Bob et Rafy, les mini-détectives - Pascal Demeure - E-Book

Bob et Rafy, les mini-détectives E-Book

Pascal Demeure

0,0

Beschreibung

Les enfants vont en camps d'équitation proche de la forêt mystérieuse de l'Ourse Blanche. Tatus s'enfuit de chez lui pour les retrouver et se fait enlever par des malfaiteurs, il se retrouve emprisonné dans le coffre d'une voiture... Bob et Rafy, accompagnés de Mary et Hannah partent à sa recherche dans la forêt...

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern
Kindle™-E-Readern
(für ausgewählte Pakete)

Seitenzahl: 57

Veröffentlichungsjahr: 2022

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Bob et rafy

Tome 2

Tatus perd la boule

Pascal Demeure

Vive les vacances !

16h25, plus que cinq minutes…

Au premier coup de sonnerie, Bob attrapa son cartable, fonça jusqu’à la porte de la classe et retrouva son frère dans le couloir.

- Au revoir, Bob à demain, lança son professeur.
- A demain monsieur, s’écria le gamin, pressé de rentrer chez lui pour, enfin, apprendre la bonne nouvelle que leur réservaient leurs parents.

Ils coururent jusqu’à la grille du collège qui était déjà ouverte et marchèrent silencieusement le long de la route de campagne qu’ils connaissaient par cœur. Le soleil chauffait, Rafy tourna sa casquette, visière à l’arrière, afin de rafraîchir son front sur lequel dégoulinaient quelques gouttes de sueur.

La maison familiale n’était plus très loin. Ils avaient bien une petite idée de la surprise qui les attendait mais préféraient ne pas s’emballer : ce n’était peut-être pas ce qu’ils espéraient ; pourtant leur mère avait été volontairement mystérieuse ce matin, tandis qu’ils prenaient leur bol de cacao.

- Ne trainez pas ce soir, votre père et moi avons quelque chose à vous dire et mon petit doigt me dit que cela devrait vous faire plaisir…

Ils avaient insisté, en vain, ils ne sauraient rien maintenant, il leur fallait attendre.

La journée avait été longue. A la récréation, ils avaient, comme tous les jours, retrouvé Mary et Hannah avec qui la complicité était toujours aussi grande.

- Tu fais quoi pour les vacances ? avait demandé Bob à Mary.
- J’en sais rien encore. On va aller chez mes grands-parents, puis on va partir avec mes parents.
- Où ça ?
- Je sais pas, à la mer je crois ; et toi ?
- J’espère en colo ; on va savoir ça ce soir…
- Génial ! s’écria Mary. A la mer ?
- Je sais pas, répondit Bob. Mon père s’est renseigné à plusieurs endroits. Ce soir, on a Conseil de famille, on va savoir où on va ! Le seul souci, c’est qu’il faut qu’on laisse Tatus, il ne peut pas venir avec nous…

Rafy avait indiqué que c’était le moment de retourner en cours.

- Tu me dis dès que tu sais, lança Mary.
- Promis, je t’envoie un message ce soir, répondit Bob.

Les quatre amis retournèrent chacun dans leur classe, déjà impatients de la discussion qu’ils auraient ce soir.

Tatus était allongé en plein soleil juste derrière le portail de la maison familiale, il attendait comme tous les jours le retour de ses petits maîtres.

Il commença par dresser les oreilles, ouvrit grand les yeux et resta figé ainsi quelques secondes. Il ne restait plus longtemps à attendre ; alors il se leva, s’étira, se secoua de la truffe à la queue et s’assit, droit et digne, derrière la grille.

Bob et Rafy apparurent enfin. Le cocker se mit à japper, aboyer et s’excita comme s’il n’avait pas vu les garçons depuis très longtemps.

Rafy ouvrit le portail. Le chien lui sauta dessus, reçut en retour une bonne tape sur le front puis se dirigea vers Bob où la même scène se répéta.

- Wouah, wouah ! jappa le chien, visiblement heureux.
- Viens le chien, tu es brûlant, je vais te rafraîchir.

Bob se retourna, Tatus avait disparu. L’idée de passer sous le jet d’eau ne lui plaisait pas du tout. Le tuyau entre les mains, Bob visa son frère qui ne s’attendait pas du tout à cette douche imprévue.

- Bob, arrête ! hurla Rafy.
- Ca te fait pas de mal, répondit Bob en riant.

Rafy posa son cartable par terre et se dirigea en courant vers son frangin qui hurlait de rire. Il se jeta carrément sur lui en essayant de lui enlever le tuyau des mains. L’eau coulait à flots, arrosant abondamment les deux frères qui se battaient sous le regard ébahi de Tatus, planqué devant la porte de la maison.

- Bob, Rafy, ça suffit, vous allez être trempés !

Leur mère, alertée par les rires, sortit et alla fermer le robinet. Les cheveux mouillés des garçons dégoulinaient sous leur casquette, ils ne pouvaient pas rentrer comme ça et se retrouvèrent rapidement en boxer dans la cour, à aider leur mère à étendre leurs habits.

- C’est quoi la surprise, tenta Rafy.
- Vous êtes mal partis pour la surprise, ironisa la maman. Pour commencer, vous allez vous changer, venir goûter, on verra après…

Tous trois rentrèrent à l’intérieur, suivis par Tatus, ravi de retrouver un peu de fraîcheur et super content d’avoir échappé à la douche.

2.

Un peu plus d’une heure après, les garçons s’étaient calmés et tous deux étaient en train de regarder un épisode de « Transformers » lorsque leur père entra dans le salon. Ils se levèrent pour l’embrasser et demandèrent à l’unisson :

- C’est quand le Conseil de famille ?
- Quel Conseil de famille ! ironisa le père !
- Allez, s’t plaît ! papa !
- Eteignez la télé, on arrive !

Deux minutes après, Bob était assis à côté de son frère, son père et sa mère installés face à eux, un léger sourire aux lèvres.

- Bon, commença le père, je crois que votre mère et moi avons une bonne nouvelle à vous annoncer. Vous avez très bien travaillé cette année au collège et on s’est demandé comment on pouvait vous féliciter pour toutes ces bonnes notes que vous nous avez ramenées, alors on a eu une idée…

Le père se tût et regardait les yeux de ses fils qui brillaient de plus en plus.

- Voilà, dit-il, vous allez partir quelques jours sans nous, en vacances…
- En colonie ! cria Rafy, débordé de joie.
- On peut dire ça comme ça, répondit le père sous l’œil amusé de sa femme.
- Où ça ? demanda Bob.
- J’y viens ! dit le père. Grâce au Comité d’Entreprise de ma boîte, j’ai pu vous obtenir deux places dans un centre de vacances, pas très loin d’ici, pour une dizaine de jours….
- C’est le camp d’équitation, hurla Bob triomphant, super !
- Euh, pas exactement, dit le père. Il s’agit d’une classe verte pendant laquelle vous aurez chaque matin deux heures de mathématiques afin d’être bien prêts pour l’année prochaine puis, l’après-midi, vous aurez des activités, des jeux, des randos et chaque soir avant le dîner, une heure de révision pour préparer le cours du lendemain…

Les yeux des jumeaux ne brillaient plus ! Un silence de plomb régnait dans la pièce. Leur mère évitait de croiser le regard de son mari et caressait lentement Tatus, assis à côté d’elle. Son mari se taisait et scrutait ses garçons, face à lui, silencieux.

La mère ne put se retenir davantage et éclata enfin de rire.

- Allez ! C’est une blague ? dirent en chœur les garçons.

Leur père rigola à son tour et, dans l’enthousiasme général, Tatus se mit à japper.

- Vous m’avez bien cru hein ?
- Non, moi je savais que c’était une blague, dit Bob, sûr de lui.
- Tu parles, rétorqua son père, tu aurais vu ta tête ! Quant à la tienne Rafy, elle ne valait pas mieux. Je vous ai bien eus !