An endless trip - Joséphine LH - E-Book

An endless trip E-Book

Joséphine LH

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Beschreibung

Hanaé part fêter la promotion d'Amandine, sa meilleure amie. Elle fait la rencontre d'un homme mystérieux, Milo. Entre eux, le courant passe très vite, cependant la gentillesse de ce dernier n'est qu'un leurre. Alors que le demi-frère d'Hanaé est criblé de dettes, il se doit de trouver une solution rapidement pour les éponger, donc, pour lui, le seul moyen est de vendre Hanaé. La jeune femme va être emmenée pour être vendue à un richissime homme d'affaires. Celui-ci ne sera pas tendre avec elle, mille et une tortures lui seront infligées. Restera-t-elle suffisamment forte pour arriver à survivre à ces tortures ? Verra-t-elle la lumière au bout du tunnel ? Si vous êtes une âme sensible, passez votre chemin, ce livre n'est pas pour vous.

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Seitenzahl: 108

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Sommaire

Livre réédité ancien titre « Mafia italienne – Hanaé »

AVERTISSEMENT

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Intervention de l'antenre

Premiére fin

Chapitre 16

Seconde fin

Dix-huit mois plus tard

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Six mois plus tard

EPILOGUE

Remerciements

Extrait

Fanny rencontre avec impossible

Fanny et monsieur le directeur

Chapitre 1

Chapitre 2

Les écrits des auteurs de Rouge Noir Éditions

Les contes pour enfants de Rouge Noir Éditions

Livre réédité ancien titre « Mafia italienne – Hanaé »

« An endless trip » contient des scènes de violence psychologique et physique intense. Les lecteurs sont invités à faire preuve de prudence.

Pour un public adulte et averti.

Vendredi. Enfin, la fin de semaine. En ce dernier jour de septembre, l’obscurité arrive très vite. Un petit vent frais pénètre dans les vêtements d’Hanaé. Son maigre salaire de serveuse ne lui permet pas actuellement de s’acheter des habits d’hiver ni de manteau.

Hanaé est en retard, elle a rendez-vous dans un resto avec sa meilleure amie qui va fêter sa promotion. Elle sait que dans quelques minutes elle va lui envoyer un SMS pour savoir où elle est. Ça ne loupe pas, son téléphone lui annonce un message.

[Tu es où ?]

Elle prend le temps de lui répondre.

[Je traverse le parc, je suis bientôt chez moi, je me change et j’arrive]

[Bouge-toi, ton mojito t’attend]

Ce soir, elle n’avait pas envie de sortir, la fatigue cumulée de la semaine lui traverse tout le corps. Elle a juste besoin d’une douche bien chaude pour se réchauffer et dormir, mais pour l’instant ce n’est pas prévu au programme.

Accélérant, courant presque au pas de course, elle se retrouve devant la maison qu’elle occupe avec son beau-père et son fils Livio depuis la mort de sa mère.

Hanaé pousse la porte d’entrée et le visage de son beau-père l’accueille, souriant.

— Bonsoir, Sergio. Je me dépêche, Amandine m’attend pour fêter sa promotion.

— Ah ! D’accord, j’avais préparé ton plat préféré. Je mets ta part au réfrigérateur.

— Merci, Sergio, tu es un beau-père adorable.

Il lui sourit d’un air heureux et va s’installer sur le canapé du salon.

La mère d’Hanaé lui manque, mais jamais il ne se plaint du vide qu’elle a laissé. Le cancer a eu raison et l’a emportée voilà maintenant deux ans. Depuis, aucune autre femme n’est rentrée dans sa vie et il n’en veut plus d’autres. Ses amis lui suffisent, ainsi que son fils Livio et sa belle-fille Hanaé.

Comme un automate, elle s’affaire dans sa chambre. Devant son armoire, elle choisit un slim noir, un chemisier à dentelle rouge et des escarpins noirs.

Elle n’a pas de temps à perdre et prend vite fait une douche. Quand elle en sort, un autre SMS l’attend :

[Tu prends un taxi, ne traverse pas le parc à cette heure-ci.]

[Oui, ne t’inquiète pas, j’avais prévu]

Elle descend au rez-de-chaussée, Sergio est attablé avec son ami Luigi devant un plat de lasagnes.

— Bonsoir, Luigi. Sergio, je file, je suis très en retard. Heureusement, le taxi est devant la maison.

— Tu fais attention à toi.

— Oui, ne t’inquiète pas. Passez une bonne soirée, à demain.

— Bonne soirée, Hanaé.

Elle se dirige vers la porte d’entrée et rejoint le taxi qui patiente devant la demeure.

******

Le véhicule traverse la ville et se gare très vite devant le restaurant où elle est attendue. Ses amis sont déjà installés, ils sont au nombre de quinze.

— Ah ! La voilà, s’exclame Amandine.

— Alors ! Où est mon mojito ?

— Coupe de champagne, lui propose-t-elle.

— C’est parti pour une coupette.

Hanaé s’installe à droite d’Amandine, et à sa gauche il y a un homme charmant au demeurant qu’elle ne connaît pas. Il se présente en lui faisant la bise.

— Bonsoir, je suis Milo. J’ai tellement entendu parler de toi par Amandine, j’ai l’impression de te connaître déjà. On peut se tutoyer ?

— Bonsoir, Milo. Oui, bien entendu, on peut se tutoyer puisque tu connais déjà ma meilleure amie, aucun souci pour moi.

Autour de la table, les collègues de travail d’Amandine sortent un présent de circonstance. Un encrier, un buvard, une plume vient compléter le tableau. Un cadeau spécial pour une bibliothécaire particulièrement déjantée, comme il en existe très peu dans cette ville.

Après le repas, ils se retrouvent sur le trottoir pour voir où ils vont finir la soirée. Franck propose d’aller chez lui et Milo indique une nouvelle discothèque qui a ouvert depuis peu de temps.

Ils tombent tous d’accord pour la boîte de nuit, the black sun.

Hanaé, Amandine et Franck montent dans la voiture de Milo. Le reste du groupe se partage dans les autres véhicules.

La discussion s’établit entre les occupants de la voiture. Milo allume la radio pour avoir un fond sonore. Franck s’est installé à l’arrière avec Amandine. Depuis le début de la soirée, un rapprochement entre eux a eu lieu.

Hanaé demande à Milo quel genre de musique passe the black sun.

— Tous les styles de musique, chacun y trouve son bonheur.

— On va passer une bonne soirée, génial.

Il lui offre un sourire charmeur et elle se laisse prendre au jeu de la séduction.

Derrière, Franck et Amandine font connaissance maintenant avec leurs langues et un baiser fougueux se fait entendre. Hanaé ne peut s’empêcher de s’esclaffer en les entendant.

Milo le contemple avec envie. Ses yeux lui disent qu’elle aussi aura son baiser avant la fin de la soirée. Ce n’est pas une simple promesse.

La file d’attente devant le the black sun ne fait pas peur à Milo. Il s’avance vers le videur, lui glisse un regard en direction du groupe qui patiente, puis le géant leur fait signe de venir et les fait entrer.

— Milo ! Tu connais ce type ?

— Une connaissance, ça aide dans ces moments-là.

Le groupe pénètre dans l’établissement, s’arrête à l’accueil pour laisser vestes et sacs à main.

Ils trouvent difficilement une table et s’installent. Une serveuse se dirige vers eux et note les commandes.

Ça fait à peine dix minutes qu’ils sont arrivés et Amandine trépigne d’impatience pour aller danser. Comme à son habitude, elle prend la main d’Hanaé et l’entraîne sur la piste.

Il y a foule, mais elles n’en ont cure. Elles bougent leurs popotins au rythme de la musique. Elles rigolent ensemble quand deux lourdauds viennent se déhancher en face d’elles. À ce moment-là, la mélodie change et Franck rejoint Amandine au moment où un slow langoureux s’annonce.

Hanaé se retourne pour regagner la table, mais une main l’attrape pour l’attirer contre cet homme qu’elle ne connaît que depuis le début de la soirée. Milo passe ses bras autour de sa taille et la guide vers lui. Elle met les siens autour de son cou et se laisse doucement aller contre son torse.

Pendant qu’une main lui maintient le dos, l’autre lui effleure lascivement le bas des reins. Elle frissonne. Cette proximité l’excite, le désir de la caresse prend le dessus. Un soupir de bien-être s’installe entre eux. La main qui lui cajolait le bas du dos vient se poser sur son menton et il le soulève légèrement pour lui fixer les yeux.

Leur regard ne se lâche plus. Avec son doigt, il frôle sa joue, puis lentement, en toute sensualité, va jusqu’à ses lèvres, les câline agréablement. Il se rapproche doucement et dépose ses lèvres sur celles d’Hanaé.

Oh ! que c’est agréable, se dit-elle.

— Tu es celle qu’il me faut, tu es parfaite, murmure-t-il à son oreille.

Elle recule légèrement la tête pour fixer ses yeux. Elle essaie de comprendre ce qu’il vient de dire. Mais le slow se termine et le rythme change pour devenir plus endiablé.

Hanaé se détache de Milo. Il se place derrière elle et se colle à son dos pour signifier à d’éventuels prétendants qu’elle est avec lui. Ils se déhanchent puis Milo en profite pour passer ses bras autour de sa taille. Il pose sa tête sur son épaule, se rapproche de son oreille et la lui mordille. Ce geste fait basculer la tête d’Hanaé en arrière. Un soupir d’enchantement sort de ses lèvres, cela le fait sourire.

Dans l’esprit de Milo, son projet se met en place.

C’est elle qu’il nous faut, se répète-t-il inlassablement.

Discrètement, il faufile sa main au fond de sa poche, pour vérifier que le produit illicite est toujours à l’intérieur. Un sourire de satisfaction frôle ses lèvres.

— On va s’asseoir pour boire un verre ? propose Milo.

— Oui, je veux bien, je commence à fatiguer.

Il lui saisit la main et l’attire contre lui. Il lui donne un baiser d’une telle intensité qu’elle en reste pantoise. Ça fait longtemps qu’un homme ne l’a pas embrassée de cette manière, elle se sent bien avec lui, elle apprécie cette proximité.

Hanaé prend le temps de lui demander quand ils sont installés.

— Pourquoi tout à l’heure tu m’as dit Tu es celle qu’il me faut, tu es parfaite.

— Comme ça, pour rien. Qu’est-ce que tu veux boire ? s’enquiert-il pour changer de sujet.

— Je vais prendre une coupe de champagne.

— Je vais en chercher une bouteille au bar.

— D’accord, je vais en profiter pour bavarder avec Amandine.

— Je reviens vite. Tu m’attends ?

— Oui, j’ai trop mal aux pieds pour retourner danser.

Milo se penche pour effleurer ses lèvres d’un baiser, puis sort son téléphone en se dirigeant vers le bar.

Hanaé ne s’occupe plus de lui, elle se retourne vers son amie et la discussion s’engage sur la semaine qu’elles viennent de passer. Elles n’ont pas eu le temps de se voir, c’est le moment idéal pour programmer une journée shopping.

Milo revient un quart d’heure plus tard avec la serveuse qui apporte dans un sceau une bouteille de champagne. Il prend la coupe d’Hanaé, fait couler le liquide pétillant et la lui tend. Il se sert à son tour et déguste son champagne, Hanaé le voyant faire en fait autant.

Un léger sourire de satisfaction arrive sur les lèvres de Milo. Il l’observe savourer sa flûte, puis s’assoit à ses côtés.

Elle émet un bâillement discret, mais Milo en observateur et n’attendant que cela, se penche et lui demande :

— Je vais rentrer chez moi, tu veux que je te dépose ?

— Cela ne te dérange pas ?

— Non, pas du tout. De plus, Amandine et Franck ont prévu de partir ensemble.

— J’ai eu une semaine chargée, j’ai besoin de dormir. Merci de me le proposer.

— C’est un plaisir de te reconduire chez toi. Allez, viens, on dit bonsoir aux autres et on s’échappe.

Les yeux d’Hanaé ont du mal à rester ouverts. Elle dit au revoir de la main et s’avance vers la sortie en compagnie de Milo qui la tient par la taille.

Comme un gentleman qui se respecte, il lui ouvre la portière de la voiture et elle s’installe.

— Oh ! Je ne sais pas ce que j’ai, mais ma tête est lourde, mes paupières se ferment toutes seules. Je me sens fatiguée d’un coup.

— Donne-moi ton adresse, si tu t’assoupis, je pourrai te conduire jusque chez toi.

10 rue des Peupliers.

— Je mets mon GPS et on est parti.

— Merci, Milo.

— De rien, lui répond-il en souriant.

La tête d’Hanaé dodeline de droite à gauche, ne pouvant plus se retenir, elle s’endort.

Comme à son habitude, Sergio se lève et prépare le petit-déjeuner pour la famille. Il ne veut pas faire de bruit pour ne pas réveiller sa belle-fille et Livio qui dorment encore.

Il ne les a pas entendus rentrer. Il a le sommeil très lourd, depuis le décès de sa bien-aimée Lydie, il prend des somnifères pour pouvoir dormir quelques heures.

Une fois le café prêt, il s’installe à sa place et se prépare une tartine de pain avec du beurre agrémenté de confiture qu’il confectionne chaque été.

Il débarrasse quand il a terminé, lave sa vaisselle et la range dans le placard.

Il entend des bruits de pas dans les escaliers et Livio apparaît aussitôt vêtu d’un simple boxer.

— Bonjour, mon fils.

— Bonjour, papa.

— Ne fais pas de bruit, Hanaé dort encore, elle a dû rentrer tard de sa soirée.

— Je vais prendre une douche, je file.

— Tu rentres déjeuner avec nous.

— Non ! J’ai des choses à faire, d’ailleurs il faut que je me bouge.

— À plus tard mon grand.

— À plus, papa.

Livio remonte dans sa chambre, le temps de se préparer, il quitte très vite la maison en claquant la porte d’entrée.