Fanny - Joséphine LH - E-Book

Fanny E-Book

Joséphine LH

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Beschreibung

Le jour, Fanny est réceptionniste à l'hôtel Le Charleston à Paris, mais la nuit, quand les clients de l'hôtel en font la demande, elle devient une autre. Elle devient cette femme sensuelle, prête à assouvir tous les désirs de ces hommes en manque d'amour. Alors, quand Xavier Routelle, le directeur de l'hôtel a besoin d'une accompagnatrice pour une soirée, c'est vers Fanny qu'il va se tourner. Mais sont-ils prêts tous les deux aux conséquences de cette nuit de folie ? En fin de ce livre, vous trouverez également des petites nouvelles qui pimenterons votre vie.

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Seitenzahl: 98

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Dédicace

Sommaire

Fanny rencontre avec l'impossible

Fanny et monsieur le directeur

Chapitre 1

Chapitre 2

CHAPITRE 3

CHAPITRE 4

CHAPITRE 5

Fanny en vacances ou pas...

CHAPITRE 1

CHAPITRE 2

CHAPITRE 3

CHAPITRE 4

CHAPITRE 5

CHAPITRE 6

CHAPITRE 7

CHAPITRE 8

CHAPITRE 9

ÉPILOGUE

Souvenir d'une belle rencontre

PRÉSENTATION

LA PREMIÈRE SEMAINE

LA RENCONTRE

NOTRE PREMIÈRE FOIS

LA PISCINE

LES INÉDITS

LA FIN D’UNE BELLE HISTOIRE

La soirée des desirs

PREMIÈRE EXPÉRIENCE

L’HOMME DE LA SITUATION

Merci de m'avoir lu

Chapitre 1

Chapitre 2

Assise au bar, un verre de téquila à la main, je le caresse sensuellement en observant discrètement la salle. Au fond, il y a la piste de danse où se pavanent les danseurs au rythme endiablé de la musique.

Des tables avec des couples, d’autres occupées par des filles au rire de hyènes, ainsi qu’une table où sont installés trois hommes sirotant leurs whiskys. Je les épie discrètement tout en dégustant mon verre. L’un d’eux a surpris mon manège, il me sourit et lève son verre. Je baisse les yeux tout en me tournant discrètement vers le bar. Je ne prête pas attention de suite, mais je ressens une présence derrière moi et je me retourne lentement. Je suis surprise de trouver juste derrière moi l’homme qui m’a salué un peu plus tôt, son verre à la main.

— Bonsoir, me, dit-il.

— Bonsoir, je lui réponds timidement.

— Enchanté, je m’appelle Bradley, je peux vous inviter à danser ?

Je lui fais savoir d’un signe de tête que oui. On se dirige vers la piste de danse, il glisse sa main au bas de mes reins. En fond de musique débute un slow, je me laisse guider, il met ses mains autour de ma taille et me fait danser langoureusement. Mes mains sont venues se mettre naturellement autour de son cou. Je sens sa main droite caresser mon dos lascivement me donnant des frissons. Sa main gauche n’est pas en reste, elle est posée délicatement sur mes fesses. On continue à se mouvoir au rythme de la musique qui ne semble pas vouloir s’arrêter.

— Après la danse, je peux vous offrir une coupe de champagne ? me dit-il.

— Une petite alors, après je dois rentrer, lui souris-je.

— Déjà ? dit-il déçu.

— Demain, je travaille.

Le slow terminé, il m’emmène à sa table, on s’installe et il me présente ses amis, Érick et John. Je me présente à mon tour.

— Enchantée, je m’appelle Fanny.

Bradley fait signe à la serveuse et commande la fameuse bouteille de champagne. Le temps qu’elle revienne avec la commande, il me demande ce que je fais dans la vie.

— Je suis réceptionniste de jour dans un grand hôtel. La journée a été bien remplie avec le festival qui se tient en ce moment. Les clients arrivent tous en même temps et il faut les satisfaire rapidement. J’avais envie de faire une coupure avant de rentrer chez moi, j’avais besoin de ce moment de détente.

Quand la jeune femme revient avec la précieuse boisson, il fait ensuite le service. La conversation s’engage, nous parlons de mon métier jusqu’au moment où je lui demande le sien. Sur le coup, il est surpris par ma question, mais ne me répond pas. John intervient en me posant la question qui m’étonne encore plus :

— Vous ne lisez pas la presse à scandale ?

— Avec mon métier, je n’ai pas le temps de m’étendre sur ce genre de lecture.

Il fouille dans sa poche, me tend sa carte de visite et ma surprise est de taille quand je lis son nom. Je lève la tête et lui dis :

— Le vrai et l’unique.

— Oui, dit-il en éclatant de rire.

J’ouvre mon sac à main pour lui donner la mienne. Je relis son nom sur la carte dans ma tête et je souris.

— Heureux de vous connaître, Fanny.

— Moi de même.

Nous nous quittons, sans même nous retourner l’un l’autre.

Au petit matin, dans les rouages de ma petite vie, je me réveille avec un sentiment de bien-être. Je tends la main pour éteindre ce foutu radio-réveil et me lève. Je repense à ma soirée d’hier. Est-ce un rêve ou un agréable moment ? Si c’est un rêve, je ne veux pas me réveiller. Alors, dans le doute, je me mets à chercher la carte de visite dans mon sac. Je vide le contenu sur mon lit, mais ne trouve rien. Pauvre fille, tu devrais arrêter l’alcool, cela ne te réussit pas. Mon téléphone portable sonne, m’indiquant un SMS.

Merci pour hier soir, j’ai passé une très bonne soirée en votre compagnie, je vous rappelle très vite.

Je lis et relis le message plusieurs fois et lui réponds.

C’est moi qui vous remercie Bradley, à bientôt.

Les jours passent et je n’ai aucune nouvelle. Je n’ose le relancer, et de toute façon à quoi bon ! Ce soir, je m’apprête à sortir quand je reçois un SMS me disant :

Même endroit, même heure que la dernière fois ? Pour boire un verre.

Pour donner suite à son SMS, je ne savais plus quoi faire, plus quoi penser. Répondre ou le laisser courir. Pendant ma réflexion, un autre message arrive :

Et si on jouait ?

Je le laisse mijoter encore 10 minutes et lui réponds :

Quel genre de jeu ?

Je vous envoie un chauffeur, il vous bandera les yeux et vous vous laisserez guider.

J’ai envie de voir où cela me mènera, alors ! Je lui réponds :

D’accord !

Il arrive dans une heure, le temps de vous préparer, je veux vous voir avec une robe noire près du corps.

Il commence à m’exaspérer avec ses ordres, mais je veux voir où cela va nous mener. Alors, pour me rebeller, je ne peux m’empêcher de lui répliquer :

Heu ! Et si je n’en ai pas ?

Débrouillez-vous !

Je reçois un autre message.

Il ne vous reste que 40 minutes pas une de plus.

Je file dans mon armoire et sors une robe noire en dentelle sans manche qui moule bien mon corps. Je prépare des dessous noirs en dentelles ainsi que des bas et enfin mes escarpins, qui vont finir l’ensemble. Quand vient l’heure, l’Interphone retentit et je descends.

Le chauffeur m’attend près de la porte du véhicule.

— Je dois vous mettre ceci, Mademoiselle.

Il me met le fameux bandeau devant les yeux et m’aide à rentrer dans la voiture.

— Je suppose que vous n’allez pas me dire où nous allons.

— Vous avez tout compris, me, dit-il. Je sens qu’il sourit en me disant cela.

Je me dis que je ne suis pas au bout de mes surprises ce soir. Quand il se gare, la portière s’ouvre, une main prend la mienne pour me faire sortir. J’entends le chauffeur dire :

— Bonne soirée, Madame, Monsieur.

Je l’écoute repartir avec la voiture. La main tient toujours la mienne :

— Vous êtes prête, la soirée peut commencer.

Les yeux toujours masqués, il me fait avancer lentement. J’entends la voix d’un autre homme :

— Votre table est prête dans le petit salon privé, Monsieur.

— Merci, Gaspard.

Il me guide, ouvre la porte et je l’entends qu’elle se referme. Il vient derrière moi, j’ai le souffle coupé de le sentir si près. Il m’enlève enfin le bandeau. Je vois une table magnifiquement dressée, un chandelier à trois branches est posé dessus, des bougies se consument. Un vase avec une rose rouge finit le décor de la table. Il me fait avancer pour me faire asseoir puis s’installe en face de moi.

— Je nous ai fait préparer le menu « dégustation », vous aimez ma surprise ?

— Je dois dire que je ne m’attendais pas à cela, mais plutôt que l’on se retrouverait au bar du Wilson comme la dernière fois.

Il me sourit, me tend la main pour me faire lever. Soudain, j’entends un slow et je me détends enfin. Il glisse ses mains autour de moi et me rapproche de lui tel un serpent voulant dévorer sa proie. Pendant que sa main droite mène la danse, sa main gauche fait de légers va-et-vient sur mon dos qu’elle taquine délicieusement. Son visage vient se perdre dans mon cou. À ce moment-là, je suis tellement bien que je voudrais arrêter le temps. La musique prend fin et il prend son temps pour se dégager de moi. Lentement, il nous ramène à la table. On vient nous servir l’entrée, une assiette périgourdine. Nous prenons le temps de déguster, d’apprécier tout en parlant. Le plat arrive, un magret de canard avec des pommes de terre. Je me fais la réflexion en me souriant, demain il faudra courir comme ma copine Émilie. En dessert, une île flottante. Il se penche vers moi et me chuchote :

— J’aimerais être seul avec vous sur cette île.

Je rougis comme une gamine. Il prend ma main et caresse mes doigts. Une tension sexuelle se dégage entre nous. Il voit mon intérêt sur la musique de fond, m’aide à me lever et me prend dans ses bras. Il s’ensuit une danse, langoureuse, aguicheuse, provocante, voluptueuse, suggestive de sensualité et d’érotisme. La soirée est bien avancée, mais je vais devoir casser l’ambiance.

— Vous me ramenez chez moi ?

— Oh ! Déjà ?

— Demain, je me lève tôt.

Il me laisse devant chez moi. Il sort de la voiture et me tend la main pour m’en faire sortir.

— J’ai passé une très bonne soirée.

— Moi aussi Bradley.

— Je vous appelle très vite.

Il se penche vers moi et me fait un petit bisou dans le cou.

— À bientôt,

— À bientôt !

La vie a suivi son cours, je n’ai plus eu de ses nouvelles. Enfin, j’en ai eu par les potins journalistiques, mais je ne l’ai jamais plus revu.

Je continue de bosser dans ce grand hôtel où je côtoie, les grands de ce monde, mais je dois rester discrète, alors je ne vous en dirais pas plus.

Du côté de ma vie sentimentale, je laisse courir, je suis jeune, j’ai encore le temps pour me marier et avoir des enfants. Je veux profiter de chaque instant avec mes amis, sortir, m’amuser.

1

Il neige depuis quelques jours, normal nous sommes au cœur de l’hiver. Paris et sa région, se sont réveillés encore une fois avec une belle couche de manteau blanc.

Ce matin, le trottoir est glissant, j’ai peur de me retrouver les quatre fers à l’air. Il ne manquerait plus que cela, je ferais rire le peu de passants qui ont eux le courage de sortir par ce temps glacial.

Je suis partie en avance au boulot, pour ne pas être en retard, car en fin de semaine, à l’hôtel Le charleston où je suis réceptionniste, il y a autant de départs que d’arrivée et nous devons les gérer avec mon collègue Arthur.

Je passe par l’entrée des employés, évidemment c’est moins glamour que l’entrée principale, il faut dire que je travaille dans un hôtel cinq étoiles. Nous gérons quinze suites et vingt chambres, ainsi que les réservations pour le spa, sauna, massages, la piscine et autres demandes de la clientèle.

Je m’occupe d’une sortie, lorsque je vois ma DRH venir vers moi et me dire :

— Bonjour mademoiselle Verdier. Nous vous attendons avec monsieur Routelle dans son bureau à la fin de votre heure de travail.

— Bonjour, madame Hirsch, il y a un problème ?

— Non, pas du tout. Vous en saurez plus lors de notre entretien.

— Très bien, à tout à l’heure madame Hirsch.

— À tout à l’heure, mademoiselle Verdier.