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Mike est un pompier de New York qui consacre sa vie à sauver des gens. Quand il perd deux de ses hommes dans l'exercice de leurs fonctions, il ne sait pas s'il pourra reprendre du service. Il s'engouffre alors dans une sombre phase de sa vie, explorant de nouvelles expériences de plus en plus fortes !... et c’est la même chose avec le sexe ! Quand une nouvelle recrue arrivent alors à la caserne, Jason, un jeune de 22 ans tout droit sorti de l’école de pompier, alors il lui vient une idée lorsqu’il remarque que Jason n’arrête pas de le matter !... il voudrait le bizuter ! Et lui faire comprendre qui dirige cette caserne ! Un nouveau rite de passage serait-il en train de se mettre en place ? Mike aurait-il envie d’explorer à fond cette nouvelle voix ?
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Veröffentlichungsjahr: 2018
Bizutage ches les POMPIERS
Stephen Lapointe
Ce sont des images qui me hantent toujours, j'en rêve la nuit et me réveille les draps trempés de sueur. C'est terrible. À chaque fois, je ne cesse de me répéter que j'aurais pu les sauver, y aller à leur place, ou attendre que le feu se résorbe un peu, mais jamais je n'aurais dû leur dire d'y aller. Pour sûr que pompier est un métier à risque, mais c'est jamais drôle quand tu perds tes deux collègues dans un feu domestique.
La maison ravagée, des mémoires perturbées et deux casiers vides... Je n'ai pas pu reprendre tout de suite l'exercice de mes fonctions. Je me disais tout le temps, Mike, ça arrive, tu connaissais les risques avant de t'engager là-dedans, tu ne pouvais rien y faire en plus, mais j'ai un sentiment de culpabilité qui ne cesse de revenir et qui me suit partout.
Je revois leurs visages dans chaque homme, pensant toujours les voir déambuler dans les allées d'un supermarché, danser pendant un concert ; et c'est con, parce qu'ils étaient mignons, et on déconnait bien en plus. Souvent on allait prendre des coups au bar du bas de la rue, ils avaient la joie de vivre, et je me sens responsable : mon objectif était de sauver la vie des gens, pas de la leur faire perdre.
S'en est suivi une vaste période sombre, où je ne sais plus tant ce que j'ai fait, mais pas mal de conneries... ça me revient par flashes, des soirées entières à regarder le plafond de mon appartement, l'obscurité, une bouteille de Jack à la main, très vite vidée d'ailleurs.
J'ai passé du temps devant le miroir que j'ai éclaté d'un coup de poing. Du temps dans les boites de nuit complètement défoncé au son et à la drogue.
Du temps ivre, shooté, défoncé, en larmes ou en haine. Et progressivement je me suis repris en main, c'est plus possible Mike, voilà ce que je me disais, c'est plus possible de se laisser aller comme ça, faut se remettre sur les rails, les deux p'tits gars ils ne voudraient pas te voir comme ça, complètement hors de toi, à faire n'importe quoi de ta vie.
J'ai d'abord commencé par côtoyer les collègues en revenant au boulot, et j'étais pas sûr du tout de pouvoir refoutre les pieds à la caserne, de marcher parmi les copains qui me comprenaient ; puis je suis sorti dans les bars, dans l'optique d'avoir de nouvelles relations, de me changer les idées, de me laisser aller. Je voulais du charnel, du concret, du cul quoi.
Et j'en ai profité, c'était un juste retour de bâton après la période sombre que je venais de vivre. D'abord, des nanas, tout le temps, une, deux dans la même journée ou dans le même lit, j'étais aux anges, on s'occupait bien de moi, elles me faisaient du bien.
Puis, progressivement, je me suis rendu compte que ça pouvait aller plus loin, qu'il y avait une autre possibilité que je n'avais pas envisagé : les hommes. J'étais tellement timide au début qu'on me voyait juste comme le bientôt quadragénaire un peu chelou, mais on m'a laissé le bénéfice du doute, et finalement j'ai pu commencer une série d'expériences de plus en plus intenses.
