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De 1998 à 2022. cet ouvrage nous plonge dans le parcours initiatique de l’auteure au cœur du centre de la France. où un stage en Dordogne la mène à recontacter les racines de sa famille. En construisant une maison sur les terres de ses ancêtres. elle vit des événements qui. une fois compris. lui permettent de se libérer de lourdes chaînes. À travers des références à Anne Ancelin Schützenberger et le langage des oiseaux. ce cheminement vers une vie « en conscience » se dévoile comme une quête de guérison et de transformation profonde.
À PROPOS DE L'AUTRICE
Après des études supérieures. Marie Léa assume la fonction de directrice d’EHPAD pendant une trentaine d’années. Son parcours professionnel se solde par six projets de création et ouverture d’établissements. Chaque étape. dans une constante évolution. a été un véritable terrain de croissance personnelle. Retraitée depuis huit ans. elle partage aujourd’hui son expérience pour inspirer ceux confrontés à l’inceste ou à l’abus de pouvoir.
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Seitenzahl: 80
Veröffentlichungsjahr: 2026
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Marie Léa
Auprès de mon arbre
Récit initiatique
d’une exploration transgénérationnelle
qui a changé ma vie
© Le Lys Bleu Éditions, Paris, 2026
www.lysbleueditions.com
ISBN : 979-10-437-0209-9
À mes enfants,
À mes petits-enfants.
« Tout ce que nous n’aurons pas ramené à la conscience se manifestera dans notre vie comme le destin ou la fatalité. »
Carl Jung
« Ceux qui ne connaissent pas leur histoire ont tendance à la répéter. »
Bert Hellinger
« Chacun devrait connaître son arbre généalogique. La famille est notre coffre aux trésors ou notre piège mortel. »
Alejandro Jodorowsky
« Ce que la première génération garde sous silence, la seconde le porte dans son corps. »
Françoise Dolto
« Si la famille rend malade, ce n’est pas parce que ses membres sont mauvais, c’est parce que le destin d’entre eux agit sur tous les autres et que nul ne peut se soustraire à cette influence. Le lien à la famille fait que les destins particuliers y sont portés par tous. Les drames qui ont pu y avoir lieu exigent réparation, des générations durant. »
Bert Hellinger
« On ne fait pas un rêve, on le reçoit. »
Carl Gustav Jung
« N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites, décide de vouloir ce qui arrive… Et tu seras heureux. »
Epictète
À la suite d’un élan de mon cœur, à la pression de mes amis et à la demande de l’Univers, je me décide enfin à témoigner du magnifique chemin qui a été le mien tout au long de ma vie. Cela sans aucune prétention, simplement pour vous donner espoir dans le côté magique de l’existence sur Terre, pour un peu que l’on entre dans la conscience de ce qui se passe.
Je souhaite, à travers cet écrit, vous faire ressentir à quel point il est possible d’avoir tout dans la vie pour parvenir à résoudre nos problématiques existentielles, pour nous libérer des schémas ancestraux qui dirigent inconsciemment notre existence, pour enfin arriver à la libération et à la réconciliation avec soi-même.
J’ai contacté pour la première fois cette énergie universelle, que certains nommeraient Dieu, lors de mon premier stage en développement personnel, il y a vingt-sept ans.
Lorsque je suis revenue chez moi huit jours après, ma vie entière avait changé. Cela s’est concrétisé par de multiples signes et messages de l’Univers pour me guider, par des synchronicités incroyables, par le fait que j’ai déserté ma chambre pendant six mois, campant sur le canapé, par ma rupture sentimentale qui était devenue indispensable, par des rêves-messages…
Je commence à intégrer que le hasard n’existe pas, mais au contraire, que tout ce que nous vivons a un sens, et que chaque événement est un message de l’Univers pour nous guider vers plus de lucidité dans l’existence et vers plus de sérénité.
Le chemin en conscience commençait.
Après une brève synthèse de mon enfance et de mon adolescence, je vais vous relater quelques événements qui ont jalonné ce parcours chaotique, néanmoins, d’une clarté et d’une cohérence incroyables.
Par discrétion, je parlerai peu de mes fils qui ont pourtant eu une place essentielle dans ma vie. Ils ont été mon soleil et ma boussole et m’ont apporté sans le savoir toute la force dont j’avais besoin pour passer les épreuves qui m’attendaient. J’ai une gratitude éternelle envers la Vie qui me les a envoyés.
J’ai décidé de m’engager dans cette voie quand un formateur m’a dit que les problématiques non résolues se transmettaient directement aux descendants. Et que les porteurs des prénoms des aïeux avaient une forte probabilité d’hériter de leurs problématiques existentielles (je porte les deux prénoms de mes grand-mères !). Ma prise de conscience a été d’autant plus violente quand j’ai réalisé que le père de mes fils et moi-même avions donné à nos enfants « par hasard », comme prénoms, les diminutifs de ceux d’un grand nombre de mes ancêtres paternels. De plus, j’ignorais pourquoi à ce moment-là, j’ai voulu moi-même leur donner à tous les deux le deuxième prénom SYLVAIN, dérivé de SYLVESTRE, « qui vient de la forêt », originede mon patronyme. Je ne pouvais imaginer leur transmettre l’héritage que je soupçonnais porter en moi après les conscientisations au stage. Aujourd’hui, j’espère de tout cœur avoir atteint une grande partie de mon objectif. Et je suis très heureuse d’avoir suivi cette route pour eux, pour mes petits-enfants et tous les descendants, et aussi pour MOI, car j’en suis tellement apaisée.
Mon chemin a été jalonné de multiples noms de personnes et de lieux qui, tous, ont une signification si on les lit en LANGAGE DES OISEAUX, qui consiste entre autres à entendre un son plutôt qu’à le lire, ce qui donne une tout autre compréhension. Par discrétion pour les personnes rencontrées, je ne citerai pas leur vrai nom. J’en donnerai seulement la signification « entendue » et la mettrai en italique.
Je ferai de même pour les SYNCHRONICITÉS. « Une synchronicité se présente lorsqu’un contenu inconscient arrive à la conscience et au même moment, un fait objectif vient coïncider avec ce contenu psychique », d’après Carl Gustav Jung. « Cette coïncidence peut être troublante pour celui qui observe ce phénomène et apporte alors une signification particulière à la situation ».
Je souhaite que cette lecture vous laisse appréhender la magie de l’Univers.
Mon patronyme a pour origine « l’endroit planté » en occitan. J’ai ainsi un lien important avec les arbres, la forêt, et donc l’inconscient.
Mes parents se rencontrent pendant la dernière guerre. Ma mère attend ensuite mon père cinq années pendant lesquelles il est détenu en Allemagne. Puis, ils s’installent dans une ferme au fond des bois, fâchés violemment avec le frère de mon père qui achète la moitié de la ferme. Mes parents gardent à leur charge les parents de mon père alors que ceux-ci soutenaient leur autre fils. Ma mère a quitté les siens et les a laissés à cinq cents kilomètres de là. Arrivée de Paris, dans une famille un peu rustre de la campagne corrézienne, elle ne peut communiquer, car entourée de gens qui parlent le dialecte local. Elle souffre beaucoup d’isolement. Elle va passer sa vie au fond des bois plutôt qu’en ville où mon père et elle devaient s’installer selon leur projet commun.
Je suis née la septième de huit enfants vivants, en fait, la numéro neuf si l’on compte ma sœur aînée décédée à sept jours et la fausse couche, dite par ma mère. La fratrie compte six garçons et deux filles, ma sœur de sept ans, mon aînée. Ma commune de naissance se nomme SOUDAINE-LAVINADIÈRE, « soudain la vie n’a d’hier ». Je suis née dans un village d’origine templière, dans la chambre de mes parents. Le médecin a mis longtemps à arriver pour me faire naître.
Durant mon enfance, je vois ma mère beaucoup pleurer de ne pas avoir la vie promise par son époux, et je pleure en même temps qu’elle. Mes parents nous éduquent, ma sœur et moi, « au service des hommes » et ma mère nous dit :
« Il ne faut jamais dire non aux hommes ».
Nous devions tout faire dans la maison et à la basse-cour pendant qu’eux s’occupaient des animaux et des terres. Je suis alors très proche de mon petit frère et je subis les violents attouchements d’un autre de la fratrie, seule mémoire que j’en ai.
Mon surnom de petite fille est Nick.
Ma sœur quitte la maison pour se marier. Je reste sous le joug parental avec mes cinq autres frères, l’aîné étant parti à l’armée, car ne trouvait pas sa place.
Je n’ai pas de loisir, car la rigueur familiale veut que chacun vaque à ses occupations pour faire fonctionner la ferme. Mon rôle est la participation aux travaux ménagers et le traitement des légumes pendant l’été. J’avais même interdiction de lire les quelques livres apportés par mon frère aîné et stockés dans le grenier. J’arrive quelquefois à tromper la vigilance maternelle et me nourris de romans policiers.
Je vais « faire des études » car, si ma mère me mettait « à disposition » des hommes, mon père, lui, me disait :
« Tu partiras de la maison et tu te débrouilleras toute seule pour gagner ta vie. »
Mes parents me mettent en pension à onze ans. Je ne comprends pas cette décision, habitant seulement à cinq kilomètres, et avec les transports à proximité. Je vis comme un profond rejet la rupture familiale, et la séparation d’avec la Nature qui était indispensable à mon équilibre. Je me rends souvent malade pour revenir dans ma bulle familiale. Mes parents mettent fin alors à la pension, pour m’y remettre ensuite trois années, toujours aussi mal vécues. Je souffre de cette situation que je vis comme un exil et un enfermement, privée de liberté, obligée de vivre dans une grande collectivité de filles dans laquelle je me sens noyée et sans territoire intime.
Cette période est marquée pour moi par une anorexie de quatre années et une introversion profonde. J’ai peu d’amis, je suis très distante avec eux, préférant travailler mes cours du collège pour avoir de bons résultats et faire plaisir à mes parents qui se « sacrifient » pour mes études, même si je sais – pour avoir géré moi-même mes papiers administratifs – que je ne leur coûte que très peu d’argent, car je suis bénéficiaire d’une bourse importante.
Je découvre l’amour d’un homme, rencontre qui me fait sortir de l’anorexie. Il habitait la commune dont le nom laisse entendre « Chamboule la vie ». Il me fit renaître pour mieux m’abandonner ensuite pour se marier.
Ma vie d’alors, mon éducation, jusqu’à mon surnom d’enfant, tout me prédispose à recontacter les énergies d’« hier », « soudain la vie n’a QUE d’hier ».
