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Elles sont comme les cinq doigts de la main, inséparables. Elles passent une journée festive mais voilà que tout bascule. Elles n'auraient pas dû croiser le chemin de ces hommes. Elles se réveillent dans une cave et plus rien ne sera comme avant. Elles ne pensaient pas que leur destinée pouvait changer le cours de leurs vies. Eux ce sont Les Moretti, ils sont sans foi ni loi. Le père est diabolique, froid et cruel. Le fils, Giancarlo est un mafieux, ayant le monopole sur un réseau de trafic de femmes ainsi que d'armes. Elle s'est Garance. Elle va subir les pires humiliations et s'accrocher à sa destinée pour vivre. Entre haine, peur et ... passion. La raison l'emportera-t-elle sur les sentiments ? Ce livre contient des scènes de violence psychologique et physique intense. Les lecteurs sont invités à faire preuve de prudence. Pour un public adulte et averti.
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Seitenzahl: 224
Veröffentlichungsjahr: 2019
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DESTINÉE – LES MORETTI contient des scènes de violence psychologique et physique intense. Les lecteurs sont invités à faire preuve de prudence.
Pour un public adulte et averti.
Mes remerciements vont tout d’abord à Christelle LANDREAU présente en tant qu’amie, mais aussi pour la correction. Sans toi, tes conseils et ta motivation, cela ne serait pas pareil. Je sais que tu aimerais me donner des coups de pieds au cul (rire) heureusement que tu habites loin, sinon j’y aurai droit souvent. Tu es une amie formidable, je t’aime profondément. Mais aussi Marilyn SIGONNEAU qui a fait un travail remarquable, en me conseillant et en étant présente, toi aussi tu es un amour de nana et je t’aime. Un grand merci à vous deux. Je n’oublie pas Sonia FRATTAROLA pour la traduction en italien.
Charlie ElLove pour ta sublime couverture et le temps que tu passes pour la réaliser.
Ensuite j’en arrive à Karine AUMAÎTRE qui a lu le manuscrit pour donner son avis de lectrice.
Je ne vais pas mentionner toutes les personnes qui me suivent et me soutiennent, car j’aurai peur d’en oublier et vous froisser, je m’en voudrai en relisant les remerciements. Je vous suis reconnaissante d’être toujours là et d’être un lectorat assidu.
PROLOGUE
CHAPITRE 1 : L’ENTERREMENT DE VIE DE JEUNE FILLE DE CHRISTELLE
CHAPITRE 2 : L’ENFERMEMENT
CHAPITRE 3 : EN ROUTE VERS L’INCONNU
CHAPITRE 4 : PRÉPARATION
CHAPITRE 5 : RÉVEIL DIFFICILE
CHAPITRE 6 : LE JARDIN
CHAPITRE 7 : SOIRÉE CARITATIVE
CHAPITRE 8 : FIN DE SOIRÉE DIFFICILE
CHAPITRE 9 : MORETTI PÈRE
CHAPITRE 10 : LES JOURS SUIVANTS
CHAPITRE 11 : LE 4 MAI
CHAPITRE 12 : LE 5 MAI LE MARIAGE
CHAPITRE 13 : NUIT DE NOCES OU LES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT
CHAPITRE 14 : LE RETOUR
CHAPITRE 15 : LES JOURS SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT
CHAPITRE 16 : SOIRÉE CHEZ LES PAOLI
CHAPITRE 17 : VOYAGE DE NOCES
CHAPITRE 18 : SUBIR EN SILENCE
CHAPITRE 19 : SIX MOIS PLUS TARD
CHAPITRE 20 : LA RUSSIE
CHAPITRE 21 : DES JOURS HEUREUX
CHAPITRE 22 : DOMAINE SAINT EUZÉBE
ÉPILOGUE
Le bruit incessant d’un goutte-à-goutte dans ma tête me réveille difficilement. J’ai un mal de crâne, il faut que je me lève pour prendre un cachet. Je n’arrive pas à bouger. Un râle se fait entendre plus loin, il n’y a pas que moi qui suis dans cet état, j’ai l’impression. J’essaie de relever un œil puis l’autre, que c’est dur, il va falloir arrêter l’alcool. Pour l’enterrement de vie de jeune fille de Christelle, j’ai fait trop de mélange. J’arrive enfin à ouvrir un œil et ce que j’aperçois autour de moi n’est pas un lieu que je connais, mais où suis-je ?
Un bruit de porte se fait entendre et j’entends des voix d’hommes dire :
Celles-ci viennent d’arriver, pour l’instant on n’y touche pas. Fais ton choix dans l’autre groupe.
D’accord, je vais t’en prendre deux et avec Blaise, on reviendra dans la semaine pour voir les nouvelles.
OK ! Envoie la monnaie et tu pourras en prendre deux.
J’entends un bruit d’échange et de hurlements de désespoir envahir mon crâne douloureux. Qu’est-ce qu’il se passe ? Je ne comprends rien ! Juste à côté de moi, je perçois les sanglots de Claudie.
Elle se colle à moi pour me chuchoter :
Qu’est-ce qu’on fout ici ?
Je ne sais pas, je ne me souviens de rien.
Moi non plus, je crois que l’on a un peu trop forcé sur l’alcool.
Christelle ? Tu es là ?
Oui et les jumelles aussi, mais elles sont encore dans les vapes. Qu’est-ce qu’on fait ici les filles ?
Chuttt…. Le groupe là-bas, sinon ils vont venir, nous dit une fille du côté de la porte.
Pourquoi est-on ici ? lui demande Claudie.
Tu es vraiment sûre de vouloir le savoir ?
Oui… lui répond Claudie dans un murmure.
Pour être vendues…
NOOOON… ! se met à crier mon amie.
La ferme ! Sinon ils vont venir et ça va être pire pour nous.
Je prends Claudie dans mes bras et je coince sa tête contre mon épaule.
S’il te plaît Claudie calme-toi, je t’en supplie…
Des bruits de pas se font entendre et la porte s’ouvre violemment sur deux hommes :
Laquelle vient de hurler comme un putois ?
…
Ma patience a des limites… qui ?
…
Toi là … viens ici…
NON ! Ce n’est pas moi…
Alors ! Dénonce celle qui a crié !
La fille se retourne vers nous en murmurant :
Je suis désolée… et montre Claudie du doigt.
J’ai peur pour elle. Je serre Claudie encore plus fort contre moi. Mon amie tremble comme une feuille, mais l’homme s’en moque totalement et me l’arrache violemment des bras. Elle s’accroche comme elle peut, mais la violence de notre ravisseur réussit à la faire tomber sur la dalle en béton.
Avance… on n’a pas que ça à faire.
Laissez-la tranquille…
Je m’interpose entre Claudie et l’homme, mais je n’ai pas le temps d’en dire plus, je reçois un coup sur la tête et je m’écroule en entendant de très loin les cris de Claudie se faisant emmener.
Une douleur lancinante derrière la tête me fait souffrir atrocement. J’y pose ma main pour me rendre compte qu’une jolie bosse s’est formée. Je grimace, je cligne les yeux en voyant au plafond les luminaires qui éclairent le lieu où nous sommes. Christelle essaie d’articuler un ça va ? Je lui réponds non de la tête et d’émettre un et Claudie ? Elle regarde à droite et à gauche.
Toujours pas revenue…
Merde !
À ce moment-là, quatre hommes entrent dans l’espèce de cave où plusieurs filles de tous les âges sont entassées. L’un d’eux pousse un chariot d‘où sort de la fumée.
À la soupe ! Mettez-vous en file et je ne veux pas vous entendre.
Je me relève difficilement et je vais me mettre à la suite de Christelle. On nous sert chacune à notre tour un bol de soupe et un morceau de pain. Dès que nous sommes servies, on va se rasseoir à notre place, toujours en silence. Aucune fille n’ose parler de peur des représailles.
Quand vous aurez fini, vous viendrez reposer vos bols et vous vous déshabillerez pour la douche et toujours en silence. Je ne veux rien entendre, est-ce que vous avez bien COMPRIS ?
Je vois de la panique et des larmes dans les yeux des filles qui sont arrivées avant nous. Les hommes circulent autour de nous, nous intimidant par leur présence, nous obligeant à respecter les consignes, je ne peux donc pas leur parler.
Dépêchez-vous ! On ne met pas trois plombes à engloutir un bol de soupe.
Petit à petit, les filles qui ont été servies en premier font ce que notre geôlier nous a ordonné. Elles vont poser leur bol, se déshabillent et vont se placer en file indienne devant la porte.
Avec Christelle, on se regarde, on hésite, mais un des hommes voit notre numéro et intervient en nous disant sèchement :
Oh ! Les nouvelles ! Vous bougez vos culs ou vous voulez que je vienne vous aider ?
Dégoûtées, nous retirons nos vêtements pour nous entendre dire :
Regardez les mecs, on a un sacré lot par ici.
Sans vergogne, ils se rapprochent, le regard lubrique. L’un d’entre eux se dirige vers Christelle pour lui toucher les seins et fait ensuite descendre sa main vers ses lèvres intimes. Christelle se recule pour ne plus subir cette intrusion. Son regard se durcit, il est furieux :
Tu viens ici, immédiatement.
NON !
PARDON ?
J’ai dit NON…
Toi, c’est moi qui vais te dresser, tu sauras qui commande. Une dernière fois VIENS ICI…
Apeurée, elle avance vers lui, il l’attrape par la nuque et la fait mettre à genoux.
Maintenant les autres regardez ce qu’il se passe quand on désobéit.
Il défait les boutons de son pantalon, le descend ainsi que son boxer.
Suce et applique-toi, si je sens un seul petit effleurement de tes dents, je te corrige comme ta copine.
Christelle me regarde les larmes aux yeux, je sais qu’à cet instant, elle pense à Vincent son fiancé. Je me sens démunie, je baisse la tête pour ne pas voir son humiliation, mais un homme placé à côté de moi me voit faire et m’oblige à suivre ce qu’il se déroule devant mes yeux en me tirant les cheveux vers l’arrière.
Voir Christelle dans cette position m’est insupportable. Il a placé ses mains sur sa tête l’obligeant à garder son sexe dans sa bouche. Des hauts le cœur se profilent à l’horizon, mais il s’en fout, il continue à la pilonner sans aucune pitié. Il fait signe à l’homme à côté de moi et lui dit :
Tony viens t’amuser, tu la prends par-derrière.
J’interviens en lui tenant le bras :
Non ! S’il vous plaît ! Ne lui faites pas ça…
Le fameux Tony repousse mon bras d’une telle violence que ma tête atterrit contre le mur, un voile noir apparaît devant mes yeux et je perds connaissance peu à peu.
C’est de l’eau froide jetée sur mon corps qui me fait revenir.
Debout feignasse, à la douche avec les autres.
Je me lève difficilement et je vais me mettre derrière la dernière fille.
Oh non ma jolie ! Tu prends la tête de la queue, dépêche-toi. Car toi, je t’ai à l’œil.
Un autre arrive, ouvre la porte et me fait signe d’avancer. On longe un couloir étroit, il nous fait monter trois marches, tourner à gauche où nous tombons sur des douches, aucune intimité n’est possible, on va se laver à la vue de tous.
Chacune sous un pommeau de douche et en SILENCE.
Je suis saisie par l’eau froide qui me tombe dessus, je vais très vite pour éviter de finir frigorifiée. Lorsque j’ai fini, je prends le bout de tissu que l’on me tend pour m’essuyer en guise de serviette de toilette. Après un brossage de dents rapide, on nous fait remettre l’une derrière l’autre et ils nous font revenir dans cette pièce sans fenêtre éclairée seulement de néons.
Habillez-vous ! On revient dans un moment.
Les quatre hommes nous laissent dans cette pièce froide, livrées à nous même. Je remets les vêtements que j’avais retirés tout à l’heure avant d’aller à la douche. Je ne dis rien à Christelle, mais je commence à me faire du souci pour Claudie. Elle n’est toujours pas revenue. Qu’ont-ils fait d’elle ? Pourtant la soirée avait si bien commencé.
Je partage un chouette appartement avec mon amie Claudie. En le louant à deux, cela nous permet de partager les frais et de faire des économies. Claudie a un emploi de secrétaire comptable dans une société d’informatique en pleine expansion et moi je suis fleuriste. J’ai ouvert ma boutique il y a un an et demi et elle tourne très bien.
C’est le grand jour, on va faire la fête. Avec Claudie, on a prévu des activités pour Christelle, car dans un mois, elle se marie avec Vincent. On va lui concocter un enterrement de vie de jeune fille du tonnerre, comme ça, elle ne l’oubliera jamais.
Elle ne sait pas qu’aujourd’hui on va la chercher chez elle. Notre complice, Vincent bien entendu, doit lui poser un lapin à leur domicile et nous, on intervient et on la kidnappe. On a tout prévu pour passer une journée magnifique, sans oublier le bandeau que nous lui mettrons devant les yeux pour qu’elle ne devine pas où on l’emmène.
Le programme est tel qu’elle le rêvait, on lui paie un tour en montgolfière, puis on ira faire de la Tyrolienne, elle nous en a tellement parlé que son vœu va devenir réalité. Après cet après-midi de folie, nous viendrons nous changer dans notre appartement, avec Claudie, on a déjà choisi les tenues pour nous cinq. On ira dîner dans un restaurant, puis nous irons en boîte de nuit pour finir la soirée.
Garance ! Tu es sûre d’avoir les billets pour la montgolfière et la Tyrolienne ?
Oui ! Ils sont dans mon sac à dos.
Parfait ! tu es prête ?
Oui ! On peut aller chercher les jumelles.
On prend une seule clé de l’appartement ?
Je prends mon trousseau, on ne sait jamais.
Nous sortons de l’appartement, je ferme à clé et nous partons. Nous prenons la voiture de Claudie pour récupérer Marilyn et Charline qui habitent toujours chez leurs parents à l’autre bout de la ville.
Arrivées devant la maison, avec Claudie nous allons saluer les parents.
Bonjour, Monsieur et Madame Desmonte, elles sont prêtes ?
Bonjour les filles. Oui, elles descendent.
Marilyn ! Charline ! Garance et Claudie sont là…
On arrive… répondent-elles en chœur.
Elles arrivent rapidement, nous nous faisons la bise puis nous partons pour aller chercher Christelle. Vincent nous envoie un SMS pour nous prévenir que la voie est libre.
Nous chantons dans la voiture, le temps de récupérer Christelle qui réside au centre de la ville, ce n’est pas évident de trouver une place pour se garer. Claudie se stationne en double file le temps que j’aille jusqu’à l’appartement des futurs mariés. Je sonne et Christelle est surprise de me voir.
Salut Garance, je croyais que c’était Vincent, je l’attends, il a oublié ses clés.
Non ! Il n’a rien oublié, je viens te chercher pour fêter ton enterrement de vie de jeune fille.
C’est aujourd’hui ?
Oui ! allez en route.
Je dois m’habiller comment ?
Tu es parfaite comme ça. Ah ! Non ! Il manque juste ce petit bandeau devant tes yeux et c’est parfait.
Elle me laisse le lui mettre, puis je la guide jusqu’à l’ascenseur qui nous emmène jusqu’au rez-de-chaussée. À l’extérieur, je lui prends le coude pour aller jusqu’à la voiture. Elle s’installe et je vais m’asseoir à l’avant, à côté de Claudie qui me sourit.
Go ! C’est parti…
Je peux enlever le bandeau ?
Certainement pas !
J’aurai essayé !
Tu le retireras quand tu auras mon autorisation et pas avant.
Claudie roule, sort de la ville pour se diriger vers le lieu où nous allons monter dans une montgolfière et faire le tour du département. Nous sommes heureuses et insouciantes. De plus, c’est une belle journée ensoleillée pour faire cette balade aérienne.
Quand on arrive, nous sommes tout excitées, Christelle ne comprend pas pourquoi, bien entendu. Monsieur Jonquin, qui finit de préparer l’engin, vient nous voir pour nous donner les consignes de sécurité.
Mais qu’est-ce qu’il se passe les filles ? demande Christelle sur le qui-vive.
Je regarde les autres filles et d’un commun accord, je m’approche d’elle et lui retire le bandeau. Elle cligne des yeux pour les adapter à la luminosité extérieure. C’est un plaisir d’observer son regard heureux quand elle comprend que nous allons monter dans la montgolfière.
Garance ! On va y monter ?
Oui !
Oh ! Merci… merci… merci…
Allez ! Mesdemoiselles, on s’envole ?
Et nous voilà en train de monter dans la montgolfière chacune à notre tour avec l’aide de monsieur Jonquin et après de multiples manipulations, on commence à s’envoler dans les airs. Nos yeux parlent pour nous, pas besoin de paroles pour exprimer ce que nous ressentons à ce moment précis.
Le paysage en hauteur est magnifique, je prends des photos afin de remplir un album souvenirs que j’ai prévu de confectionner pour que Christelle n’oublie pas cette journée spéciale enterrement de vie de jeune fille.
Monsieur Jonquin nous fait faire le tour du département, puis à ma demande, nous atterrissons dans le parc où nous allons faire de la Tyrolienne.
Voilà, Mesdemoiselles, vous êtes arrivées à bon port, amusez-vous bien pour le reste de la journée.
Merci, pour récupérer la voiture, nous faisons comment, Monsieur Jonquin ?
Ne vous inquiétez pas, mon employé vous la ramène.
Oh ! c’est gentil.
Nous lui disons au revoir, puis avec les filles, nous nous rendons à l’accueil. On est attendu pour nous équiper de harnais.
Après avoir passé l’après-midi à s’amuser comme des petites folles, nous rentrons à l’appartement pour nous doucher, maquiller, coiffer et nous vêtir des robes que nous avons choisies pour l’occasion.
Au restaurant tout se passe bien, le repas est délicieux. Nous nous faisons draguer par quatre types à côté de notre table, ce qui nous fait bien rire. Nous déclinons leur invitation à boire un verre avec eux. Puis, vers 22 heures nous quittons le restaurant pour nous rendre au Majestic, la boîte de nuit de la ville. Nous croisons les quatre hommes du restaurant qui nous proposent encore une fois de boire un verre en leur compagnie. On n’ose pas refuser et nous prenons une table avec eux.
Pendant que nous allons danser, ils commandent nos boissons puis viennent nous rejoindre sur la piste où nous nous trémoussons avec joie. Je prends des photos pour avoir des souvenirs de nos moments de folie.
Les quatre hommes aux prénoms de Tony, Francky, Vitto et Franco, nous raccompagnent à la table où sont déjà posés nos verres à cocktail. Nous discutons de choses et d’autres et une fois bien reposée, je retourne danser avec les jumelles. Christelle et Claudie, trop fatiguées sont restées à la table et elles racontent notre journée aux hommes bien installés dans leurs fauteuils.
Vers 3 heures du matin, je propose aux filles de rentrer, nous avons trop bu et le mélange se fait sentir. Nos compagnons de soirée proposent de nous raccompagner, mais avant de partir, ils nous offrent un dernier verre, pour la route dit l’un d’eux.
En sortant de la boîte, je me sens toute chose, j’ai du mal à marcher. L’un de nos compagnons de soirée me soutient pour que je ne tombe pas, je ne sais pas ce qui m’arrive, tout tourne autour de moi. Je me sens pousser de force dans un van, je n’arrive pas à réagir, quelque chose n’est pas normal, que fais-je dans ce van ? Les filles atterrissent à mes côtés les unes après les autres. Je suis trop vaseuse, je ne réalise pas ce qui est en train de se produire, la seule chose qui me vient à l’esprit, c’est que je n’aurais pas dû boire ce dernier verre et je plonge dans un sommeil profond.
Une heure plus tard, ils reviennent. Celui qui s’appelle Tony passe devant chaque fille en nous fixant dans les yeux, puis va rejoindre ses comparses. Je me souviens enfin d’eux, ce sont nos quatre compagnons de soirée, je comprends maintenant pourquoi ils étaient aussi insistants de nous payer un dernier verre. Ils nous ont droguées afin de mieux nous kidnapper.
Alignez-vous contre le mur, dépêchez-vous ! On n’a pas que ça à faire.
Avec les jumelles et Christelle, on va se mettre à l’endroit indiqué et l’attente commence. Ils regardent les filles et discutent entre eux. J’ai mal au ventre tellement j’ai peur. Ils ne nous expliquent rien, nous ne savons pas ce qu’il va nous arriver. L’angoisse est omniprésente dans cette pièce renfermée qui sent la moisissure.
Je vais passer et vous me donnerez votre prénom, puis quand je vous appellerai, vous viendrez vous mettre devant la porte.
Tony passe devant chaque fille et note le prénom sur un fichier, cela dure un petit quart d’heure où dans ma tête mille questions restent sans réponse.
Christelle, Marjorie, Dolorès, Morgane, Camille et Marilyn, vous venez avec nous, les autres, vous restez là.
Christelle et Marilyn me regardent apeurées, mais on ne leur laisse pas le choix et elles vont rejoindre les hommes avec les autres filles devant la porte.
Claudie n’est toujours pas revenue et j’ai peur pour elle. Charline, de voir partir sa jumelle, vient se réfugier dans mes bras. Je la rassure comme je peux, mais de voir mes amies s’en aller, je ne sais où, me donne un coup au moral.
Je demande aux autres :
Où vont-ils avec elles ?
Franchement, tu n’as pas encore compris qu’ici, moins tu parles mieux c’est.
Elles vont revenir ? j’insiste.
Regarde bien cette porte, parce que quand l’une d’entre nous la franchit, il y a très peu de chance pour que l’on revienne.
Oh ! non ! Ma Marilyn … non ! Pas ma Marilyn, se met à hurler Charline.
Chutttt… la ferme ! Tu veux qu’ils rappliquent ?
La journée passe sans qu’elles reviennent.
En fin de journée, les hommes nous apportent leur fameuse soupe qui n’est en fait que de l’eau et un morceau de pain. J’ai faim, mais je ne dis rien. Et avant qu’ils ne partent, celui qui n’avait pas encore parlé se retourne vers nous avec un regard vicieux qui ne me dit rien qui vaille.
Pourquoi est-on là ?
Je viens de me rendre compte que c’est moi qui viens de poser la question. La fille qui m’avait dit de me taire me fusille du regard. Le fameux Tony se précipite sur moi, m’attrape à la gorge qu’il serre très fort. Je n’arrive plus à respirer, je me débats pour qu’il me lâche, mais c’est peine perdue, il est plus fort que moi. Lorsqu’il me relâche, je tombe brusquement sur le sol.
Ce soir, je m’occupe de toi.
Je ne sais pas si j’ai de la chance, mais il ne vient pas. Je dors très mal, car j’ai peur qu’il mette sa menace à exécution. Charline est restée collée à moi toute la nuit, elle ne m’a pas lâchée.
Une routine s’est installée entre les repas et les douches. Je pense que cela fait une semaine que l’on est ici, nous avons complètement perdu la notion du temps dans cette pièce sans la lumière du jour. Seuls les repas apportés nous donnent une indication sur le moment de nos journées.
Une vingtaine de nouvelles filles sont arrivées depuis deux jours, toutes aussi déboussolées les unes que les autres, comme nous à notre arrivée.
Nous n’avons plus revu Christelle, Claudie et Marilyn. Déjà plusieurs jours qu’ils les ont emmenées, et on ne sait pas ce qu’ils ont fait d’elles. Même la fille qui me disait chutttt… est partie. On ne nous dit rien, on reste dans l’expectative et l’attente de notre tour. Car, si j’ai bien compris une chose, c’est que tôt ou tard notre tour viendra.
Avec Charline, nous sommes devenues les plus anciennes. J’ai peur que nous fassions partie de la prochaine vague à quitter cette pièce lugubre, mais pour aller où ?
La porte s’ouvre, ils n’ont pas de chariot, donc ce n’est pas l’heure du repas. Enfin, repas c’est vite dit. Avec ce qu’ils nous donnent, je sens à ma robe que j’ai perdu du poids.
Alignez-vous contre le mur et plus vite que ça ! nous ordonne Tony le visage grave.
À ce moment-là, on frappe à la porte et il se retourne pour ouvrir. Deux hommes que je n’ai jamais vus font leur entrée.
C’est bon ! Elles sont prêtes…
Parfait !
Regardez et choisissez celles que vous voulez…
Ils passent devant chacune d’entre nous, ils nous touchent les seins et certaines doivent retirer leurs sous-vêtements pour se faire toucher les fesses et les parties intimes.
Je prends peur lorsqu’ils arrivent à notre niveau. Ils m’examinent de la tête aux pieds, puis vont vers Charline qui subit le même traitement et reviennent vers moi.
Mon cœur bat très fort, j’ai l’impression qu’il va sortir de mes entrailles. L’un d’eux me touche mes seins, puis caresse mes lèvres, recule pour fixer mes yeux. Je suis frappée par la beauté de cet homme. Il représente parfaitement le prince charmant de mes rêves.
Retire tes vêtements, me dit-il.
L’image se brise dans ma tête. Mon Dieu, non ! Je ne peux pas faire ça. Je me retiens de pleurer devant lui.
GARANCE ! ON VIENT DE TE PARLER… ALORS, BOUGE.
Un joli prénom, Garance. Montre-moi ce qu’il se cache sous cette robe.
Je tremble d’effroi, je ne peux plus retenir mes larmes qui coulent sur mon visage. Tony vient vers moi et me hurle :
ENLÈVE TA ROBE, et que ça saute.
Je baisse la tête et sans les observer, je retire ma robe et mes sous-vêtements. Tony s’avance, me tapote la joue.
Brave fille… elle est à toi si tu la veux !
Tourne-toi que je voie tes fesses.
Je fais ce que l’on me dit. Il vient me les palper puis remonte ses mains pour venir me caresser les seins avec une douceur surprenante.
Tony, tu me la prépares, je viens la chercher la semaine prochaine. Combien en veux-tu ?
On va dans mon bureau pour parler chiffres ?
À la semaine prochaine ma jolie, j’ai hâte de fourrer ma bite dans ton cul, me fait-il avec un sourire salace.
Vitto, tu l’emmènes dans l’autre pièce, on a du boulot avec elle.
Rhabille-toi ! Je reviens…
Il s’arrête un moment devant Charline, puis il s’éloigne.
Garance est pour moi Tony, alors tu y fais gaffe, je reviendrai pour en choisir une autre pour le club de Rome.
Très bien Giancarlo…
Ils sortent et je remets ma robe. Il veut me préparer à quoi ? Mais que vont-ils me faire ? Je m’écroule en larmes contre le mur moisi. J’ai peur, je tremble et Charline vient me prendre dans ses bras pour me consoler.
Charline, il va falloir que tu sois forte, tu as compris comme moi qu’ils vont m’emmener. Tu me promets d’être courageuse.
Je te le promets Garance.
Quand les filles reviendront, tu leur diras que je les aime. Que je vous aime.
On se retrouvera et tu leur diras.
J’ai peur Charline, je vais essayer d’être forte, mais j’ai la frousse.
On tombe dans les bras l’une de l’autre en larmes. Elles redoublent d’intensité quand on entend la porte s’ouvrir et que l’on voit Vitto entrer et venir vers moi.
C’est l’heure, on y va…
Je le suis bien malgré moi. Il m’emmène vers le lieu qui sert de salle de bains.
Tu prends ta douche et après tu verras le toubib.
Un toubib ?
T’occupe ! Ne pose pas de questions et fais simplement ce que l’on te dit.
L’eau est toujours aussi froide, je la prends rapidement et je suis surprise quand je sors, une vraie serviette de toilette m’attend ainsi que des vêtements propres.
Pendant la semaine qui suit, j’ai le droit à de vrais repas, un lit, à une visite médicale. Je rencontre un gynécologue qui m’installe un implant contraceptif, qui m’explique le processus et son efficacité.
Je suis tellement occupée entre prises de sang et examens en tout genre que je ne vois pas le temps passer.
Puis un jour, je ne sais pas lequel, on me donne une belle tenue, on m’ordonne d’aller prendre ma douche et de me préparer.
