échalotes, ail…),
2ème année :
légumineuses (haricots, pois, fèves ou lentilles..),
3ème année :
légumes-feuilles (choux, salades, mâche, épinards…),
4ème année :
légumes-fruits (tomates… melons, courges, potirons, citrouilles et concombres…).
c) troisième sole :
1ère année :
légumes-fruits (tomates… melons, courges, potirons, citrouilles et concombres…),
2ème année :
légumes-racines (carottes, panais, radis, betteraves, navets qui s’associent à merveille avec les légumes dits « bulbes » comme les oignons, échalotes, ail…),
3ème année :
légumineuses (haricots, pois, fèves ou lentilles..),
4ème année :
légumes-feuilles (mâche, choux, salades, épinards…),
d) quatrième sole :
1ère année :
légumes-feuilles (mâche, choux, salades, épinards…),
2ème année :
légumes-fruits (tomates… melons, courges, potirons, citrouilles et concombres…),
3ème année :
légumes-racines (carottes, panais, radis, betteraves, navets qui s’associent à merveille avec les légumes dits « bulbes » comme les oignons, échalotes, ail…),
4ème année :
légumineuses (haricots, pois, fèves ou lentilles…).
*
L’azote est un constituant majeur de la matière vivante. -
venant juste après le carbone.
En fait, les animaux ne l’utilisent que par le biais des
matières organiques dont ils se nourrissent.
Les végétaux, au contraire, utilisent pour leur
nutrition, l’azote minéral.
« Ils assimilent les nitrates et sels d’aluminium de la
solution du sol, par les racines ».
Par contre, s’il y a carence, la plante deviendra
insuffisamment développée, les feuilles jauniront car
déficit de synthèse de la chlorophylle.
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1 - « Le cycle de l’Azote dans le sol » ; est distribué sous licence CC BY-SA 3.0 Tel. par Nojhan.
L’azote
provient essentiellement d’animaux et, sous la forme de guano, d’excréments d’oiseaux ou de chauve-souris mais aussi, un peu, des déchets industriels.
Les nitrates (nitrates de potassium, nitrates de sodium, etc…)
contiennent de l’azote qui est un des constituants de la croûte terrestre.
2 - « cycle de l'azote dans un Aquarium :
1- Nourriture et nutriments ; 2 – Production d'urée et d'ammoniac ; 3 – Ammoniac....... nitrites (Nitrosomonas) ; 4 – Nitrites …... nitrates (Nitrospira) ; 5 - Evaporation ; 6 - Lumière ; 7 - Sol ; 8 - Oxygène ; 9 - Gaz carbonique - » ; est distribué sous licence CC BY 2.5. - dérivative work : Mouagip Wikipédia
Le cycle de l'azote dans l'aquarium : Légende - (1) Ajout de nourriture et de nutriments ; (2) Production d'urée et d'ammoniac par les poissons ; (3) Conversion de l'ammoniac en nitrites par les bactéries du genre Nitrosomonas ; (4) Les nitrites sont convertis en nitrates par les bactéries du genre Nitrospira. Les nitrates, moins toxiques que les nitrites et l'ammoniac, sont consommées par les plantes. Le renouvellement périodique de l'eau élimine les nitrates en excès ; (5) Evaporation ; (6) Lumière ; (7) Terrain ; (8) O2 produit par les plantes ; (9) CO2 produit par les poissons.
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les Légumineuses arbustives… (la production ou la fixation d’azote) :
– la luzerne arborescente (Medicago arborea), appréciée par les lièvres et les chevreuils,
– le pois de Sibérie, petites gousses très appréciées des volailles),
– pour régions chaudes : la Tagasaste (Chamaecytisus Palmersis ou arbre luzerne) : très mellifère…
– le faux indigo (Amorpha fructicosa) : arbuste intéressant pour nourrir les animaux, moutons, chevaux ; très résistant à la sécheresse,
– le mûrier, intéressant pour les volailles mais tous les animaux viennent en manger,
– le margousier a des propriétés insecticide/insectifuge pour 300 espèces d’insectes environ)… mais il est aussi mellifère.
Emmanuel Chemineau, petit extrait d’une journée de formation de « Sol de Vie » .www.journées.paysannes.org
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1 - « mûrier noir » ; est distribué sous licence CC BY-SA 3.0, Auteur Sten.
2 - « fruits du mûrier » ; est distribué sous licence CC BY 2.5 Auteur Fanghong Wikipédia
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Pour être reconnue durable, cette agriculture doit respecter les règles de conduite suivantes :
– les contraintesrelatives au respect du sol,
la conservation du sol,
1) - tout d'abord, en agriculture, la nécessité d'éviter l'usage dispersif des métaux qui sont nuisibles à longue échéance …
– le tellure, sous forme de tellurure d'alkyle, comme fongicide / algycide / parasiticide : (fongicide pour le traitement du blé ; l'algycide pour éviter la prolifération d'algues ; parasiticide pour la destruction des insectes parasites, utilisé en poudre ou en pommade).
– le sulfate de scandium (Sc2 ( SO4) ou l'oxyde de scandium comme agent de germination (il stimule la germination et la croissance des jeunes plantes) ;
– le sulfate de nickel (NiSO4) ou le nitrate d'argent (AgNO3), en solution très diluée, pour garder la fraîcheur des fleurs coupées,
– le manganèse (sous forme de KmnO4) est utilisé contre les parasites chez les poissons,
– le chlorure de cobalt (CoCl2) sert d'agent moussant, de stabilisateur pour la bière,
– l'aluminium sert de colorant, par exemple pour les sucreries (additif El73),
– iodure d'argent (Agl) est utilisé pour déclencher les pluies.
Tableau issu du livre « Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société, chapitre « florilège d'usages dispersifs ». Benoit de Guillebon, Philippe Bihouix...
2) « les pesticides et les métaux lourds : ce sont les deux principaux polluants, rejetés dans l'environnement, qui finissent dans nos assiettes, à plus ou moins long terme.
Jean Maherou, 03/03/2014 (Association Santé environnement France) ;
3) … et la production agricole est partiellement responsable de trois des plus importants « gaz à effet de serre » : dioxyde de carbone, le méthane, la protoxyde d'azote (le plus puissant à fort potentiel de réchauffement), entrant dans les engrais et qui ont des conséquences sur les aliments ;
4) les boues :« la Directive n° 86-278, du 12/6/1986 relative à la protection de l'environnement et notamment des sols, lors de l'utilisation des boues d'épuration en agriculture – (JOCE du 4/7/86) ». Organisme : INERIS, Ministère de l'Ecologie et du Développement... :
– il a pour objet de réglementer l'utilisation des boues, considérant que les boues d'épuration en agriculture, peuvent avoir des effets nocifs sur les sols, la végétation, les animaux et l'homme.
Les boues doivent être traitées avant d'être utilisées en agriculture - un certain délai doit être respecté avant l'utilisation des boues et la mise en pâturage des prairies, la récolte des cultures fourragères
– ou de certaines cultures normalement en contact du sol et consommées à l'état cru ;
– ...que l'utilisation des boues sur des cultures maraîchères et fruitières en cours de végétation, doit être interdite.
– L'Etat réglemente l'utilisation des boues et le traitement, (issues de station d'épuration, d'eaux usées, etc...)
– de telle sorte que l'accumulation de métaux lourds dans le sol ne conduise pas à un dépassement des valeurs limites visées au point 1.
Ces boues d'épuration proviennent des stations d'épuration destinées à produire des eaux purifiées, naturelles de qualité (c'est un sous-produit inévitable composé d'eau et de matières organiques et minérales). Une fois traitées, ces boues (riches en phosphore) seront destinées à l'agriculture (avec l'azote), la mise en décharge ou seront incinérées...
La biodiversité, contraction de biologique et de diversité, représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, la flore, les bactéries, les milieux mais aussi les races, les gènes et les variétés domestiques. Nous autres, humains appartenons à une espèce – Homo sapiens – qui constitue l’un des maillons de cette diversité biologique.
Mais la biodiversité va au-delà de la variété du vivant ! Cette notion intègre les interactions qui existent entre les différents organismes précités, tout comme les interactions entre ces organismes et leurs milieux de vie. D’où sa complexité et sa richesse. Ministère de l'écologie, du développement durable, de l'énergie.
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Il est entendu que la conservation de la biodiversité garantit la sécurité alimentaire, la nutrition ; elle améliore la qualité, l'adaptant aux nécessités environnementale et socio-économique - dans le but d'écosystèmes en bonne santé. Les services que la biodiversité fournit sont particulièrement dirigés vers la réduction de la pauvreté, de la malnutrition, portent un regard sur les secteurs économiques dont l'agriculture, la foresterie, la pêche, la santé, la nutrition, l'énergie, le tourisme et également des pâturages qui doivent l'objet d'attentions.
Le maintien de la biodiversité est un enjeu primordial.
Page précédente : « version francophone du schéma de fonctionnement de l'usine de dépollution d'Esquempèque » ; est distribué sous licence CC BY 2.5. Auteur : Josefpm Wikipedia
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Un exemple de productivité dans une ferme chinoise familiale...
Le respect de l'environnement
« … Les Chinois s'enorgueillissent, à leur tour, de leurs efforts en faveur de la promotion de l'environnement agricole. En 1991, le village de Xiaozhangzhuang, situé dans la plaine du Huabei, dans la province de l'Anhui, a reçu le prix de la protection de l'environnement décerné par les Nations Unies. Dans cette plaine du Huabei, l'agriculture biologique est pratiquée de façon courante : le reboisement est destiné à lutter contre l'érosion. Grâce aux innovations, des villages naguère pauvres commencent à sortir de la misère.
Une invention originale, qui doit être répercutée rapidement, a été expérimentée au centre de production forestière de Hetao, dans la banlieue de la ville de Bozhou, près du district de Woyang.
Il s'agit de l'agriculture biologique dite domestique qui consiste à transformer une maison en une mini-exploitation agricole, c'est-à-dire une ferme. « Sur 0,02 ha d'espace disponible, l'exploitant a construit ainsi, au centre un vivier de 20 mètres carrés et de 2 mètres de profondeur, dans lequel il élève des poissons dont la vente rapporte annuellement de 2 000 à 3 000 yuans». Des vignes entourent le vivier et produisent chaque année, plus d'une tonne de raisin dont le rapport est de 1 500 yuans. A côté du vivier, se trouvent un pigeonnier et une porcherie sur le toit de laquelle est juché un poulailler : l'ensemble permet d'élever une quarantaine de pigeons, une dizaine de porcs et une vingtaine de poulets. Sur le toit du poulailler est installé un chauffe-eau à énergie solaire ; une fosse génératrice de méthane a été construite sous la porcherie. Un petit potager assure en toute saison la fourniture de légumes. Les excréments des poulets servent de nourriture aux porcs, ceux de l'homme sont versés dans la fosse à méthane qui fournit le combustible.
Ce « bond en avant » est déjà très apprécié à l'échelle locale. L'éventail d'innovations est constamment élargi (plantation d'arbres fruitiers, culture de champignons comestibles, introduction à l'apiculture, etc...). »
Gabriel WACKERMANN, « Agriculture et Mutations Mondiales » - Encyclopédie Universalis.
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Son emplacement
Le potager devra être situé à proximité d’un point d’eau. Pour le mettre en place, il sera souhaitable de l’isoler de la route et de tout terrain nourri à l’aide d’engrais chimiques ou pesticides.
Vous pourrez l’entourer de haies vives qui, de plus, sont recommandées pour le maintien des équilibres naturels.
Sa surface
– Une surface d’environ 100 m2 par personne est nécessaire pour l’approvisionnement annuel en légumes ;
– sur la surface totale du terrain, vous prévoirez un quart ou un cinquième de sa surface pour y planter des engrais verts et y placer l’aire de compostage.
Le plan du potager
(en tenant compte de la rotation des cultures)
Dès le début, il faudrait concevoir clairement la répartition du potager : pourquoi ne pas établir un plan du jardin sur
dessin Christian ANDRE, « le plan-type du Potager»
(ce n’est qu’un exemple !… et pensez aux légumineuses)
papier, avec les emplacements des cultures et espaces libres, que vous souhaiteriez y voir…
Vous tiendrez compte des différences, à savoir, la place nécessaire pour certains légumes, les temps de pousse…
mais de préférence, vous rechercherez la culture des légumes cultivés ordinairement dans la région ; vous pourrez penser aussi aux légumes aux goûts oubliés, tels que les fèves, panais, cresson de jardin…
– Vous rapprocherez également les plantes «insecticides » (aromatiques par exemple) des plantes potagères, afin qu’elles les protègent par leur présence ;
puis vous penserez à alterner vos cultures : une rotation rationnelle des cultures au même endroit (cultures – ou éventuellement mulching) pour une « utilisation intelligente des sols » ;
– enfin, vous réserverez une part de la superficie de votre terrain, à la culture d’engrais verts qui pourront d’ailleurs être semés entre les rangs de légumes.
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Conseils donnés par Columelle, 1 er siècle avant J.C.,
dans son ouvrage « De Rura » !
Au fur et à mesure que vous observerez les cultures (vous noterez vos constatations qui enrichiront votre connaissance de la culture écologique) sachant que
– les carottes, salsifis, pommes de terre ou radis sont des légumes - racines ou tubercules, qui puisent profondément dans le sol les éléments nutritifs ;
– les légumes-feuilles (salades, fenouil…) se satisfont de la couche superficielle du sol ;
– les choux ou épinards épuisent rapidement le sol, s’ils sont cultivés trop souvent ;
– les légumineuses enrichissent le sol d’azote… les légumineuses : des engrais verts !
La légumineuse a fixé l’azote qui est relâchée dans le sol, bientôt disponible et captée par la graminée.
– les plantes aromatiques repoussent les parasites… (vous pourrez les mettre en bordure de planches ou à côté de légumes) ;
– les engrais verts – couvrant le sol : trèfle nain ou gesse chiche (légumes rampants) ;
– les plantes destinées à être mulchées, peuvent être semées à proximité immédiate des légumes… compostées sur place : elles serviront pour les cultures à venir.
enfin vous reconnaîtrez les plantes exigeantes qui recevront
du compost jeune…
Le compost, issu de la décomposition de résidus d’origine végétale, provient de la lente décomposition et fermentation… mélangé à la terre, il nourrit régulièrement les plantes ! Ainsi, il y a amélioration du sol, plus facile à travailler : laissant passer l’air et retenir l’eau. Il pourra être en même temps, le fertilisant…
Pour le compost, qui a un rôle primordial dans ce type d’agriculture, il sera bon de prévoir un espace suffisant pour :
– sa fabrication,
– son entreposage,
– une proximité d’un point d’eau ;
– des allées suffisamment larges pour le passage d’une brouette….
Il s’agira d’un coin ombragé, au nord si possible, non exposé au vent : cependant, il faudra éviter de l’installer contre un mur car vous devrez le contourner souvent pour l’arroser.
Pour l’entourage de ce coin-compost, vous penserez à une haie d’arbustes : noisetier, frêne, aulne, fusain, lilas… ou feuillus… le sureau ou le bouleau, mais éviterez la présence de conifères qui nuiraient aux fermentations.
Par ailleurs, à l’emplacement du coin-compost, les touffes d’herbes nuisibles ou non, les « plaques de racines », seront soigneusement ôtées afin qu’elles ne se redéveloppent pas à l’intérieur du compost en composition.
Le tas de compost en composition aura besoin d’une base de terre d’une hauteur de 20 cm environ ;
– à l’extérieur ou sous un hangar : vous le recouvrirez de branchages, paille… (ou tourbe, terre) afin de le protéger des intempéries.
Vous récupérerez les matières liquides à l’aide d’un petit entourage de sciure de bois si aucune rigole n’a été creusée.
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Le carré de choux dans le jardin potager du château de Villandry
-le premier tas : pour le compost en cours de composition, où vous mettrez toutes les matières, en prenant soin qu’il n’y ait ni morceaux de verre ou de fer, ni matières plastiques : « le compost » étant particulièrement précieux – et il sera constamment brassé.
