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J’aime aller au cinéma seule. J’aime aller voir ces films français un peu psycho-sexo-bizarres, avec des scènes perverses et soi-disant artistiques.
Mais ce soir-là d’été, j’étais en retard pour le début dela séance, et je me retrouve assise à côté d’une inconnue, seule elle aussi, au fond de la salle.
Je peux la voir du coin de l’œil…elle est comme moi, elle est venue pas seulement pour se distraire...
Cette garce colonise l’accoudoir, et sa main se rapproche doucement de ma jupe…je n’en peux plus…et je la guide vers mon intimité, dans le noir…
Nouvelle Érotique Entre Femmes
Réservée à un public averti
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Emma Leroy
Sexy Movie
J’aime aller au cinéma seule. J’aime aller voir ces films français un peu psycho-sexo-bizarres, avec des scènes perverses et soi-disant artistiques.
Mais ce soir-là d’été, j’étais en retard pour le début dela séance, et je me retrouve assise à côté d’une inconnue, seule elle aussi, au fond de la salle.
Je peux la voir du coin de l’œil…elle est comme moi, elle est venue pas seulement pour se distraire...
Cette garce colonise l’accoudoir, et sa main se rapproche doucement de ma jupe…je n’en peux plus…et je la guide vers mon intimité, dans le noir…
Je consultai mon agenda. S’il y avait une chose à dire à ce propos, c’est qu’il n’était pas si plein que ça. Quelques entretiens d’embauche ici et là, une ou deux sorties avec mes potes, un rendez-vous chez la dentiste pour une foutue couronne mal ajustée… j’avais du temps. Beaucoup de temps.
J’en avais tellement rêvé que maintenant qu’aucune alarme ne sonnait à mes oreilles pour m’ordonner de me lever, je ne savais plus quoi en faire. Je me sentais désœuvrée.
Je pensai à m’infliger une séance shopping, mais l’état de mon porte-monnaie me rappela à l’ordre. S’il y avait une chose négative que le chômage avait apporté dans ma vie, c’était bien les incessants soucis d’argent. Je voyais fondre avec inquiétude la somme que j’avais mise de côté lors de mon dernier boulot. Bientôt je devrais recommencer à me serrer la ceinture.
Mais en attendant, le shopping pouvait passer à la trappe mais mes petites séances perso du mercredi, c’était hors de question. J’en avais trop besoin, surtout en ce moment.
J’avais commencé à aimer le cinéma indépendant lorsque j’avais vu Glace dans le temps, où m’avait traînée ma meilleure amie. Cette garce avait lu des critiques enthousiastes et voulait développer notre culture. Tout ce que ce film avait développé, c’était un profond ennui dans les premières minutes puis une excitation tout aussi profonde. J’avais finalement compris le rating moins de seize ans lorsqu’une femme vêtue seulement d’un collant noir avait organisé une orgie avec ses voisins en se faisant sodomiser par trois hommes tour à tour. Le collant noir était censé rappeler l’écharpe que portait le tueur de son frère il y a vingt-huit ans. Pour moi, c’était des conneries. Et la sodomie, c’était pour rappeler au meurtrier qu’elle allait lui mettre bien profond ? N’importe quoi. Mon amie avait été choquée mais, d’une voix blanche, elle avait dit avoir trouvé le film très inspiré. J’avais retenu un éclat de rire. Moi aussi, il m’avait inspirée…
Très vite, je m’étais rendue compte que les films de ce genre pullulaient, et qu’il suffisait de se rendre au ciné avec une revue louant ce film pour les prouesses artistiques pour garder sa réputation intacte, et même passer pour une amatrice d’art. Si les scènes crues n’avaient pas suffit à me faire jouir – mais elles y suffisaient à chaque fois-, le fait de savoir que je passais pour une personne cultivée alors que je venais juste me masturber l’aurait fait. Ce monde était tombé sur la tête…
Les premières fois, j’avais honte et il [...]
