9,99 €
Devenez incollable sur Henri Bergson et sa pensée avec lePetitPhilosophe.fr !
Cette fiche propose une analyse approfondie de la philosophie d'Henri Bergson, avec sa biographie, le contexte philosophique dans lequel il s'inscrit, l'analyse détaillée de sa pensée et une synthèse de ce qu'il faut en retenir. La fiche est complétée par une liste de citations clés du philosophe.
• Après la biographie, la mise en contexte aborde le progrès technologique qui caractérise l’époque à laquelle vit Bergson, mais aussi le désenchantement engendré par cette évolution, et l’attitude de Bergson vis-à-vis de la pensée des philosophes de son temps.
• Ensuite, l'analyse se penche sur les cinq principaux éléments à retenir du système philosophique de Bergson : la notion de durée, les liens existants entre l’âme et le corps, la connaissance intuitive, l’élan vital et la liberté, la morale et la religion.
• Enfin, après un bref résumé de l'analyse dans lequel on se focalise sur l'essentiel, on trouve des citations assorties d'explications.
À propos de la collection LePetitPhilosophe.fr :
Destinée avant tout à un public de néophytes et aux lycéens qui préparent le bac de philo, LePetitPhilosophe.fr propose des analyses d'œuvres philosophiques classiques et contemporaines. Nos analyses, disponibles aux formats papier et numérique, ont été conçues pour guider les lecteurs à travers toute la philosophie. Nos auteurs combinent théories, citations, anecdotes et commentaires pour vous faire découvrir les plus grands penseurs d'hier et d'aujourd'hui.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 33
Veröffentlichungsjahr: 2013
Philosophe français à l’origine de la philosophie de la durée
Né en 1859 à ParisDécédé en 1941 à ParisQuelques-unes de ses œuvres :Essai sur les données immédiates de la conscience (1889)L’Évolution créatrice (1907)Les Deux Sources de la morale et de la religion (1932)Philosophe français du début du XXe siècle, Henri Bergson est l’auteur d’une pensée qui s’efforce de conjuguer les apports de la tradition philosophique et les données les plus récentes des sciences de son temps. Cette double attention le conduit très tôt à prendre conscience d’un manque qui handicape considérablement la philosophie et les sciences depuis leurs origines. Ni l’une ni les autres n’ont su penser convenablement la réalité du temps : en l’envisageant toujours d’après une image spatiale (l’axe d’une chronologie), elles ont en effet figé ce dont l’essence est de passer.
La découverte de la réalité du temps comme durée vécue offre à Bergson le point de départ d’une nouvelle philosophie qui renouvèle profondément la métaphysique, la théorie de la connaissance et la philosophie pratique. À l’intelligence qui fige les choses et les simplifie en les rangeant dans des catégories générales toujours trop grossières, il importe d’opposer une nouvelle démarche capable de restituer la réalité telle qu’elle est, dans sa complexité et son mouvement. Tout l’effort de Bergson consiste à montrer que les impasses de la philosophie tiennent toutes à son incapacité à saisir la fluidité des choses et l’imprévisibilité de leur devenir en s’attachant toujours à des concepts qui figent et découpent la réalité mouvante.
Henri Bergson nait à Paris en 1859 d’un père polonais et d’une mère anglaise. Tous les dons semblent avoir été accordés à cet enfant discret et sensible. Aussi habile dans les sciences que dans les disciplines littéraires, le jeune garçon accomplit une scolarité exemplaire, émaillée de nombreuses distinctions dont un premier prix au concours général de mathématiques en 1877.
Mais il lui faut choisir, et c’est aux lettres et à la philosophie qu’ira sa préférence. Toutefois, le jeune homme n’abandonnera pas les sciences pour autant et conservera toute sa vie le souci de maintenir avec elles un dialogue fécond. Rien n’est en effet plus étranger à l’esprit de Bergson que les cloisonnements qui étouffent l’élan de la pensée vivante.
À dix-neuf ans, il intègre l’École normale supérieure. Parmi ses camarades figurent quelques-uns des grands noms de la pensée à venir : Émile Durkheim (1858-1917), futur fondateur de la sociologie, ou encore Jean Jaurès (1859-1914), avec qui Bergson nouera une amitié profonde.
En 1881, reçu à l’agrégation de philosophie, Bergson débute sa carrière dans l’enseignement secondaire. Nommé au lycée d’Angers puis de Clermont-Ferrand, ensuite au lycée Louis le Grand et enfin au lycée Henri IV, le professeur se révèle aussi talentueux que l’élève fut brillant. S’ouvre alors une période à la fois mondaine et studieuse pendant laquelle sa pensée s’élabore pas à pas. En 1889, il soutient sa thèse de doctorat, publiée aussitôt sous le titre Essai sur les données immédiates de la conscience. Ses examinateurs de la Sorbonne saluent l’originalité de sa pensée, mais n’ont pas compris la notion qui en faisait le cœur, à savoir la durée.
Toutefois, Bergson ne se décourage pas. Avec la notion de durée, le jeune philosophe vient de dégager l’« intuition fondamentale » à partir de laquelle il déploiera une philosophie et un style de pensée d’une exceptionnelle fécondité. C’est ainsi qu’il fait paraitre, en 1896, un nouveau livre, Matière et Mémoire, immédiatement remarqué par le grand philosophe américain William James (1842-1910). Celui-ci se dit « suffoqué d’admiration » devant un ouvrage qui marie avec autant d’habileté l’élégance et la clarté du style, la technicité du sujet et la pénétration de la pensée. Cette limpidité d’expression, refusant tout jargon philosophique, explique à la fois l’immense succès de la pensée bergsonienne, mais aussi les nombreux malentendus et contresens dont elle fit si souvent l’objet.
