5,99 €
En lisant ce livre vous allez découvrir mon histoire, celle qui m'a fait passée de la petite fille joyeuse, à la petite fille triste. Pendant des années j'ai vécu dans le silence, il est temps pour moi, de laisser parler ma plume.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 37
Veröffentlichungsjahr: 2021
Prologue
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
Je vous laisse découvrir « Silence ou.. », où je fus passée de
la petite fille souriante et pipelette, à l'adolescente prostrée
et renfermée, de la petite fille heureuse à la petite fille
blessée.
Vous allez comprendre pourquoi en lisant ces lignes.
Je souhaitais crier ma douleur, différemment, crier ma
douleur et que tout le monde me lise, crier ma douleur, en
écrivant, en écrivant ce livre. Peut-être aussi pour faire de
mon terrible passé, un futur meilleur, pour que ce triste
passé, aujourd'hui me donne une force d'avancer.
Moi c'est Elo... ! Non ! Si certaines préféreraient se cacher
derrière un nom d'emprunt, une fausse identité, ce n'est pas
mon cas. Au début, des tonnes de questions se sont
bousculées dans ma tête, puis c'est mon cœur, à son tour,
qui s'emballait...La peur du regard des autres, du
jugement, mais dois-je avoir réellement peur ? Avoir
honte ? Dois-je garder le silence ?
…
Pour répondre à tout ceci, je me dois de vous raconter mon
histoire.
Moi c'est Céline, 21 ans, une rebelle ? Non ça c'était avant,
du moins après cet événement de ma vie qui m’a fait
devenir l'acharnée et défenseuse des femmes que je suis
maintenant. Jeune femme battante et indépendante, Si je
n'ai pas toujours été cette guerrière des temps modernes, je
le suis à présent.
Mon enfance n'étant pas particulièrement passionnante,
c'est rapidement que je vais vous survoler ce passage afin
de m'arrêter uniquement sur l’essentiel.
Petite fille de parents séparés, baladée de gauche à droite
d'un week-end à l'autre je suis l’ainée d'une fratrie de six
enfants, trois frères, deux sœurs et moi.
Ma mère, refit sa vie avec un autre homme, à qui
aujourd'hui elle est mariée.
Nous habitions une maison, pas très grande mais suffisante
pour notre famille, tout proche de l'école, ou encore des
petits commerces, dans une petite ville bien tranquille.
Il y avait cette boulangerie, ou nous nous rendions
régulièrement, pour acheter nos bonbons pour l'école, ma
sœur et moi, mais également cette bibliothèque, à laquelle
nous aimions nous rendre chaque mercredi après-midi.
Si tout allait plus ou moins pour le mieux, arriva dans ma
vie, un événement particulier.
Cette année c'est la rentrée en sixième pour moi, je rentrais
dans la cour des grands comme disaient mes parents. C'est
vrai que tout devenait plus sérieux quand j'ai passé ces
deux grandes portes qui donnaient sur un grand hall
couvert où il y avait une cinquantaine d'élèves, qui
attendaient un à un leur nom et leur classe afin de se
ranger.
Je ne vais pas évoquer cette année, finalement elle a été
assez banale. Des excellentes notes, des amies, des
professeurs appréciables, et un collège qui me plaisait
plutôt bien, vous vous diriez que le collège n'avait pas
spécialement besoin de me plaire, mais autant se sentir bien
dans un endroit dans lequel on vient passer toutes ses
journées durant ses quatre prochaines années.
Mais tous ceci est devenu de très courte durée.
L'année suivante, mon grand-père emprisonné pour des
motifs que seuls les adultes avaient connaissance, fût son
grand retour dans le monde libre.
Jugés trop jeunes et innocents pour comprendre ce qu'il en
était, nous n'avions guère poser de questions à l'époque. Il
vivait dans cette même petite ville, tout près de la Vire.
Ma mère contente d'avoir retrouvé son père, et nous-même
contents d'enfin revoir notre grand-père, allions très
souvent lui rendre visite. Souvent à l'improviste, mon petit
frère, ma petite sœur et moi même nous débarquions chez
lui heureux de pouvoir faire ce qu'il nous était impossible
ou presque de faire chez nos parents.
Si cela pouvait être des choses aussi simples que de se gaver
de sucreries ou encore être maître de la télévision, nous
avions l'impression d’être des rebelles.
Et pourtant..
Les jours passent et se ressemblent...
Nous allions à tour de rôle, ma petite sœur et moi, chez
notre grand-père, il est vrai que ça faisait du bien à notre
maman que l'une de nous deux s’éclipse un peu, on se
chamaillait souvent, des enfants quoi.
C'était un papy, tout ce qu'il y a de plus normal, aimant et
