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Ce livre résume les éléments essentiels de la pratique du karaté Shotokan en France jusqu’à la ceinture noire 1er dan. C’est un aide-mémoire pour la pratique : on trouve pour chaque technique une illustration avec le nom officiel, ou une définition dans le lexique.
La mise en page est prévue pour défiler sur un smartphone, et permettre de réviser le lexique n’importe où… (en attendant à la caisse d’un magasin, dans les transports, etc.)
Philippe Laurent.
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Veröffentlichungsjahr: 2019
Copyright © 2019 by Philippe Laurent
All rights reserved.
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ISBN : 979-10-372-0095-2.
Réalisé avec Vellum
Avant-propos
I. HISTOIRE
1. D’Okinawa au Japon
2. Le karaté moderne
3. Du Japon à la France
II. ENTRAINEMENT
1. Participants
2. Lieu (dojo)
3. La tenue (gi)
4. La ceinture (obi)
5. Compter
6. Commandements
III. LE COURS DE KARATÉ
1. Étiquette
2. Salut initial (rei)
3. Échauffement
4. Kihon (exercice seul)
5. Kihon ippon kumite (exercice à deux)
6. Sambon kumite (exercice à deux)
7. Jiyu Ipon Kumité (assaut codifié)
8. Ju Kumité (assaut souple)
9. Katas
10. Bunkai
11. Salut final
IV. TECHNIQUES
1. Armes naturelles
2. Positions (dachi)
3. Déplacements (unsoku)
4. Défense (uke waza)
5. Attaques directes de poing (tsuki waza)
6. Techniques de percussion (uchi waza)
7. Attaques de pieds (keri waza)
V. KATAS
1. Heian Shodan
2. Heian Nidan
3. Heian Sandan
4. Heian Yodan
5. Heian Godan
6. Tekki Shodan
VI. ANNEXES
1. Exercices complementaires
2. Bibliographie Karaté
3. Bibliographie Générale
4. Fédérations sur le web
5. Professeurs sur le web
LEXIQUE
Ce livre résume les éléments essentiels de la pratique du karaté Shotokan en France jusqu’à la ceinture noire 1er dan. C’est un aide-mémoire pour la pratique : on trouve pour chaque technique une illustration avec le nom officiel, ou une définition dans le lexique.
Ayant pratiqué différents arts martiaux pendant plusieurs années, j’ai repris le karaté Shotokan, après dix ans d’arrêt et quelques entorses.
Premier constat, le vocabulaire s’est enrichi et j’éprouvai quelques problèmes à mémoriser et exécuter les enchaînements exprimés en Japonais. C’était un peu la panique.
Donc, j’ai pris connaissance des documents officiels1, ainsi que des livres publiés récemment (voir la bibliographie consacrée au Karaté dans Annexes).
La mise en page est prévue pour défiler sur un smartphone, et permettre de réviser le lexique n’importe où… (en attendant à la caisse d’un magasin, dans les transports, etc.)
P.L.
10 novembre 2019.
1Sur le site de la FFK (Fédération Française de Karaté) principalement.
Senseis : Toyama Kanken, Ohtsuka Hironori, Shimoda Takeshi, Funakoshi Gichin, Motobu Choki, Mabuni Kenwa, Nakasone Genwa and Taira Shinken, Tokyo, 1930.
D’Okinawa au Japon — Du karaté de Me Funakoshi au Shotokan japonais — L’arrivée des instructeurs japonais en France.
Les origines du karaté sont diverses et résultent d’échanges entre la Chine et l’île d’Okinawa d’où l’un de ses noms avant 1935 : To De c’est-à-dire poing de Chine.
Okinawa.
À Okinawa, trois types de pratiques préludèrent à la création du karaté actuel : Shurite, Nahate et Tomarite (chacune de ces appellations étant le nom d’une ville suivi de te pour technique de combat). Shuri était l’ancienne capitale où résidaient les rois et la noblesse.
Les origines okinawaiennes.
Gichin Funakoshi exécutant le second mouvement du kata Heian Nidan.
Me Anko Itosu (1832-1916), introduisit le karaté dans les programmes scolaires (écoles primaires d’Okinawa) en 1901 et créa les katas pinans pour cet apprentissage.
Le fondateur du karaté Shotokan, Maître Gichin Funakoshi (1868-1957), apprit de deux maîtres okinawaïen : Anko Azato (1827 [?]-1906) et Anko Itosu (maître précité).
En 1922, il présente le karaté d’Okinawa au Japon. L’expression karaté est composée de deux idéogrammes « main » et « vide »1 que nous pourrions envisager comme « main nue » si l’on est rétif aux explications plus « zen » 2 (Combat à mains nues s’opposant, ici, à combat armé).
Le karaté est appelé aussi Karaté Do. Ce préfixe do (voie) servit à désigner la modification de l’orientation des pratiques guerrières (jutsu) en des méthodes d’amélioration de soi, plus civiles (exemple : les livres de Me Funakoshi : Karate Jutsu [1925], Karate-Do Kyohan [1935]).
Ensuite, différents styles revendiquèrent l’appellation de « Karaté » et l’école fondée par Me Funakoshi prit le nom de Shotokan Ryu ce que nous traduisons par styleShotokan (Shoto : nom de plume de Me Funakoshi, kan : bâtiment public).
1On attribue à Me Funakoshi, après son installation au Japon (1922), la transformation de ToDe (Poing de Chine) en Kara te (main vide).
2L’idéogramme vide à une signification particulière dans le Bouddhisme.
Sensei Yoshitaka Funakoshi.
Le fils du fondateur, Yoshitaka Funakoshi (1906-1945), modifia profondément le karaté de son père.
En effet, il mit l’accent sur les positions basses et surtout les combats, ce qui ouvrit la porte aux compétitions et, par la même, à la « sportivisation ».
Il se produisit, alors, un phénomène similaire au développement du judo qui permit une préservation au prix de modifications importantes voir l’exclusion de pratiques.
Le karaté shotokan actuel s’enseigne à travers le kihon (répétition de techniques), le kata (enchaînement long de techniques) et le kumite (assaut plus ou moins codifié).
Certaines pratiques, présentes dans ses formes initiales en France, sont moins pratiquées aujourd’hui, comme :
l’entraînement au makiwara (endurcissement) ;les musculations spécifiques ;le tameshiwari (casse) ;certaines frappes avec la balle du pied (koshi).L’entrainement au makiwara de Me Funakoshi, 1868.
Chroniques Martiales, Henri Plee.
C’est Mr Henry Plée qui fonda en 1955 le premier dojo français de karaté à la mythique salle du 34 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. Il y invita de nombreux experts japonais, certains importants, mais peu connus du grand public. Il fut apprécié en France pour ses chroniques martiales publiées dans « Karaté Bushido ».
Les katas de base de karaté shotokan, Sensei Taiji Kase.
« Mythique », car de nombreux pratiquants de ce dojo se singularisèrent : Roland Habersetzer, Jean-Pierre Lavorato, Dominique Valera, Guy Sauvin, Francis Didier,…. pour ne citer que les plus connus.
Sensei Taiji Kase (1929-2004), chef instructeur pour la JKA, vint à Paris en 1967, pour enseigner en France dans ce dojo de la « Montagne ».
Entrainement devant le château de Shuri, 1938.
Participants — Lieu — La tenue — La ceinture — Compter — Commandements.
Le karaté étant une pratique japonaise à l’origine, son lexique est composé de termes japonais.
Le pratiquant s’appelle un karatéka.
Le professeur s’appelle un sensei (ce qui veut dire « enseignant » en japonais ou « maître »), mais le plus souvent, on dit « le prof ».
Les élèves portent la tenue d’entraînement qui est le karaté-gi, appelée plus couramment « kimono ».
La veste de la tenue est maintenue fermée par une ceinture de couleur qui représente l’avancement du karatéka dans la pratique.
Le Japon ayant connu de nombreuses guerres civiles en périodes féodales, le protocole était très important pour lever toute ambiguïté dans les relations sociales. Cela explique l’aspect rituel dans la façon dont s’organise le cours ainsi que ses modalités.
