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Camille vient de se faire larguer par con copain.
Sa meilleure amie Céline lui propose, pour lui changer les idées, de partir avec elle et sa famille en vacances en Provence, dans la grande maison de famille où toute la grand famille de Céline sera là: oncles, tantes, cousins et cousines.
La grande soeur de Céline, Katia, est aussi là, et Camille lui tape dans l’œil au premier regard...
De séances de bronzages en confidences, celles-ci vont
se rapprocher...
...jusqu'au malentendu où la tentation et la découverte se mêlent dans un duo érotique... et torride...
Nouvelle Erotique: réservé à un public averti.
Scènes hautement érotiques.
Tabou et Sexuel. LGBT.
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Analia Noir
Sexy Summer
Lorsque la porte de ma chambre se referma, mes yeux fixèrent la poignée. Le monologue de Paul tournait en boucle dans ma tête. C’était forcément une blague de mauvais goût. « bla, bla, bla, c’est fini. Désolé. » Sérieusement ? Non, c’était tout simplement im-po-ssible. Il allait revenir d’une minute à l’autre.
Fixant toujours cette foutue poignée immobile, je tendis l’oreille dans l’espoir d’entendre les pas de Paul dans le couloir. Le silence me fit tourner la tête et ma vue se brouilla.
Sentant une larme couler sur ma joue, je l’essuyais du revers de la main en reniflant bruyamment. Malgré mes jambes en coton, je tentai de me lever de mon lit dans l’espoir de me rincer le visage à l’eau froide avant le déluge. Mais à peine avais-je posé mon pied sur le sol que mon visage se retrouva inondé. Le liquide salé s’écoula dans mes narines et ma bouche. Ne trouvant rien d’autre pour étouffer les cris de désespoir qui menaçaient de franchir mes lèvres, j’enfonçais ma tête dans mon oreiller.
La fraicheur réconfortante de la soie me soulagea. Sentir ma respiration se couper brièvement avant de devenir haletante me soulagea davantage. Même si j’avais l’horrible sensation que mon cœur allait imploser, je compris que je n’avais pas perdu l’envie de vivre.
M’asseyant à nouveau sur la couverture, j’observais la moquette grise qui me chatouillait les orteils. A une vingtaine de centimètres de mes pieds, une tâche blanchâtre m’arracha un soupir. Dernier vestige de mes ébats passés avec celui que je pensais être l’amour de ma vie, cette trace de sperme m’oppressa encore une fois la poitrine.
Je devais quitter cette pièce au plus vite si je ne voulais pas sombrer dans la dépression. Prenant mon courage à deux mains, j’enfilai rapidement mes baskets et attrapai mon portefeuille, mes clés et mon téléphone portable avant de quitter la pièce.
Dans le couloir, l’odeur du parfum de Paul était omniprésente. Je ne pouvais pas rester ici. En franchissant le seuil de l’immeuble, j’envisageai un instant de prendre ma voiture. Mauvaise idée, son odeur y était probablement également.
Je commençai donc à courir pour me défouler. Plus je prenais de la vitesse et plus le vent chaud me fouettait le visage. Mes longs cheveux blonds se décollèrent peu à peu de mes joues pour s’envoler. Comme les ailes d’un dragon, ils battaient l’air en me donnant une incroyable sensation de liberté. Quand je crus être délivrée de ma souffrance, je m’arrêtai enfin.
Autour de moi, je pouvais voir de nombreux arbres et plus particulièrement le magnifique Taxodium mucronatum du Jardin Public. Ce cyprès m’avais toujours passionnée. Avec sa hauteur spectaculaire, c’était sans doute le plus bel arbre de Bordeaux. Tout était si apaisant ici. Je serais surement restée des heures assise dans l’herbe s’il ne s’était pas mis à pleuvoir.
Dans ma course folle, je m’étais bien trop éloignée de chez moi. J’avais complètement occulté les nuages noirs au-dessus de ma tête. Un éclair traversa le ciel bientôt suivi par un grondement terrifiant. Regardant de tous les côtés pour trouver un abri convenable, je réalisais que je n’étais qu’à quelques mètres de l’appartement de Célin [...]
