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Cette fiche propose une analyse approfondie de la philosophie de saint Augustin, avec sa biographie, le contexte philosophique dans lequel il s'inscrit, l'analyse détaillée de sa pensée et une synthèse de ce qu'il faut en retenir. La fiche est complétée par une liste de citations clés du philosophe.
• Après la biographie, la mise en contexte aborde le déclin de l’Empire et son impact sur le monde, les controverses et les hérésies qui apparaissent à cette époque de crise.
• Ensuite, l'analyse se penche sur les quatre points principaux de la pensée augustinienne : le désir et le manque de Dieu, la mémoire et le temps, la question du mal et la liberté, la foi et la raison.
• Enfin, après un bref résumé de l'analyse dans lequel on se focalise sur l'essentiel, on trouve des citations assorties d'explications.
À propos de la collection LePetitPhilosophe.fr :
Destinée avant tout à un public de néophytes et aux lycéens qui préparent le bac de philo, LePetitPhilosophe.fr propose des analyses d'œuvres philosophiques classiques et contemporaines. Nos analyses, disponibles aux formats papier et numérique, ont été conçues pour guider les lecteurs à travers toute la philosophie. Nos auteurs combinent théories, citations, anecdotes et commentaires pour vous faire découvrir les plus grands penseurs d'hier et d'aujourd'hui.
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Seitenzahl: 25
Veröffentlichungsjahr: 2013
Philosophe et Père de l’Église fondateur de l’augustinisme
Né en 354 à Thagaste (Algérie)Décédé en 430 à HipponeQuelques-unes de ses œuvres :Confessions (397-401)De la Trinité (399-419)La Cité de Dieu (413-426)Philosophe du Ve siècle apr. J.-C., Augustin est nourri dès l’enfance aux lettres antiques et à la foi chrétienne. Son originalité tient d’abord à l’union inséparable de sa vie et de sa pensée. Sa vie est autant un itinéraire spirituel que sa pensée est une expérience vivante.
Or l’expérience d’Augustin, c’est d’abord celle de la passion de l’amour : « J’aimais à aimer », écrit-il dans les Confessions. Mais, après des années plongées dans la sensualité des « amours honteuses », Augustin sent naitre en lui une insatisfaction et un scrupule. Le véritable amour n’est pas là. La rencontre de saint Ambroise l’aidera à comprendre que la félicité et le repos ne se trouvent pas dans l’agitation des sens, mais dans la plénitude de l’âme recueillie en elle-même.
Tel sera le sens de sa conversion et la signification de la foi qu’il répandra autour de lui en tant que professeur puis évêque d’Hippone. C’est au fond de nous-mêmes que réside l’objet véritable de notre désir et la source même de notre être : Dieu, « plus intime à moi-même que moi-même ».
Aurelius Augustinus, dit saint Augustin, nait en 354 dans la ville de Thagaste (aujourd’hui Souk Ahras), dans l’actuelle Algérie. Dès son plus jeune âge, il reçoit l’empreinte d’une éducation à la croisée de deux cultures : son père, un Africain romanisé, est païen, tandis que sa mère, d’une origine sociale élevée, est une chrétienne à la piété fervente.
Entre 365 et 374, Augustin étudie les auteurs et les philosophes de l’Antiquité (Homère, Virgile) ainsi que la rhétorique à Madaure, puis à Carthage. Au contact de la jeunesse païenne de son temps, il mène une vie insouciante et dissolue qui, au gré des amours passagères, lui donne un fils, Adéodat, en 372.
La même année survient un évènement intellectuel décisif dans la vie d’Augustin : la découverte de l’Hortensius de l’orateur et homme politique latin Cicéron (106-43 av. J.-C.). L’ouvrage (aujourd’hui perdu) invite à la sagesse et l’esprit du jeune homme est conquis : un nouvel amour s’éveille en lui, celui de la philosophie, qui ne le quittera plus. S’ouvre alors un long itinéraire intellectuel et spirituel.
Devenu professeur de rhétorique en 373, Augustin enseigne d’abord à Thagaste puis à Carthage, à Rome et à Milan. C’est à cette époque qu’il se rapproche de la secte manichéenne. Mais, un temps séduit par sa doctrine, Augustin en perçoit bientôt les erreurs et finit par s’en éloigner définitivement. C’est désormais auprès des philosophes platoniciens et néoplatoniciens découverts en Italie, Platon (vers 427-347 av. J.-C.), Plotin (vers 205-270) et Porphyre (vers 234-305), qu’Augustin essaie de murir des idées nouvelles.
BON À SAVOIR
Le manichéisme désigne la doctrine de Mani et de ses disciples, fondée au IIIe siècle. Il prône l’existence de deux principes antagonistes gouvernant le monde : le bien et le mal.
