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La voiture tombe en panne à l’entrée de la ville. Le cœur de la vieille cité les attend, les imposantes tours du château les attirent… Mais Tatus, d’habitude si prudent, disparaît… Le compte à rebours commence, Bob et Rafy n’ont pas une minute à perdre…mais qui est cet homme, que veut-il, que cherche-t-il ? Ils doivent sauver Tatus, surmonter la peur et prendre tous les risques. Quant à la vieille sorcière du château, elle est là, gardienne de tous les secrets depuis si longtemps… Immobile et silencieuse, elle veille !
À PROPOS DE L'AUTEUR
Gérant d'entreprise, Pascal Demeure vit en Provence au milieu des vignes et des oliviers. Il est originaire de Savoie et auteur de six romans, polars et thrillers, notamment la série "Tom Anquette" (Sudarénes Editions), d’où l’histoire se déroule dans sa région d’origine. Pascal Demeure se lance un nouveau défi une série policière moderne, dynamique et enjouée pour les jeunes lecteurs, "Jeu de Piste" est le troisième Tome de la série "Bob et Rafy, les mini-détectives".
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Seitenzahl: 90
Veröffentlichungsjahr: 2024
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BOB et RAFY : Enquête à Châteaurenard
BOB
et
RAFY
Les mini-détectives
Enquête à Châteaurenard
PASCAL DEMEURE
Les aventures précédentes
Le Moulin secret
Tatus perd la boule
Jeu de piste
La douche de l’éléphant
Enquête à Carnoules
Enquête à Salon-de-Provence
Sudarénes Editions
« Figurez-vous qu’à force de creuser ma pauvre tête déjà si creuse, je crois que j’ai trouvé le moyen de nous tirer tous de peine. »
Les Lettres de mon Moulin
Alphonse Daudet
La voiture tourna à droite et s’engagea en direction d’Avignon au moment même où ses quatre passagers - et son chien - ressentirent les premières secousses.
Rapidement, il actionna le clignotant du véhicule qui, dans un dernier sursaut, stoppa sur le bas-côté de la route départementale 30.
Tatus, couché entre ses maîtres sur la banquette arrière, leva la tête, bailla et se mit en position assise, prêt à interrompre sa sieste qu’il jugea toutefois plus courte que d’habitude.
Rafy jeta un œil à son frère et préféra sortir de la voiture. Tatus le suivit, se dégourdir les pattes lui ferait le plus grand bien. Bob les rejoignit, la laisse du cocker entre les mains. Comme à chaque fois, il l’accrocha au collier du chien qui la saisit dans sa gueule. C’est ainsi qu’il aimait marcher, libre de ses mouvements, sans jamais trop s’éloigner de ses maîtres.
Un panneau indiquait tout près la présence d’un stade, d’un camping et d’une aire de sports. Ils décidèrent de s’y rendre, le temps que leurs parents s’occupent de la réparation de la voiture.
Effectivement, Bob et Rafy se retrouvèrent quelques minutes plus tard près du stade des Baumes et du camping La Roquette où Tatus se mit à gambader. Finalement, tomber en panne était plutôt agréable, la douceur de cet après-midi printanier, la senteur des plantes et des fleurs nouvelles invitaient à la promenade et à la découverte des lieux.
Au bout de quinze minutes, la mère des enfants raccrocha et fit un bref résumé à son mari : l’assurance envoyait immédiatement une dépanneuse, ils seraient pris en charge par un garagiste de la ville et, le temps de la réparation, seraient logés dans un hôtel du coin.
Bob, Rafy et Tatus rejoignirent les parents au moment où la dépanneuse arrivait et embarquait le véhicule.
Un SMS leur annonça qu’une chambre pour quatre leur avait été réservée à l’hôtel Le Central, sur le cours Carnot, à deux pas du centre ancien.
Une réceptionniste les reçut chaleureusement, un large sourire aux lèvres, et leur souhaita un agréable séjour dans son établissement, en précisant que les animaux étaient admis mais ne devaient pas se promener tout seuls dans les couloirs.
Elle tapota sur le front de Tatus, indiqua la direction des ascenseurs et donna la carte d’accès de la chambre au père de famille.
La porte de la chambre claqua, les garçons et le chien se dirigèrent vers la sortie de l’établissement.
Dehors, la douceur du printemps régnait comme si l’été était en avance sur le calendrier. Le soleil de cette fin de journée était encore bien chaud.
Les garçons descendirent le cours Carnot en direction de la place de la République.
Ils s’arrêtèrent devant une superbe fontaine, hélas il n’y avait pas d’eau. Mais ils en firent le tour et prirent en photo les quatre dragons qui ornaient chacun des côtés.
Les statues dénudées à la couleur bronze étincelaient sous les rayons du soleil ; les deux frères s’engagèrent en direction de la mairie, précédés par Tatus.
Ils se dirigeaient sans le savoir vers la vieille ville, les voitures avaient disparu et les ruelles semblaient rétrécir au fur et à mesure qu’ils avançaient.
Tatus, sa laisse toujours entre ses crocs, allait et venait joyeusement. Il adorait cette promenade inattendue où rien ne lui était demandé. Il avait l’habitude d’aider ses maîtres à chercher, creuser, fouiner, renifler mais aujourd’hui il n’avait qu’à profiter du lieu, sentir les bonnes odeurs provençales des bosquets en fleurs et savourer ce soleil de fin de journée qui réchauffait son poil.
Bob et Rafy le suivaient, ils n’étaient pas très loin derrière lui alors il décida d’accélérer le pas. Arrivé devant l’église qui jouxtait la mairie, il s’engagea dans les escaliers de la montée du Calvaire. D’abord deux par deux puis trois par trois, ses pattes avalaient les marches avec une facilité dont il ne se serait pas cru capable. Il fut rapidement en haut et alla d’un bosquet à un autre, la truffe au sol, à renifler toujours cette odeur qu’il ne connaissait pas et qui, pourtant, lui plaisait. Il leva la patte sur une touffe d’herbe puis, soulagé, reprit son chemin en direction du château féodal sans se soucier de ses maîtres.
Une personne arriva en face de lui. D’abord sur ses gardes, il se rassura lorsque l’homme lui parla d’une voix plutôt amicale.
Tatus ne répondit pas, on lui avait appris à ne pas parler aux inconnus. Il continua sa marche, se retourna après quelques pas et constata que l’homme le regardait toujours, debout au milieu de la petite allée. Il décida alors de s’en aller et s’engagea sur un chemin en terre battue qui longeait un immense mur en pierre recouvert d’herbes hautes. Il leva la tête et aperçut, tout en haut, les tours du château féodal…
Une fois encore, il se retourna… Il n’y avait plus personne mais il n’était pourtant pas totalement rassuré. Il sentait une présence, une odeur, quelque chose qui lui indiquait qu’il n’était pas tout seul…
Bob et Rafy s’étaient arrêtés un court instant près de la mairie et contemplaient à présent un étrange lavoir qui paraissait toujours en activité. Du linge propre y était étendu, des bassines et du savon semblaient avoir été utilisés peu de temps auparavant et des mannequins remplaçaient les femmes qui, autrefois, utilisaient ces bassins pour y faire leur lessive. Ils ne restèrent ici que quelques minutes à regarder ce décor d’un autre temps lorsqu’une petite plaque attira leur attention. Il y était écrit qu’il était interdit de nettoyer ici les vêtements des personnes malades.
Bob et Rafy se mirent à l’appeler, en vain. Aucun aboiement ne leur parvint en retour.
Bob et Rafy plongèrent dans la vieille ville, marchant ou courant dans les ruelles étroites de Châteaurenard.
En sueur, ils arrivèrent sur une place appelée Placetto, aperçurent un large escalier qui menait vers le château féodal et décidèrent de l’emprunter. Quatre à quatre ils grimpèrent les marches, Bob leva les yeux, de près, la tour du château lui paraissait immense…
Tatus était toujours inquiet, l’odeur de cet homme était omniprésente, il la sentait mais ne voulait surtout pas se retourner par crainte de se retrouver face à lui.
Le long mur de pierre qu’il longeait n’en finissait pas lorsque, soudain, il aperçut ce qui pourrait bien être une cachette, sa cachette pour échapper à l’inconnu qui le suivait.
Sur la droite une petite grille était entrouverte. Tatus ne pouvait pas voir ce qu’il y avait de l’autre côté, l’obscurité enveloppait totalement le lieu qui ressemblait à l’entrée d’une grotte.
