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Volume 3
Amanda a 38 ans, 2 enfants, et un mari qu'elle n'aime plus depuis bien longtemps.
Son métier d’assistante libraire lui apporte l’évasion dont elle a besoin : sa vie serait tellement monotone sans
ces romances qu’elle dévore tous les jours au travail, dans le dos de son patron…
Elle publie aussi parfois de courtes histoires d’amour sur Internet, comme ça, pour le plaisir.
Un jour, un cadre d’un grande maison d’édition lui propose d’écrire pour lui. Il semble
tout droit sorti d’un rêve : un prénom magnifique (Christian), grand, beau, poivre et sel juste comme elle aime. Il a lu ses petites nouvelles, et souhaite qu’elle écrive pour lui, et lui seul.
Amanda est aux anges : peut-être sera-t-elle publiée un jour ? Christian la coache au téléphone pour améliorer ses écrits, et insiste beaucoup pour qu’elle mette plus de piment dans ses scènes d’amour. Il lui dit d’écrire
l’érotisme qu’elle aime, et qu’elle aimerait dans sa vie si seulement elle n’était pas mariée à un tel boulet.
Elle décrit des histoires d’amour torrides dans le noir, d’autres dans des lieux publics, et d’autres encore qui lui rappelle 50 Nuances de Grey.
Un jour, de sa voix grave et sensuelle, il lui dit qu’il passera à la boutique le soir de l’inventaire pour l’encourager: elle est contente car son patron la laissait justement seule...
Elle ne se doute pas qu’il va rendre ses écrits réalité dans la pénombre de l’arrière-boutique, au milieu des livres et de ses histoires d’amours chéries…
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Analia Noir
Cinquante Nuances
D'Obscurité
Vol. 3
Deux fois déjà, Christian, l’associé d’un prestigieux éditeur pour lequel Amanda rêve de travailler, est venu rendre visite à la modeste mère de famille ; pour elle, jusqu’à ce qu’il la contacte, écrire des histoires d’amour n’était qu’un loisir amateur, secret et solitaire. Elle y avait recours pour s’évader d’une vie professionnelle et sentimentale au point mort.
Et deux fois déjà, elle a cédé aux avances de Christian, qui suivent point par point les péripéties des scènes érotiques qu’elle a écrites… sur son invitation. Elle n’avait aucune idée, au moment de coucher sur le papier ses fantasmes les plus secrets, qu’ils finiraient par prendre vie. Elle commence à se dire qu’elle est peut-être allée trop loin.
Car si son visiteur continue à réaliser ses rêves, il ne reste plus qu’une étape à son programme : le bondage, dans un lieu public.
Jamais deux sans trois. Il allait revenir ; Amanda le savait. Elle savait aussi qu’il allait lui faire mal, pour de bon cette fois.
L’assistante libraire avait donné libre cours à ses plus sombres fantaisies, dans la troisième nouvelle que ce mystérieux correspondant l’avait poussée à écrire. Elle avait cédé aux démons qu’elle retenait habituellement prisonniers au fond de son inconscient, et qui ne se révélaient que dans ses rêves.
Toutes ses héroïnes, d’ailleurs, étaient forcées par les circonstances à faire quelque chose, que leur morale réprouvait, mais que leur corps désirait : forcée à se laisser prendre par un séduisant inconnu, pour la première ; forcée à s’offrir en silence, sur son lieu de travail encombré de visiteurs, pour la seconde…
La troisième était une militaire, une mystique, qui avait eu la vision d’un ange aux cœur de la jungle ; de retour à son quartier général, elle priait avec ferveur pour que Dieu lui dise s’il s’agissait d’une apparition céleste ou d’une tromperie démoniaque, tout en lavant son corps du sang de l’expédition.
Soudain, ses yeux se rouvraient sur une réalité terrifiante : des mains s’étaient posées sur sa poitrine, un corps viril se pressait contre son dos… l’ange avait pris forme d’homme, et l’empoignait en bandant furieusement contre sa peau, tandis que juste à côté, elle entendait bavarder et plaisanter ses camarades venus se doucher.
Subjuguée par la beauté irréelle de son lumineux visiteur, elle se livrait alors à lui, seulement séparée du groupe de soldats par le rideau translucide de sa cabine de douche. Mais l’ange n’était pas un amant doux et attentionné, loin de là.
A partir de ce point, le roman devenait le récit de sa résistance : elle devait s’abstenir de crier, alors que son amant la bloquait, la malmenait, la faisait souffrir jusqu’à l’extase... de peur d’attirer l’attention d’une troupe qui pouvait, à son tour, décider de la prendre comme proie et de lui faire subir les derniers outrages.
Amanda s’était attardée sur un détail en particulier : elle avait prêté à son héroïne le point de vue qu’elle avait elle-même sur le bondage.
Ce qui lui plaisait, ce n’était pas la soumission exprimée. Elle rangeait cela dans les mots cochons, un jeu qu’elle trouvait puéril. Dire « je suis à toi, je suis ta chose, maître... » ce n’était pas excitant à son avis ; soit c’était vrai, et il valait mieux le montrer que le dire ; soit c’était faux, et c’était une flatterie hypocrite.
Les jeux de rôle basés sur l’esclavage ou la discipline, eux, lui semblaient un peu abstraits. Aucun des deux participants, sauf exceptions, ne se considérait vraiment comme l’esclave de l’autre ; c’était un simple exercice de patience, et dès que l’orgasme était atteint, le charme était rompu. Elle ne pouvait se satisfa [...]
