Gare aux sentiments - Joséphine LH - E-Book

Gare aux sentiments E-Book

Joséphine LH

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Beschreibung

Laura, quarante-cinq ans un ado et sur le point de divorcer est un auteur à succès. Elle ne croit plus en l'amour avec un grand A. Thierry tout juste la quarantaine est fraîchement divorcé. Il a deux enfants et avec son ex-femme, ils se partagent leur garde. Puis un jour, un salon, un TGV et leur vie bascule lorsque l'amour leur tombe dessus malgré leur différence d'âge. Vivront-il leur amour au grand jour ? L'amour sera-t-il plus fort que tout ?

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Seitenzahl: 78

Veröffentlichungsjahr: 2019

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Dédicace

Sommaire

CHAPITRE 1

CHAPITRE 2

CHAPITRE 3

CHAPITRE 4

CHAPITRE 5

CHAPITRE 6

CHAPITRE 7

CHAPITRE 8

CHAPITRE 9

CHAPITRE 10

CHAPITRE 11

CHAPITRE 12

CHAPITRE 13

CHAPITRE 14

CHAPITRE 15

CHAPITRE 16

CHAPITRE 17

CHAPITRE 18

CHAPITRE 19

CHAPITRE 20

ÉPILOGUE

CHAPITRE 1

Je viens d’ouvrir ma valise sur le lit. Oscar vient s’y installer et me regarde, il comprend, je vais encore partir et le laisser au bon soin de notre chère colocataire qui oublie fréquemment de lui donner ses croquettes.

Je me concentre sur ce que je vais y mettre à l’intérieur. Le temps en Normandie est aléatoire. J’y glisse des tee-shirts avec des manches longues rouge et noir mes couleurs préférés ainsi que des courtes, un pantalon plutôt classe pour la présentation et un jean pour les sorties en extérieur, puis un passe-partout pour les au cas où.

Je n’ai pas à m’occuper de mes livres, ils sont déjà sur place.

C’est vrai, je ne vous ai pas dit, je suis auteur de livres et de plus en plus de lectrices aiment ce que j’écris. Le week-end prochain, je vais à leur rencontre, j’ai hâte et j’angoisse en même temps car je suis une très grande timide. J’ai toujours peur de faire un impair ou de dire quelque chose de gênant. Mes amies me prennent pour une folle quand je leur dis cela et pourtant c’est ce que je ressens.

Ma vie personnelle est plutôt chaotique et des plus merdiques. J’ai un garçon de quinze ans qui va aller au lycée en septembre prochain et d’un commun accord, il a choisi l’internat. Cela fait maintenant six mois que je suis en plein divorce et j’ai hâte que ça prenne fin pour être délivrer de toutes les conneries de mon futur ex-mari.

Je vais avoir quarante-cinq ans et j’avoue que l’amour je n’y crois plus vraiment, alors je ne vis que pour mes livres, pour mes héroïnes où j’essaie de leur faire une belle vie, mais quand le réel prend le dessus, je me pose des questions.

Pour des raisons pratiques, j’ai loué une maison avec une amie. C’est une vraie fofolle. À part moi, elle a pleins d’amis hommes et femmes. Tous les week-ends, elle fait la fête, elle voudrait que je la suive, mais je ne m’en sens pas le courage. Je préfère rester dans mon antre et écrire ou bien lire ce que mes amies auteurs écrivent.

Je vous parle, mais il faut que je vérifie ma valise pour voir si je n’ai rien oublié, puis Alban mon fils va bientôt arriver de chez son père. En juin, il passe le brevet des collèges, puis va participer au bal de fin d’année. Je lui ai promis de faire des achats pour choisir une tenue vestimentaire, il a hâte de faire la fête avec ses potes comme il me dit souvent.

Je manque à tous mes devoirs, je ne me suis pas présentée, je m’appelle Laura Lucky-Roy, ceci est mon pseudonyme, mon vrai nom est Laura Carpelli, je vis avec mon fils Alban, Oscar le chat et Agnès Chellin ma colocataire. J’habite dans une maison en extérieur d’un village typiquement Provençal.

Maintenant que je vous ai fait les présentations, je peux continuer mon histoire.

CHAPITRE 2

Hier avec Alban, nous avons fait les boutiques. Il a trouvé la tenue idéale pour le bal de fin d’année. Je suis fière de lui, de ce qu’il devient, de ce qu’il est, bref c’est mon fils.

Je pense que vous êtes comme moi avec vos enfants, maman poule quoi qu’il arrive, jusqu’au bout des ongles.

Agnès m’a accompagnée à la gare d’Avignon TGV, puis elle est partie rejoindre sa boutique de prêt à porter.

J’attends mon train de 9 heures 43. Je prends la direction de Paris gare de Lyon. J’ai environ 2 heures 40 de trajet puis une correspondance pour prendre la direction de la gare Montparnasse. Ensuite 2 heures 30 encore de train et j’arriverai à destination. Vire pour être exacte.

D’ici là, je monte enfin dans mon wagon, je trouve ma place et je m’installe. La place en face de moi n’est pas encore occupée, je me dis qu’avec un peu de chance, il n’y aura personne et je pourrai travailler sur mon ordinateur portable. Je tombe toujours sur la pipelette du coin qui n’a pas d’amie et qui va me raconter sa vie.

J’ouvre mon ordinateur, je me connecte sur mon compte Facebook et fait une publication pour dire que je suis dans mon train. Je sais que mes lectrices attendent de mes nouvelles, je n’aime pas les décevoir alors, une publication ne me prend pas plus de temps et je sais que cela leur fait plaisir.

J’ai des cœurs, des pouces, des commentaires. Je réponds à l’une et l’autre quand, au micro, on annonce dans les minutes qui suivent un départ imminent.

Je vois sur le bord du quai des passagers en retard courir. Cela me fait toujours sourire, comme s’ils ne pouvaient pas partir en avance, ils seraient à l’heure.

Puis, la porte du wagon s’ouvre sur un homme complètement essoufflé d’avoir couru. Je ne peux m’empêcher de sourire. Il regarde son ticket de train et cherche sa place. Je l’entends chuchoter à lui-même :

— Place 22 … Place 22 …

Je pourrais le laisser chercher mais j’ai pitié de lui en le voyant reprendre sa respiration. Je lui montre en souriant la place en face de la mienne. Pour une fois je ne vais pas avoir une mamie en face de moi, mais un beau spécimen mâle cela ne va pas gâcher le paysage, enfin j’espère qu’il est sympa.

— Merci, me dit-il.

L’air de rien, je me replonge sur mon compte Facebook… addiction quand tu nous tiens. J’en profite pour partager ma prochaine sortie livresque, j’avais préparé un dossier pour avoir quelque chose à faire.

En face de moi, je ressens un regard, je relève la tête et je vois qu’il me fixe.

Oh ! Mon dieu ! Ce regard, ses yeux sont d’un bleu, je m’y noierais volontiers dedans. Je me liquéfie sur place, je n’arrive pas à ouvrir la bouche pour prononcer un mot, un seul mot, rien ne vient. On dirait un poisson rouge dans son bocal. Presque j’aurai préféré une mamie en face de moi, tellement il me fait de l’effet.

Ce sourire charmeur, qui pointe à la commissure de ses lèvres, mais si je tombe, c’est certain je ne me relève pas.

Il faut vraiment que je me ressaisisse.

J’ai bien vu, quand il est arrivé, qu’il était grand. D’ailleurs, il ne sait pas où mettre ses jambes et par moment, il touche les miennes.

— Désolé, me dit-il.

— Ce n’est pas votre faute, les places sont étroites.

Je suis gênée par son regard insistant, alors comme je ne sais faire qu’une chose avec ma timidité maladive, je baisse la tête vers mon écran mes joues rougissantes et je continue à pianoter.

— Je m’appelle Thierry …

— Pardon ?

— Mon prénom, c’est Thierry.

— Enchanté Thierry.

— Et vous ?

— Désolé, je manque à tous mes devoirs, je m’appelle Laura.

— Ravi de faire ce trajet avec vous Laura. Je vous dérange peut-être dans votre travail.

— Non ! ça va j’ai terminé. Simplement accro à Facebook.

— Ma sœur c’est la même chose. Elle est accro à ses amies auteurs. En ce moment, il n’y en a que pour cette auteur … Comment elle s’appelle déjà ? Je crois d’ailleurs qu’elle a le même prénom que vous. Attendez ! Je lui demande par SMS.

— Vous n’allez pas la déranger pour cela ?

— Oh ! ne vous inquiétez pas pour Margot.

— Margot du blog lecture Alpha ?

— Oui, c’est elle. Vous la connaissez ?

— Plutôt, murmuré-je.

— Voilà j’ai sa réponse. Il s’agit de Laura Lucky-Roy. Vous aussi vous appréciez cet auteur ?

Je souris à sa question

— Je ne sais pas si je peux dire que je l’apprécie. Vous avez en face de vous Laura Lucky-Roy.

— Margot ne va pas en revenir. Elle va d’ailleurs à un salon du livre qui se déroule à Vire ce week-end. Je la rejoins pour que l’on puisse passer du temps ensemble.

— C’est aussi ma direction. Elle m’avait dit que son frère devait la rejoindre.

— On va faire le voyage ensemble alors. Me dit-il en souriant.

CHAPITRE 3

Je ne me rends pas compte du temps qui passe. J’ai bien sympathisé avec Thierry. Pendant le trajet vers Paris, nous avons profité du wagon restaurant pour aller boire un café. Le frère de Margot s’avère être un homme des plus agréables et nous avons passé ensemble un moment très plaisant.

Margot est folle de joie de savoir que je voyage avec son frère et déjà tout Facebook est au courant ainsi qu’Instagram. Pour prouver à Margot la véracité de ma rencontre avec Thierry, il a fallu faire un selfie.

Margot et ses selfies, elle m’exaspère par moment.

Mon taxi est là pour rejoindre ma correspondance à la gare Montparnasse. Je propose à Thierry de partager le taxi et il accepte volontiers.