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Dans ce troisième opuscule, l'auteur manie l'apagogie de façon jubilatoire. Grâce à une tripotée de préambules, le bougre nous invite à faire travailler notre imagination sévèrement assoupie. Attention, le sujet est sérieux car il s'agit ici de sauver une moribonde que l'on appelle communément : TÉLÉVISION " Dis papa ! Une apagogie, je vois à peu près ce que c'est, mais c'est quoi une télévision ? "
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Seitenzahl: 40
Veröffentlichungsjahr: 2015
Auteur-compositeur de chansons dites à texte depuis plus de 20 ans, Éric Marie nous fait désormais profiter de son regard avisé et de sa plume caustique, dans ce troisième roman aux allures de pamphlet.
Les Vicissitudes de l'Homme Ordinaire en Milieu Hostile
J'ai Enfin Reçu de mes Nouvelles
Je ne suis pas Dexter Morgan
Entéléchie, Rouflaquettes et Coulis de Framboises
Le Disparu des Camoins
« Permettez que j'embrasse
votre bague Don CORLEONE ?
- Non, moi c'est DRUCKER !
mais… embrasse la bague
quand même mon p'tit. »
La télévision est une moribonde. Elle est atteinte d'une maladie réfractaire qui est un savant mélange entre la bêtise crasse et l'argent sale. Vous me direz, qui se ressemble s'assemble et vous n'aurez pas tort. La maladie visuellement transmissible a été contractée aux États-Unis – royaume béni des gastéropodes atrophiés du bulbe rachidien — et cela dès les années soixante. Initialement imaginée et créée comme un instrument à distribuer l'information et la culture, la boite magique s'est vite transformée en boite de pandore dans les mains des marchands du temple. Comme toujours les inventeurs qui sont de doux rêveurs et qu'il faudrait enfermer dès les premiers symptômes de divagations mentales, ont accouché de leur Frankenstein d'opérette et l'ont laissé courir seul dans la nature, l'abandonnant au grand dam de tous, aux mains des mercantiles. Le problème est que le monstre désormais perverti vient chier tous les soirs aux alentours de 20 heures au beau milieu de notre salon, et cela en présence de toute la famille alors que la soupe est encore chaude. Je dis 20 heures, car il faut bien préciser un instant, mais chez les plus hardis, la défécation commence dès le petit-déjeuner et se poursuit jusqu'à tard dans la nuit.
Après enquête approfondie, il paraitrait que certains enregistrent une pléthore d'émissions nauséabondes afin de pouvoir profiter à satiété de leurs rations de bouses.
Je sais !!! ça fait froid dans le dos et dépasse l'entendement même au sein de la très estimée congrégation des bousiers amis de la Bretonne pie noir.
Aussi, vous vous demandez sûrement : pourquoi il nous gonfle celui-là avec ces effluves de néant ? La solution est pourtant lumineuse, il n'a qu'a éteindre son poste et aller se coucher, le pépère.
Soit ! Mais lorsque vous achetez vingt kilos de pommes de terre voire un quintal de Cantal, est-il dans vos habitudes de jeter l'entièreté de votre acquisition aux ordures, sans même y avoir gouté? Non ! Et bien moi de même, je paye et je voudrais bien consommer sans avoir une récurrente nausée ou le transit intestinal activé. Ceci étant clarifié, je précise pour parachever que n'étant en rien scatophile et encore moins scatophage, je me propose ici, de donner un petit coup de pouce — tout à fait désintéressé, je vous rassure — à tous les scénaristes, réalisateurs et producteurs de télé afin que parfois, le flot permanent de logorrhée qui inonde nos écrans soit interrompu par une œuvre un tantinet plus originale, plus hardie, audacieuse, futuriste… que sais-je ???
La nouveauté, chers animateurs et agitateurs des fosses septiques ne se réduit pas à quelques voyages aux States pour voir quelles émissions marchent le plus, en terme de recettes publicitaires et racheter clés en main un concept à la con que vous distillerez sur nos ondes cérébrospinales en vous autoproclamant « stars » et en vous remplissant odieusement les poches.
Ce qui est réellement détestable avec cette engeance, c'est que nous payons des énergumènes incultes pour nous vendre de la merde. Donatien Alphonse François n'a plus qu'à aller se rhabiller. Et un comble, sous le regard bienveillant de nos gouvernants et de la haute autorité qui ne rechignent pas à venir dans la boite putride tartiner d'une bonne couche de mensonges ignominieux nos esprits spongieux afin de participer à la décrépitude mentale généralisée.
Afin de bousculer un peu l'auditoire atteint
