Un tueur dans les kiwis - Dale Mayer - E-Book

Un tueur dans les kiwis E-Book

Mayer Dale

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Beschreibung

Du luxe à la misère… Le chaos continue… Les souvenirs s’estompent… mais pas pour tout le monde !

Doreen est submergée de joie lorsqu’elle voit tous les bénévoles qui se présentent pour l’aider à construire sa terrasse. La plupart sont des policiers, amis du caporal Mack Moreau, et heureux d’aider la grande amie de Mack, qui a contribué à résoudre tant de crimes pour eux, en rénovant sa maison.

Mais avant que la terrasse ne soit terminée, les agents sont appelés sur une affaire. Une autre vieille dame est morte. Une nouvelle victime de crise cardiaque s’ajoute à la longue liste. Et, bien sûr, aucune de ces femmes récemment décédées n’avait de problème médical expliquant leur décès soudain.

Avec ses animaux à ses côtés, Doreen est déterminée à découvrir ce que ces dames avaient en commun, et pourquoi et comment les kiwis continuent d’apparaître dans cette affaire. En fouillant dans la vie des défuntes, Doreen découvre de curieux éléments… qui culminent par la résolution plus intriguante encore de cette énigme…
 

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Veröffentlichungsjahr: 2022

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Sommaire

Première de Couverture

Page de Titre

Résumé du livre

Prologue

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Chapitre 25

Chapitre 26

Chapitre 27

Chapitre 28

Épilogue

Embrouille dans les lys

Note de l’auteure

À propos de l’auteure

Tous droits réservés

Résumé du livre

Un nouveau polar « cozy mystery », par Dale Mayer, auteure de best-sellers au classement du USA Today. Suivez les aventures de Doreen Montgomery, jardinière et détective en herbe, et de ses adorables assistants (un chat, un chien et un perroquet) dans leurs enquêtes criminelles dans la jolie ville de Kelowna au Canada.

Du luxe à la misère… Le chaos continue… Les souvenirs s’estompent… mais pas pour tout le monde !

Doreen est submergée de joie lorsqu’elle voit tous les bénévoles qui se présentent pour l’aider à construire sa terrasse. La plupart sont des policiers, amis du caporal Mack Moreau, et heureux d’aider la grande amie de Mack, qui a contribué à résoudre tant de crimes pour eux, en rénovant sa maison.

Mais avant que la terrasse ne soit terminée, les agents sont appelés sur une affaire. Une autre vieille dame est morte. Une nouvelle victime de crise cardiaque s’ajoute à la longue liste. Et, bien sûr, aucune de ces femmes récemment décédées n’avait de problème médical expliquant leur décès soudain.

Avec ses animaux à ses côtés, Doreen est déterminée à découvrir ce que ces dames avaient en commun, et pourquoi et comment les kiwis continuent d’apparaître dans cette affaire. En fouillant dans la vie des défuntes, Doreen découvre de curieux éléments… qui culminent par la résolution plus intriguante encore de cette énigme…

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Prologue

Mercredi, fin d’après-midi…

Arnold et Chester se préparèrent à partir, chacun tenant un bras d’Heidi.

— C’est bien, ce que vous avez fait, dit à voix basse Mack à Doreen.

Elle lui sourit discrètement.

— Quelqu’un devait aider Aretha. Bon, maintenant, bien sûr, je n’ai plus d’affaire sur laquelle me pencher… souffla-t-elle en dévisageant Mack, pleine d’espoir.

Il se raidit et lui lança un regard furieux.

— Aucune des miennes.

— N’avez-vous pas une autre enquête en cours ? demanda Arnold à Doreen.

— Non, lui répondit-elle avec un grand rictus. J’ai pensé que je pourrais jeter un œil à cette histoire de vieilles dames tombées raides mortes.

— Vous êtes une jardinière, lâcha Chester avec ce large sourire qui lui est coutumier. Si quelqu’un peut trouver ce que les kiwis ont à voir avec ces fichus décès, j’aimerais bien le savoir !

Doreen le fixa.

— Les kiwis ?

Mack adressa un regard d’avertissement à Chester, mais il était trop tard. Il était déjà allé trop loin.

— Ouaip, acquiesça-t-il. Un kiwi dans la bouche !

— Mais la bouche d’une seule femme ?

Il se pencha en avant et déclara, dans un murmure peu discret :

— Oui, mais toutes les trois en avaient un sur elle.

Doreen afficha un large rictus.

— Un tueur parmi les kiwis… J’adore !

Elle était là, sa prochaine enquête !

Mack lui lança des yeux froids.

— Vous restez en dehors de ça ! lui intima-t-il. Les affaires classées sont une chose, mais les miennes en sont une autre.

Elle lui sourit de toutes ses dents, effrontément.

— Pas de problème ! s’exclama-t-elle. Vous savez quoi, reparlons-en dans… vingt-quatre heures ?

Mack posa les mains sur ses hanches tandis qu’Arnold commençait à ricaner. En sifflotant, Chester et lui firent monter Heidi à l’arrière de leur voiture de patrouille de la RCMP,1 laissant Doreen avec Mack. Elle pivota et leva les yeux vers lui.

— Alors ?

— Alors quoi ? grogna-t-il.

— Vingt-quatre ? Quarante-huit heures ? De combien de temps avez-vous besoin ? l’interrogea-t-elle avec espoir.

Il avança d’un grand pas vers elle, mais elle ne se sentait désormais plus menacée par Mack. Elle leva la tête vers lui et afficha un rictus.

— Allez ! Quarante-huit, alors ! Affaire conclue ! J’enquête sur le Tueur parmi les kiwis !

Tout en riant, elle courut jusqu’à la cuisine. Elle entendit la porte d’entrée claquer quand Mack sortit et elle sut qu’il avait dû partir. Il avait maintenant plus de boulot au poste de police. Et c’était une très bonne chose.

Elle lui octroierait ces deux jours, mais pas une minute de plus !

1.   RCMP : Royal Canadian Mounted Police, soit la Gendarmerie royale du Canada.

Chapitre 1

Quarante-huit heures plus tard… ou presque…

Les vendredis après-midi se déroulaient généralement dans le jardin de Millicent, et Doreen avait de toute manière besoin de s’occuper, en attendant la fin de la longueur d’avance accordée à Mack sur l’affaire des kiwis.

Appelant les animaux, elle versa du café dans un thermos et marcha jusque chez la mère de Mack.

Millicent était assise dehors, et, dès qu’elle aperçut Doreen, elle bondit sur ses pieds avec ce qui semblait être une quantité infinie d’énergie pour quelqu’un ayant l’âge de Doreen, alors que dire d’une personne de l’âge de Millicent !

— Oh, c’est si bon de te voir ! s’exclama-t-elle. Mack m’a expliqué à propos des bijoux que j’ai trouvés.

Doreen roula des yeux.

— Je suis contente d’en avoir fini avec cette affaire ! répondit-elle. C’était un peu rude.

— Hé ! lâcha la femme âgée, radieuse. J’ai vraiment apprécié ce que tu as fait en tout cas !

Doreen lui sourit et hocha la tête.

— Je ne m’attendais pas à ce que ça se termine ainsi. Il faut encore que je discute d’Aretha avec Nan.

— Eh bien, nous ne connaissons pas encore les détails. Alors, si tu veux bien me tenir au courant…

Elle essaya d’amadouer Doreen avec un rictus, en espérant lui soutirer plus d’infos. Doreen était ravie de lui faire plaisir, alors, tout en désherbant le jardin et en arrangeant les plates-bandes, elle relata toute l’histoire à Millicent.

— C’est si difficile à croire ! s’écria la vieille dame avec étonnement. Et pourquoi les bijoux auraient-ils atterri sous mon genévrier ?

— Alors ça, poursuivit Doreen en s’asseyant sur ses talons, je ne sais vraiment pas, si ce n’est que Reginald les a cachés un peu partout dans la ville.

— Et est-ce que c’est le dernier d’entre eux ?

— Eh bien, c’est celui qu’il était venu récupérer… Mais il avait disparu.

— Évidemment ! L’arbre qu’il cherchait n’était plus là !

— Et donc, il ignorait probablement s’il était au bon endroit, si l’arbre avait été abattu, ou bien si les bijoux étaient partis au compost ou avaient été jetés à la poubelle ou ailleurs… Mais il n’a pas pu les trouver. Il s’est fié à son point de repère qui était apparemment près de chez toi, à ce que j’ai compris en tout cas. Puis il a effectué une quête approfondie, mais ce fut difficile.

Millicent acquiesça.

— On a dû retirer l’arbre après la tempête qui avait fendu son tronc, et les bijoux sont certainement restés là pendant un moment avant qu’on les découvre. Alors, n’importe qui aurait pu venir et les dénicher en premier sans qu’on le sache jamais ! s’émerveilla-t-elle. Et dire que tout ça se déroulait près de nous, et pourtant, nous n’en avions aucune idée !

— Tout va bien à présent, déclara Doreen. Heidi paiera pour ses crimes, peu importe ce que décidera le tribunal concernant cette affaire, et Aretha, avec de la chance, continuera d’habiter dans la maison d’Heidi et de s’en occuper.

— Et ce serait bien pour Aretha également, approuva Millicent en hochant la tête d’un air entendu. Cette pauvre femme a besoin que de bonnes choses arrivent dans sa vie.

Au moment où elle eut fini tout le désherbage, Doreen avait épuisé ses sujets de conversation. Mais Millicent était pleine de ressources et ne cessa de mitrailler Doreen avec un million d’autres questions. Elle était entièrement d’accord avec la vente des bijoux et avec le fait de les offrir aux œuvres de charité. Ce sujet avait constitué une source d’inquiétude pour Doreen, étant donné que personne ne pouvait vraiment les réclamer. Les commerces impliqués avaient déposé le bilan, et tant d’années avaient passé depuis qu’il était difficile de déterminer exactement à qui devait revenir cet argent. Elle devait encore en parler à Mack, et c’était un petit problème, car il l’évitait en ce moment.

— Et tu as un acheteur pour l’émeraude ? demanda Millicent.

Cela amena Doreen à l’histoire de Zachary Winter.

— Oh, c’est si mignon ! réagit Millicent. Il faut nous assurer que Mme Winters l’obtienne.

— Je sais, mais nous vendrons aussi quelques-unes des autres pierres.

La mère de Mack soupira.

— S’il n’y en a pas beaucoup, peut-être pourrions-nous les partager. Tu en prends une, Mack une autre et Aretha aussi.

Doreen la regarda avec surprise.

— Eh bien, tu sais quoi ? Ce n’est pas une mauvaise idée ! Vends les plus grandes, puis verse les fonds à une œuvre de bienfaisance, et d’autres pourront avoir les pierres plus petites, dit-elle en haussant les épaules. Je dois les faire expertiser, simplement pour connaître leur valeur. Seulement, ça n’a pas très bien marché la première fois…

— Ça fonctionnera cette fois, rebondit Millicent en tapant dans ses mains de joie. Qui aurait deviné, en te demandant d’y regarder de plus près, que tu résoudrais ça, et si rapidement ?! s’exclama-t-elle en dévisageant Doreen avec admiration.

— Je l’ignore. J’ai l’impression que ça m’a pris une éternité.

Millicent sourit et secoua la tête.

— Oh ! et à ce propos, on m’a donné un sac plein de courgettes, annonça-t-elle. Tu en veux une ou deux ?

— Si j’avais la moindre idée de comment préparer un cake aux courgettes, répondit Doreen, j’adorerais ! Je pourrais cuisiner quelque chose avec une seule, peut-être.

— J’ai fait du cake à la courgette aussi. Attends un moment, lança-t-elle avant de se relever et de courir chez elle.

Pendant son absence, Doreen prit la brouette remplie de mauvaises herbes, marcha jusqu’au bac à compost de Millicent et la vida rapidement. Le ramassage n’avait pas lieu cette semaine par ici, alors Doreen l’inclina contre l’abri de jardin afin que la pluie ne tombe pas dedans. Quand elle retourna à la terrasse, les animaux étaient tous assis et lui accordaient leur attention. Elle baissa les yeux vers eux et les railla :

— Millicent a parlé de courgettes, pas de friandises !

Le rire de cette dernière parvint depuis la porte. Elle se dirigea vers les bêtes et leur offrit à tous les trois un morceau de fromage.

— Waouh ! lâcha Doreen. Je ne savais pas que tu nourrissais ces gars-là aussi !

— Pas tout le temps, minimisa Millicent. Mais c’est une telle joie de les avoir ici !

— Ce sont de vrais pique-assiettes ! affirma Doreen en riant.

— Ce n’est pas un souci. Et d’ailleurs, ça, c’est pour toi, lui révéla-t-elle en lui tendant deux petites courgettes et un sac contenant un truc enveloppé dans du papier alu.

— C’est quoi dans l’alu ? s’enquit Doreen en regardant.

— Alors ça, c’est le meilleur cake à la courgette du monde ! Demande à Mack, il te le confirmera !

— C’est ta propre recette ? questionna Doreen, déjà en train de saliver.

— Absolument ! indiqua Millicent. Je ne plante même plus de courgettes dans le jardin, car la production d’un seul pied est trop importante ! Mais j’ai des amis qui en cultivent toujours, et ils m’en donnent suffisamment chaque été. J’ai déjà mis sept cakes au congélateur, alors je t’en prie, emporte celui-là.

— Et Mack alors ? s’inquiéta Doreen. Je ne veux pas le priver de sa ration.

Le rire de Millicent traversa le jardin.

— Il va probablement te remercier d’en récupérer. À chaque fois que je fais une fournée, je lui en offre un entier. Il proteste, car il prétend ne pas pouvoir tout manger, alors je suis sûre qu’il sera ravi que tu en profites.

Doreen s’interrogea à ce sujet, car elle n’en avait vu aucun jusqu’à présent. Alors, soit Mack mangeait tout, soit il en congelait une partie lui aussi. Mais il n’a jamais paru triste de prendre la nourriture de sa mère. Elle adressa un rictus à Millicent et déclara :

— Merci ! Je l’apprécierai en rentrant chez moi.

— Bien ! lâcha Millicent en souriant.

Et là-dessus, Doreen fila vers sa maison, ses animaux sur ses talons en file indienne. Ce serait un gros week-end si elle et Mack pouvaient commencer à bosser sur la terrasse comme elle le souhaitait vraiment, mais elle craignait qu’ils aient besoin de matériel supplémentaire. À cette pensée, elle lui envoya un message. Aurons-nous assez pour démarrer la construction de la terrasse ?

La réponse vint avec un : Oui.

Quand ?

Probablement demain. Je viendrai faire un tour plus tard ce soir.

Elle esquissa un rictus en lisant ça. Dîner ?

Vous avez quelque chose ?

Peut-être, écrivit-elle en fronçant les sourcils et en se dirigeant vers chez elle. Laissez-moi rentrer et vérifier. Elle éteignit le système de sécurité et marcha jusqu’à la pièce de devant. Sans les meubles, tout étant encore très propre, cette demeure semblait incroyablement spacieuse. Elle retourna à la cuisine où elle posa ses affaires et mit en route la bouilloire. Puis elle contrôla le contenu du frigo. Elle avait encore un reste de nouilles qu’il lui avait cuisinées, mais elle était à court de viande.

Un restant de pâtes nature. Pas de viande, envoya-t-elle.

Champignons ?

Oui. Pourquoi ?

Un visage content fut sa réponse.

Elle gloussa. Ça veut donc dire un dîner ? demanda-t-elle avec espoir.

Peut-être. Je serai là aux environs de 5 heures, sauf si vous rajoutez du boulot sur mon bureau. Elle pouvait presque l’entendre râler dans ses mots.

Elle sourit et tapa : Non, ça me va. Je viens de finir chez votre mère.

Bien. Vous pourrez me raconter comment ça s’est passé quand je serai là.

Immédiatement, elle fut soucieuse. Cela lui revenait-il trop cher ? Car elle ne voulait vraiment pas perdre cette source de revenus. Mais à un moment donné, tous les boulots avaient une fin. Le jardin de Millicent ne réclamait plus autant de travail. Elle pourrait probablement garder un œil dessus en y passant simplement chaque semaine pour le même montant, ce qui leur permettrait d’économiser de l’argent, mais c’est à elle que cela coûterait. Sourcils froncés, elle sortit la garniture pour sandwich et s’en prépara un énorme au jambon et au fromage, avec sa salade et ses tomates habituelles. Sur un coup de tête, elle coupa une tranche de cake et posa des rondelles de courgette crue dessus.

Elle considéra fixement le rendu et douta :

— C’est peut-être un peu trop…

Alors, elle tailla un morceau du cake en petits morceaux qu’elle disposa devant Thaddeus. Il approcha et les examina sous tous les angles possibles avant de se baisser et de picorer chacun d’eux. Doreen mangea son casse-croûte avec les tranches de courgettes dessus puis haussa les épaules.

— Ce n’est pas si mauvais, dit-elle à Mugs.

Il se tenait là, au garde-à-vous, les yeux levés vers elle. Voyant des petits bouts de jambon et de fromage dépasser de son sandwich, elle arracha une petite portion de chacun et les lui donna.

Tout de suite, Goliath se glissa vers l’avant, prit place sur la chaise à côté d’elle et la fixa attentivement. Elle grommela.

— Les gars, vous avez votre propre nourriture !

Et elle en était bien consciente, car elle les avait nourris, mais elle distribua à Goliath une petite portion de fromage malgré tout.

Dès que son sandwich fut avalé, elle se leva et se prépara une théière. Puis elle sortit les bijoux. Elle aurait dû commencer par ça. Elle les posa tous et prit quelques photos, se demandant comment cela allait se passer. Millicent avait eu une bonne suggestion à propos des six petits diamants. Mack en prendrait deux, peut-être que Doreen pourrait en garder autant également et Aretha aurait les deux autres. Elle devrait tout simplement les revendre pour avoir du cash, étant donné sa situation financière.

Doreen ignorait ce qu’elle ferait avec ces pierres. Mack refuserait probablement sa part, mais elle devait encore l’accaparer avec cette question. Elle songeait que les siennes devaient également revenir à Aretha. Après tout, la condition de Doreen s’était bien améliorée depuis son arrivée à Kelowna. Quand les antiquités de Nan avaient été vendues chez Christie’s, elle avait été plus que largement rémunérée. C’était encore difficile à imaginer… Cependant, elle devait faire expertiser ces diamants par quelqu’un en qui elle pouvait avoir confiance. Puis vendre l’émeraude à Zachary. Mais ne l’avait-il pas déjà payée, plus ou moins quarante ans auparavant ?

Presque comme s’il avait su à quoi elle était en train de penser, le téléphone sonna. C’était Zachary.

— J’ai entendu dire que tu t’étais plutôt bien amusée ? lâcha-t-il d’une voix joviale.

— Oui ! confirma-t-elle. Mystère résolu !

— Et je n’arrive pas y croire. J’ai entendu des fragments ici et là à ce sujet.

— Eh bien, jusqu’à ce que le tribunal se prononce, personne ne peut rien confirmer.

— Et est-ce que ça laisse l’émeraude disponible à la vente ?

— Potentiellement, oui, acquiesça-t-elle d’un ton sec. Je n’ai encore rien fait évaluer.

— Non, bien sûr, déclara-t-il. Et tu ne veux pas demander à mon expert, si ? suggéra-t-il d’une voix rehaussée d’une note d’humour, comme s’il comprenait pleinement pourquoi elle ne lui accorderait plus jamais sa confiance.

— Non, déclina-t-elle. La confidentialité et la vie privée représentent tout dans ce métier, et ils ont perdu mon vote.

— C’est légitime, admit-il. Ils ont dévié de leur conduite habituelle sur de tels sujets malgré les circonstances atténuantes, mais je comprends ce que tu ressens. Pourrais-je éventuellement avoir une copie de l’expertise ?

— Pourquoi ? s’enquit-elle, suspicieuse.

— Parce que je souhaite toujours acheter cette émeraude pour ma femme.

— Elle ne t’appartenait pas déjà, à l’époque ?

— Oui, mais alors, mon assurance avait couvert la perte. Vraiment dommage que cette gemme n’ait pas la même valeur aujourd’hui qu’autrefois.

— C’est vrai, acquiesça Doreen, qui ne comprenait pas comment tout cela fonctionnait. C’est incroyable que ton assurance t’ait remboursé à la place d’Aretha et son mari.

— Mais j’étais très bien assuré. Et j’avais acheté la pierre. Je disposais d’un reçu valide, alors ce vol était couvert.

— Bien, lança-t-elle, mais comme j’ai dit, je dois encore faire estimer les bijoux et déterminer quel prix sera le plus juste.

— Que feras-tu avec cet argent ?

— C’est encore en discussion pour le moment. Éventuellement le verser à une œuvre de charité, car un tas de petites mains s’y sont posées, mais personne ne semble avoir de revendication légale dessus.

— Compris. Une chance qu’on puisse boucler ça bientôt ?

— Si je pouvais trouver un bijoutier digne de confiance qui pourrait réaliser l’estimation, peut-être.

— Le Diamond Exchange. Ils arrivent en ville dans deux semaines. Tu devrais trouver quelqu’un là-bas pour une expertise immédiate.

— C’est quoi ? questionna Doreen.

Il lui expliqua alors que ce salon professionnel venait une fois par an en ville. Dès qu’elle eut raccroché, elle chercha des infos. Et en effet, ils seraient à Kelowna dans quinze jours. Elle leur envoya un message, demandant si quelqu’un pouvait faire une expertise honnête sur quelques diamants, une émeraude ainsi qu’un rubis. Elle espérait une réponse ce jour, mais il y avait des chances pour que ce ne soit pas aussi rapide. Rien ne semblait jamais assez prompt.

Juste à cet instant, on frappa à la porte d’entrée. Elle se mit debout et se rendit au salon, Mugs aboyant comme un fou. Le prenant à son collier, elle essaya de le faire reculer tout en ouvrant la porte à moustiquaire.

Un grand homme mince aux cheveux coupés court se tenait là, les mains sur les hanches, le dos tourné, car il observait le jardin de devant.

— Oui ? Je peux vous aider ?

— Je suis venu vous livrer du bois. Mack m’a envoyé.

Il pivota pour la voir et regarda attentivement ses traits. Elle sourit et l’interrogea :

— C’est pour ma terrasse ?

Il haussa les épaules.

— Eh bien, il y a des lames de plancher dont je ne me sers pas. Et j’en ai pris d’autres à des amis. Certains d’entre nous ont réalisé leur terrasse plus ou moins à la même époque en s’entraidant. Et nous avons encore du bois qu’on ne peut pas utiliser, alors je l’ai apporté ici, expliqua-t-il en désignant l’arrière de son camion.

Doreen s’exclama, ravie.

— C’est merveilleux !

Elle descendit les marches, laissant Mugs renifler le nouvel arrivant.

L’étranger se baissa et le laissa renifler sa main avant de lui donner une bonne gratouille. Mugs, au lieu d’être le chien de garde qu’il était censé être, se roula sur le dos et montra à l’inconnu sa bedaine. L’homme rit.

— Pas vraiment un chien de garde, hein ?

— Vous seriez surpris ! dit Doreen avec un rictus. Il n’y ressemble pas beaucoup, mais il a un potentiel insoupçonné.

L’homme hocha distraitement la tête et demanda :

— Où voulez-vous les planches exactement, alors ?

Elle sourit et lui répondit :

— Au coin, ici.

Et il tourna les yeux vers l’endroit qu’elle désignait puis acquiesça.

— Je vais commencer à décharger.

Sous le regard de Doreen, il fit plusieurs voyages, ayant transporté au moins une vingtaine de planches.

— Waouh ! s’écria-t-elle. Je devrais en avoir assez pour finir cette terrasse !

— Quand allez-vous la réaliser ?

— J’espère commencer ce week-end. Je ne sais pas à quel point nous pourrons progresser en deux jours…

— Beaucoup ! Moi et mes potes avons tous construit nos terrasses en un week-end. Montrez-moi où vous prévoyez de la placer.

Elle l’amena à l’arrière, où il pouvait constater l’endroit qu’elle avait libéré.

— Si vous ne montez pas trop haut et si vous n’avez pas de grosses marches ni de trop gros supports à installer, ce sera facile !

— Vraiment ?

— Absolument ! J’en parlerai à Mack, indiqua-t-il avant de lever la main pour saluer et partir.

Elle n’était tout à fait sûre de ce que cela signifiait et, évidemment, elle avait oublié de demander son nom. Pourquoi voulait-il en discuter avec Mack ? Cependant, elle ne devrait pas trop s’en inquiéter, car Mack semblait bénéficier d’un gros réseau d’amis qu’elle n’avait pas. Elle appréciait le fait que les gens aidaient en donnant du matériel qu’ils n’utilisaient plus.

Tout en marchant pour rentrer, elle envoya un message à Mack : D’autres planches viennent d’être livrées.

Chapitre 2

Quarante-huit heures et cinq minutes plus tard…

Doreen avait fait le décompte du temps restant, frénétiquement. Les quarante-huit heures de Mack avaient pris fin à 16 h 20, selon ses calculs. Elle ricana en regardant son téléphone.

— Je devrais appeler Mack maintenant, marmonna-t-elle.

Elle lui avait envoyé un message cinq minutes plus tôt, lui rappelant qu’elle était toujours là, que sa date butoir était arrivée… et surtout pour le taquiner. Mais elle s’était dit qu’il l’avait laissée tranquille volontairement pour qu’elle se repose et se détende… et pour éviter de répondre à ses messages. Elle n’était pas si sûre que ça eût servi à quelque chose, mais au moins, elle avait passé un bon bout de temps à décompresser.

Et elle avait bon espoir que sa terrasse serait très bientôt réalisée. Mais étant donné qu’ils avaient à peine commencé à dégager le gazon, ils devaient encore préparer le jardin, non ? Elle s’était reposée tout le jeudi et aujourd’hui, vendredi, elle souhaitait que les travaux avancent dans la soirée, peut-être, ou ce week-end, pour sûr. Elle ne devrait probablement pas ennuyer Mack maintenant, puisqu’il avait été d’une grande aide pour ce projet de nouvelle terrasse. De plus, il prévoyait de lui préparer à dîner ce soir.

Elle ouvrit donc son ordinateur portable et chercha des infos au sujet de l’étrange enquête sur laquelle bossait Mack en ce moment, avec les kiwis. Il n’apprécierait pas qu’elle y mette son nez. Ce n’était pas une affaire classée, et cela lui causerait plus d’ennuis. Mais elle disposait encore des affaires de Bob Small. Elle leur jeta un rapide coup d’œil et sourit. Elle avait également tous les dossiers de Solomon, alors elle avait pas mal à faire. Assurément, quelque chose pourrait être digne d’intérêt… même si son esprit continuait de se tourner vers ces petites vieilles dames qui mouraient… Elle se souvint que Mack disait qu’il n’y avait rien de suspect, mais qu’ils attendaient l’autopsie de la dernière victime.

Comment pouvait-on décider de qui devait passer entre les mains d’un légiste ou non ? Elle était assise là, ses doigts tambourinant la table de la cuisine pendant qu’elle passait en revue les nouvelles du jour sur le site internet d’une chaîne locale, mais rien sur les meurtres aux kiwis n’était affiché. Elle en était frustrée. Un jour de repos, c’était une chose, mais deux, c’était un de trop. Cependant, elle avait bossé dans le jardin de Millicent, ce qui l’avait aidée à se changer les idées et à s’occuper autrement.

Même si la maison était propre, elle pourrait donner un coup de balai, et la salle de bain avait besoin d’être nettoyée. Elle finit rapidement ces deux tâches ménagères et, à ce moment-là, elle jugea que se rasseoir et faire le tri parmi tous les articles de journaux sur Bob Small était mérité. Elle en détenait tellement qu’il y en avait presque trop. Elle les classa par ordre chronologique, ouvrit son ordinateur puis créa un dossier avec les dates et la liste des victimes. Dès lors, elle se retrouvait avec une quarantaine de coupures de presse dont beaucoup portaient sur les mêmes personnes. Huit d’entre elles étaient mortes sur une période de trois ans, ce qui la rendait soucieuse.

— Ça fait presque un décès par trimestre, marmonna-t-elle.

Elle ne comprenait pas la mentalité d’un tueur en série. Les drogués avaient besoin d’une dose tous les jours, mais comment se sentir bien pendant trois mois ou plus et ensuite éprouver le besoin de tuer quelqu’un de nouveau ? Cela n’avait vraiment aucun sens pour elle.

Quand son téléphone sonna, cela la surprit et elle sursauta. Elle le regarda et remarqua qu’il s’agissait de Mack.

— Hé, Mack ! Quoi de neuf ?

— Je suis à l’épicerie, dit-il. On peut faire des pâtes, mais qu’est-ce que vous aimeriez avec ?

— Je ne sais pas du tout, lança-t-elle, surprise. Il est tard ?

— C’est l’heure du dîner.

Elle baissa les yeux vers son ordinateur et soupira.

— Oh, mince… Je n’en avais aucune idée !

— Je crois que la vraie question est : est-ce que cela vous est égal ?

— Concernant le repas ? Oui, je m’en fiche ! Si vous préparez quelque chose à base de pâtes, vous savez que je vais adorer.

— Ça me va.

Elle raccrocha puis rangea tout ce qu’elle avait sorti, car Mack serait là dans quelques minutes. Il était très doué pour fourrer son nez dans ce qu’elle souhaitait garder pour elle. Mais s’il ne voulait pas partager ses informations concernant les petites vieilles dames, alors Doreen ne divulguerait rien en retour. Dès qu’elle eut fini de mettre de l’ordre, elle entendit Mugs gémir et sauter à la porte.

Elle supposa que Mack était déjà là. Elle fronça les sourcils et se demanda comment il parvenait à toujours être aussi rapide. Elle marcha jusqu’à la porte, l’ouvrit et laissa le chien sortir. Mais elle ne vit aucun signe de Mack. Grimaçant davantage, elle descendit jusqu’au jardin de devant et scruta autour d’elle, mais ne remarqua rien. Elle se retourna vers Mugs qui se dirigeait de l’autre côté, où tout le matériel pour la terrasse se trouvait. Inquiète à l’idée que quelqu’un soit venu pour se servir, elle courut et le découvrit en train de renifler le long des planches.

— Qu’est-ce qu’il y a, mon pote ?

Elle ne comprenait pas son intérêt soudain pour les matériaux. Mais cela pourrait s’expliquer simplement par un écureuil ou un chat errant qui aurait marché dessus. C’est alors que Richard sortit par sa porte d’entrée et la dévisagea. Immédiatement, ils échangèrent un regard. Elle lui sourit chaleureusement et le salua :

— Bonjour !

— On est presque le soir ! grommela-t-il.

— Il ne fait pas si sombre encore, éluda-t-elle avec un vague geste de la main.

— Dans quel genre d’ennuis vous êtes-vous fourrée en ce moment ? s’enquit-il.

Elle ricana.

— J’espérais ne pas en avoir.

— Pas de journalistes… indiqua-t-il suspicieusement en examinant les alentours.

Elle afficha un rictus.

— Je ne suis pas certaine qu’ils soient au courant de la dernière affaire.

— La dernière affaire ?

Elle hocha la tête.

— Les bijoux du genévrier ! dit-elle avec le sourire.

Et elle supposait que les médias avaient sûrement fureté autour de la maison d’Heidi, où Aretha vivait, mais pas ici, chez elle. Elle rit.

— Ils reviendront, j’en suis persuadée.

— Oui, enfin, si vous arrêtiez de mettre votre nez là où il n’y a pas lieu… on n’aurait pas de journalistes ici !

Là-dessus, il rentra en trombe dans sa maison et claqua la porte. Elle marmonna.

— Ce n’était pas le but ! cria-t-elle.

Mais évidemment, il ne l’écouterait pas. Elle suivit Mugs qui continuait de flairer un peu partout en se dirigeant vers l’arrière de la maison. Elle déambula et fit alors le tour complet de son jardin. Cependant, il n’y avait personne.

— Viens, Mugs ! Rentrons.

Il laissa tomber son derrière sur le sol et l’observa.

— Mack arrive, annonça-t-elle.

Elle sut que ses oreilles allaient se redresser, mais on aurait presque dit qu’il était plus attentif. Dans le fond, elle entendit un véhicule. Elle sourit et déclara :

— Allons voir si c’est lui !

Et elle accéléra sa course au virage, sachant que son chien la suivrait.

Arrivée au jardin de devant, Goliath était sorti discrètement et était assis sur l’allée menant au garage. Elle le gronda :

— Je n’aime pas quand tu décides de toi-même de sortir et encore moins quand c’est devant, là où il y a de la circulation.

Il la fixa avec ses gros yeux en forme de billes, la queue bruissant derrière lui. Elle se baissa et le prit dans ses bras. C’est alors que Mack remonta l’impasse puis le chemin. Mugs était si excité que Doreen, avec Goliath dans les bras, ne pouvait que le maintenir éloigné de l’allée également afin que Mack puisse y circuler. Ce dernier coupa le moteur, puis sortit et se pencha pour gratouiller Mugs.

— Content de constater que tu aimes me voir arriver, mon petit pote !

— Petit pote, ricana Doreen. Il devient gros !

— Non, il ne l’est pas. Il est seulement parfait.

Elle grommela.

— C’est vous qui le dites… Il est peut-être parfait, mais pour autant, il ne maigrit pas.

— Peut-être pas, mais il se porte tout simplement bien. Tout comme ce gars !

Il s’approcha de Goliath dans les bras de Doreen et le gratifia d’une petite gratouille. Immédiatement, Goliath tendit la patte et essaya de lui saisir la main que Mack retirait. Cela fit rire ce dernier qui glissa une main sous le chat pour le porter.

— Et maintenant, celui-là… Il occupe bien les bras !

Il câlina le félin un long moment, et il était compliqué d’être en colère contre quelqu’un qui donnait ce genre d’attention à ses animaux. Elle sourit et lança :

— De toute évidence, il n’y avait pas tant de boulot vu que vous êtes parti tôt.

— Je ne suis pas parti tôt, contesta-t-il. Je suis arrivé de bonne heure, et c’est là toute la différence !

— Et vous avez toujours plus de travail, je sais. Qu’avez-vous prévu pour le dîner ?

Elle pouvait distinguer les cabas à l’intérieur de la voiture, sur le siège avant. Il laissa tomber doucement Goliath sur le sol puis retourna à son pick-up et saisit les deux sacs de supermarché.

— Cela va devenir une habitude.

— J’en suis consciente, répondit-elle, j’y pensais. Je me demande si je devrais vous rembourser la nourriture que vous continuez d’apporter.

Il rit et réagit :

— Puisque je mange en même temps, ce n’est pas un problème.

— Oui, mais je profite des restes.

Il déposa le tout à la cuisine pendant qu’elle forçait ses compagnons à rentrer. C’était une chose de les laisser aller dehors par la porte ouverte de la cuisine, mais ça en était une autre de s’inquiéter pour eux en les sachant déambuler dans le jardin de devant, trop proche de la route. Quand elle rentra, elle demanda :

— Dois-je vous montrer le bois qu’on nous a livré ?

— J’y jetterai un œil dans peu de temps.

Il sortit quelque chose qu’elle ne reconnut pas. Elle attrapa le paquet, l’observa et s’enquit :

— C’est quoi ?

Il lui jeta un regard et sourit.

— Un autre genre de feta. Sans la saumure.

— Eh bien, j’ignorais que c’était dans la saumure avant ça. Alors, ça n’a pas vraiment d’importance. Mais je ne l’avais jamais vue sous cette forme non plus.

— Elle est seulement sèche.

Doreen dévisagea Mack.

— Alors, on aura ça pour le dîner ?

— Plutôt des pâtes à la grecque, corrigea-t-il en haussant les épaules. J’ai pris un poulet rôti que je vais hacher. On y ajoutera des olives noires, des tomates fraîches, de la feta, et je préparerai un peu de sauce à l’huile d’olive.

— Ça semble chouette ! Ce sera chaud ?

Il confirma d’un signe de tête.

— Donc légèrement différent des salades de pâtes que j’ai l’habitude de manger avec les artichauts ?

— Tout à fait.

— Maintenant que je me souviens de ce plat, lâcha-t-elle en se caressant le ventre, je pourrai certainement en prendre de celui-là également.

— Quel dommage ! s’exclama-t-il instantanément.

Peu après, il avait une casserole pleine de pâtes chaudes et avait sorti de son sac deux grandes boîtes d’olives noires. Il en vida le jus, coupa les olives en quartiers et jeta celles-ci dans la casserole. Puis il tailla quelques grosses tomates vraiment pulpeuses en dés.

Elle le regarda et fronça les sourcils.

— Elles ont une forme d’olive.

— Des Roma, l’informa-t-il. Elles sont un peu plus charnues ou moins juteuses et elles sont formidables quand on ne souhaite pas que les tomates deviennent de la bouillie.

Il les hacha, les versa dans la préparation avec quelques champignons et un peu d’huile d’olive, et fit revenir le tout à la poêle. Elle n’était même pas sûre de ce qu’il avait pu mettre d’autre.

— Attendez ! s’écria-t-elle. Que venez-vous d’ajouter ?

— De l’ail débité en cubes, l’informa-t-il avec patience.

Puis il inséra de bonnes doses de beurre au tout et fit rissoler doucement l’ensemble pendant qu’il hachait tout le blanc de poulet. Tout cela mélangé, l’odeur l’affama au plus haut point.

— Je peux vous aider en quoi que ce soit ? s’enquit-elle en observant.

— Une salade, ce serait bien, si vous avez quelque chose à mettre dedans. J’ai oublié de poser la question.

Elle se rendit immédiatement à son frigo et hocha la tête.

— Je peux faire ça.

Elle prépara une simple salade verte avec des concombres et eut fini alors qu’il servait les pâtes.

Avec les deux bols de salade et les deux assiettes de pâtes, ils s’assirent dehors, sur sa petite terrasse, et elle sourit.

— Ce sera agréable d’avoir une grande terrasse ici.