28 prises de conscience à partager - Jean-Michel Delperdange - E-Book

28 prises de conscience à partager E-Book

Jean-Michel Delperdange

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Beschreibung

28 prises de conscience pour transformer votre regard sur la vie.

Et si vous pouviez retrouver plus de calme, de paix et de sérénité… en quelques pages seulement ?

Dans ce guide inspirant, une psychologue et un médecin unissent leurs expertises pour transmettre 28 réflexions essentielles, nourries de leurs pratiques, de leurs rencontres et de leurs expériences humaines. Ces prises de conscience, simples mais puissantes, vous invitent à :

  • vivre plus sereinement ;
  • développer votre lucidité ;
  • accepter la vie avec plus de joie ;
  • prendre du recul face aux événements ;
  • cultiver conscience, présence et apaisement ;
  • apaiser vos relations et clarifier vos intentions.

Au croisement des neurosciences, de la sagesse bouddhiste et de la philosophie pratique, ce livre est un véritable concentré de sagesse moderne. À lire d’une traite ou à picorer selon vos besoins, il agit comme un compagnon intérieur qui éclaire vos journées et transforme votre regard sur le monde.

Ce livre ne changera peut-être pas les circonstances, ni les autres… mais il peut transformer votre manière de les regarder.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Michel Delperdange est médecin et formateur en ANC. Il accompagne en soins palliatifs avec une approche centrée sur la présence, la conscience et l’humanité.

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Seitenzahl: 130

Veröffentlichungsjahr: 2025

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Couverture

Page de titre

À Nikita, Zoé, Marie et John, nos enfants,

Essayez de ne rien attendre de ce livre.

Ouvrez-le et lisez-le comme un enfant le ferait : l’esprit ouvert, curieux, sans attente.

On ne peut rien donner à une main fermée.

Préface

Il y a des livres qui font du bien. Celui-ci en fait partie.

Ce n’est pas un traité scientifique, et il ne cherche pas à prouver quoi que ce soit. Il partage des réflexions, des expériences et des prises de conscience qui résonnent. En le lisant, j’ai eu l’impression de discuter avec des amis, d’explorer avec eux ce qui nous aide à vivre plus sereinement, avec plus de liberté et de présence.

Catherine et Jean-Michel, que j’ai la chance de connaitre depuis quelques années, nous offrent ici un carnet de voyage intérieur, tissé de réflexions et d’expériences, qui invitent à porter un regard plus lucide et plus doux sur soi et sur le monde. J’y ai retrouvé ce qui me touche profondément : la conviction que le bonheur n’est pas une destination, mais une manière de marcher. Que notre façon d’être au monde ne dépend pas tant de ce qui nous arrive que de la manière dont nous le vivons.

Certains passages vous parleront immédiatement, d’autres viendront peut-être frapper à votre porte plus tard. Et c’est bien ainsi. Ce livre n’impose rien, il propose. Il ne donne pas de leçons, il partage des idées, des perspectives et des inspirations. Il ne promet pas de solutions toutes faites, il offre des pistes à explorer.

Alors, laissez-vous porter. Ouvrez ce livre comme on ouvre une fenêtre sur un paysage nouveau. Laissez-le vous souffler quelques idées, quelques respirations, quelques prises de conscience. Qui sait ? Peut-être trouverez-vous, au fil de ces pages, un petit quelque chose qui fera écho à votre propre chemin.

Bonne lecture et belle exploration !

Ilios Kotsou, PhD

Maître de conférences, Université Libre de Bruxelles, Chercheur associé Chaire UNESCO pour une culture de paix économique, Grenoble École de Management

Si tu peux les éduquer, éduque-les. Si tu ne peux pas les éduquer, supporte-les1.

Marc Aurèle

Introduction

L’intention de ce livre n’a d’autre prétention que de partager, en toute simplicité, les prises de conscience qui nous aident à avoir une vie agréable.

Nous formons un couple et sommes tous les deux formés à l’Approche Neurocognitive et Comportementale (ANC) – issue des neurosciences – mais aussi à diverses approches de développement personnel et spirituel. Nous partageons un puissant intérêt pour le bouddhisme.

Je suis psychothérapeute, formatrice, conférencière et autrice. Jean-Michel est médecin, formateur et entrepreneur. Nos rencontres, nos lectures, nos prises de conscience se sont imposées à nous, ce qui nous a incité à les intégrer et les mettre en pratique petit à petit dans nos vies.

Lorne Ladner, un psychologue ayant étudié le bouddhisme, insiste sur le fait qu’« il ne suffit pas de survoler des concepts psychologiques d’Orient et d’Occident pour obtenir des résultats tangibles, il faut s’en imprégner dans la durée2. »

Cette intégration s’est faite au fil des années et elle est loin d’être aboutie… « C’est bien le travail d’une vie3 », comme le dit si bien Thierry Janssen.

Nous pensons qu’il n’y a pas de fastfood du bonheur. Cependant, nous partageons un ressenti très personnel et subjectif que notre vie est à la fois agréable, dynamique et intense, tout en étant empreinte de plus en plus de détente, de calme et de joie. À l’inverse, nous constatons souvent autour de nous – que ce soit dans notre entourage, chez nos collègues, nos patients ou nos amis – que beaucoup de gens souffrent, sont stressés, se sentent insatisfaits de leur vie et s’empêtrent dans des conflits plus ou moins larvés sans savoir comment en sortir. Les petits événements du quotidien ont vite fait de les irriter, de les agacer, de les stresser, de les décourager ou de les angoisser.

Ce livre s’adresse à ceux qui, comme nous, aimeraient connaitre une vie plus sereine, plus paisible, plus détendue et continuer leur quête vers une paix intérieure durable.

Les prises de conscience reprises ici ne sont pas des outils magiques : elles reflètent juste notre manière de voir la vie. Nous sommes toujours en chemin vers plus de liberté, de joie et de bonheur.

Elles ne sont pas inédites non plus. Beaucoup d’autres personnes bien plus sages que nous en ont parlé avant, avec d’autres mots. C’est leur mise en pratique au quotidien qui n’est pas toujours simple et c’est précisément ce dont nous voulons témoigner par notre expérience personnelle.

Nous voulions, dans un premier temps, léguer ces prises de conscience à nos enfants. Ensuite, nous nous sommes demandé : pourquoi ne pas nous adresser à un plus grand nombre de personnes qui, comme nous, désirent ressentir une stabilité intérieure, être moins ébranlées par les épreuves de la vie et cheminer vers plus de bonheur ?

Notre intention sincère est de témoigner et d’inspirer un certain art de vivre.

Avertissement

Ce que nous partageons dans les différentes prises de conscience n’engage que notre compréhension et notre interprétation. Comme diraient les bouddhistes : « C’est ainsi que toutes ces ressources sont apparues à nos esprits ».

Vous retrouverez des répétitions et des prises de conscience similaires déclinées dans des contextes différents. Comme nous avons tous des niveaux et des canaux de compréhension différents, notre intention est de parler au plus grand nombre de lecteurs. En effet, nous avons le sentiment que toutes les grandes traditions spirituelles partagent les mêmes messages. Ils sont exprimés sous certains angles, avec des mots, analogies et métaphores différents. De nombreux courants en psychologie moderne découvrent et intègrent les mêmes messages dans leurs approches thérapeutiques. Cette convergence nous enthousiasme et nous assure que nous sommes sur la bonne voie.

Vous serez sans doute surpris, car parfois l’écriture sera au féminin, parfois au masculin, parfois au pluriel. Parfois, c’est Catherine qui parle ; parfois, c’est Jean-Michel ; parfois, nous parlons ensemble. La plupart du temps, peu importe les détails, nous sommes d’accord sur l’essentiel. Nous partageons la même vision de la vie…

Ces différentes prises de conscience peuvent se découvrir indépendamment les unes des autres. Nous proposons un ordre, mais il n’est pas unique.

Beaucoup de nos ressources et sources d’inspiration sont reprises en fin d’ouvrage. Leur intégration est le résultat d’une pratique amorcée lors de stage, de retraite, de formation et dans notre quotidien.

Avec un examen correct de votre esprit, vous cessez de rendre les autres responsables de vos problèmes4.

Lama Yéshé

L’ANC et le bouddhisme

Nous avons été tous les deux inspirés par l’Approche Neurocognitive et Comportementale (ANC), au point de l’intégrer en partie dans notre métier, mais également dans notre vie au quotidien. Il est difficile de résumer tous les enseignements que l’ANC nous a appris, mais l’élément principal que nous retenons est certainement d’être plus lucides sur notre mode de fonctionnement et de comprendre réellement les rouages de notre psychologie. L’ANC apporte une vraie grille de lecture des comportements humains. Cette approche nous permet d’identifier ce qui agit en nous à tel ou tel moment, ce qui nous fait ressentir, penser et agir de telle ou telle manière. Grâce à cela, nous sommes moins dupes et apprenons à ne plus être les pantins de nos gouvernances internes, à pouvoir agir avec plus de lucidité et de sagesse. L’ANC a été développée par Jacques Fradin5, Docteur en médecine, passionné par les comportements humains. Cette approche représente ce qu’on pourrait nommer une « approche médicale de la psychologie ». Pendant mes études de médecine, j’ai passé de nombreuses heures, mois et années à bien apprendre et comprendre l’anatomie et la physiologie de notre corps. En effet, il est impossible de prendre soin de la santé si on ne connait pas le fonctionnement du corps humain. Il en va de même pour notre esprit.

Pour les bouddhistes aussi, c’est une évidence depuis des millénaires. On ne peut être heureux sans comprendre ni connaitre les causes du bonheur et surtout ce qui nous en éloigne. Selon eux, les causes principales du bonheur, comme du malheur, sont créées par notre esprit et ne se trouve pas à l’extérieur de nous. Ils insistent sur l’importance de comprendre les mécanismes de notre esprit afin de cultiver la sérénité et de nous prémunir contre les illusions qui nous en éloignent. La psychologie moderne et les neurosciences valident ces hypothèses et n’existent que depuis quelques centaines d’années. Le fonctionnement de notre esprit est, quant à lui, étudié depuis plus de deux millénaires, que ce soit au Tibet, en Inde ou en Chine, dans des universités, des monastères, des écoles où des milliers de personnes viennent étudier, pratiquer, effectuer des recherches sur le sujet, parfois durant de nombreuses années.

Il serait dommage de ne pas écouter ce qu’ils ont à nous dire.

Ces messages des différentes traditions bouddhistes nous inspirent par leur clarté et leur simplicité : tous les êtres vivants cherchent, à leur manière, le bonheur. Pour eux, celui-ci ne se trouve pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de soi, en développant des attitudes d’amour, d’altruisme, d’acceptation, de contentement et de non-attachement.

Aujourd’hui, de nombreuses recherches traduisent des ponts évidents entre la psychologie moderne, les neurosciences et certaines spiritualités comme le bouddhisme.

En bref, ces approches nous permettent d’être plus lucide sur ce qu’il se passe en nous. Bien sûr, ce n’est pas parce que nous comprenons ce qui se passe que le problème est réglé. C’est pareil avec notre corps ; ce n’est pas parce que nous avons fait un diagnostic médical correct que nous sommes guéris. Mais nous sommes convaincus que c’est une première étape essentielle. Ensuite, pas à pas, jour après jour, il nous faudra essayer de mettre cela en pratique, au quotidien, au cœur de nos vies, comme les philosophes antiques, qui nous encouragaient à penser bien pour vivre bien.

Je pense que l’avenir de l’espèce humaine tient dans la découverte de nouveaux rapports humains entre les individus quand on leur aura expliqué, quand on leur aura fait comprendre comment leur cerveau fonctionne et comment ils émettent des opinions qu’ils croient être la vérité6.

Henri Laborit

1. Tout est une question d’état d’esprit

Chercher le bonheur en soi-même est difficile, mais le chercher à l’extérieur est impossible7.

Bouddha

Ce que nous entendons par état d’esprit, c’est un regard posé sur un événement, une perception, une manière de penser, une manière de voir les choses, une intention.

Je ne sais plus précisément quand j’ai découvert cette notion pour la première fois. Elle est venue à plusieurs reprises me titiller, me retrouver lorsque je l’oubliais ou l’ignorais, jusqu’à devenir un des piliers de ma manière de voir la vie.

Certaines lectures de jeunesse sur le bouddhisme m’avaient probablement déjà ouvert à cela. Ensuite, lors de mes séjours en Afrique à l’époque où je travaillais avec Médecins Sans Frontières, cela m’a frappé plus intensément et plus concrètement. Je croisais des gens qui, vivant dans le dénuement le plus total, étaient souriants, des enfants nus ou en loques qui couraient, jouaient, criaient, rigolaient, comme si rien ne leur manquait… Et le choc fut plus confrontant encore lorsque, de retour en Belgique, travaillant pour SOS Médecins et alors même que je consultais dans les beaux quartiers de Bruxelles, j’entendais des gens se plaindre, se lamenter sur leur sort, au milieu de leur belle maison avec un beau jardin, une magnifique bibliothèque et une grande télé dernier cri. Je caricature un peu. Tous n’étaient pas comme cela, que ce soit en Afrique ou en Belgique, mais quelques exemples ont suffi pour ancrer en moi cette notion : le bonheur ne vient pas de ce que l’on a, il vient de comment nous voyons les choses, de comment nous réfléchissons, et de la manière dont nous pensons.

Je me rappelle aussi un stage de développement personnel auquel j’ai participé il y a longtemps avec Antoine Filissiadis8. Celui-ci nous demandait de décrire un rêve qui nous était cher afin de nous motiver ensuite à mettre en œuvre ce qu’il fallait pour le réaliser. Plutôt que de répondre « faire le tour du monde », « gravir l’Everest », « traverser l’Atlantique à la voile », « vivre sur une île avec des palmiers », « être fou amoureux » ou « devenir photographe professionnel », j’avais répondu : être heureux.

Il m’avait suggéré de trouver autre chose, un rêve concret, une action, une chose à faire… Je pensais : « à quoi bon réaliser tous ces rêves, vivre au soleil, être reconnu dans mon métier, avoir une belle famille et plein de réalisations à mon actif si je ne me sens pas heureux ? » Son approche consistait à dire que si nous réalisions de belles choses, nous serions heureux. Et moi, j’avais plutôt l’intuition du contraire : si j’étais heureux, je réaliserais de belles choses… Je pense bien ne pas m’être trompé à ce jour !

C’est à cette époque-là que Paul-Émile Victor est décédé. Grand explorateur polaire reconnu mondialement, il est parti ensuite finir sa vie à Bora-Bora, une île paradisiaque du Pacifique. Cela représentait à mes yeux l’image d’une vie de rêve. Eh bien non. Après sa mort, son médecin a révélé qu’il était venu le voir chaque semaine sur son île pour lui apporter… ses antidépresseurs. J’ai ressenti un grand étonnement et j’ai pensé que s’il existait un endroit sur terre ou des exploits à réaliser qui pouvaient « rendre heureux » tout un chacun, le monde entier le saurait. Aucune île, aucune réalisation ou construction, aucune réussite ne peut à elle seule nous apporter un bonheur durable.

Cette pensée s’est concrétisée et matérialisée encore plus fortement en moi lorsque je me suis formé et spécialisé à l’ANC (Approche Neurocognitive et Comportementale) à Paris avec son fondateur, Jacques Fradin. Sans rentrer dans les détails du modèle, celui-ci met en perspective deux états d’esprit, deux modes mentaux, liés à l’activation de deux zones différentes de notre cerveau.

Le premier, plus automatique et plus émotionnel, qui aime le connu, qui n’aime pas ce qui nous sort de notre zone de confort, qui a tendance à refuser le réel, qui a des certitudes et des croyances bien ancrées, qui a une tendance à dramatiser et à déformer la réalité par une vision binaire du monde, est ce qui se rapproche le plus de ce que d’autres traditions appelle le « mental ».

Le deuxième, plus adaptatif, plus sage, qui accepte la réalité telle qu’elle est, est plus lucide, plus nuancé avec une humilité, une ouverture d’esprit et un sens de la relativité.

L’état d’esprit automatique nous stresse et génère un mal-être quand les choses ne se déroulent pas comme nous le voulons alors que l’état d’esprit adaptatif nous permet de rester calme et d’accepter le monde tel qu’il est, quoi qu’il se passe.

Nous avons appris et expérimenté qu’il était possible de vivre les mêmes situations avec un état d’esprit adaptatif, ce qui change radicalement notre vécu.

Il y a une métaphore qui illustre bien ces deux états d’esprit : nous pouvons cuire des aliments dans une vieille poêle dans laquelle, même avec de l’huile, les aliments vont coller ou au contraire les faire revenir dans une poêle antiadhésive dans laquelle les aliments ne colleront pas. À l’identique, une contrariété, petite ou grande, peut « coller » et nous déranger pendant longtemps alors qu’à d’autres moments, cette même contrariété peut « glisser » sur notre humeur, sans accrocher. Cet exemple illustre qu’il est possible de vivre les mêmes situations avec un état d’esprit différent.

Le bonheur, comme le malheur, ne vient pas de l’extérieur. Cela semble anodin et, en même temps, si difficile à intégrer. Des problèmes ou des situations extérieurs, il y en aura toujours, mais ce n’est pas pour autant que nous devons nous sentir stressés ou en souffrance en permanence.